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"L'Affaire Zanetti" de Leonardo Di Costanzo s'inspire d'une histoire vraie pour explorer les mécanismes de la mémoire, de la culpabilité et de la justice réparatrice. Sur le papier, ce face-à-face entre une femme condamnée pour un crime dont elle affirme ne presque rien se souvenir et un criminologue déterminé à comprendre ce qui s'est réellement passé avait de quoi susciter la curiosité. Malheureusement, le résultat se révèle bien plus laborieux que passionnant. Le film semble constamment tourner autour de son sujet sans jamais réellement l'affronter. Leonardo Di Costanzo privilégie les longues discussions et les silences, mais sans parvenir à faire naître la tension ou le mystère nécessaires à ce type de récit. L'intrigue progresse à petits pas et donne souvent l'impression de piétiner.
Scénario bavard – de longues conversations en face à face – sur un rythme lent, s’agissant de mettre bout à bout et en perspective des éléments d’une personnalité et d’un passage à l’acte criminel complexe sur le terrain de la psychanalyse. A vrai dire c’est soporifique pour le spectateur lambda qui n'est pas familiarisé au sujet. Et ce n’est pas suffisamment vulgarisateur pour éveiller un intérêt dans le grand public.
Avant-première avec équipe à l'UGC les Halles, salle 6, plus petite que la salle 10 habituelle, salle à demi remplie... Roschdy Zem + réalisateur présents mais eux-mêmes peu convaincus... Film introspectif très, très ennuyeux... Les face-à-face Roschdy Zem - protagonistes d'un ennui mortel... Actrice peu convaincante... On est en France ou en Italie ? On parle français ou italien ? Tout est flou...
Très heureux d’avoir vu ce film en avant-première au Pathé Convention. Une nouvelle fois, Roschdy Zem impressionne par sa profondeur et sa densité. Barbara Ronchi impose une présence formidable, toute en intensité contenue, en tension intérieure, en fragilité sourde. Leur affrontement à fleurets mouchetés (qui n’est pas sans rappeler à certains moments celui du Silence des agneaux ) devient peu à peu un jeu de chat et de souris d’une redoutable subtilité, où chaque échange laisse affleurer les zones obscures de la pulsion meurtrière, la culpabilité, le déni et, peut-être aussi, le désir d’une rédemption secrètement espérée.
Sur le fond c’est une histoire intéressante mais sur la forme c’est lent c’est long c’est ennuyeux donc forcément je ne vous conseillerais pas
Plongée au cœur de la psyché torturée et complexe d'une tueuse. Elle ne trouvera la paix, ou un début de paix, qu'en acceptant de sortir de son enfermement mémoriel grâce aussi au travail d'un criminologue qui recueille ici son témoignage. C'est sobre, carré, sans pathos, sans concession avec 2 acteurs Barbara Ronchi et Roschdy Zem tout a fait crédibles dans des rôles qui demandent de la profondeur et assez d'intensité pour nous captiver sur un sujet plutôt austère
Bon film sur la justice reparative , vu en avant première avec le réalisateur, toulon liberté
Les acteurs sont magistraux, bon scénario
Remise en question sur la just
Les acteurs sont magistraux, bon scénario
Remise en question sur la just
Rarement un face-à-face au cinéma aura été aussi électrisant. Roschdy Zem et Barbara Ronchi forment un duo d’une intensité rare  : lui, d’une présence calme et implacable ; elle, travaillée pendant cinq mois sur les silences, les hésitations et les micro-réactions de son personnage , constamment à la limite entre aveu et mensonge.
Ce qui rend le film si fort, c’est son refus de juger. En s’appuyant sur l’idée de justice restaurative, il dépasse la logique de punition pour ouvrir un espace de dialogue  troublant, où l’on comprend sans absoudre. La violence qui surgit là où on ne l’attend pas, chez une femme ordinaire, qui pourrait être notre voisine, est bien plus dérangeante qu’un portrait de monstre.
Les flashbacks ne restituent pas les faits : ils représentent la mémoire d’Elisa, ce dont elle veut se souvenir.  Une nuance vertigineuse qui fait de nous des juges malgré nous.
Et par-dessus tout, une prison filmée avec une lumière presque spirituelle la beauté austère des lieux fermés, où Di Costanzo excelle. Un film qui continue de travailler longtemps après la sortie de salle.
Ce qui rend le film si fort, c’est son refus de juger. En s’appuyant sur l’idée de justice restaurative, il dépasse la logique de punition pour ouvrir un espace de dialogue  troublant, où l’on comprend sans absoudre. La violence qui surgit là où on ne l’attend pas, chez une femme ordinaire, qui pourrait être notre voisine, est bien plus dérangeante qu’un portrait de monstre.
Les flashbacks ne restituent pas les faits : ils représentent la mémoire d’Elisa, ce dont elle veut se souvenir.  Une nuance vertigineuse qui fait de nous des juges malgré nous.
Et par-dessus tout, une prison filmée avec une lumière presque spirituelle la beauté austère des lieux fermés, où Di Costanzo excelle. Un film qui continue de travailler longtemps après la sortie de salle.
Justice réparatrice on pense bien sur (pour les cinéphiles) à "je verrai toujours vos visages excellent !) vite déçu le dialogue entre les deux acteurs devient terne long sans suspense malgré les flash bac. Le très bon jeu du professeur ne suffit pas et l on reste sur notre faim quant à l utilité du film...
Vu en AVP aux Halles. Une plongée dans les mécanismes du crime, comme rarement vu au cinéma. L’énigme d’un meurtre, les ressorts de la culpabilité, déni ou amnésie, etc .... que se passe-t-il dans la tête d’une personne en apparence ordinaire qui commet l’irréparable ? Roschdy Zem en criminologue à la recherche de la vérité est magistral. Je recommande.
