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Film intégralement noir.
Le "héros" , un avocat d'origine turque, n'écoutera jamais sa conscience et négociera avec des gens puissants afin d'empêcher le recours à la justice pour une victime d'origine turque elle aussi, qui a subi dans son travail insultes et violences racistes.
Jusqu'à l'extrême dernière scène du film face à un cadre de la police judiciaire, l'avocat niera la vérité.
Qu'en retenir ? Qu'a voulu suggérer le réalisateur ?
Une dénonciation des avocats ? puisque
spoiler:
même l'avocate travaillant dans une association humanitaire va marchander avec son confrère la possibilité de bloquer le recours à la justice en exigeant que son cabinet rompe avec une personnalité spoiler:
D'où le sentiment de noirceur. La victime est abandonnée par les professionnels .
spoiler:
il ne parviendra pas à obtenir justice. Même sa mort brutale n'aboutira à aucune reconnaissance : " C'est comme s'il n'avait pas existé" dit le cadre de la PJ en annonçant le transport du corps en Turquie. spoiler:
Que dénonce le réalisateur ?
Le "héros" , un avocat d'origine turque, n'écoutera jamais sa conscience et négociera avec des gens puissants afin d'empêcher le recours à la justice pour une victime d'origine turque elle aussi, qui a subi dans son travail insultes et violences racistes.
Jusqu'à l'extrême dernière scène du film face à un cadre de la police judiciaire, l'avocat niera la vérité.
Qu'en retenir ? Qu'a voulu suggérer le réalisateur ?
Une dénonciation des avocats ? puisque
spoiler:
même l'avocate travaillant dans une association humanitaire va marchander avec son confrère la possibilité de bloquer le recours à la justice en exigeant que son cabinet rompe avec une personnalité spoiler:
D'où le sentiment de noirceur. La victime est abandonnée par les professionnels .
spoiler:
il ne parviendra pas à obtenir justice. Même sa mort brutale n'aboutira à aucune reconnaissance : " C'est comme s'il n'avait pas existé" dit le cadre de la PJ en annonçant le transport du corps en Turquie. spoiler:
Que dénonce le réalisateur ?
Hüseyin Aydin Gürsoy nous entretient avec bonheur des choix ou des obligations concernant l’intégration en France des enfants issus de l’immigration, une intégration souvent très difficile du fait du rejet dont ils sont trop fréquemment victimes. Cette recherche d’intégration peut aller d’un total repli dans sa communauté d’origine au désir de s’en extraire complètement en passant par un entre-deux consistant à rechercher l’intégration tout en restant fidèle à certaines pratiques liées à ses origines, qu’elles soient d’ordre culinaires, religieuses, musicales ou, tout simplement, d’entraide. Dans le temps, les aveyronnais « montant » à Paris ou les bretons arrivant à la Gare Montparnasse ont bien connu ce genre de dilemme ! Pour incarner Mathieu/Mustafa, le réalisateur a choisi le comédien Lionel Erdogan dont le patronyme ne laisse guère de doute quant à son origine familiale, ce qui ajoute une couche de vérité supplémentaire à son film. A ses côtés, Charles Berling interprète le rôle de Claude Delval et Lubna Azabal, toujours aussi impériale quelle que soit l’importance du personnage qu’elle incarne, celui d’une avocate plutôt retorse, aux origines maghrébines, qui va remplacer Mathieu/Mustafa lorsque Abdullah va vouloir changer d’avocat. Dans ce film où la musique d’Emrah Kaptan trouve sa juste place, toujours utile, jamais nuisible, toujours agréable à l’écoute, celles et ceux qui ont vu Le comte de Monte Cristo pourront reconnaître la voix de la chanteuse franco-turque Gül Hacer Toruk qu’on entendait à deux reprises interpréter de façon magnifique « Le chant d’Haydée » dans ce film et qu’on retrouve ici chantant à l’occasion d’une fête de fiançailles. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Un film sur le monde des avocats , pas toujours intègre malgré leur metier qui devrait l’être. Un bon melange entre suspens , integration et sur la communauté turque.
Excellent thriller, avec un scénario qui nous tient en haleine du debut à la fin grâce aux rebondissements permanent et aux interprètes impliqués.
Très efficace et à ne pas rater.
Très efficace et à ne pas rater.
