Note moyenne
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213 notes
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J’avoue ne rien comprendre aux critiques littéraires mais aussi spectateurs. Qu’est-ce qu’on apprend de ce que je pensais être caricatural de la Russie? Rien en réalité. Oh il y a de la corruption?! Oh on réquisitionne des hommes dont la plupart n’ont pas envie de participer? Et quid de cette femme qui est une variation de celle de Chabrol. Mais merde ressortez le film de Chabrol. Là il n’y a rien que l’on sache où je le répète puisse imaginer. C’est creux et bien évidemment comme tout bon film russe qui se respecte c’est lent mais c’est lent. 4 étoiles de partout pour un film si creux c’est lamentable
Film intéressant montrant le Minotaure sous la forme d'un personnage, d'une société ou d'un régime corrompu à la fois humain et à la fois monstre, come le Minotaure; c'est bien pour cela que le titre ne dit pas Le Minotaure mais Minotaure. Ils sont tous des Minotaure, y compris la femme de Gleb effacée et soumise chez elle et passionnée chez son amant. Le film est remarquable, de très bons acteurs et personnellement j'ai adoré la quasi absence de musique. Quel bonheur ! On peut aussi observer que malgré la beauté de la maison, du lac, de la forêt, tout est triste dans cet univers sans soleil et sans lumière chaude. Le contraste entre les immeubles déprimants à perte de vue de l'amant et son petit appartement face à l'immensité de la maison de Gleb et l'amour passionnel de Galina avec le jeune photographe. Personnellement je trouve génial d'avoir abordé l'agression russe en Ukraine de cette façon subtile qui embête tout le monde en Russie mais ne permet pas de s'exprimer à ce sujet, simplement de détourner les contraintes liées à la guerre par la corruption. Un peu long il est vrai et c'est le seul reproche qu'on pourrait lui faire, mais c'est la façon russe de vivre, tout est long, pesant, sans fin mais avec le même but, quel qu'en soit l'issue et le désastre final: même s'il ne reste rien, et que l'on détruit tout, l'essentiel est d'arriver à ses fins. Ici la reconquête de Galina par Gleb, par la force.
Très librement adapté de "La femme infidèle" de Claude Chabrol sorti en 1969 Andreï Zviaguintsev réussit le pari d’en faire sa propre version et signe une sombre parabole sur la Russie d’aujourd’hui , un Puissant drame conjugal dans la Russie en guerre , que l'on ne verra jamais mais l'on comprends que c'est à l’aube du conflit avec l’Ukraine . C'est un Portrait glaçant d’un oligarque sans scrupule , interprété par Dmitri Mazourov qui a vraiment un faux air de Benoit Magimel ,et dénonçant en toile de fond l’hypocrisie d’un Régime qui protège les puissants au détriment de ceux qu’il envoie au combat .
Le cinéphile reconnaitra quasiment plan pour plan et mot pour mot La femme infidèle, de Claude Chabrol (1968). Cette histoire sentimentalo-policière est intriquée dans Minotaure avec un portrait très flippant de la conscription forcée en Russie pour la Guerre avec l'Ukraine.
L'interprétation de Michel Bouquet et Stéphane Audran était inégalable. Et presque 60 ans après, il faut bien constater que la mise en scène vraiment magistrale de Chabrol a laissé la place à une mise en image, certes très belle et forte, mais vaine et à la longue lassante. Un remake très méconnu et pourtant remarquable avait déjà été fait par Adrian Lyne, Unfaithful (Infidèle, 2002) avec Diane Lane et Richard Gere.
Le concert de louanges critiques pour Minotaure ne peut s'expliquer que par une prime au grand courage politique indéniable de ce film, mais oublie un peu le cinéma. Si tout traveling est affaire de morale, je sauverais quand même l'un des panos les plus moralement vertigineux lors d'une inoubliable scène d'embauche, qui justifie à lui seul - et avec une touchante confession sur l'oreiller - de voir quand même ce film.
L'interprétation de Michel Bouquet et Stéphane Audran était inégalable. Et presque 60 ans après, il faut bien constater que la mise en scène vraiment magistrale de Chabrol a laissé la place à une mise en image, certes très belle et forte, mais vaine et à la longue lassante. Un remake très méconnu et pourtant remarquable avait déjà été fait par Adrian Lyne, Unfaithful (Infidèle, 2002) avec Diane Lane et Richard Gere.
Le concert de louanges critiques pour Minotaure ne peut s'expliquer que par une prime au grand courage politique indéniable de ce film, mais oublie un peu le cinéma. Si tout traveling est affaire de morale, je sauverais quand même l'un des panos les plus moralement vertigineux lors d'une inoubliable scène d'embauche, qui justifie à lui seul - et avec une touchante confession sur l'oreiller - de voir quand même ce film.