Thriller bien ficelé pour un film français. Beaux jeux d'acteurs. Violence douce avec du suspens. Belle leçon d'humanité également !
film tout en finesse et subtilité: les acteurs principaux nous offrent leur talent, tout particulièrement Roschdy Zem qui, depuis plusieurs années, sort de sa zone de confort et montre ainsi toute la palette de son jeu d'acteur. Un vibrant hommage lui a été rendu dans le cadre du futur festival de Deauville et ce n'est que justice.
« La responsabilité du coupable se cherche dans son humanité. » Le professeur Alaoui, un criminologue réputé, mène des recherches pour comprendre pourquoi une personne « ordinaire » passe à l'acte. Son sujet sera Elisa, une femme qui purge sa peine dans un centre de réhabilitation. Des entretiens pour comprendre les motivations sans pour autant chercher à les justifier. Cette exploration de l'âme avec une grande dimension psychologique est ponctuée de flashbacks qui reconstituent peu à peu le puzzle, mais le résultat, une fois toutes les pièces assemblées, est décevant. Ce n'est pas que la conclusion, c'est tout le processus qui m'a laissé sur ma faim. Ça manque constamment de profondeur et tout simplement de suspens avec une histoire prévisible qui n'évolue quasiment pas. Du moins, je trouve qu'on ne nous donne pas assez pour avoir envie de continuer. Le genre de film où on se dit : "tout ça pour ça". C'est bien incarné, surtout par Roschdy Zem, mais c'est digne d'un téléfilm. Apparemment inspiré d'une histoire vraie, "Elisa" n'est vraiment pas un visionnage palpitant.
L'affaire Zanetti s'inspire des travaux publiés de deux criminologues italiens. Le cas dont il est question dans le film de Leonardo Di Constanzo (Ariaferma) est réel, celui d'une meurtrière emprisonnée qui dit souffrir d'amnésie quant à son passage à l'acte, dix ans plus tôt. Anatomie d'un crime et psychologie d'une criminelle : l'accouchement a lieu sous nos yeux dans un face-à-face douloureux, nimbé dans les réminiscences parcellaires du passé, entre la susdite et un scientifique qui cherche à comprendre et à aider. Ce voyage intérieur d'une coupable est forcément troublant pour nous qui regardons et sommes en quête d'explications sur des faits a priori impardonnables. Le film ressemble souvent à une accumulation de scènes de psychanalyse et la mise en scène, clinique, enregistre sans volontairement ajouter de plus-value artistique. Des questions se posent : qui manipule qui ? N'avons-nous accès qu'à une vérité partielle et orientée ? Et plus encore, pourquoi tenter de réparer l'esprit malade de quelqu'un qu'on peut considérer comme un monstre ? Au fond, il s'agit de regarder le mal en face, aussi vertigineuse que l'entreprise puisse paraître, par humanité et par souci scientifique. Le film tient beaucoup par les performances de Barbara Ronchi, impressionnante, et de Roschdy Zem, impeccable. Le réalisateur dit avoir voulu laisser au spectateur la liberté (et la responsabilité) de son ressenti. Et l'on ressort ainsi du film avec ses propres doutes et son inconfort.
Le professeur Alaoui, un criminologue aux méthodes peu orthodoxes (Roschdy Zem), obtient du directeur d’un centre pénitentiaire ouvert sur une immense forêt (Hippolyte Girardot) le droit de s’entretenir avec Elisa, une détenue condamnée à une longue peine (Barbara Ronchi), pour l’aider à faire ressurgir le souvenir du crime qu’elle a commis.
Sélectionné à la dernière Mostra, "L’Affaire Zanetti" présente sur le papier tous les ingrédients d’un film alléchant : un face-à-face asphyxiant que laisse augurer l’affiche, un jeu du chat et de la souris qui débouchera peut-être sur des révélations inattendues.
Mais hélas le résultat fait pschittt. Leonardo Di Constanzo s’est inspiré d’un fait divers survenu en Italie en 2009. Il a imaginé un centre pénitentiaire suisse aux antipodes des codes classiques du film de prison. Le procédé prive de tension une histoire qui en aurait mérité plus.
Mais son principal défaut (attention spoiler) est de nous frustrer du twist qu’on attendait. Elisa a été condamnée pour le meurtre de sa sœur. Elle avait déclaré ne plus s’en souvenir. Des experts avaient confirmé son amnésie. Les entretiens avec le professeur Alaoui – et quelques flashbacks lourdement explicatifs – vont l’aider à retrouver la mémoire de ce crime sordide. Tout ça pour ça a-t-on envie de dire en sortant de la salle…
Sélectionné à la dernière Mostra, "L’Affaire Zanetti" présente sur le papier tous les ingrédients d’un film alléchant : un face-à-face asphyxiant que laisse augurer l’affiche, un jeu du chat et de la souris qui débouchera peut-être sur des révélations inattendues.
Mais hélas le résultat fait pschittt. Leonardo Di Constanzo s’est inspiré d’un fait divers survenu en Italie en 2009. Il a imaginé un centre pénitentiaire suisse aux antipodes des codes classiques du film de prison. Le procédé prive de tension une histoire qui en aurait mérité plus.
Mais son principal défaut (attention spoiler) est de nous frustrer du twist qu’on attendait. Elisa a été condamnée pour le meurtre de sa sœur. Elle avait déclaré ne plus s’en souvenir. Des experts avaient confirmé son amnésie. Les entretiens avec le professeur Alaoui – et quelques flashbacks lourdement explicatifs – vont l’aider à retrouver la mémoire de ce crime sordide. Tout ça pour ça a-t-on envie de dire en sortant de la salle…
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