161 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
48 critiques spectateurs
5
1 critique
4
12 critiques
3
24 critiques
2
7 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Berserker 1899
46 abonnés
337 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 5 septembre 2026
Oregon, 1933. Après la mort de sa femme, Samuel Murphy est arraché à sa fille et envoyé dans un camp de travail impitoyable. Lorsqu’un surveillant sans scrupule lui promet la liberté contre une périlleuse mission de contrebande d’or, Murphy saisit sa seule chance de rentrer chez lui. Il s’embarque alors dans une expédition de tous les dangers, au cœur d’une nature hostile, où les trahisons se multiplient. Jusqu’où Murphy sera-t-il prêt à aller pour revoir sa fille ?
Un magnifique thriller porter par un formidable Ethan Hawke dans des paysages aussi magnifiques que hostile. Russel Crowe et le reste de la bande font le job, incontestablement un des thriller de l’année.
The Weight est écrasé sous le poids de son assurance et de sa suffisance, en témoignent l’introduction dramatisée de chaque nouveau personnage occupant une place importante dans le récit (Russell Crowe crache sa chique, Julia Jones observe, impassible, l’arrivée du convoi) ou les séquences de tension, durant lesquelles la caméra colle au plus près de corps et se livre à une gesticulation curieuse dont l’illisibilité, recherchée comme pur effet de style, nuit à notre immersion. Il y a une façon de tout surligner, que ce soit par la réalisation ou par les dialogues explicatifs, qui se heurte à la caractérisation taciturne et à la douleur immense de Samuel Murphy, intentionnelles davantage qu’incarnées. Nous assistons à la rencontre impropre entre une recherche d’authenticité brute et la théâtralité d’une direction d’acteurs qui pousse les curseurs façon catharsis, intégrée à une réflexion éculée sur les effets néfastes de l’or sur l’âme humaine, source de convoitise et de violence. S’il se suit sans déplaisir, porté par un Ethan Hawke pleinement engagé dans ce qu’il joue, s’il contient quelques scènes réussies (la traversée du pont, brève mais efficace), l’ensemble demeure superficiel, dépourvu de vision personnelle alors même qu’il ne cesse de crier au génie de son réalisateur et monteur jusqu’alors cantonné à la post-production de films et séries passables.
Les Contrebandiers plonge dans l’Oregon de 1933, en pleine Grande Dépression, pour raconter une histoire de survie, de paternité et de rédemption. Padraic McKinley emprunte autant au western qu’au film d’aventures et utilise les grands espaces américains comme le décor d’une course vers la liberté où chaque alliance peut dissimuler une trahison.
Samuel Murphy vient de perdre sa femme lorsqu’il est séparé de sa fille et envoyé dans un camp de travail aux conditions particulièrement brutales. Son existence semble désormais entièrement déterminée par d’autres jusqu’à ce qu’un surveillant lui propose un marché : participer à une dangereuse opération de contrebande d’or en échange de sa liberté.
Murphy accepte pour une seule raison : retrouver sa fille.
Cette motivation très simple donne au récit son moteur émotionnel. L’or n’intéresse finalement que peu le personnage. Il représente surtout la possibilité de sortir du camp et de reprendre une vie qu’on lui a confisquée. Le scénario de Shelby Gaines et Matthew Booi peut alors jouer sur un contraste efficace entre la cupidité de ceux qui entourent Murphy et l’objectif profondément personnel qui le pousse à avancer.
Ethan Hawke trouve dans Samuel Murphy un personnage qui correspond parfaitement à son registre. Loin du héros invincible, il incarne un homme usé, endeuillé et poussé dans ses derniers retranchements. Sa force tient moins à ses capacités physiques qu’à son obstination. Chaque étape supplémentaire vers la liberté semble lui coûter quelque chose.
Russell Crowe impose une présence beaucoup plus massive et inquiétante. Son personnage participe pleinement à l’incertitude qui entoure l’expédition : dans un univers où chacun poursuit ses propres intérêts, faire confiance devient presque aussi dangereux que traverser les territoires hostiles. Julia Jones apporte une autre énergie au récit et évite que cette aventure ne se résume à un affrontement exclusivement masculin autour de l’or.
La nature occupe une place essentielle. Forêts, reliefs escarpés, rivières et conditions difficiles donnent à l’Oregon une dimension presque primitive. Padraic McKinley ne filme pas les paysages uniquement pour leur beauté : ils deviennent des obstacles supplémentaires, indifférents aux ambitions et aux souffrances humaines.
