Autofiction
Note moyenne
2,8
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135 critiques spectateurs

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Laurent A.
Laurent A.

60 abonnés 478 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Peut-être pas le meilleur film d'Almodovar, mais on sent clairement l'importance pour le réalisateur de l'avoir fait, cette histoire qui comporte deux récits, l'un fictif s'inspirant directement de faits réels, l'autre bien réel mais agissant de façon psychoactive sur la fiction, agit comme un psychodrame pour les principaux protagonistes, et se pose alors la question de savoir si l'on peut impunément s'inspirer de faits réels pour écrire une histoire fictive. Dès lors, jusqu'où peut aller l'auteur pour puiser son inspiration sans risquer de faire du tort, voire de détruire l'autre ? Quelle est alors sa part de responsabilité ? Et d'ailleurs est-il seulement responsable de sa propre inspiration ?..On retrouve les couleurs fétiches et criardes affectionnées par Almodovar, le rouge et le vert, couleurs complémentaires symbolisant en quelque sorte le Yin et le Yang, l'action et la réception, mais aussi le jaune et le bleu, ce qui est subit et dénué d'animosité mais peut aussi être perçu comme une agression sans qu'il n'y ait une quelconque intention de nuire, là est tout le drame des relations humaines : blesser sans le vouloir, vouloir se protéger au risque d'étouffer l'autre l'empêcher de vivre, dans ces conditions l'amour authentique entre deux êtres est-il seulement possible ? Le film peut paraître un peu longuet parfois mais les dernières scènes l'éclairent de façon crue et étourdissante, tant il est vrai que le mystère de la création littéraire puise parfois (souvent ?) ses racines au plus profond de nos âmes cabossées, de celles et ceux qui nous ont touchés, émus et/ou blessés.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

81 abonnés 381 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
Une œuvre spéciale
qui intrigue dans sa première partie, portée par un soin visuel et par ce couple qui se construit.
Mais le film s’enfonce ensuite dans une mélancolie très appuyée, entre tristesse, mal-être et introspection, au point de devenir parfois un peu déprimant.
Il joue sur un décalage entre fiction et réalité, en entremêlant plusieurs histoires, où la réalité vient inlassablement nourrir la fiction.
Il évoque aussi un cinéma en manque de souffle.
Pour éviter cette impression de perte de vitesse, il aurait fallu un propos plus fort.
Cinememories

600 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
Autofiction, le 25e film de Pedro Almodóvar présenté en compétition à Cannes 2026, est un exercice d’autofiction ambitieux mais épuisant. C’est trop bavard, trop lisse, trop occupé à se contempler pour vraiment nous atteindre.

À 76 ans, Pedro Almodóvar revient sur la Croisette avec Autofiction, titre qui ne ment pas. Le cinéaste madrilène, gloire vivante du cinéma espagnol et figure tutélaire de la Movida, a construit une filmographie entière sur l’art de se raconter sans jamais tout à fait se montrer. Derrière ses héroïnes flamboyantes, ses couleurs pop, ses mélodrames nerveux, il y avait toujours une part de lui, dissimulée et sublimée. Tout sur ma mère, Parle avec elle, Volver, La piel que habito, Douleur et Gloire sont des chefs-d’œuvre d’une lucidité exemplaire et avaient porté cet exercice à son sommet. Avec Autofiction, il renoue avec cette veine en plaçant au centre du récit Raúl (Leonardo Sbaraglia), cinéaste en panne d’inspiration qui finit par s’inspirer de la vie de ses proches pour écrire son prochain film. Et il devra en payer le prix. En face de lui, Elsa (Bárbara Lennie), son alter ego féminin, réalisatrice de films devenus cultes malgré leurs échecs initiaux, dont le destin croise et reflète le sien à quelques années d’écart. Le dispositif est séduisant sur le papier. À l’écran, c’est une autre histoire.

