Une affaire turque
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Hasanaydinv
Hasanaydinv

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5,0
Publiée le 15 août 2026
Un film finement réalisé sur la diaspora turque et les questions d’identité, porté par un Lionel Erdogan incroyablement !
Cigdemy95
Cigdemy95

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5,0
Publiée le 15 août 2026
Film captivant du début jusqu’à la fin. Très bon thriller . Bravo au réalisateur ainsi qu’a l’acteur principal qui a su mettre en lumière le personnage. Une belle réussite.
Salih
Salih

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4,0
Publiée le 16 août 2026
J’ai plutôt aimé le film, notamment parce qu’il s’inspire d’une réalité et que la dimension culturelle est vraiment bien amenée. En tant que personne concernée, certains éléments paraissent particulièrement justes. J’ai aussi aimé voir un acteur turc porter le premier rôle sans tomber dans les clichés habituels liés à l’immigration. Il a d’ailleurs une vraie présence, avec un petit côté Thomas Shelby.

Là où j’ai été plus déçu, c’est dans la construction psychologique du personnage. Je le vois comme un homme qui a réussi son ascension sociale et professionnelle, mais qui manque profondément d’ancrage, de racines et de construction intérieure solide, ce qui me paraît justement incohérent car une réussite sociale et professionnelle dans des métiers exigeants nécessite justement une forte construction intérieure.

J’ai l’impression que le film veut finalement transmettre une idée assez précise : celui qui s’éloigne de ses racines et de sa communauté finit par perdre quelque chose de lui-même, et doit renouer avec ses origines.

Le problème, c’est que cette intention finit par peser sur l’écriture du personnage. Mathieu est censé représenter cette rupture avec ses racines, mais certaines de ses actions sont tellement grosses et incohérentes avec son profil d’avocat qu’on sort du film.

C’est dommage, parce que la question culturelle est justement l’une des parties les plus réussies et les plus réalistes du film. Mais à force de vouloir faire passer un message politique et culturel assez explicite, le film simplifie la psychologie du personnage. Il aurait été beaucoup plus intéressant d’explorer réellement son manque d’ancrage, sa relation avec son père, le fossé générationnel, sa binationalité, ses ambitions et la tension entre ses différentes identités, puis de laisser le spectateur tirer lui-même la conclusion.

Le problème n’est donc pas le message en lui-même, mais le fait qu’il semble parfois dicter l’écriture du personnage. Et c’est précisément ce qui entache une partie du film.

La fracture avec son père notamment est intéressante, mais leur passé aurait dû être davantage exploré.

J’ai également trouvé la dimension politique trop présente et parfois trop « obvious ». Le film aurait gagné à être beaucoup plus subtil : laisser davantage les enjeux d’identité, de pouvoir et de société émerger naturellement plutôt que de donner trop directement une conclusion politique au spectateur.

La scène finale m’a en revanche beaucoup plu. Le fait qu’il se rappelle du coupable impuni à la télévision, puis sorte du kebab et se fonde dans la foule ouvre des réflexions.

Au final, un film intéressant parce qu’il part d’une réalité et réussit plutôt bien sa dimension culturelle, mais qui manque selon moi de profondeur psychologique, de cohérence et de subilité dans l’écriture.

Très encourageant pour la suite !
Clarisse Russel92
Clarisse Russel92

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5,0
Publiée le 17 septembre 2026
Un film qui ne laisse pas indifférent, plusieurs sujets, un avocat qui bascule vers la corruption inconsciemment, une figure tiraillée entre deux communautés, française et turque. Quel est le juste milieu ? Y-a-t-il un équilibre lorsque l'on est seul à vouloir faire la différence ? Le défi de migrant est-il de réunir ces deux mondes, le défi du pays d'accueil est-il d'accepter la singularité ? une ambiance de thriller séduisante, des dialogues et des personnages forts. Un film qui laisse aux spectacteurs ses pensées et ses réflexions, en nous poussant à trouver par nous même des réponses à ces questions de société très actuelles.
selenie