"Une affaire turque" s'impose comme un thriller captivant. Très vite, l'intrigue enclenche un engrenage redoutable où chaque rebond, aussi inattendu soit-il, conserve une logique implacable tout en tirant le récit vers des zones toujours plus sombres. Le film tire une grande force de son immersion au cœur d'une communauté rarement mise en lumière au cinéma, abordant des thématiques lourdes comme le communautarisme, la corruption et les compromissions sans jamais tomber dans le manichéisme. Côté distribution, Lionel Erdogan crève l'écran avec une intensité et un charisme remarquable. Et quel plaisir de croiser Charles Berling, parfait même dans une partition secondaire. Un polar solide, maîtrisé de bout en bout et porté par un regard juste et nuancé.
Que ça fait plaisir de voir un film Turc vu qu'il y en a de moins en moins au cinéma de plus il y a pas mal d'action ,on comprend un peu mieux la communauté Turque ,le trés chés charmant Lionel Erdogan ajoute la touche supplémentaire bien venue j'espère revoir très vite cet acteur
Film plutôt caricatural sur la communauté turque et les pots de vin dans le monde des avocats. La fin est assez prévisible. Dommage
Film hyper original prenant en toile de fond la communauté turque pour y mêler une sombre affaire politique et sociale.
J’ai vu ce film en avant-première en présence du réalisateur et acteur et c’etait très enrichissant.
Les plans sur Lionel Erdogan sont assez saisissants. Je pense notamment lorsqu’il est dans la cuisine et regarde son père dans le salon. Les silences parlent et j’adore ça au cinema.
J’espère que l’on verra enfin cet acteur plus souvent au 1er plan car il le merite. On sent qu’il a beaucoup travaillé son rôle (même pour courir aussi bien sur un tapis lol).
La mise en scène est assez sobre mais efficace. Tout comme la musique, à la fois envoûtante et c’est elle qui viendra donner le rythme à l’histoire.
C’est sans aucun doute le polar de l'été
J’ai vu ce film en avant-première en présence du réalisateur et acteur et c’etait très enrichissant.
Les plans sur Lionel Erdogan sont assez saisissants. Je pense notamment lorsqu’il est dans la cuisine et regarde son père dans le salon. Les silences parlent et j’adore ça au cinema.
J’espère que l’on verra enfin cet acteur plus souvent au 1er plan car il le merite. On sent qu’il a beaucoup travaillé son rôle (même pour courir aussi bien sur un tapis lol).
La mise en scène est assez sobre mais efficace. Tout comme la musique, à la fois envoûtante et c’est elle qui viendra donner le rythme à l’histoire.
C’est sans aucun doute le polar de l'été
Pour Mathieu, brillant avocat promis à un grand avenir à Paris, ses origines turques semblent lointaines tant il s'est fait une place au sein d'un grand cabinet. Mais lorsqu'il revient à Aulnay-sous-Bois, Mustafa, de son vrai prénom, va accepter de rendre un service et déclencher le courroux de la communauté et de sa famille. Thriller politico-social sur fond de racisme, ce film mené par Lionel Erdogan (que je ne connaissais pas et très convaincant) est d'assez bonne facture. On sent que les origines sociales du personnage principal sont reniées mais finissent toujours par vous rattraper (au bureau ou en famille). Dommage que Charles Berling soit cantonné à un second rôle quelconque dans ce portrait d'un immigré de seconde génération d'une population rarement mise en avant au cinéma.
Portrait d'un transfuge de classe qui perd ses valeurs, par arrivisme.
Après un début très prometteur, le scénario ne tient pas ses promesses et se délite peu à peu tout au long de l'intrigue.
Le manque de crédibilité dans une scène à la fois clef et conclusive ( on l'a relèvera à la condition, il est vrai, d'avoir quelques connaissances juridiques de base ), a achevé ma patience et m'a semblé beaucoup trop problématique pour m'autoriser à avaler le morceau !
Vu à l'Ugc Danton
Après un début très prometteur, le scénario ne tient pas ses promesses et se délite peu à peu tout au long de l'intrigue.
Le manque de crédibilité dans une scène à la fois clef et conclusive ( on l'a relèvera à la condition, il est vrai, d'avoir quelques connaissances juridiques de base ), a achevé ma patience et m'a semblé beaucoup trop problématique pour m'autoriser à avaler le morceau !
Vu à l'Ugc Danton
Dans la lignée de l’excellent « Little Jaffna « sur la communauté tamoule, ce film signé par un autre jeune réalisateur réussit son pari immersif. On entre dans l’intimité d’une famille et de la communauté turque, et l’on y apprend beaucoup.
