Garance
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Judithtexas
Judithtexas

70 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2026
J'avais adoré Je verrai toujours vos visages et ai donc choisi Garance sur le nom de sa réalisatrice, Jeanne Herry. Je suis, comme d'autres, mitigée sur le résultat. Adèle Exarchopoulos est saisissante, Sara Giraudeau très bien aussi, mais il y a trop de baisers à mon goût. Le sujet de l'alcoolisme et de ses effets sur le foie est finement traité, la salle a ri à plusieurs reprises, mais je ne suis pas convaincue au point de noter quatre étoiles.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

71 abonnés 237 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2026
Malgré Adele comme toujours bonne actrice et Sara giraudeau trop rarement présente sur ce scénario minimaliste où elle n'apparaît qu'à la moitié du film, le résultat est assez poussif... On s'ennuie largement avec un petit espoir vers les 15 dernières minutes....
UGO
UGO

68 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2026
Ce film est très bien rempli, il est rempli de suspense, de drame, et d' action, donc ce film est à voir !!! Abonnez vous !!!
SuperJS
SuperJS

50 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2026
La même réalisatrice Jean Henry de l'excellent "Je verrai toujours vos visages" porte cette fois un regard sensible sur l'alcoolisme et le difficile combat à mener pour en guérir. La mise en contexte est vraiment trop longue, au point qu'on en arrive presque à se réjouir qu'il se passe enfin quelque chose de pas génial pour Garance, comme d'habitude admirablement bien interprétée par Adèle Exarcholpoulos. Des gros plans, des lenteurs, des sujets intéressants abordés mais pas jusqu'au bout (pourquoi ce mal-être ? le cancer de sa soeur ?) laissent une impression mitigée d'une oeuvre presque inachevée.
Lucie D
Lucie D

48 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2026
Un portrait de femme comme Justine Triet aurait pu le faire avec Sybil. L’alcoolisme de Garance est traité sans pathos car nous sommes du point de vue sa protagoniste. Elle le prend avec beaucoup de recul et d’auto dérision, à l’inverse de son entourage qui s’inquiète pour elle dans une immense majorité. Malgré les drames qui s’y jouent, le film réussit à ne pas tomber dans le pathos. Une sensibilité subtile, sans doute la marque de vaveisue de Jeanne Herry.
Theo
Theo

44 abonnés 1 092 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2026
Il y a quelque chose de profondément juste dans la manière dont *Garance* refuse de faire de l’alcoolisme un spectacle. Jeanne Herry ne filme pas une chute vertigineuse, encore moins une succession de scènes à performance où l’ivresse deviendrait le prétexte à toutes les démonstrations. Elle regarde une femme vivre. Une femme qui travaille, aime, plaisante, déménage, rencontre, désire, traverse les fêtes et les angoisses, avance parfois avec une énergie formidable tandis qu’une dépendance s’installe dans les interstices de son existence. C’est précisément parce que Garance continue longtemps à fonctionner que le film trouve sa singularité : l’alcool n’interrompt pas immédiatement la vie, il s’y mélange, jusqu’à devenir presque impossible à distinguer d’elle.

Ce choix convient idéalement à Adèle Exarchopoulos, dont la présence donne au film une grande partie de sa puissance. Elle possède cette faculté assez rare de laisser cohabiter plusieurs états contradictoires sans avoir à les souligner : l’assurance et la fragilité, la drôlerie et l’épuisement, la sensualité et la honte, l’envie d’être entourée et le besoin de disparaître quelques instants du regard des autres. Elle ne « joue » jamais l’alcoolisme comme une collection de signes extérieurs ; elle fait surtout sentir la nécessité du verre, la place qu’il occupe dans la mécanique intime du personnage, ce moment presque imperceptible où le plaisir devient recours, puis où le recours commence à gouverner le reste. Son interprétation est d’autant plus forte qu’elle préserve constamment Garance de la définition unique que pourrait lui imposer le sujet du film.

Jeanne Herry a d’ailleurs l’intelligence de ne pas construire son héroïne comme un cas à étudier. Garance est actrice, et cette profession nourrit subtilement tout le récit : attendre qu’on vous choisisse, dépendre du désir d’autrui, devoir paraître disponible, séduisante, vivante, traverser l’incertitude tout en donnant l’impression de maîtriser son existence. Le métier n’est pas seulement un décor ; il prolonge en sourdine la question centrale du film, celle de la représentation de soi. Garance sait jouer. Elle sait donner le change. Et Herry comprend combien il peut être troublant de regarder quelqu’un continuer à rire, travailler et aimer alors même qu’un déséquilibre grandit sous la surface.

