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Aleksander G.
148 abonnés
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2,0
Publiée le 25 mai 2026
Très déçu par ce film qui aurait pu s'appeler "l'autosatisfaction". Almodovar fait du Woody Allen psychologisant et on s'ennuie. Seuls la gestion des couleurs et certains plans (vue aérienne sur une plage noire des Canaries) sont à garder.
Jamais je n'aurais imaginé mettre une note aussi basse. Il faut pourtant se mettre à l'évidence que le dernier d'Almodovar n'a conservé que l'aspect visuel - la signature chromatique en particulier - de l'artiste. Pour le reste, c'est terriblement ennuyeux, bavard, sans émotion et même les trois-quarts du temps d'une vacuité sans bornes... Pourquoi enchaîner à ce point les films si c'est pour descendre en gamme à un tel niveau d'auto... affliction ! J'avais oublié qu'une oeuvre qui reçoit les éloges des Cahiers est rarement de bonne augure.
Vu en VO ce jour au Katorza de Nantes. J'ai apprécié ce dernier Almodovar, qui interroge sur la légitimité de la matière première des artistes : les histoires. Un scénariste (comme lui), un romancier, un dramaturge a-t-il le droit de retranscrire dans ses oeuvres les histoires de ceux qu'il côtoie, notamment les drames et les blessures, surtout lorsqu'il est en panne d'inspiration ? Une très belle photo comme d'hab mais j'ai trouvé que le film tournait un peu en boucle, ce qui me retient de mettre cinq étoiles.
Un film esthétique (comme toujours), sophistiqué, fin, mature, très original et magnifiquement interprété malgré la complexité et l'intellectualisme des rôles. Une seule crainte : Almodovar n'est-il pas en train de s'enfermer dans le domaine des névroses des seniors aisés ? ¡Espero que no!
Très bavard, le film parle de beaucoup de choses (l'amour, l'amitié, la mort, la sexualité, la psychiatrie, etc). Elles sont abordées par des acteurs irréprochables. Ils sont filmés de façon irréprochable également. Le film traite néanmoins pour l'essentiel de la création artistique (le synopsis nous avait prévenu).
Ceci et cela n'en fait pas un film inoubliable. D'abord, la création artistique a-t-elle besoin d'être autopsiée ? Ensuite, là où il traite de ce sujet essentiel, c'est d'un compliqué et d'une longueur qui nuisent à l'argumentation (pourquoi a-t-il multiplié les situations et les visages, les noms et les surnoms, alors qu'un seul cas d'espèce suffisait pour dire ce qu'il voulait sur la liberté, ou la non-liberté, de la création artistique).
De sorte que pour nous, ce qui restera, ce sont les choses non essentielles du film : quatre ou cinq digressions, mais tellement almodovariennes, comme la scène de strip-tease du pompier, ou la chanson de Chavela Varga, voire le quand et comment prendre un xanax quand on est stressé. "La tristesse est la mort des choses simples", dit un des personnages -chez Almodóvar, les choses simples ne meurent pas ; elles sont immortelles et jouissives (comme à chaque fois qu'apparaît Rossy de Palma !). Parmi ces choses "hors-sujet", Almodóvar trouve même le moyen de glisser ce qu'il pense du film culte (un film raté qu'une petite poignée de gens adorent) - l'avenir de celui-là ou la moquerie du jour ?
Décevant eu égard a l'œuvre d'Almodovar riche et foisonnante qui décrit si bien l'univers féminin. Dans cette mise en abîme, le film passe de la réalité a la fiction dans une mise en scène qui ne fonctionne pas. On ne parvient à s'attacher aux personnages. Seule la dernière scène a un peu de sens. Difficile de comprendre l'enthousiasme de certains critiques dits de référence.
il ne fallait pas voir HISTOIRES PARALLÈLES avant AUTOFICTION. Le premier film traite de la création littéraire avec d'autant plus d'habileté, là où Almodovar se perd dans un temps long, très long, un temps interminable. Il y a des belles couleurs, des contrastes mais cela ne suffit plus. Maintenant, il faut qu'il arrête...
Chef d’œuvre ! Un de ses meilleurs films ! Incroyable réflexion sur les dangers de la création et sur le rapport réel/fiction. Un film sur lequel il faut réfléchir !
Film creux, les personnages s'écoutent parler en se regardant le nombril. Très décevant. La réalisation est toujours aussi belle et colorée mais l'histoire sans aucun intérêt
Avec ce nouveau film, Almodovar creuse le sillon ouvert pas douleur et gloire en continuant de jouer du décalage entre fiction et réalité. Esthétiquement le film est très beau mais il met parfois à distance le spectateur, le versant mélodramatique étant ici assez artificiel. Néanmoins, par moments, au détour d'un chant, le film gagne une certaine profondeur rappelant le Almodovar de Tout sur ma mère. On regrettera que la mise en abyme soit au final si convenue laissant entrevoir le corps d'un film déceptif malgré ses qualités esthétiques. Almodovar ne surprend plus, ce qui est tout de même dommage.
Assez déçue alors que j'adore Almodovar. C'est un film que j'ai trouvé très intéressant dans sa construction : l'histoire dans l'histoire dans l'histoire ; très beau, couleurs magnifiques des vêtements, paysages de Lanzarote (ça m'a donné envie d'y aller mais je ne pense pas que c'était l'objectif du film) ; parfois drôle et "coquin" (j'ai adoré la scène de striptease) Mais tellement nombriliste que j'ai fini par décrocher. Et au final assez pathétique sur ce qu'il dit de Pedro Almodovar en panne d'inspiration, contraint de s'autoplagier... et de l'avouer. Plutôt qu'Autofiction, il aurait pu s'appeler Autoflagellation
Je suis allé voir le film malgré la note spectateurs faible (2,8) car la bande-annonce m'avait donné l'impression d'un film sympathique. Et bien j'aurai du me fier à la note spectateurs et ne pas y aller. Si le début du film n'était pas mauvais et laissait pressentir un film pas mal (avec des scènes sympas comme celle du strip tease), ça devient rapidement très peu compréhensible. On ne comprend pas qui est qui, les liens entre personnages ne sont plus très clairs... Bref, j'ai à plusieurs reprises regardé ma montre.
L'infatigable cinéaste espagnol, Pedro Almodovar (76 ans) questionne le spectateur sur la limite entre vie privée et vie publique pour la création d'une oeuvre. Présenté en Compétition à Cannes 2026, "Autofiction" est à l'image de son personnage principal (l'écrivain), foutraque, tortueux et manquant cruellement d'inspiration. On y voit déambuler des pseudo-intellectuels névrosés à souhait dans des appartements ou résidences secondaires magnifiques. Chacun regarde son nombril et heureusement qu'il y a le personnage d'Elsa (Barbara Lennie) qui surnage grâce à son caractére attachant et empathique. Ce film dans le film a viré très vite à l'agacement pour ma part. Un Almodovar à vite oublier!
Pas très simple a suivre , ce scenario qui se déroule sous nos yeux ! Les acteurs et actrices sont beaux ! Les prises de vue toujours très belles avec beaucoup e plans rapprochés