La Chaleur
Note moyenne
3,0
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123 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 710 abonnés 4 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2026
Dans un contexte qui résonne particulièrement avec les épisodes de canicule que connaît actuellement la France, Stéphane Demoustier transforme "La Chaleur" en véritable personnage, omniprésent et oppressant. Sur les plages des Landes, Marouane, 17 ans, tente de profiter de sa dernière journée au camping. Mais une angoisse ne le quitte pas : le corps qu'il a enterré la veille dans le sable pourrait réapparaître à tout moment. Comme si cela ne suffisait pas, il découvre également les premiers émois amoureux auprès de Giulia, dans un été où culpabilité, désir et peur finissent par se confondre. Hadrien Hussein signe un premier rôle particulièrement magnétique. Tout en retenue, il parvient à faire ressentir le poids qui écrase son personnage sans jamais surjouer. Son regard inquiet et son jeu intériorisé portent une grande partie du film. La lumière, les plages brûlantes et les nuits moites créent un sentiment d'étouffement permanent. On ressent presque physiquement cette chaleur qui ralentit les corps et altère les décisions. Cette ambiance pesante accompagne parfaitement les errances de Marouane, constamment tiraillé entre son secret et son envie de vivre simplement son adolescence. C'est toutefois là que le film montre ses limites. À force de privilégier l'observation et les déambulations de son personnage principal, le film manque parfois de densité. Certains enjeux restent en suspens et le récit donne parfois l'impression de tourner autour de son sujet plutôt que de réellement l'approfondir.
velocio

1 573 abonnés 3 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2026
Certains réalisateurs et certaines réalisatrices donnent l'impression de faire toujours, peu ou prou, le même film. Ce n'est vraiment pas le cas de Stéphane Demoustier qui possède un art consommé pour se renouveler film après film. Le problème, par contre, c'est que, après les excellents "La fille au bracelet", "Borgo" et "L'inconnu de la grande arche", on ne peut que se montrer déçu à la vision de "La chaleur" : un film de plus sur les agissements des grands adolescents, en particulier sur leur entrée dans la sexualité, et, franchement, c'est loin d'être le meilleur du genre, même si, de temps en temps, il y a quelques fulgurances qui donnent de l'espoir mais qui, malheureusement, font rapidement long feu. On retrouve ces adolescent(e)s en période de vacances, dans les Landes, dans une période de canicule et le réalisateur s'est focalisé sur Marouane, qui vient de réussir son baccalauréat et qui est dans ce camping avec ses parents, son frère et sa sœur. Ce pauvre Marouane a très vite un problème : il tue par accident un jeune de son âge, il l'enterre, ou plutôt, il l'"ensable" sur la plage et tout le reste du film, on va le voir à la fois miné par l'inquiétude de la découverte du corps et titillé par son désir ardent de se "rapprocher" d'une italienne de son âge. L'interprétation du film est globalement médiocre et ce qu'il raconte guère passionnant. J'attendais beaucoup mieux de Stéphane Demoustier !
Cinemadourg

932 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2026
Il n'y a pas de mystère : lorsqu'un film est tiré d'un roman primé comme c'est le cas ici ("La Chaleur" publié en 2019), le scénario tient très souvent la route !
Nous allons suivre les derniers jours de vacances de Marouane sur les plages des Landes. Du haut de ses 17 ans, ce garçon passionné de musique classique va vivre un drame hallucinant quand un soir, par accident, il tue puis enterre dans le sable un jeune homme issu du même camping.
L'onde de choc de cet acte va le poursuivre dans les jours suivants où il devra continuer à gérer sa famille, un amour naissant, et un ami un peu spécial : réussira t-il à assumer un tel traumatisme ?
Cette plongée dans notre jeunesse actuelle sur fond de tragédie possède un charme certain, j'ai aimé ce thriller psychologique assez prenant, malgré une batterie de comédiens débutants.
Un malaise adolescent inégal, mais vraiment suffocant !
Site CINEMADOURG . free . fr
Shawn777