La construction sur plusieurs années permet à cette évolution de rester progressive. Le temps passe par ellipses, les situations changent, les lieux et les relations se déplacent, tandis que certains gestes demeurent. Cette manière de faire sentir la durée plutôt que de la surligner donne au film son mouvement particulier, presque romanesque : on n’assiste pas tant à une intrigue qu’à un morceau de vie suffisamment vaste pour que les événements importants côtoient les détails apparemment anodins. Le montage accompagne bien cette ambition, avec une circulation fluide entre les périodes et une attention aux répétitions qui modifient progressivement notre regard. Un geste qui semblait banal peut devenir inquiétant sans que la mise en scène ait besoin de le désigner comme tel.

C’est aussi un film étonnamment vivant pour un sujet qui aurait facilement pu entraîner Jeanne Herry vers une gravité uniforme. L’humour, les conversations, les fêtes, les maladresses, le désir et une véritable sensualité empêchent *Garance* de devenir un dossier clinique déguisé en fiction. Cette vitalité produit même l’un de ses paradoxes les plus intéressants : plus l’héroïne rayonne, plus ce qui la fragilise devient difficile à regarder. Herry comprend que la dépendance n’annule ni l’intelligence, ni le charme, ni l’amour, ni la capacité au bonheur. Elle peut cohabiter avec eux.

La relation entre Garance et Pauline constitue à ce titre le cœur émotionnel du film. Sara Giraudeau joue sur un registre presque inverse de celui d’Exarchopoulos : moins de débordement, davantage de retenue, une douceur qui n’a rien de passif. Leur alchimie fonctionne parce que le scénario ne transforme pas leur histoire en dispositif thérapeutique. L’amour n’y possède aucun pouvoir miraculeux. Il peut accueillir, accompagner, offrir un espace où déposer momentanément les armes ; il ne suffit pas à abolir ce qui relève d’une lutte plus profonde. Cette absence de jugement donne à leur relation une belle maturité et permet à Herry d’aborder la sexualité de Garance comme une véritable ouverture de son existence plutôt que comme un simple élément scénaristique.

Tout n’atteint pourtant pas cette finesse. Le film est souvent meilleur lorsqu’il laisse ses personnages exister que lorsqu’il entreprend de commenter ce qu’ils vivent. Jeanne Herry possède une grande confiance dans la parole, parfois davantage que dans les silences qu’elle sait pourtant admirablement créer. Certaines scènes explicatives semblent ainsi vouloir garantir que la mécanique de l’addiction, les responsabilités de chacun ou les implications émotionnelles d’une situation ont bien été comprises. Or *Garance* est suffisamment précis dans son observation pour ne pas toujours avoir besoin de cette pédagogie. À plusieurs reprises, le dialogue verbalise une idée que le jeu d’Exarchopoulos ou la mise en scène avaient déjà rendue parfaitement sensible.

Cette tendance rejoint une faiblesse plus générale de l’écriture : le désir de tout embrasser. Sur huit années, Jeanne Herry veut raconter le travail, la famille, l’amour, l’amitié, la maladie, la sexualité, l’angoisse, la précarité affective et professionnelle, le rapport au corps, la dépendance et la transformation d’une femme. Cette ampleur donne au film sa richesse, mais aussi quelques passages où l’accumulation paraît trop organisée pour rester entièrement organique. Les correspondances thématiques sont parfois tellement bien disposées qu’on en perçoit le mécanisme. Là où le meilleur de *Garance* donne la sensation d’une existence imprévisible saisie au vol, certaines articulations rappellent soudain qu’un scénario veille à ce que chaque élément trouve sa fonction.

La mise en scène elle-même oscille entre une vraie liberté et une certaine sagesse. Antoine Cormier accompagne les corps avec beaucoup de proximité sans chercher à esthétiser artificiellement leur vulnérabilité, et Jeanne Herry sait créer une énergie collective très naturelle, notamment lorsque plusieurs personnages occupent le même espace. Mais on aimerait parfois que cette matière déborde davantage la structure, que le film accepte de devenir aussi instable que son personnage. Il approche régulièrement quelque chose de plus rugueux, de plus vertigineux, avant de retrouver une forme très maîtrisée qui rassure autant qu’elle limite son pouvoir de sidération.