Cette approche donne au film une véritable identité de western de survie. La violence reste sèche, les rapports de force constamment mouvants et la perspective de l’or suffit à faire tomber rapidement les principes affichés par certains personnages. Plus Murphy approche de son objectif, plus il découvre que la liberté promise pourrait avoir un prix bien supérieur à celui qu’il imaginait.
Le contexte de 1933 apporte également une dimension sociale intéressante. La pauvreté, les camps de travail et la vulnérabilité des individus permettent au film de raconter une Amérique où survivre signifie parfois accepter des marchés que l’on aurait refusés dans d’autres circonstances. La contrebande apparaît alors moins comme une aventure choisie que comme l’une des rares portes de sortie encore accessibles.
Le récit emprunte néanmoins plusieurs chemins familiers du genre : l’homme séparé de son enfant, la cargaison convoitée, les alliances fragiles et les inévitables trahisons. Certaines évolutions peuvent donc être anticipées. Mais l’interprétation et la rudesse de la mise en scène donnent suffisamment de densité à cette trame classique.
Au-delà de l’or et de la survie, Les Contrebandiers reste avant tout l’histoire d’un père qui tente de rentrer chez lui. Cette simplicité permet au film de conserver un véritable enjeu humain au milieu de son aventure.
Rude, tendu et solidement interprété, Les Contrebandiers revisite efficacement les codes du western de survie. Padraic McKinley fait de l’Oregon un territoire aussi magnifique qu’hostile et construit son récit autour d’un Ethan Hawke particulièrement convaincant en père prêt à traverser l’enfer pour retrouver sa fille. Russell Crowe apporte toute la menace nécessaire à une aventure où l’or révèle rapidement la véritable nature de chacun. Classique dans sa construction, mais efficace dans son exécution, un western âpre où la liberté demeure le bien le plus précieux.
Vu en avant-première au Festival du cinéma américain de Deauville, au CID. Les Contrebandiers est un bon film, particulièrement impressionnant grâce à la qualité sonore de la salle, qui rend l’expérience très immersive.
Ethan Hawke livre une très bonne performance, tout comme le reste du casting. Un film efficace et agréable à découvrir en salle.
Le film est vraiment sympa, entre l’histoire simple, facile a comprendre, à se projeter dans le personnage qui veut sauver sa fille, les personnages sont cool, la musique aussi, et biensur il y a de beaux plans dans cette forêt américaine ! Mais bon honnêtement je trouve qu’il manque quelques chose pour passer d’un film vraiment sympa à un bon film… j’ai l’impression que c’est trop lisse trop américanisé et qu’on a pas de surprise et qu’on connaît déjà le déroulement de l’histoire… mais d’un côté oui les acteurs sont bon et l’histoire surtout dans ce côté de mise en scène marche super bien et on passe un bon moment !
Séance d’avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2026
Un très bon film qui nest pas sans rappeler le salaire de la peur ( l'original) mais également les bons vieux western . La tension ne fait que s'accentuer au sein du petit groupe, tout le long du film, pour nous tenir en haleine juste ce qu'il faut. Quelques rebondissements finements amenés, une musique et des paysages qui vont bien, quelques bons moments d actions qui nous régale et nous donnent envie d'aller jusqu'au bou de cette aventure en milieu naturel. Quelques raccourcis mal amenés sûrement aussi, mais l aventure est au top. .
2 heures sans respirer, ou presque. Peu de surprises dans ce thriller sur fond de crise économique et de forêt qui rappelle Délivrance. Le tout est mené par un Ethan Hawke parfait. On peut regretter un peu le manque de surprises et un très vilain personnage trop vite hors jeu après un combat en forêt sans intérêt, des prises de vue un peu trop volontairement stessantes et une musique trop annonciatrice des rebondissements. Un bon classique bien menée et à consommer sans modération.
Du pur divertissement ! Ethan Hawke dans un rôle qu’on ne lui avait encore jamais vu endosser : celui d’un père prêt à tout pour retrouver sa fille. Au fond, une belle histoire d’amour et de paternité, portée par un suspense qui nous tient au bord du siège. J’ai particulièrement adoré le travail du son : chaque cliquetis de l’or dans les sacs des contrebandiers, chaque coup de pioche contre la roche, semble résonner avec une précision incroyable. Pour un premier film, c’est très prometteur. Une très belle photographie, et un hommage réjouissant au cinéma des années 70, où la tension et la mise en scène suffisaient à faire vibrer le spectateur, sans avoir besoin d’effets spéciaux !
