Sur une trame policière le cinéaste et l'acteur principal, Lionel Erdogan, ont réussi un film dense, rythmé et fort sur la difficulté à être seulement soi-même quand on porte les espoirs d'une communauté humaine à que la société ne regarde pas d'une manière équitable. C'est aussi un film qui porte sur les conséquences d'une erreur initiale de l'être humain. Par le traitement scénaristique l'anti-héros est en permanence sous pression et l'on songe assez à une grande composition étatsunienne.
Une espèce de thriller sous ambiance mi-turque, mi-bourgeoisie française, dans le milieu des cabinets d’avocats, avec un avocat d’origine turque, plein d’ambitions. Des erreurs de vision de ce même, avocat. Et c’est la descente aux enfers. Pas mal pour un premier film. Et l’acteur qui joue l’avocat d’origine turque est très crédible. On voit le poids des traditions, difficile d’en échapper
Ai vu « Une affaire turque », premier film du réalisateur turc Hüseyin Aydin Gürsoy. Ce film qui a des allures de thriller bénéficie d’un synopsis très ingénieux et efficace que le scénario ne sait pas toujours développer sur la durée et qui pose sur l’écran à la finale des problèmes de rythme. Mustafa (Lionel Erdogan très bien) a vécu en banlieue nord parisienne. Quand il devient avocat dans un grand cabinet à Paris, il se fait appeler Mathieu et a bien du mal à revenir sur les lieux de son enfance où habitent toujours ses parents. Alors qu’il devient associé dans un cabinet d’affaires qui appartient à Claude Delval (Charles Berling), sa famille lui demande d’aider un jeune homme de la communauté turque (Metehan Aygün) qui est victime d’un acte raciste. Mathieu par trop d’assurance et d’orgueil, va mettre en danger le cabinet et tout son avenir en acceptant cette affaire. Chaque scène forte du film est systématiquement interrompue par des scènes de remplissage accompagnées d’une musique insipide. Cette impression d’accélération et de décélération brutale tout au long de la projection est vite lassante. Des fulgurances dans le scénario, une interprétation magistrale de Lubna Azabal dans le rôle d’une avocate concurrente contrebalancent une mise en scène qui manque d’originalité. L’appartenance à une communauté et à l’envie de s’en démarquer, la notion d’identité et à son désir de s’en affranchir, la réussite sociale qui fait des envieux mais qui peut être aussi accompagnée de remords… le tout saupoudré de corruption, de manigances politiques auraient mérité plus de tensions. La spirale dans laquelle est enfermé Mathieu, perd de sa vitesse dans le dernier tier du film, où le scénario devient plus attendu et paradoxalement pas très crédible. Il faut noter le jeu intense tout en introversion de Lionel Erdogan qui donne du liant là où le film manque de fluidité dans la narration et de tension dans la réalisation.
tellement décevant...un scénario digne d'un téléfilm français sans originalité, des situations prévisibles et parfois déconcertante car poussées et caricaturale, des personnages eux meme caricaturés et archi convenus, heureusement bien interprétés (mais les bons acteurs sauvent t ils le film? meme n'est pas convainquant...). suis parti quelques minutes avant la fin tellement jetais en désaccord avec l'histoire qui devenait ridicule...le thriller de l'été ??? on nous prends pour qui et quoi??? cela ne fait pas honneur a la communauté turque
Deux Rendez-vous sont pris : le premier avec le réalisateur car pour un premier film , ce film est bien maîtrisé, bien ficelé et le deuxième rendez-vous, sans doute le plus prometteur, est avec son acteur principal : Lionel Erdogan … formidable ; c’est sur lui qui repose le film et c’est aussi lui qui lui donne la dimension dramatique, le seul à donner à son personnage, une vraie densité.
Un brillant avocat d'affaires d'origine turque retombe sous l'influence de sa communauté pour avoir "rendu un petit service". Excellent thriller, muni d'un scénario solide, bien écrit et haletant. Un engrenage sans fin qui broie et détruit les espoirs d'intégration, et rejete dans l'anonymat un fils de france issu de l'émigration.
En tant que descendant d'immigré, s'élever par le travail. Tracer son sillon. Devenir un exemple. Défendre sa communauté. Le personnage principal, bien interprété, est l'archétype passif et/ou actif sujet à toutes ces injonctions. Un thriller bien mené qui interroge intelligemment une société qui, trop souvent, ramène aux origines, renferme malgré la promesse républicaine
Classique dans sa forme, une plongée réaliste et jamais manichéenne dans les déboires d’un brillant avocat tiraillé entre vie professionnelle et attachement à sa communauté. Efficace et juste, convaincant par son propos et ses acteurs, mais parfois trop attendu.
J’ai adoré Lionel Erdogan, remarquable dans le rôle de Mathieu ( avec ses faux airs à la Christian Bale). Un personnage complexe, ambitieux, parfois sombre, qui s’est construit une réussite en s’éloignant de ses origines, sans jamais parvenir tout à fait à s’en affranchir. Il y a chez lui ce tiraillement discret entre le monde qu’il a quitté et celui qu’il rêve d’intégrer, avec ses codes, son pouvoir et ses apparences. le film révèle un système gangrené par les privilèges, où ceux qui n’en maîtrisent pas les codes restent condamnés à l’impuissance. Un film profondément humain, authentique et bien plus subtil qu’il n’en a l’air.