Dans "Le passé", le réalisateur iranien Asghar Farhadi avait prouvé qu'il était tout à fait capable de réaliser un très bon film en dehors de son pays d'origine. C'était un peu moins vrai pour "Everybody knows". C'est de nouveau moins vrai pour "Histoires parallèles" avec sa palanquée de grands noms du cinéma français qui ne réussit pas à donner une âme à un film boursouflé.
Ni Hitchcockien, ni minéral comme Kieślowski, Histoires Parallèles trouve néanmoins sa voix dans un récit au cast XXL tenu par le regard de Farhadi, où le désir de fiction vient contaminer insidieusement le réel pour faire remonter ses sédiments relationnels. Ça commence assez difficilement tout de même, avec cette impression d'entre-soi et ces scènes de fiction clichées. Pourtant, le script à combustion lente arrive à renverser ses codes, traiter ses 5 personnages et retomber sur ses pattes. Rien de marquant, mais ça reste une sympathique proposition qui est étonnamment cohérente avec le cinéma iranien (le rapport à autrui et la surveillance)
Comme c'est très souvent le cas pour les réalisateurs étrangers tournant en France, le cinéma de l'Iranien Farhadi semble totalement se dénaturer au contact des professionnels de l'hexagone.
Alors que le scénario, un peu convenu, pourrait être rendu intéressant par une belle mise en scène, il est ici gâté par un ensemble d'éléments qui le tire irrésistiblement vers les abysses de la médiocrité : une écriture inutilement alambiquée, des personnages mal dessinés (le falot Adam, joué par Adam Bessa), des dialogues artificiels parfois annoncés sans conviction (le dialogue Deneuve / Huppert est une catastrophe), un montage poussif, une durée excessive, une direction artistique sans inspiration, des impasses scénaristiques.
On peine à trouver dans ce fade imbroglio une ou deux qualités. Peut-être les prestations de Vincent Cassel, vulnérable et empâté, et de Virginie Efira, parfait girl next door, sont-elles à sauver. Pour le reste, il faut bien reconnaître que rien n'est réussi et que toutes les idées semblent tomber à côté de plaque.
Histoires parallèles, à mille lieues du joyau de sèche concision qu'était Une séparation, paraît n'être qu'un essai boursouflé et insipide, qui génère au mieux un ennui distancié, au pire une irritation qui va croissante au fil de ses 2 heures et 19 minutes.
Un très grand cru pour Asghar Farhadi qui retrouve toute la profondeur , la densité et la complexité de ses films iraniens. Certainement le meilleur de ses films « européens ». Un scénario machiavélique, avec une mise en abime du récit dans la fiction, un jeu de miroir diabolique entre le roman écrit par cette écrivaine, un peu vieillissante, aigrie, qui observe ses voisins pour tirer de la substance et générer un nouveau roman de fiction. Mais le réel se prend les pieds dans le tapis de la fiction. Des twists complétement surprenants, inattendus, qui relancent l’intérêt, comme un parcours dans un labyrinthe, où l’on découvre au fur et à mesure de nouveaux passages, mais aussi des voies sans-issue, pour nous mener à la sortie insidieusement. Un des sujets parallèles étant le thème ,très actuel et très discuté du « consentement » féminin, mais vu ici sous un angle différent, deux frères et une fiancée, il prendra en compte les trois point de vue , de manière très objective, très humaine, très empathique, sans aucun manichéisme. Une super démonstration de ce que devrait être la rigueur de la société et des médias devant un sujet si complexe. Le film nous enrichit et nous éclaire par sa réflexion, c’est la magie du cinéma. Farhadi est bien sûr un très grand directeur d’acteur, il tire de chaque acteur une profondeur, rare et précieuse. Vincent Cassel n’avait pas eu depuis longtemps un si beau rôle, jeu tout en subtilité, et fragilité. V. Efira est excellente, méritant complètement la Palme qu’elle vient d’obtenir à Cannes . Deneuve dans un petite intervention est formidable et Isabelle Huppert magistrale dans le rôle principal….
Malgré sa sélection en compétition au festival de Cannes cette année, "Histoires parallèles" n'a pas convaincu l'ensemble de la critique et se révèle assez quelconque. Le nouveau film du réalisateur iranien Asghar Farhadi, lauréat de l'Oscar du meilleur film international en 2017 avec "Le Client", démarre sur des bases prometteuses. Il aborde des sujets pertinents tels que la solitude, les discriminations sociales et raciales, le mouvement Mee Too, une exploration du monde de l'édition et la subtile ligne séparant fiction et réalité, le tout porté par un casting de qualité incluant Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney. Cependant, le réalisateur iranien perd le fil par la suite, multipliant les scènes superflues et peu engageantes qui n'apportent rien au récit, le laissant inabouti et donnant une impression de longueur frustrante (2h19), une déception.