839 abonnés 4 035 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2026
Mais où est donc Oscar ? C'est la question que tout le monde se pose au camping mais seul Marouane a la réponse... puisqu'il l'a enterré sur la plage.
Un film qui arrive à point nommé puisque, j'enfonce une porte ouverte : il fait chaud ! Mais en tout cas, ce n'est malheureusement pas ce film réalisé par le prolifique Stéphane Demoustier (qui nous sort un film par an depuis "Borgo") qui nous donnera plus chaud puisque c'est un thriller bien mou que nous avons sous les yeux.
En effet, on est ici devant le genre de thriller français à l'histoire molle, aux sous-intrigues molles sous prétexte de passage à l'âge adulte et au jeu d'acteur aléatoire et surtout apathique ! Faut vraiment arrêter avec ça d'ailleurs, le fait de donner l'impression que tout le monde fait la gueule parce-que le sujet est sérieux. Parce-que du coup, on ne peut pas s'attacher à Marouane et pour le coup, ce n'est pas vraiment la faute de l'acteur mais plutôt de l'écriture du personnage. À force d'être constamment renfermé, on fini par se lasser de le voir déambuler dans les allées du camping.
Alors certes, alors que les autres ados passent à l'âge adulte en essayant de "serrer" des filles ou de se trouver sexuellement (comme le pote de Marouane dont l'acteur joue particulièrement mal ou alors c'est encore une fois la direction d'acteurs qu'est flinguée) Marouane, lui, doit porter sa culpabilité tout en cachant aux autres son implication dans la disparition d'Oscar.
En plus de ça, la mise en scène n'est pas plus inspirée que ça et hormis quelques plans panotés intéressants, elle est à l'image du reste, c'est-à-dire assez molle quand elle n'essaye pas de se faire passer pour contemplative.
Bref, "La Chaleur" n'est donc pas un mauvais film mais il est tout simplement trop mou, je n'attendais pas spécialement un thriller palpitant mais un juste milieu aurait été appréciable.
PLR
PLR

573 abonnés 1 818 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juillet 2026
Ah ? C’est l’adaptation d’un roman. Je me disais bien qu’il y avait quelque chose qui ne passait pas à l’écran dans ce scénario. Un personnage principal si ce n’est central taciturne, limite neurasthénique, accablé (comme nous tous en ce moment par la chaleur, c’est le titre) mais surtout par la culpabilité. Gravitent autour des ados en vacances comme lui dans ce camping mais rien qui nourrisse le scénario par une quelconque intrigue ou tension. C’est censé être un thriller psychologique, ouais trop psychologique ! C’est censé être captivant. Ouais, bof...
mat niro

475 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 août 2026
Que ce polar estival de Stéphane Demoustier est laborieux dans son ensemble! Marouane, 17 ans, en camping en famille dans les Landes, va commettre l'irréparable sur un autre jeune. Hadrien Hussein incarne mollement ce jeune quasi mutique tiraillé entre les conséquences de son acte mais surtout le sentiment de culpabilité. Malheureusement, on a du mal à s'attacher à ce personnage flegmatique qui va vivre son premier amour. Cela ressemble plus à un Kechiche raté qu'à un thriller oppressant sous la fournaise. Cette chaleur censée hausser le sentiment d'oppression chez Marouane a plutôt fait somnoler le spectateur que je suis. spoiler: Reste une fin surprenante qui sauve le film
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norman06

433 abonnés 1 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2026
Après un début hasardeux (jeunisme ambiant, chronique estivale éculée, interprètes maladroits), le film finit par trouver sa voie, thriller estival à l'intrigue minimaliste mais prenante, autant qu'étude psychologique subtile. Une réussite au final.
Sylvain P

403 abonnés 1 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2026
24 heures dans la vie d'un adolescent devant gérer sa culpabilité. Cela ne vous rappelle rien? Stéphane Demoustiers s'offre son Paranoïd Park mais passe de la froideur de Portland à un jour de canicule dans un camping français. Il arrive à nous passionner alors qu'il ne se passe visiblement pas grand chose durant cette journée de torpeur à peine troublée par les gendarmes. L'essentiel se passe dans la tête de Marouanne, est invisible mais se ressent. L'oeil précis de Demoustiers fait encore des merveilles, il nous montre cet ado qui a du mal à rentrer dans le groupe, à se dévoiler avec pertinence. Et il n'oublie pas la légèreté avec un second rôle épatant (Tristan Richard).
Direct-actu.fr