Ces réserves empêchent *Garance* d’être tout à fait le grand film fiévreux que son sujet, son actrice et certaines de ses scènes laissent entrevoir. Elles n’effacent cependant jamais la qualité du regard porté sur son héroïne. Jeanne Herry refuse aussi bien la condamnation que l’excuse, le misérabilisme que la fascination romantique pour l’autodestruction. Elle filme une personne avant de filmer un problème, et cette priorité change presque tout.

*Garance* reste ainsi un beau portrait de femme, ample, sensible et remarquablement incarné, dont les imperfections proviennent souvent de sa propre générosité : vouloir expliquer après avoir compris, relier après avoir observé, embrasser tant de dimensions qu’elles ne trouvent pas toutes la même profondeur. Mais lorsque Jeanne Herry cesse de guider notre regard et se contente de laisser Adèle Exarchopoulos devant sa caméra, le film touche quelque chose de beaucoup plus simple et de beaucoup plus troublant : la possibilité qu’une personne puisse être simultanément pleine de vie et en train de s’abîmer. C’est dans cet espace contradictoire, entre l’élan et la dépendance, la lumière et l’usure, que *Garance* trouve sa vérité la plus belle.

Spoilers:

spoiler: Il y a, dans *Garance*, une idée particulièrement juste : l’alcoolisme ne commence pas au moment où quelqu’un s’effondre. Il commence bien avant, lorsque tout fonctionne encore. Garance travaille, joue, séduit, plaisante, déménage, tombe amoureuse, accompagne les siens, traverse les fêtes et les lendemains difficiles ; elle est vivante, drôle, parfois épuisante, mais rien ne permet d’abord de la réduire à son addiction. Jeanne Herry choisit ainsi d’étaler son récit sur huit années et d’observer moins une « descente aux enfers » qu’une contamination progressive du quotidien, jusqu’au moment où ce qui servait à tenir devient précisément ce qui menace de tout faire tomber. C’est la principale réussite du film : l’alcool n’y constitue presque jamais un événement spectaculaire. Il est une présence. Un verre au bord d’une table, une bouteille ouverte machinalement, une soirée prolongée, un réveil douloureux, un retard, une phrase oubliée ; puis, peu à peu, la nécessité derrière le geste. Cette progression épouse admirablement Adèle Exarchopoulos. Son interprétation impressionne justement parce qu’elle refuse la composition démonstrative de « l’alcoolique ». Garance ne titube pas à chaque scène, ne transforme pas chaque ivresse en morceau de bravoure et conserve longtemps une efficacité presque insolente. Exarchopoulos fait plutôt sentir les décalages : une intensité légèrement excessive, la parole qui prend davantage de place, la fatigue qui s’imprime sur le corps, l’agressivité qui surgit une seconde trop vite, puis surtout cette manière de chercher le prochain verre comme si elle rétablissait, grâce à lui, une température intérieure supportable. Même lorsqu’une nuit se termine dans la violence d’un réveil au dépôt de bus, le film ne fait pas de cet épisode un point de non-retour commode. Garance repart. C’est précisément le problème. Elle repart toujours. Jeanne Herry trouve pour raconter cela une forme étonnamment mobile. Les appartements, les théâtres, les studios de doublage, les fêtes, l’hôpital, les lieux de travail se succèdent avec une profusion qui donne à Garance l’impression de traverser continuellement sa propre existence sans jamais pouvoir s’y arrêter. Le montage de Laurence Briaud participe beaucoup à cette sensation : les années passent, les lieux changent, les relations se déplacent, mais certains gestes reviennent et finissent par acquérir un poids que le film n’a plus besoin de souligner. C’est là que la mise en scène est la meilleure, lorsqu’elle accepte de laisser la répétition produire elle-même le malaise. Garance boit, puis boit encore ; ce n’est pas l’ampleur du geste qui change, c’est notre perception de celui-ci. Le film sait alors rendre inquiétant ce qui demeurait quelques séquences auparavant parfaitement banal. La rencontre avec Pauline déplace intelligemment le récit. Sara Giraudeau compose un contrepoint magnifique à l’énergie presque centrifuge d’Exarchopoulos : quelque chose de calme, de doux, mais jamais d’inerte. Leur histoire fonctionne parce que Pauline n’est pas construite comme la récompense morale qui attendrait Garance au bout de sa guérison. Elle l’aime avant, pendant, malgré. Elle comprend aussi progressivement qu’aimer quelqu’un ne donne aucun pouvoir magique sur sa maladie. L’une des nuances les plus touchantes de *Garance* tient précisément