Une premiere partie très confuse donc inintéressante. Heureusement la seconde partie est plus classique et on comprend enfin l'intrigue. Mais pas très passionnante en fin de compte.
Il ne suffit pas toujours d'un cinéaste chevronné et du gratin du cinéma français pour faire forcément un grand film. "Histoires parallèles" en est la démonstration. Asghar Farhadi nous sert une histoire particulièrement tortueuse où fiction et réalité vont se mélanger. Le postulat de départ est celui d'une écrivaine qui espionne ses voisins bruiteurs, jusqu'au jour où l'intervention d'un jeune homme dans sa vie (la révélation Adam Bessa) va semer le trouble dans ce trio aux facettes surprenantes. C'est assez déstabilisant à suivre et parfois l'ennui et l'incompréhension se font ressentir devant ces multiples retournements de situation. Le réalisateur iranien signe un film d'une grande complexité qui donne le vertigespoiler: mais qui au final délivre un message fort sur la lâcheté des hommes . Une légère déception.
Apres une première heure particulièrement poussive (et classique : nous voyons en parallèle une écrivaine et ce qu'elle écrit), la multiplicité des personnages anime une seconde partie plus énigmatique. Adam Bessa, Virginie Effira et un Vincent Cassel vieilli créent des personnalités complexes plongées dans des situations inattendues.
Totale déception pour ce film si prometteur au vu de son casting de luxe, de son intrigue engageante et du métier - sinon du génie - de son réalisateur. Je n’ai vu qu’un salmigondis de scènes ultra-transformées, je veux dire très loin du réalisme, déjà vues ailleurs et montées au petit bonheur la chance. Quel écrivain utilise encore une machine à écrire ? Isabelle Huppert en voyeuse à la longue vue qui épie ses voisins, inventant des histoires rocambolesques, en robe de chambre, au milieu d’une marée d’immondices peuplée de rats, c’est un peu too much. Rare scène signifiante du film, celle où Deneuve en éditrice aimable, déclare à sa grande autrice que son roman est ringard. Un peu osé pour le réalisateur qui nous propose en images, le même conte à dormir debout. Bref, du temps perdu à regarder un réalisateur surestimé se regarder filmer…
Asghar Farhadi réalise cette comédie dramatique, comportant une charge psychologique intense. Avec une durée de 2H 20, le scénario ne manque pas de mélanger deux histoires, des périodes, des personnages, naviguant entre réalité et fiction, semant également, il faut le dire une petite pagaille dans nos têtes. L’ instigatrice n’ est autre que Sylvie ( Isabelle Huppert ) dont l’ écriture de son roman inspire le scénario et suscite une imagination galopante. Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney livrent une interprétation intéressante. J’ai trouvé V Efira surprenante dans son rôle complexe et maîtrisé et son maquillage innovant. India Hair toujours aussi vive, et Adam Bessa, révélation de ce film, complètent un casting judicieux. La mise en scène est quelque peu difficile à suivre, on s’ y perd. Dommage. A noter quelques scènes amusantes montrant le travail de fond de « bruiteur » et des accessoires utilisés, souvent extrêmement créatifs, et une certain clin d’ œil à « Fenêtre sur cour » pour son fil rouge et à un degré moindre « Le Magnifique ». L’ orientation intellectuelle nous éloigne de ces deux dernières références, en en faisant peut-être un tout petit peu trop, et où nos propres imaginaires feront le reste……!!**
Soyons directs : le film est réussi. C'est un bon moment de cinéma offert par d'excellents acteurs. Pour autant, Asghar Farhadi étant un très grand réalisateur, il y a forcément une attente et cette sortie ne la comble pas. Redisons-le : le film est bon mais le scénario manque d'allant et d'originalité. C'est une mise en abîme déjà vue, un jeu entre fiction et réalité qui est loin de Pirandello, avec quelques scènes qui s'étirent sans rien apporter à l'intrigue, à l'instar de l'interminable discussion, à la fin, dans le café, entre Virginie Effira et Vincent Cassel. Brrrrr. Plaisant mais très classique.
Film dont le scénario est original mais un peu long, l'histoire est intéressante mais par moment c'est toujours un peu la même chose, globalement c'est à voir
Une œuvre d'Asghar Farhadi mineur? C'est le deuxième long métrage que je vois de ce cinéaste, après "Everybody Knows" que j'avais bien aimé, et je dois avouer que j'ai été scotché à l'écran pendant 2 heures 19 sans voir le temps passé. Je dois dire aussi que je suis friand de film sur le thème du voyeurisme, je sais pas pourquoi, ça crée une atmosphère bien curieuse qu'on se demande comment ça va finir. "Histoires parallèles" se raconte en trois étapes: Celle d'une ecrivaine qui écrit un brouillon sur une femme qui travaille dans l'immeuble d'en face dans le métier de bruitage en imaginant sa mère qui lui ressemble beaucoup. Au milieu, un jeune Arabe travaillant pour l'ecrivaine qui sort le brouillon de la poubelle, refusé par la maison d'édition et demande à une terrasse de restaurant à la femme bruiteuse concerné de lire, de la suivre souvent après, ce qui l'inquiète ainsi que son amoureux et son frère ce qui en fait la troisième partie. Un long métrage bien écrit et réalisé, on sent le souffle cinématographique dans la mise en scène d'Asghar Farhadi. La musique qu'on entend de temps en temps est très belle. Puis les comédiens, même si Vincent Cassel et Pierre Niney ont des rôles peu valorisants, j'ai bien aimé les interprétations d'Isabelle Huppert, Virginie Efira, la révélation Adam Bessa avec un rôle intéressant, plus les participations de Catherine Deneuve ou India Haïr. Une œuvre qui m'a beaucoup plu.