410 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2026
Avec La Chaleur, Stéphane Demoustier poursuit son exploration d'une adolescence confrontée à un événement irréversible. Adapté du roman de Victor Jestin, le film suit Marouane, un jeune de 17 ans qui passe sa dernière journée dans un camping des Landes après avoir enterré le corps d'un adolescent sur une plage. Dès lors, le récit ne cherche pas à multiplier les rebondissements. Il accompagne au contraire un personnage enfermé dans un silence qui devient progressivement le véritable moteur dramatique.

Le film se distingue par son refus du spectaculaire. La culpabilité ne s'exprime jamais par de grands discours, mais par une accumulation de gestes retenus, de regards fuyants et d'hésitations qui modifient la perception du temps. Chaque promenade sur la plage, chaque repas familial ou chaque échange avec les autres adolescents semble susceptible de faire basculer la situation. Cette montée progressive de la tension transforme les scènes les plus ordinaires en moments d'attente presque insoutenables.

Cette approche rappelle la manière dont Stéphane Demoustier abordait déjà la question du crime dans La Fille au bracelet. Dans les deux œuvres, l'événement criminel constitue moins une enquête qu'un révélateur des fragilités humaines. Les personnages évoluent sous le poids du regard des autres, tandis que la culpabilité, réelle ou supposée, finit par redéfinir leur place dans leur entourage. La Chaleur prolonge cette réflexion en l'inscrivant dans un univers estival où les vacances, censées représenter la liberté, deviennent paradoxalement un espace de surveillance permanente.

Le récit observe également avec précision les mécanismes de conformité qui structurent les groupes adolescents. Les soirées, l'alcool, la séduction et la nécessité d'appartenir au collectif créent une pression diffuse. Chacun semble jouer un rôle afin de préserver son image, alors que les émotions demeurent largement inexprimées. Le film montre comment cette normalité apparente peut devenir un piège pour celui qui porte déjà un poids intérieur impossible à partager.

Porté par la composition très intériorisée d'Hadrien Hussein, épaulé par Tristan Richard et la révélation Martina La Manna, La Chaleur s'impose comme un thriller psychologique atypique. Son rythme privilégie l'attente à l'action et le non-dit aux démonstrations. Dans un paysage où les récits accélèrent souvent leur narration, le film choisit une progression lente et organique qui fait de chaque silence un élément dramatique à part entière.
Michel C.

379 abonnés 1 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2026
Après « L'inconnu de la Grande Arche » au succès confirmé en salles, et « Borgo » un thriller dramatique au scénario puissant, Stéphane Demoustier change complètement de registre dans une comédie apriori plus légère et de saison. Tout démarre sous les meilleures auspices en camping avec ses parents au bord de la mer, pour Marouane ( Hadrien Hussein ), bien que ce dernier semble être plutôt solitaire, à la recherche de son identité propre, pas très à l’ aise avec les autres jeunes. Mais le scénario ne laisse pas trop de temps au spectateur pour apprécier son comportement indécis, le précipitant un accident presque banal. A partir de là, l’ intrigue se resserre de minutes en minutes, autour de ce jeune en délicate posture. Le réalisateur va prendre tout son temps pour capter et dépeindre l’ effervescence cérébrale et son ambigüité que doit vivre le jeune Marouane, entre ses copains, ses désirs naissants et les contours de la cellule familiale. A ce titre, la mère de Marouane est subtilement interprétée par Cécile Ducrocq, réalisatrice notamment « Une femme du monde » et co-scénariste du « Bureau des Légendes » ( par ailleurs compagne de S Demoustier ). Le film peut sembler long, et manquer de rythme, puisque la caméra s’ attache à scruter toute l’ incertitude et la difficulté de l’ adolescent à surmonter une telle épreuve. Son interprétation est d’ailleurs prometteuse ainsi que celle de la jeune et jolie Italienne : Giulia ( Martina La Manna ). Une belle surprise pour cet été très « chaud » parfaitement raccord avec le titre…..!!**
Cool_92