Le film pèche malheureusement par un manque de moyens qui se ressent à l’écran : l’accumulation de cadrages serrés et le manque de décors font que l’image manque d’espace. De plus, le scénario s'avère parfois confus et manque de crédibilité.
Le film pèche malheureusement par un manque de moyens qui se ressent à l’écran : l’accumulation de cadrages serrés et le manque de décors font que l’image manque d’espace. De plus, le scénario s'avère parfois confus et manque de crédibilité.
L’impression de regarder un mauvais téléfilm. Lionel Erdogan incarne Mathieu, un avocat qui s’est éloigné de sa communauté turque pour gravit l’échelle sociale. Alors qu’un dossier important lui est confié, la situation d’un proche va tout faire chavirer. Ce qui ne va pas dans le film, c’est que tout va trop vite. Le scénario défile, déroule, avec des dialogues sans émotion, on ne cherche que l’efficace, pas la nuance. Résultat, je suis passé totalement à côté : tout m’a semblé invraisemblable, sans saveurs.
Desincarné. Le scenario est plein de rebondissements mais on a du mal à s identifier au personage principal qui traverse tous ces evenements. Un film glacé mais pas rafraichissant. Un bon point pour la musique.
Mathieu Duman est à deux doigts de décrocher l'association dans un influent cabinet d'affaires. Il travaille sans compter, sans vie privée, sous l'œil d'un patron-mentor, Claude Delval, qui l'a repéré et qui le tient. Mathieu s'appelait Mustafa : il a francisé son prénom et pris ses distances avec la communauté turque dont il est issu, condition tacite de son ascension. Quand sa sœur lui demande d'aider Abdullah, jeune chauffeur de taxi agressé par un espoir de la politique locale, il accepte du bout des lèvres, certain de pouvoir régler ça comme il règle tout : discrètement, à l'amiable, sans vagues. Sauf qu'Abdullah ne veut pas d'un chèque, il veut la justice. Et que le cabinet, lui, a d'autres intérêts à protéger. Chaque arrangement bricolé par Mathieu accouche alors d'un problème plus gros que le précédent.
Le film est d'une sobriété tenue. 1h32 sans une once de gras, un montage (Julia Maby) qui resserre l'étau plan après plan, une image (Romain Le Bonniec) qui oppose sans surligner le verre froid des tours d'affaires et la lumière chaude des intérieurs familiaux. La mise en scène de Hüseyin Aydin Gürsoy est discrète, presque effacée, et c'est tant mieux : elle laisse le scénario travailler. La musique d'Emrah Kaptan se fait oublier quand il le faut et surgit quand il le faut, portée par la voix de la chanteuse franco-turque Gül Hacer Toruk. Une scène de huis clos dans une voiture, avec les gros bras de l'ancienne cité, m'a scotché.
Côté interprétation, quel plaisir de découvrir des visages qu'on ne connaît pas. Lionel Erdogan, qui décroche là son premier grand rôle au cinéma, tient le film de bout en bout : une gueule, une tension permanente sous le vernis, un homme qui sourit en salle de réunion et transpire dans l'ascenseur. Il avait été engagé deux ans avant le tournage et a fait les essais avec tous ses partenaires ; ça se voit, le personnage est habité. Metehan Aygün lui donne une réplique âpre en Abdullah. Face à eux, Charles Berling est parfait en mentor cynique et Lubna Azabal impeccable en consœur nettement moins vertueuse qu'annoncé.
J'ai beaucoup aimé cette succession de situations où l'avocat s'enfonce chaque jour davantage, empilant les mensonges pour couvrir les précédents et pour stopper un engrenage qu'il ne fait qu'accélérer. C'est une lente descente aux enfers, l'illustration parfaite du passage de Charybde en Scylla : chaque issue est un piège plus fermé que le précédent. Et en creux, la question de l'appartenance. Celle qu'on quitte et qui vous le fait payer, la trahison ressentie par les siens, la vision clanique qui fait qu'on ne s'intéresse jamais aux autres communautés ni aux individus indépendamment de leur clan. Mathieu n'est plus tout à fait des siens et ne sera jamais tout à fait des autres.