à cette dissociation entre amour et sauvetage : Pauline peut acheter de l’alcool pour celle qu’elle aime, supporter, attendre, accompagner, mais elle ne peut pas décider à sa place. Cette relation apporte au film ses moments les plus sensuels et les plus tendres sans faire disparaître la honte de Garance, notamment lorsqu’elle découvre qu’être aimée entièrement signifie aussi être vue entièrement. Sara Giraudeau ne cherche jamais à concurrencer la puissance de sa partenaire ; sa retenue lui donne au contraire une présence considérable. Le film est moins convaincant lorsqu’il ne fait plus suffisamment confiance à cette précision. Jeanne Herry possède un goût évident pour l’explication, et certaines consultations médicales ou discussions autour de l’addiction ont beau être crédibles, elles donnent parfois l’impression que le scénario veut s’assurer que le spectateur a bien compris ce que les scènes précédentes avaient déjà parfaitement montré. Le parallèle avec la maladie de la sœur de Garance pose un problème voisin. Sur le principe, confronter une femme qui détruit malgré elle un corps encore capable de vivre à une sœur dont le corps est attaqué indépendamment de toute volonté ouvre un vertige moral extrêmement fort. Mais le rapprochement devient parfois si explicite qu’il perd une partie de son pouvoir. Lorsque la leucémie, les traitements, l’alcoolisme et la menace qui pèse finalement sur le foie de Garance convergent, l’écriture paraît momentanément disposer ses éléments avec un peu trop de netteté. C’est une limite récurrente de *Garance* : Herry sait admirablement observer, mais elle éprouve parfois le besoin de conclure elle-même ce qu’elle vient d’observer. Sa générosité envers ses personnages est incontestable ; elle devient occasionnellement une forme de protection. Le récit approche plusieurs fois des endroits autrement plus inconfortables — la culpabilité de l’entourage, l’épuisement de Pauline, l’absurdité d’une dépendance qui survit même au bonheur, la possibilité concrète de mourir — avant de revenir vers une dramaturgie de la réparation plus balisée. Le dernier mouvement, notamment, condense la décision de vivre, le sevrage et la reconstruction avec une efficacité émotionnelle réelle, mais presque trop harmonieuse après avoir passé autant de temps à montrer combien l’addiction échappe justement aux progressions bien ordonnées. Le film reste lucide sur la persistance du désir de boire ; il aurait gagné à conserver jusqu’au bout davantage de cette inquiétude. Mais ces réserves n’annulent jamais ce que *Garance* réussit de plus précieux : faire d’une addiction non pas l’identité d’un personnage, mais une force qui modifie insidieusement toutes les autres dimensions de cette identité. Garance demeure actrice, amante, sœur, fille, amie ; elle demeure drôle jusque dans l’angoisse, désirante jusque dans la honte, capable d’une énergie prodigieuse alors même qu’elle organise chaque journée autour de ce qui l’abîme. Le choix du métier de comédienne devient d’ailleurs particulièrement pertinent : Garance passe son temps à entrer en scène, à dire un texte, à donner le change, à recommencer une prise. Son alcoolisme possède quelque chose de cette représentation permanente. Elle peut longtemps jouer celle qui va bien parce qu’elle n’a jamais entièrement cessé d’aller bien. C’est aussi pourquoi Adèle Exarchopoulos donne au film son unité profonde. Dans une œuvre volontairement foisonnante, parfois trop explicative, son visage maintient constamment ensemble ce que le scénario menace par instants de séparer : la joie et la détresse, la force et la dépendance, le désir de vivre et l’habitude de se détruire. Jeanne Herry ne signe pas tout à fait le grand film vertigineux que cette matière pouvait contenir ; elle en maîtrise trop soigneusement les issues, explique parfois ce qu’elle avait déjà su rendre sensible et transforme certaines contradictions en étapes dramaturgiques un peu trop lisibles. Mais elle réussit un portrait humain, vivant et remarquablement incarné, qui comprend quelque chose d’essentiel : le plus effrayant dans une addiction n’est pas toujours de voir une personne tomber. C’est de la voir tenir debout, rire, aimer, travailler — et comprendre peu à peu que le verre qu’elle croit utiliser pour rester dans le monde est devenu ce qui la sépare de lui.
Pierre842
Pierre842

46 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2026
On suit la vie de Garance qui est actrice et alcoolique. Cet alcoolisme a des répercussions sur sa vie personnelle et professionnelle.