7 507 abonnés 6 758 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2026
On comprend bien, le jeune avocat a dû en baver, d'ailleurs peut-être plus pas la situation modeste de ses parents que réellement par ses origines d'où ce réflexe peut discret et assez lâche de cacher sa montre de luxe quand il se rend dans sa communauté. Un réflexe de simple arriviste comme si il savait qu'il n'était pas à sa place qu'il a pourtant honnêtement gagné. Le film a un peu de mal a démarré, mais la présentation de la vie de l'avocat, les petites nuances entre vie professionnelles et les codes turcs prennent places doucement avec une question qui arrive et donc on aura malheureusement jamais vraiment de réponse... SPOILERS voir site !... Ainsi, les relations intra-familiales manquent un peu de liens tangibles, d'actions-réactions plus ténues car on nous montre une famille turque a priori modeste et il paraît plutôt évident d'être fier d'un fils devenu avocat, il manque quelque chose pour étayer ces liens familiaux. Finalement cette partie s'avère donc secondaire car sous-exploitée, et on savoure déjà un peu plus le côté politico-judiciaire, et l'engrenage incontrôlable dans lequel glisse un Damien/Erdogan qui paraît à la fois trop sûr de lui et trop naïf. Le jeune avocat Damien multiplie les fautes, on est alors partagé, car apparemment c'est un excellent avocat d'affaire au point de devenir associé, mais au premier vrai couac il prend la pression. Un thriller semé de maladresses et de choix discutables, mais ça tient le route malgré tout pour une descente aux enfers socialo-professionnelle très efficace.
Site : Selenie
traversay1

4 552 abonnés 5 505 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2026
Il n'y a pas mieux placé que Hüseyin Aydin Gürsoy, réalisateur d'Une affaire turque, arrivé à l'âge de trois ans en France pour évoquer ce que signifie posséder une double culture. Son film prend son héros au moment où son travail paie enfin, avec une place au chaud en haut de l'échelle sociale. Sauf que le thriller est de ceux qui vont remettre cette position en péril, piégeant son personnage principal dans un engrenage terrible. Une affaire turque joue sur deux tableaux, celui du récit à suspense, plutôt bien mené, bien que parfois obligé de tirer sur des fils trop convenus et celui du portrait d'un transfuge de classe qui a dû s'éloigner de sa communauté d'origine, quitte à passer pour une sorte de traitre à la cause. Dans une France à plusieurs vitesses, le film égratigne la corruption et le racisme de certaines élites, tout en s'interrogeant sur ce qu'il reste de son origine quand on a fait tous les sacrifices pour s'élever et être reconnu comme un "gagnant." Cette partie-là, identitaire, est la plus passionnante et trouve dans le charismatique Lionel Erdogan un interprète de haut vol. Les seconds rôles, Charles Berling et Lubna Azabal, par exemple sont hélas nettement moins soignés, et fragilisent un peu l'entreprise. Il reste quand même de vraies questions posées sur une population, celle de la deuxième génération d'immigrés, qui n'est pas si fréquemment traitée par le cinéma français.
Yves G.

1 897 abonnés 4 152 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2026
Mustafa Duman (Lionel Erdogan) a grandi en banlieue parisienne avant de devenir avocat à Paris, dans le prestigieux cabinet de Claude Delval (Charles Berling). Il est sur le point de devenir associé s'il réussit une délicate négociation avec une entreprise gênée par l'adoption imminente d'une nouvelle législation européenne. Mustafa - qui se fait désormais appeler Mathieu - va peut-être trouver le moyen de retarder le vote du Parlement européen en passant un marché machiavélique avec un député européen dont l'assistant a agressé un conducteur turc de taxi proche de sa famille.

On ne voit pas souvent de films sur la communauté turque installée en France. Il faut remonter à 2005 et à "L'Empire des loups", une adaptation testostéronée d'un thriller de Jean-Christophe Grangé pour en trouver un. Une affaire turque cède à un certain exotisme en nous en montrant quelques événements marquants : la fête de Bayram (qui marque la fin du Ramadan) avec ses cadeaux échangés et les salutations aux aînés, la cérémonie du henné qui se déroule la veille d'un mariage...

"Une affaire turque" est particulièrement intéressant par son arrière-fond sociologique. Il évoque  l'immigration, le respect des traditions religieuses et culturelles qui entrent parfois en conflit avec l'intégration à la société méritocratique française, la fidélité à sa communauté d'origine... Mais cette évocation n'est qu'un arrière-fond. L'essentiel du fil est un thriller politique qui louche du côté de Jacques Audiard, de James Gray et de Rodrigo Sorogoyen.