Le film naît d'une expérience intime. Comme son héros, Gürsoy est arrivé de Turquie enfant et a francisé son prénom à 21 ans pour trouver du travail, expérience douloureuse qui lui a fait mesurer le poids de la discrimination systémique. Après quinze ans de courts métrages sur la communauté turque et les rapports père-fils, il a sollicité le scénariste Ludovic du Clary (Burn Out) pour l'aider à écrire son premier long. Le projet démarre en 2022 sur un document de quatre pages, s'intitule d'abord Le Transfuge, et l'écriture dure deux ans. Produit par Les Films du Clan avec le soutien du CNC et de son Fonds Images de la diversité, il a été tourné à l'automne 2025 pour un budget modeste.
Réception : 3,2/5 de moyenne presse sur AlloCiné, 3,9/5 côté spectateurs. La critique salue unanimement Erdogan et Berling, quelques-uns trouvent le versant « monde des affaires » plus convenu que la peinture de la communauté — je le concède volontiers. Sorti le 12 août dans une centaine de salles, le film a réuni près de 28 000 spectateurs la première semaine. Beaucoup mieux qu'un premier film honorable : une vraie découverte.
Le film est d'une sobriété tenue. 1h32 sans une once de gras, un montage (Julia Maby) qui resserre l'étau plan après plan, une image (Romain Le Bonniec) qui oppose sans surligner le verre froid des tours d'affaires et la lumière chaude des intérieurs familiaux. La mise en scène de Hüseyin Aydin Gürsoy est discrète, presque effacée, et c'est tant mieux : elle laisse le scénario travailler. La musique d'Emrah Kaptan se fait oublier quand il le faut et surgit quand il le faut, portée par la voix de la chanteuse franco-turque Gül Hacer Toruk. Une scène de huis clos dans une voiture, avec les gros bras de l'ancienne cité, m'a scotché.
Côté interprétation, quel plaisir de découvrir des visages qu'on ne connaît pas. Lionel Erdogan, qui décroche là son premier grand rôle au cinéma, tient le film de bout en bout : une gueule, une tension permanente sous le vernis, un homme qui sourit en salle de réunion et transpire dans l'ascenseur. Il avait été engagé deux ans avant le tournage et a fait les essais avec tous ses partenaires ; ça se voit, le personnage est habité. Metehan Aygün lui donne une réplique âpre en Abdullah. Face à eux, Charles Berling est parfait en mentor cynique et Lubna Azabal impeccable en consœur nettement moins vertueuse qu'annoncé.
J'ai beaucoup aimé cette succession de situations où l'avocat s'enfonce chaque jour davantage, empilant les mensonges pour couvrir les précédents et pour stopper un engrenage qu'il ne fait qu'accélérer. C'est une lente descente aux enfers, l'illustration parfaite du passage de Charybde en Scylla : chaque issue est un piège plus fermé que le précédent. Et en creux, la question de l'appartenance. Celle qu'on quitte et qui vous le fait payer, la trahison ressentie par les siens, la vision clanique qui fait qu'on ne s'intéresse jamais aux autres communautés ni aux individus indépendamment de leur clan. Mathieu n'est plus tout à fait des siens et ne sera jamais tout à fait des autres.
Le film naît d'une expérience intime. Comme son héros, Gürsoy est arrivé de Turquie enfant et a francisé son prénom à 21 ans pour trouver du travail, expérience douloureuse qui lui a fait mesurer le poids de la discrimination systémique. Après quinze ans de courts métrages sur la communauté turque et les rapports père-fils, il a sollicité le scénariste Ludovic du Clary (Burn Out) pour l'aider à écrire son premier long. Le projet démarre en 2022 sur un document de quatre pages, s'intitule d'abord Le Transfuge, et l'écriture dure deux ans. Produit par Les Films du Clan avec le soutien du CNC et de son Fonds Images de la diversité, il a été tourné à l'automne 2025 pour un budget modeste.
Réception : 3,2/5 de moyenne presse sur AlloCiné, 3,9/5 côté spectateurs. La critique salue unanimement Erdogan et Berling, quelques-uns trouvent le versant « monde des affaires » plus convenu que la peinture de la communauté — je le concède volontiers. Sorti le 12 août dans une centaine de salles, le film a réuni près de 28 000 spectateurs la première semaine. Beaucoup mieux qu'un premier film honorable : une vraie découverte.
Très bon thriller sur fond de dilemme moral. Excellents comédiens, et en particulier Lionel Erdogan, remarquable dans le role principal.
Un beau film pour réfléchir sur l'enfermement communautaire et l'assignation à résidence identitaire.
Un beau film pour réfléchir sur l'enfermement communautaire et l'assignation à résidence identitaire.
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