Ça montre la difficulté d’en prendre conscience quand une personne à des problèmes avec l'alcool.
C’était un peu éducatif de voir comment des choses simples sont en fait mal pour notre santé.

Adèle Exarchopoulos était excellente, une très bonne performance dans ce rôle de femme alcoolique qui manque de confiance en elle et l'alcool qui est son refuge.
Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2026
Vu au festival de Cannes 2026.
Jeanne Herry retrouve Adèle Exarchopoulos pour cette chronique d'une descente aux enfers qui a le bon goût de ne pas en rajouter dans l'horreur. On est entraîné malgré nous dans cette spirale infernale. Et elle commence progressivement... Une bande originale qui porte bien son nom, entraînante, nous pose le décor et les intentions de la réalisatrice : le film va avancer. Courir même. Les scènes s'enchaînent rapidement, coupées par un cut ou un fondu qui laisse parfois atpeine le temps aux personnages de finir leur phrase. Mais c'est cela aussi la spirale. L'impression que les évènements s'enfilent comme les perles que Garance utilise en substitution... Même des éléments tragiques qui pourraient rajouter du pathos ne sont pas sur développés et se résolvent finalement assez vite.
Et au final c'est réussi.
Bien sûr c'est largement favorisé aussi par la performance d'Adèle Exarcopoulos. Juste, touchante, elle se démène avec ses démons sans nous les exposer verbalement. Le film ne cherche pas à expliquer les raisons du mal-être. Il continue simplement à avancer avec ses personnages.
Et parmi ces scènes, les dialogues entre Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau (qui commencent dès l'ouverture du film) sont largement au dessus. Quelle force incroyable dans l'écriture et la double interprétation de ces 2 femmes qui ne cherchent pas à se guérir mais juste à exister ensemble.
Beau et émouvant...
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

42 abonnés 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2026
C'est le grand retour de Jeanne Herry au cinéma, cette réalisatrice qui avait percuté mon coeur avec son film "Je verrai toujours vos visages".
Une nouvelle fois, elle prouve son amour des personnages et des histoires singulières.

C'est un film sur les huit ans de vie d'une jeune femme dans lequel on suit l'évolution de son addiction.

Ce qui m'a le plus frappé, c'est que le film prend le temps de montrer les strates de l'addiction sans basculer dans les clichés.
D'abord les fêtes, beaucoup d'alcool et des soirée avec les amis fêtards tout en continuant sa vie personnelle et professionnelle normalement : Le déni d'abord jusqu'à la prise de conscience.

Mais j'ai particulièrement été touchée par cette belle histoire d'amour qui m'a ému !
Celle qui aime une personne malgré la maladie, qui ne la juge pas et qu'elle aime tellement qu'elle est.

Cette phrase m'a particulièrement fait verser des larmes : "J'allais pas partir sans mon coeur".

Adèle Exarchopoulos est toujours aussi épatante ! Elle sait tout jouer et elle est vraie dans chacun de ses rôles !

Mais j'ai surtout retenu la prestation de Sara Giraudeau qui est extraordinaire !
Au début de sa carrière, j'avais beaucoup de mal avec elle mais plus je la vois, plus elle me touche !
Ici, elle est d'une beauté et d'une justesse impressionnante !

C'est un film qui m'a chamboulé, sûrement parce qu'il a réveillé en moi de vieux souvenirs enfouis.
Il a résonné en moi au plus profond et m'a fait cogiter un long moment après ma séance !!

C'est un sujet peu traité au cinéma car l'alcool est banalisé dans notre société même si la dépendance est malheureusement de plus en plus répandue mais encore marginalisée et honteuse. Je suis heureuse de voir la nouvelle génération assumer de ne pas aimer alcool et que les bars proposent de plus en plus de boissons originales sans alcool. Les mentalités évoluent doucement mais sûrement et ce n'est que le début !

Un cri du coeur puissant et une leçon de vie à voir absolument !
Chris G
Chris G

43 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
Sincère et honnête mais trop didactique et attendu sur son sujet balisé. Une gentille comédie proche du film promotionnel contre les addictions
khesanh76
khesanh76

39 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2026
On assiste au décrochage de Garance, addict à l'alccol ( avec une consommation de 2L de vin par jour ! ) et qui refuse de reconnaître sa dépendance.

