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La pleine réussite du long métrage libanais A Sad and beautiful World réside dans son choix de représenter le paysage d’une ville meurtrie, Beyrouth, tout en brossant le portrait de personnages soucieux d’y faire vivre leur amour : la peur des enfants au bruit des feux d’artifices, symboles de festivité, révèle l’instabilité politique d’une capitale qui n’aura de cesse de hanter le couple puis la famille, jusqu’aux coupures d’électricité et autres perspectives de départ – pour l’étranger, travail oblige, pour une autre terre à construire située sur une colline, au-dessus des troubles environnants. Cette difficulté à habiter l’espace se traduit également par l’interférence de différentes langues, reflet de l’aspect cosmopolite de la ville : on parle français, on tient un restaurant italien (« Chez Nino »), on s’adresse à ses collègues d’entreprise en anglais… Le son occupe une place essentielle, transition trouvée entre une réalité douloureuse et instable et la permanence d’un rêve, celui d’une île vers laquelle s’échapper, eldorado envoûtant.
Le cinéaste refuse tout misérabilisme en sautant d’une époque à l’autre et en développant un réseau de correspondances : des éléments résonnent et se reflètent entre deux âges, l’esthétisation prend le pas sur toute prétention documentaire à l’aide de ralentis et de poses parfois envahissantes mais constamment inscrites dans une quête du beau parmi les embûches et les décombres. Par exemple, spoiler: placer l’enfant net au premier plan et les parents qui se disputent flous au second révèle un point de vue cohérent,
choix répété plus tard quand les enfants devenus parents à leur tour se querellent gentiment. Une œuvre de toute beauté, au romanesque bienvenu en ces temps troublés.
Le cinéaste refuse tout misérabilisme en sautant d’une époque à l’autre et en développant un réseau de correspondances : des éléments résonnent et se reflètent entre deux âges, l’esthétisation prend le pas sur toute prétention documentaire à l’aide de ralentis et de poses parfois envahissantes mais constamment inscrites dans une quête du beau parmi les embûches et les décombres. Par exemple, spoiler: placer l’enfant net au premier plan et les parents qui se disputent flous au second révèle un point de vue cohérent,
choix répété plus tard quand les enfants devenus parents à leur tour se querellent gentiment. Une œuvre de toute beauté, au romanesque bienvenu en ces temps troublés.
Merveilleuse histoire d'amour étalée sur une trentaine d'années dans un Liban en Guerre. Yasmina et Nino se sont aimés comme des enfants et, 20 ans plus tard, suite à un concours de circonstances, ils vont se retrouver. Entre dialogues savoureux et moments graves, ce récit est touchant de bout en bout. La réalité d'une société malade va-t-elle prendre le pas sur les sentiments? Tel est l'enjeu de cette romance puissante émotionnellement, prix du public à la Mostra de Venise 2025. On passe du rire aux larmes avec un couple d'acteurs formidable. Si vous y ajoutez une touche de poésie, le résultat est transcendant.
Malgré les bonnes critiques, cela n’a pas fonctionné pour moi.
Ce n’est pas mauvais du tout, mais il y a certaines longueurs et trop de temps faibles (en particulier trop de flash backs) ou je me suis plutôt ennuyé.
Ce n’est pas mauvais du tout, mais il y a certaines longueurs et trop de temps faibles (en particulier trop de flash backs) ou je me suis plutôt ennuyé.
Une variation d’une comédie romantique qui évoque les dernières décennies douloureuses du Liban au travers le portrait d’un couple lumineux et bourré de charme. Le ton oscille entre l’humour parfois burlesque et une forme de gravité propre à la situation du pays. C’est une œuvre atypique mais attachante.
Du grand cinéma profond intelligent très bien filmé à voir absolument avec des acteurs fabuleux l’actualité est très bien traitée
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