Le Minotaure, ce monstre dévoreur d'enfants, c'est le pouvoir russe qui, inutilement, envoie à la boucherie son peuple ; mais c'est aussi la corruption qui engendre la violence dans la société. Ca c'est pour la théorie. Ce qui aurait du etre un grand film sur les choix cornéliens face à la guerre et à la conscription forcée n'est au final qu'un vaudeville macabre vu et revu, qui a pour seul qualité l'exotisme d'un pays paria.
Remake de la femme infidèle de Chabrol sur fond de guerre Russe Ukraine.
Intéressant mais un peu long
Intéressant mais un peu long
C'est complètement raté, le style du film qui est imposé n'arrive jamais à susciter quoique ce soit comme émotion. On ne parlera pas non plus du vide issu du scénario...
"Un jour avec mon père" reste donc, pour l'heure, le meilleur film de cette année 2026, et "Faute d'amour", le meilleur de Zviaguintsev... Certes "Minotaure" se démarque par sa mise en scène extrêmement soignée, qui n'est pas sans rappeler "Tar" de Todd Field. Mais, pour ma part, il m'a semblé que l'histoire tournait à vide. Revoir la bande-annonce de "Faute d'amour" est l'occasion de se souvenir de l'extrême stratification du précédent film de Zviaguintsev, de cet enfant innocent et mal aimé, qui disparaît et est superficiellement recherché par des parents égoïstes qui n'en ont cure. Et repenser à "Un jour avec mon père", c'est avoir en tête ces premiers moments irréels où un père jamais là surgit dans une maison déserte, baignée par la chaleur du Nigeria, avant une folle journée dans la capitale africaine.
Ici rien de tout cela. Comme le dit explicitement la bande-annonce, il s'agit d'une affaire d'adultère, dans la Russie de Poutine où l'on enrôle des hommes pour les envoyer au front. On croit être guidé vers une nouvelle adaptation du mythe du Roi David et de Bethsabée (comme dans le film allemand "Sous toi la ville"). Mais non. Tout est plus basique.
La mise en scène et le son sont d'une très grande qualité, tout comme les comédiens. Mais l'on se retrouve vite à l'étroit dans ce monde de gens très riches qui ont des problèmes bien banals. L'évocation de la guerre en cours est assez poussive, se traduisant par des affiches de propagande en fond de décor ou des mutilés circulant dans les rues. Et les deux parties du récit restent bizarrement étanches l'une à l'autre.
Ici rien de tout cela. Comme le dit explicitement la bande-annonce, il s'agit d'une affaire d'adultère, dans la Russie de Poutine où l'on enrôle des hommes pour les envoyer au front. On croit être guidé vers une nouvelle adaptation du mythe du Roi David et de Bethsabée (comme dans le film allemand "Sous toi la ville"). Mais non. Tout est plus basique.
La mise en scène et le son sont d'une très grande qualité, tout comme les comédiens. Mais l'on se retrouve vite à l'étroit dans ce monde de gens très riches qui ont des problèmes bien banals. L'évocation de la guerre en cours est assez poussive, se traduisant par des affiches de propagande en fond de décor ou des mutilés circulant dans les rues. Et les deux parties du récit restent bizarrement étanches l'une à l'autre.
Ça n’en finit pas de commencer
Et c’est au tour du Grand Prix de Cannes – la médaille d’argent si vous préférez -, d’arriver sur nos écrans. Ce drame signé Andreï Zviaguintsev – Faute d’amour, Leviathan, Elena -, dresse le portrait des impitoyables mécaniques de pouvoir qui régissent le corps social et le corps familial, en entremêlant étroitement deux réalités, intime - le couple, l'adultère - et politique - la guerre, la corruption - dans la Russie d’aujourd’hui. Russie, 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable. L’effondrement d’une vie soigneusement construite bascule rapidement dans la violence. 140 minutes glaçantes d’une extrême lenteur qui en dérouteront plus d’un – à commencer par votre serviteur – au point de faire regretter le Chabrol de La femme infidèle – 1969 -, dont ce film n’est rien d’autre qu’un remake. Du grand cinéma mais, encore une fois, beaucoup trop long. Dommage.
L’intérêt principal, outre la photo magnifique et le talent des acteurs, c’est que l’histoire a été déplacée dans la Russie de 2022, en guerre, mais, et c’est ici la suprême subtilité de ce film, c’est que le cinéaste parvient à nous montrer la guerre sans jamais la filmer. A ce titre, on pouvait espérer que le film montrerait les émotions des personnages dans ce contexte et pschitt, il n’y a rien ! Les personnages sont inexpressifs, les dialogues d’une pauvreté inouïe. Les acteurs évoluent tels des spectres dans une maison moderne immense aussi vide que leurs personnages. Le tout est filmé avec une lenteur extrême sans modification du rythme et à ce prix là, 2 heures et 20 minutes frisent l’ennui. Le titre nous promettait un labyrinthe, un monstre et des victimes… Eh non ! Zviaguintsev, avec tout le talent qu’on lui connaît, se contente du minimum, En vérité, Gleb, le mari, n’est pas un monstre. Il se considère comme un homme raisonnable qui fait ce qu’il faut pour préserver ce qui lui appartient. Pour ma part, je regrette tous ses manques et ressent une déception voire une frustration en sortant de la salle.