Le scénario nous maintient en haleine tout le long du film, même s'il enregistre deux passages à vide à la fin de son premier et de son deuxième tiers, quand rien ne semble plus devoir le faire avancer. Ses coutures sont un peu trop visibles et ses rebondissements se laissent deviner juste avant de survenir. Ses personnages, tous plus retors les uns que les autres, évitent certes le manichéisme mais se complaisent dans leur noirceur. Je ne suis pas arrivé à déterminer si Lubna Azabal cabotinait dans son rôle ou jouait à la perfection un personnage caricatural.

On retiendra de ce film une révélation : Lionel Erdogan, dans le rôle titre, qu'on avait déjà vu à la télévision, mais quasiment jamais au cinéma. Sa beauté renversante rappelle Liam Neeson et Matthew McConaughey. Il interprète à la perfection le rôle de ce transfuge de classe, que les hauts milieux d'affaires parisiens tiennent dédaigneusement à bout de gaffe et auquel sa famille et sa communauté lui reprochent de les snober.
Cinéphiles 44

1 711 abonnés 4 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2026
"Une affaire turque" aborde la question de l’ascension sociale, du rapport aux origines et de la difficulté à échapper complètement à son passé. Lionel Erdogan apporte une certaine intensité à ce personnage partagé entre ses ambitions professionnelles et une communauté qu’il pensait avoir laissée derrière lui. Mais malgré un sujet prometteur, le film peine à dépasser les contours du thriller judiciaire classique. L’intrigue avance de manière assez prévisible et manque parfois de tension pour véritablement emporter.
islander29

1 059 abonnés 2 733 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2026
Un excellent film noir, sur le communautarisme turque en région parisienne. Sur fond, de politique européenne. Lionel Erdogan ( Matthieu rôle principal, avocat) est brillant dans son interprétation…
De même que la victime qu’il défend ( Metehan Aygün) C’est à la fois un film social et juridique, avec beaucoup de délicatesse dans ses analyses, et un regard sur les traditions turques qui soulèvent quelques questions. Quelques rôles féminins de belle facture. Ce cinéma porte des valeurs, et beaucoup d’enthousiasmes. À voir sans tarder et sans hésiter. Sans doute le film du mois.
Bart Sampson

428 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2026
Film vu en avant première le 10 août et qui m'a convaincu. Sujet peu traité mais déjà vu dans une version " iranienne" sur la difficulté d'être français mais aussi de rendre à sa communauté - ici Turque. La partie Thriller est très convaincante et la peinture sociale très juste car vu par le réalisateur qui a connu ce déchirement envers ses racines et son envie d'intégration.
Lubna Abzabal toujours excellente
Direct-actu.fr

410 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2026
Une affaire turque confronte Mathieu à une intégration qui semble toujours conditionnelle. Devenu avocat et proche d'accéder aux hautes sphères du pouvoir, il reste ramené à ses origines. Hüseyin Aydin Gürsoy construit un thriller politique où le plafond de verre se double d'un conflit intime : peut-on s'intégrer sans s'éloigner de sa famille, de sa culture et de ses traditions ?

Le film e part d'un paradoxe particulièrement cruel : Mathieu a accompli presque tout ce que le modèle de l'intégration attendait de lui. Il a travaillé, gravi l'échelle sociale, intégré un prestigieux cabinet d'affaires et changé jusqu'à son prénom pour faciliter son parcours professionnel. Pourtant, lorsqu'il approche enfin du statut d'associé, cette réussite ne suffit toujours pas à faire disparaître ses origines. Le plafond de verre ne tient plus seulement à l'accès aux fonctions de pouvoir. Il réside aussi dans l'impossibilité d'être regardé comme un Français dont l'origine n'aurait plus constamment besoin d'être rappelée.

Cette assignation devient d'autant plus violente qu'elle ne passe pas nécessairement par une hostilité déclarée. Lors d'un dîner chez Claude, une remarque apparemment bienveillante suffit à replacer Mathieu dans la catégorie de celui qui vient d'ailleurs. Sa réussite devient remarquable parce qu'elle est implicitement considérée comme moins ordinaire que celle des autres. Le film installe ainsi une discrimination diffuse, parfois enveloppée de bonnes intentions, dont il devient difficile de désigner un responsable précis.