Comédienne, elle perd des rôles et des petits jobs, mais rien à faire ! Elle est dans le déni. Ce film a le beau rôle de ne pas être moralisateur. Mais une étoile va surgir au milieu de la nuit. Cette étoile est représentée par Pauline (Sara Giraudeau) qui va l'accompagner avec bienveillance et compassion..
Ce film est à recommander pour tous ceux qui vivent cet état de dépendance.
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 70 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2026
Quelle merveille que ce film. Une fois de plus, Juliette Herry touche au coeur : sans mièvrerie, avec justesse, ses personnages sont lumineux. En premier lieu Adèle Exarchopoulos, de tous les plans, qui livre une prestation exceptionnelle.
max7_13
max7_13

39 abonnés 168 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Jeanne Herry suit de manière touchante le personnage de Garance, actrice festive alcoolique qui va tenter de se sevrer et se reconstruire après sa rencontre avec Pauline, jouée toute en finesse par Sara giraudeau. Vu en avant première dans le cadre de la reprise du festival de Cannes
caroceintrey
caroceintrey

36 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2026
Garance (Adèle Exarchopoulos) est comédienne, un peu galérienne : elle est membre d'une troupe de théâtre et s'en sort en courant après les cachets. Elle vit avec Joachim, c'est elle qui tient la baraque et elle n'en peut plus de ses amis squatteurs. Elle a un problème avec l'alcool : elle boit tous les jours depuis ses 18 ans, elle ne sait pas faire sans. Jusqu'au jour où elle ne peut plus faire illusion auprès de ses proches et son équilibre précaire va vaciller puis s'effondrer...

Après Elle l'adore avec Sandrine Kiberlain et les films chorale Pupille et Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry fait le choix de se centrer sur le personnage unique de Garance, même si celle-ci est très entourée par ses collègues de la troupe, ses amis et sa famille.

Après L'amour ouf et Chien 51, Adèle Exarchopoulos tient le rôle éponyme. Elle a selon les scènes le visage bouffi, cerné, marqué par l'addiction. Elle est très crédible dans ce rôle d'une jeune femme de 36 ans qui expérimente l'alcool mondain mais boit également seule dès le matin. Elle traduit ses peurs, ses doutes et ses contradictions avec beaucoup de conviction.

J'ai bien aimé la rencontre avec Pauline, une scénographe incarnée par Sara Giraudeau, et voir évoluer leur relation, notamment pendant la période du confinement. Elle se montre très compréhensive et patiente, par exemple quand elle dit "On fait tous comme on peut". Leurs voix off mêlées qui commentent le passé amoureux de Garance dès le générique est une bonne idée de mise en scène.

C'est drôle par moment grâce aux dialogues ciselés qui font mouche, surtout via le franc-parler de Garance qui s'apparente à du culot : par exemple, quand elle s'adresse à un médecin qui fait jeune et demande à parler à un vrai médecin diplômé ! Elle conserve ce naturel quel que soit l'interlocuteur en face. On sourit également via les échanges entre Garance et Pauline ou les interactions entre Garance et ses amis de soirée.

La relation entre Garance et sa sœur Charlotte est très franche, la comédienne Mathilde Roehrich est très touchante.

L'addictologue femme est formidable, elle s'adresse à Garance avec beaucoup de franchise, n'élude aucun aspect de cette maladie. Un autre médecin assène à Garance : "L'alcool c'est une béquille le soir et c'est un coup de poing dans la tête le lendemain matin". Jeanne Herry s'est inspirée du parcours d'une jeune femme et de son addiction à l'alcool, puis elle a fait relire son scénario à des addictologues qui ont joué le rôle d'expert. C'est pour cela que toutes les scènes médicales (consultations et sevrage) semblent très réalistes et très justes.

C'est un film très réussi qui sort au cinéma le 23 septembre 2026, à voir pour la performance d'Adèle Exarchopoulos qui tient le film de bout en bout.
Pierre E
Pierre E

34 abonnés 268 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2026
Quel superbe film que cette histoire de passions et d'addictions : d'abord la passion pour le théâtre, particulièrement bien rendue, pour une femme avec la solaire Sara Giraudeau et addiction hélas, pour l'alcool.
Adèle Exarchopoulos y est véritablement incroyable et j'aurais bien vu un double prix d'interprétation pour elle et Sara Giraudeau.
A noter les seconds rôles aussi excellents et en particulier l'addictologue incarnée par Hélène Alexandridis.
Une nouvelle réussite de Jeanne Herry à ne surtout pas manquer.
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