Un miroir face à l’autre

Il faut reconnaître à Autofiction ce qu’il a : la patte Almodóvar est bien là, intacte dans sa forme. Les couleurs saturées, l’élégance des décors, la musique d’Alberto Iglesias, fidèle compagnon de route, tout cela compose un écrin reconnaissable, presque rassurant. Et la question qu’il pose, celle de l’éthique du créateur qui vampirise les vies qui l’entourent, est une question vertigineuse. Le problème, c’est qu’Almodóvar ne la traverse pas, il la disserte. Les dialogues s’accumulent, s’étirent, s’expliquent eux-mêmes, comme si le film ne faisait pas confiance au spectateur pour comprendre ce qu’il ressent. On pense à la dimension pirandellienne revendiquée par le cinéaste dans sa note d’intention, où les personnages se rebellent contre leur auteur, où l’œuvre remet en question sa propre raison d’être également, mais cette ambition méta reste théorique, rarement incarnée. Raúl se regarde dans le miroir tout le long du récit et le film fait de même. Ce qui finit par tenir le spectateur à distance. Une séquence de striptease masculin en ouverture, décorative et inconséquente, donne le ton de cette auto-indulgence.

Ce qui distinguait Douleur et Gloire de cet Autofiction, c’est que l’autofiction y était logée dans la chair, dans le dos abîmé de Banderas, dans la douleur physique qui rendait le récit intime et universel à la fois. Ici, la distance entre Almodóvar et Raúl s’est refermée jusqu’à l’étouffement. L’émotion, au lieu de surgir, nous est réclamée, portée par une musique qui tente de rattraper un rythme constamment défaillant. Ce faux rythme est peut-être le vrai problème du film, car les deux temporalités s’articulent sans jamais se percuter, et leur convergence arrive trop tard pour relancer ce qui s’est installé comme une torpeur confortable. Il y a pourtant une ultime confrontation entre Raúl et sa collaboratrice en fin de film, qui révèle ce qu’Autofiction aurait pu être entre tension et justesse. Ce moment-là est du grand Almodóvar. Le reste est tout simplement conventionnel et assommant.

Dans une fin de compétition cannoise qui s’essouffle, Autofiction partage avec Histoires Parallèles de Farhadi le même vertige, celui de deux auteurs qui peinent à se détacher d’eux-mêmes. Almodóvar s’en sort mieux que le cinéaste iranien, dont le dispositif reste plus froid et plus calculé, mais les défauts sont cousins, avec trop de démonstration et pas assez de vie. Le film laissera donc peu de traces, paradoxe cruel pour une œuvre qui parle précisément de la peur de disparaître.
Yves133
Yves133

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2026
Très mauvais film, à éviter pour la noirceur du scénario qui est un imbroglio.
Même les acteurs n'arrivent pas à sauver ce film.
Andromede
Andromede

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
J’étais curieux, forcément, mais je suis resté un peu à distance. Il y a des choses intéressantes, une envie de revenir sur lui-même, sur son cinéma, sur ses obsessions. Mais je trouve que ça tourne un peu en rond, comme si le film restait enfermé dans sa propre matière. Par moments, ça m’a touché, oui, mais sans jamais vraiment m’emporter. J’ai regardé ça avec intérêt, sans retrouver l’émotion que j’attends de lui.
Paul B
Paul B

94 abonnés 1 592 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Pedro Almodovar est indubitablement un réalisateur incroyable, et Autofiction ne fait pas d'ombre à sa patte. Un excellent drame social au dénouement inattendu et à l'écriture soignée et crédible, qui porte merveilleusement bien son nom.
Prad Bitt
Prad Bitt

9 abonnés 226 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
Almodovar nous explique comment la réalité vient inlassablement nourrir la fiction mais cette idée mérite t'elle finalement un film ?
On retrouve son style, sa patte mais je reste sur le carreau.
Aleksander G.
Aleksander G.