Mathieu n'est cependant pas réduit au statut de victime. Lorsque Abdullah menace indirectement son ascension, l'avocat utilise à son tour les rapports de pouvoir qu'il a appris à maîtriser. Celui qui voulait entrer dans le système finit par exercer sa domination sur un jeune homme moins armé socialement. Le jeu magistral de Lionel Erdogan accompagne cette dégradation sans effacer l'ambivalence du personnage : peur du déclassement, culpabilité et désir de reconnaissance restent perceptibles derrière des décisions de plus en plus contestables.

À cette intégration toujours inachevée s'ajoute le conflit avec ses propres attaches. Mathieu demeure attaché à sa famille et aux traditions qu'il n'a jamais totalement abandonnées, tandis que sa trajectoire l'en éloigne progressivement. Son milieu professionnel continue de le renvoyer à ses origines, quand sa communauté peut désormais considérer certains de ses actes comme une trahison. Une affaire turque enferme ainsi son personnage dans un entre-deux particulièrement sombre : l'intégration exige des concessions identitaires sans jamais lui garantir, en retour, une appartenance complète.
Michel C.

379 abonnés 1 860 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2026
Encore un premier long métrage – l’ été est prolixe – de Hüseyin Aydin Gürsoy qui a puisé dans ses propres souvenirs pour ce scénario. A l’ image du rôle principal confié à Lionel Erdogan, Mustafa Duman, il est d’ origine Turque. Son personnage a francisé son prénom en « Mathieu » afin de faciliter son insertion et cela a plutôt bien fonctionné pour lui. Ses parents habitent toujours une commune du nord de la banlieue parisienne, où la communauté est fortement ancrée. Tout démarre sous les meilleurs auspices, pour Mathieu qui réussit plutôt bien dans les affaires traitées dans son métier d’ avocat. La mise en situation est parfaitement posée, alors qu’ un simple geste malheureux va compromettre le bel avenir du jeune homme. Et de manière indirecte, car non concerné au premier chef, et voulant rendre service à sa sœur, le ciel – ou plutôt les codes de la communauté Turque – vont lui tomber dessus… Extrêmement bien ficelé, la mise en scène de ce thriller est très finement développée, avec toute la force intérieure du personnage ( Mathieu / Mustafa ) interprété par Lionel Erdogan qui n’ est pas sans rappeler le fantastique Liam Neeson dans les « Taken » et son charisme et une réelle ressemblance physique. Remarquable première réalisation de Hüseyin Aydin Gürsoy, qui nous captive avec cette intrigue imparable et par le casting des rôles confiés à Charles Berling ( pardait ), Metehan Aygün, ou la solaire Lubna Azabal, sans oublier Maud Wyler et Lou Howard, épatantes toutes deux…. Une savoureuse maîtrise du sujet, captivant…… !!**
Joce2012
Joce2012

269 abonnés 790 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2026
Très bon scénario, suspense assuré du début à la fin avec en prime une très belle interprétation, un bon moment qui confirme que l'argent est maître du monde
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2026
Mathieu, avocat d’affaire destiné à un brillant avenir, se rapproche de la communauté turque dont il s’est éloigné pour aider un jeune taximan victime de racisme.
Film touffu qui développe de front plusieurs thèmes comme la corruption des hommes de pouvoir ou la difficulté de se couper de ses racines.
C’est un thriller politique réussi, intelligent et plutôt sombre et résigné sur ce qu’est l’identité.
capirex
capirex

206 abonnés 889 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2026
Premier Long Métrage de Hüseyin Aydin Gürsoy, né en Turquie en 1988 et arrivé en France à l’âge de 3 ans ( Intéressant de le savoir son film prenant alors sens ) , fort intéressant avec une intrigue qui sait embrasser les codes du thriller en racontant l’histoire d’un personnage issu d’une minorité et soulève alors une question récurrente : comment s’adapter et s’intégrer à une nouvelle culture sans perdre ce que l’on a déjà ? C'est une histoire sous fond de transfuge de classe .
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