Une premiere partie très confuse donc inintéressante. Heureusement la seconde partie est plus classique et on comprend enfin l'intrigue. Mais pas très passionnante en fin de compte.
L'imaginaire influe-t-il sur la réalité ? La réalité inspire-t-elle l'imagination ? Ces histoires parallèles portées par une distribution prestigieuse, livrent un scénario intelligent un peu difficile à appréhender dans la première demi-heures, mais qui se révèle passionnant. Mention spéciale au fascinant Adam Bessa, acteur charismatique et mystérieux, surprenant de film en film, qui traverse de bout en bout le film, pion-roi de cet échiquier d'apparences.
Il ne suffit pas toujours d'un cinéaste chevronné et du gratin du cinéma français pour faire forcément un grand film. "Histoires parallèles" en est la démonstration. Asghar Farhadi nous sert une histoire particulièrement tortueuse où fiction et réalité vont se mélanger. Le postulat de départ est celui d'une écrivaine qui espionne ses voisins bruiteurs, jusqu'au jour où l'intervention d'un jeune homme dans sa vie (la révélation Adam Bessa) va semer le trouble dans ce trio aux facettes surprenantes. C'est assez déstabilisant à suivre et parfois l'ennui et l'incompréhension se font ressentir devant ces multiples retournements de situation. Le réalisateur iranien signe un film d'une grande complexité qui donne le vertigespoiler: mais qui au final délivre un message fort sur la lâcheté des hommes . Une légère déception.
Asghar Farhadi rassemble un panel de ce qui se fait de mieux dans le cinéma français. Il propose un scénario trouble où fiction, réalité et imaginaire de l'écrivain se confondent et dont les évènements modifient l'équilibre établit. Un drame psychologique plutôt bien écrit mais la réalisation est toutefois un peu plan plan.
Apres une première heure particulièrement poussive (et classique : nous voyons en parallèle une écrivaine et ce qu'elle écrit), la multiplicité des personnages anime une seconde partie plus énigmatique. Adam Bessa, Virginie Effira et un Vincent Cassel vieilli créent des personnalités complexes plongées dans des situations inattendues.
Totale déception pour ce film si prometteur au vu de son casting de luxe, de son intrigue engageante et du métier - sinon du génie - de son réalisateur. Je n’ai vu qu’un salmigondis de scènes ultra-transformées, je veux dire très loin du réalisme, déjà vues ailleurs et montées au petit bonheur la chance. Quel écrivain utilise encore une machine à écrire ? Isabelle Huppert en voyeuse à la longue vue qui épie ses voisins, inventant des histoires rocambolesques, en robe de chambre, au milieu d’une marée d’immondices peuplée de rats, c’est un peu too much. Rare scène signifiante du film, celle où Deneuve en éditrice aimable, déclare à sa grande autrice que son roman est ringard. Un peu osé pour le réalisateur qui nous propose en images, le même conte à dormir debout. Bref, du temps perdu à regarder un réalisateur surestimé se regarder filmer…
Asghar Farhadi réalise cette comédie dramatique, comportant une charge psychologique intense. Avec une durée de 2H 20, le scénario ne manque pas de mélanger deux histoires, des périodes, des personnages, naviguant entre réalité et fiction, semant également, il faut le dire une petite pagaille dans nos têtes. L’ instigatrice n’ est autre que Sylvie ( Isabelle Huppert ) dont l’ écriture de son roman inspire le scénario et suscite une imagination galopante. Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney livrent une interprétation intéressante. J’ai trouvé V Efira surprenante dans son rôle complexe et maîtrisé et son maquillage innovant. India Hair toujours aussi vive, et Adam Bessa, révélation de ce film, complètent un casting judicieux. La mise en scène est quelque peu difficile à suivre, on s’ y perd. Dommage. A noter quelques scènes amusantes montrant le travail de fond de « bruiteur » et des accessoires utilisés, souvent extrêmement créatifs, et une certain clin d’ œil à « Fenêtre sur cour » pour son fil rouge et à un degré moindre « Le Magnifique ». L’ orientation intellectuelle nous éloigne de ces deux dernières références, en en faisant peut-être un tout petit peu trop, et où nos propres imaginaires feront le reste……!!**
Soyons directs : le film est réussi. C'est un bon moment de cinéma offert par d'excellents acteurs. Pour autant, Asghar Farhadi étant un très grand réalisateur, il y a forcément une attente et cette sortie ne la comble pas. Redisons-le : le film est bon mais le scénario manque d'allant et d'originalité. C'est une mise en abîme déjà vue, un jeu entre fiction et réalité qui est loin de Pirandello, avec quelques scènes qui s'étirent sans rien apporter à l'intrigue, à l'instar de l'interminable discussion, à la fin, dans le café, entre Virginie Effira et Vincent Cassel. Brrrrr. Plaisant mais très classique.
Film dont le scénario est original mais un peu long, l'histoire est intéressante mais par moment c'est toujours un peu la même chose, globalement c'est à voir