Avant tout il y a un régal visuel pour les paysages grandioses... la Bavière ! En effet si l'histoire se déroule en Oregon (Etats-Unis) le tournage a eu lien en Allemagne, un trompe-l'oeil bluffant. Et enfin, sous couvert d'un drame d'aventure, le contexte social reste passionnant puisque l'intrigue part d'une conséquence directe de l'Executive Order 6102 qui interdit de détenir de grandes quantité d'or, cependant, le film omet de dire que l'Etat payait l'or à près de 21 dollars l'once tout en suggérant que l'Etat confisque simplement l'or ce qui est faux... On est dans un pur film d'aventure style western moderne mené par deux acteurs au charisme indéniable. Malheureusement, si la première partie est solide et prometteur mais très vite on remarque quelques passages qui gâche l'intégrité du récit. Le pire reste certaines scènes complètement râtées voir idiotes, on pense essentiellement à la scène du pont ou la scène du baiser, deux séquences bien connes... SPOILERS voir site !... Les paysages sont magnifiques, l'atmosphère anxiogène et sous tension bien rendue et un dernier acte qui reste efficace sauve le film du naufrage. Une grande déception. Site : Selenie
Palpitant, phénoménal, captivant, intense, poignant : tous ces qualificatifs sur son affiche tendent à faire penser que Les Contrebandiers pourrait bien être le film du siècle. Ce n'est même pas hélas celui de l'année, ni même du mois, tant s'en faut, mais un récit à l'ancienne, avec quand même quelques qualités pour ne pas l'enterrer vivant. Déjà, l'époque est bien identifiée, 1933, l'Amérique de la Grande Dépression, et plus précisément l'Oregon, dont la splendeur des forêts va constituer le point fort du film, avec les dangers qu'elles abritent, autant naturels qu'humains, a fortiori quand il s'agit de transporter des lingots d'or. Si la psychologie des différents personnages passe à peu près à l'as, à l'exception de celui incarné par un bon Ethan Hawke, un père en or, viril, mais correct, le tempo reste acceptable, sans toutefois nous donner des frissons considérables, car, bien entendu, nous ne sommes pas dans Délivrance. Dans ce contexte, cette presque Série B trouve vite son régime de croisière, avec une poignée de scènes un chouïa plus intenses, et se dirige tout droit vers une conclusion attendue et, néanmoins, quelque peu escamotée. Quant à Russell Crowe, qui figure lui aussi en bonne place sur l'affiche, il n'a pas beaucoup à forcer pour un rôle qui n'est que de second plan.
Vu le casting, franchement, je m'attendais à mieux ! L'histoire est pourtant plutôt séduisante : dans l'Oregon en 1933, un homme vivant seul avec sa fille suite au décès de sa femme est arrêté (de façon un peu sévère) et doit purger une peine dans un camp de travail. Il est bricoleur, malin et il a du caractère (Ethan Hawke dans la peau de Samuel Murphy). Du coup, quand on lui propose un contrat risqué via un convoi d'or pour se sortir de sa détention, il accepte avec empressement ! Evidemment, cette expédition de tous les dangers va s'avérer largement plus compliquée que prévue... Dommage que pas mal de temps morts viennent polluer ce thriller historique, je n'ai pas vraiment apprécié non plus la mise en scène souvent obscure et peu inspirée. Un résultat final en demi-teinte : correct avec un goût d'inachevé ! Site CINEMADOURG . free . fr
Nous sommes en 1933 lors de la Grande Dépression qui frappe l'Amérique. Murphy (Ethan Hawke) se voit être séparer de sa petite fille avec qui il entretient une relation fusionnelle. Suite à une rixe, il est envoyé dans un camp de travail dirigé par le redoutable Clancy (Russel Crowe). Quand une opportunité d'alléger sa peine se présente, il n'hésite pas et part dans un périple semé d'embûches à travers d'immenses forêts, avec ses compagnons d'infortune. Ce périple est intéressant à suivre grâce notamment à Ethan Hawke, parfait dans son rôle de chef de groupe. Certaines scènes sont marquantes spoiler: comme le pont suspendu ou la traversée de la rivière . C'est du bon divertissement où l'on se demande qui de la nature ou de l'Homme est le plus hostile...