Malgré un panel de bons acteurs, ce film est un pur navet. Que de longueurs, que d'ennui mortel, aussi bien sur le scénario que la réalisation. Si vous avez du temps à perdre, faites comme moi, allez-y...
Difficile de retrouver l'auteur d'Une séparation dans ce film au propos assez convenu sur la création et qui, en voulant réecrire une brève histoire d'amour de Kieslowski, donne surtout lieu à un drame bourgeois, bien interprété il est vrai, mais manquant cruellement d'audace et d'originalité. Par instants, on retrouve néanmoins l'acuité du regard du cinéaste qui livre quelques beaux Bessa est la révélation du film et Virginie Efira confère à son personnage une certaine profondeur. L'ensemble se laisse regarder sans déplaisir mais sans enthousiasme aussi. Déceptif de la part d'un auteur que l'on a connu bien plus inspiré.
Un film déstabilisant et ennuyeux dans la première heure, en raison du scénario qui n’arrive pas à imposer une vraie ligne conductrice et d’une mise en scène minimaliste. La suite s’arrange franchement grâce aux personnages parfaitement incarnés et d’une psychologie intéressante. Mitigé malgré tout et pas essentiel .
« Histoires parallèles » souffle le chaud et le froid. Si l'intrigue démarre de manière assez laborieuse, elle est transcendée par une Isabelle Huppert impériale, captivante dès les premières minutes. C'est véritablement dans sa seconde moitié que le film prend tout son envol, révélant la complexité d'un scénario particulièrement bien ficelé. Le réalisateur orchestre ici un brillant jeu de dupes, nous rappelant que les apparences cachent souvent des fêlures et que nos existences peuvent basculer à cause d'un simple mensonge ou d'un détail insignifiant. Porté par un casting impeccable, le récit déroute par ses personnages ambigus, d'abord inoffensifs, voire attachants, avant de dévoiler une facette profondément sombre. Enfin, la richesse de la mise en scène, truffée d'indices visuels en arrière-plan, est telle qu'un second visionnage semble indispensable pour en saisir toutes les subtilités.
Film d’Asghar Farhadi qui suit le destin de cinq personnages dont les vies vont rentrer en collision que j'ai là apprécié . La première 1/2 H m'a déconcerté mais du coup c'est résolument prenant et avec ce scénario vertigineux c'est là une réflexion virtuose sur le réel et l’imaginaire !
Ai vu « Histoires parallèles » du cinéaste iranien Asghar Farhadi. Le film vient d’être présenté au Festival de Cannes 2026 en Compétition Officielle. Farhadi reprend le synopsis du sixième volet du « Décalogue » de Kieslowski et Piesiewicz dont le titre était « La luxure ». Le casting est de rêve puisqu’il réunit 5 des plus célèbres acteurs français. Sylvie (Isabelle Huppert à nouveau surprenante) est écrivaine. Pour son nouveau roman elle s’inspire de ce qu’elle voit chez ses voisins par sa fenêtres. L’appartement d’en face est un studio de synchronisation où travaillent Anne (Virginie Efira excellente) Théo (Pierre Niney intense) et Nicolas (Vincent Cassel). La romancière leur invente des vies, des intrigues amoureuses. Elle soumet son roman à son éditrice (Catherine Deneuve) qui le refuse dans une scène bien trop courte tant la confrontation entre Deneuve et Huppert est puissante. C’est l’aide de ménage de Sylvie, Adam (belle interprétation de Adam Bessa) qui va récupérer le manuscrit et le faire circuler. Les sujets sont passionnants : quelle est la source de l’inspiration, quel est le lien entre la fiction et la réalité, quel pouvoir a une oeuvre sur son public. Le film est magnifiquement filmé et les stars sont superbement dirigées au point que chacun ajoute une nouvelle pierre importante dans sa filmographie. Hélas, le film qui est intrigant pendant 1 petite heure ne fonctionne plus pour les longues 75 minutes restantes. A l’intensité que l’on trouve dans l’appartement de l’écrivaine se succède des scènes banales, sans intérêt et beaucoup trop longues chez les voisins bruiteurs de longs métrages. Le film de Kieslowski faisait 1h15, Farhadi étire à l’extrême son propos et en fait un film deux fois plus long. La démonstration est trop voyante, trop mathématique et perd vite de son intérêt. La mécanique parait totalement artificielle. Le film évite le naufrage grâce aux acteurs. Manier la mise en abîme demande de la dextérité, de la souplesse, de la subtilité, de l’émotion tout ce qui manque dans ses « Histoires parallèles » qu’on aurait aimé beaucoup plus percutantes et perpendiculaires.
Un film désespérément long, des histoires à coucher dehors et un casting soit disant 4 étoiles qui n’arrive pas à faire passer la moindre émotion. Passez votre chemin