380 abonnés 739 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2026
Un joli film emprunt de mélancolie, d'amours de vacances, de remords et un peu de suspense. Le nouveau Stephane Demoustier suit un ado dans un camping, torturé par ses pulsions et torturé par le fait d'avoir caché un cadavre, tout cela dans la chaleur de l'été. C'est plutôt plaisant à regarder. Le jeune comédien est plutôt bon même s'il abuse clairement dans son jeu, avec la même expression du début à la fin. La faute à la direction d'acteur. D'ailleurs certaines scènes sont très mal jouées, notamment par les acteurs qui sont censés jouer des "djeunes" mais ils ne parlent plus du tout comme cela de nos jours. Enfin, j'ai trouvé le film un peu vulgaire, notamment dans la bouche de Noé, l'ami du protagoniste. Un petit film sympa.
cinono1

382 abonnés 2 328 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2026
Bon film même s'il n'est pas très bien écrit. Les réactions de l'anti-heros ne sont pas toujours logique. Ce meurtre bien accidentel aurait pu commencer par la ou il a terminé. En fait Stephane Demoustier cherche à réaliser un film à suspense et une chronique estivale sans que l'un n'enrichisse l'autre véritablement. La chronique est réussie, Demoustier filme la jeunesse avec naturel, tout en montrant ces moments de tensions, de langueurs aou l'on se cherche encore. Le film a suspense cree de la tension qui s'avère finalement superflu quand arrive le final. On peut penser qu'un seul film aurait mieux fonctionné
Arthur Brondy

312 abonnés 1 562 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2026
Marouane est un ado de 17 ans, assommé par la chaleur d’un été. En vacances au camping avec ses parents et sa soeur, il vit sa vie d’adolescent, entre les soirées d’été entre amis et la plage. Mais sa vie va dramatiquement basculer lors de sa dernière soirée de vacances. Le personnage de Marouane est tortueux, complexe, discret et parvient à séduire quand même. Le film est réussi pour pleins de raisons : la chaleur qui nous étouffe nous plonge dans le même état que les protagonistes : amorphes. Le casting est composé de jeunes comédiens prometteurs : on veut les suivre. La musique, nous plonge dans une ambiance pleine de questionnements : on se demande sans cesse ce qu’il va bien pouvoir se passer ensuite. Enfin, le décor nous donne envie d’enjamber l’écran et de rejoindre cette plage des Landes au plus vite. Vous l’aurez compris, ce nouveau film de Stéphane Demoustier est le bijou de cet été. En bonus, pour celles et ceux qui auraient lu le livre de Victor Jestin (j’en suis), je ne me suis pas rendu compte avant le générique que je connaissais l’histoire. Et ça c’est chouette.
Joce2012
Joce2012

269 abonnés 788 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2026
Un peu déçu par la lenteur de ce film dont le scénario est très prévisible, pas très intéressant dans les actions, un peu toujours le même dialogue
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 571 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juillet 2026
Le point de départ du scénario et la réaction incompréhensible du personnage principal ( il est au moment des premiers faits protégé par le cadre de la légitime défense ) ne sera jamais expliquée, ni même l'éclairage ne sera pas non plus effleuré.

A partir de cette erreur majeure, inexplicable tellement elle est énorme et qui survient dans les dix premières minutes, il ne restera plus au spectateur qu'à finir par décrocher, attendant en vain un traitement psychologique du sujet qui ne surviendra malheureusement pas.

On s'accrochera alors à des thèmes parallèles à l'axe principal du script et notamment aux émois adolescents traversés par le désir et des amours de vacances sans lendemain.

Ce n'est jamais ennuyeux mais c'est très décevant, de la part du cinéaste de "Borgo" et de " l'inconnu de la grande arche " qui se prend les pieds dans le tapis.

Vu à l'Ugc Danton
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