Le casting dominé par Dmitri Mazourov et la très belle Iris Lebedeva est impeccable ? Citons encore Boris Koudrine et Youryi Zavalnjuk. Tous ne sont pour rien dans ma déception, tout comme les qualités artistiques, photo, décor, lumières… non, c’est le choix scénaristique qu’a fait le réalisateur de retarder au maximum le véritable débit de l’intrigue, qui est particulièrement agaçant, malgré la volonté de démontrer comment l’intime devient une manière d'interroger les dérives d'une société. C’était sans doute là qu’il fallait creuser comme savait si bien le faire notre Claude Chabrol.
Et c’est au tour du Grand Prix de Cannes – la médaille d’argent si vous préférez -, d’arriver sur nos écrans. Ce drame signé Andreï Zviaguintsev – Faute d’amour, Leviathan, Elena -, dresse le portrait des impitoyables mécaniques de pouvoir qui régissent le corps social et le corps familial, en entremêlant étroitement deux réalités, intime - le couple, l'adultère - et politique - la guerre, la corruption - dans la Russie d’aujourd’hui. Russie, 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable. L’effondrement d’une vie soigneusement construite bascule rapidement dans la violence. 140 minutes glaçantes d’une extrême lenteur qui en dérouteront plus d’un – à commencer par votre serviteur – au point de faire regretter le Chabrol de La femme infidèle – 1969 -, dont ce film n’est rien d’autre qu’un remake. Du grand cinéma mais, encore une fois, beaucoup trop long. Dommage.
L’intérêt principal, outre la photo magnifique et le talent des acteurs, c’est que l’histoire a été déplacée dans la Russie de 2022, en guerre, mais, et c’est ici la suprême subtilité de ce film, c’est que le cinéaste parvient à nous montrer la guerre sans jamais la filmer. A ce titre, on pouvait espérer que le film montrerait les émotions des personnages dans ce contexte et pschitt, il n’y a rien ! Les personnages sont inexpressifs, les dialogues d’une pauvreté inouïe. Les acteurs évoluent tels des spectres dans une maison moderne immense aussi vide que leurs personnages. Le tout est filmé avec une lenteur extrême sans modification du rythme et à ce prix là, 2 heures et 20 minutes frisent l’ennui. Le titre nous promettait un labyrinthe, un monstre et des victimes… Eh non ! Zviaguintsev, avec tout le talent qu’on lui connaît, se contente du minimum, En vérité, Gleb, le mari, n’est pas un monstre. Il se considère comme un homme raisonnable qui fait ce qu’il faut pour préserver ce qui lui appartient. Pour ma part, je regrette tous ses manques et ressent une déception voire une frustration en sortant de la salle.
Le casting dominé par Dmitri Mazourov et la très belle Iris Lebedeva est impeccable ? Citons encore Boris Koudrine et Youryi Zavalnjuk. Tous ne sont pour rien dans ma déception, tout comme les qualités artistiques, photo, décor, lumières… non, c’est le choix scénaristique qu’a fait le réalisateur de retarder au maximum le véritable débit de l’intrigue, qui est particulièrement agaçant, malgré la volonté de démontrer comment l’intime devient une manière d'interroger les dérives d'une société. C’était sans doute là qu’il fallait creuser comme savait si bien le faire notre Claude Chabrol.
Un crime pationnnel glaçant , dans le contexte de la vie en Russie de petits apparatchiks de province avec l opération spéciale en arrière plan. !!
Un parfait thriller qui nous conte un crimes passionnel sur fond de campagne de recrutement sur le front en Ukraine.
Dans une Russie en guerre une famille instable s'enfonce dans ses tourments. Un chef d'entreprise prêt à tout pour tenir son poste, une femme infidèle et des longueurs, beaucoup de longueurs pour un film qui malgré une dernière heure intéressante se noie dans quelque chose d'artificiel.
Un immense film, de l’ordre du choc esthétique. Chaque plan est un magnifique plan de cinéma. Quelques signaux un peu appuyés ici et là, mais purée, que c’est beau !
Film très Chabrolien bien filmé belle image et bonne interprétation des deux acteurs principaux l’atmosphère lourde est bien rendue
adaptation d un drame chabrolien dans la Russie d aujourd'hui . le film a la mise en scène froide et austère est a l image de son personnage principal. remarquablement mis en scène, subtilement interprété, le film donne quand même le sentiment de ne pas traiter son sujet a fond, celui de l état de la Russie en pleine guerre. Reste un portrait glaçant d'un homme masculiniste qui ne sait résoudre les problèmes que par la violence ou la menace.
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