148 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
Très déçu par ce film qui aurait pu s'appeler "l'autosatisfaction". Almodovar fait du Woody Allen psychologisant et on s'ennuie. Seuls la gestion des couleurs et certains plans (vue aérienne sur une plage noire des Canaries) sont à garder.
Emmanueldufey5
Emmanueldufey5

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2026
Jamais je n'aurais imaginé mettre une note aussi basse. Il faut pourtant se mettre à l'évidence que le dernier d'Almodovar n'a conservé que l'aspect visuel - la signature chromatique en particulier - de l'artiste. Pour le reste, c'est terriblement ennuyeux, bavard, sans émotion et même les trois-quarts du temps d'une vacuité sans bornes... Pourquoi enchaîner à ce point les films si c'est pour descendre en gamme à un tel niveau d'auto... affliction ! J'avais oublié qu'une oeuvre qui reçoit les éloges des Cahiers est rarement de bonne augure.
Nan
Nan

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mai 2026
Un film très médiocre, le scénario n'a aucun rebondissements notable, le sujet est intéressant sur le principe mais mal réalisé.
Judithtexas
Judithtexas

67 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2026
Vu en VO ce jour au Katorza de Nantes.
J'ai apprécié ce dernier Almodovar, qui interroge sur la légitimité de la matière première des artistes : les histoires. Un scénariste (comme lui), un romancier, un dramaturge a-t-il le droit de retranscrire dans ses oeuvres les histoires de ceux qu'il côtoie, notamment les drames et les blessures, surtout lorsqu'il est en panne d'inspiration ? Une très belle photo comme d'hab mais j'ai trouvé que le film tournait un peu en boucle, ce qui me retient de mettre cinq étoiles.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2026
Un film esthétique (comme toujours), sophistiqué, fin, mature, très original et magnifiquement interprété malgré la complexité et l'intellectualisme des rôles.
Une seule crainte : Almodovar n'est-il pas en train de s'enfermer dans le domaine des névroses des seniors aisés ?
¡Espero que no!
garnierix

307 abonnés 600 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Très bavard, le film parle de beaucoup de choses (l'amour, l'amitié, la mort, la sexualité, la psychiatrie, etc). Elles sont abordées par des acteurs irréprochables. Ils sont filmés de façon irréprochable également. Le film traite néanmoins pour l'essentiel de la création artistique (le synopsis nous avait prévenu).

Ceci et cela n'en fait pas un film inoubliable. D'abord, la création artistique a-t-elle besoin d'être autopsiée ? Ensuite, là où il traite de ce sujet essentiel, c'est d'un compliqué et d'une longueur qui nuisent à l'argumentation (pourquoi a-t-il multiplié les situations et les visages, les noms et les surnoms, alors qu'un seul cas d'espèce suffisait pour dire ce qu'il voulait sur la liberté, ou la non-liberté, de la création artistique).

De sorte que pour nous, ce qui restera, ce sont les choses non essentielles du film : quatre ou cinq digressions, mais tellement almodovariennes, comme la scène de strip-tease du pompier, ou la chanson de Chavela Varga, voire le quand et comment prendre un xanax quand on est stressé. "La tristesse est la mort des choses simples", dit un des personnages -chez Almodóvar, les choses simples ne meurent pas ; elles sont immortelles et jouissives (comme à chaque fois qu'apparaît Rossy de Palma !). Parmi ces choses "hors-sujet", Almodóvar trouve même le moyen de glisser ce qu'il pense du film culte (un film raté qu'une petite poignée de gens adorent) - l'avenir de celui-là ou la moquerie du jour ?
Serge Escalé
Serge Escalé

19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2026
Décevant eu égard a l'œuvre d'Almodovar riche et foisonnante qui décrit si bien l'univers féminin. Dans cette mise en abîme, le film passe de la réalité a la fiction dans une mise en scène qui ne fonctionne pas. On ne parvient à s'attacher aux personnages. Seule la dernière scène a un peu de sens. Difficile de comprendre l'enthousiasme de certains critiques dits de référence.
Mathef
Mathef

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2026
il ne fallait pas voir HISTOIRES PARALLÈLES avant AUTOFICTION. Le premier film traite de la création littéraire avec d'autant plus d'habileté, là où Almodovar se perd dans un temps long, très long, un temps interminable. Il y a des belles couleurs, des contrastes mais cela ne suffit plus. Maintenant, il faut qu'il arrête...
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