Ils sont de retour… et ils brossent toujours du slime avec panache
. Fantômes 2 n’a pas la fraîcheur du premier, c’est vrai. Mais il en garde l’esprit. Plus coloré, plus bizarre, parfois plus absurde, ce second opus assume son côté grand spectacle new-yorkais un peu cartoonesque — et ça marche, surtout quand on est prêt à se laisser porter par son humour décalé et son imaginaire gluant.
Cinq ans ont passé, et nos chasseurs de spectres sont devenus des has-beens — relégués aux anniversaires d’enfants et aux galères juridiques. Mais il suffit d’un tableau flippant, d’un slime rose psychique et d’un bébé en danger pour que l’équipe ressorte ses proton packs. L’intrigue est plus loufoque, moins structurée, mais l’ambiance est là. New York devient un personnage à part entière : capricieuse, électrique, hantée par ses propres névroses.
Bill Murray, toujours en roue libre, balance ses répliques avec un détachement jouissif. Dan Aykroyd, Harold Ramis et Ernie Hudson assurent derrière, avec cette alchimie qu’on ne fabrique pas — elle est juste là, naturelle, indémodable. Et même si l’humour est parfois plus gentil, moins corrosif, il conserve ce charme de comédie fantastique à l’ancienne, où le grotesque n’est jamais très loin de la tendresse.
Le vrai plaisir de . Fantômes 2, c’est son énergie. Le slime réagit aux émotions humaines, la ville devient hostile ou chaleureuse selon les ondes, et tout le message du film tient en un pari naïf mais attachant : si on croyait un peu plus aux bonnes vibes, peut-être qu’on pourrait chasser nos propres démons.
Ce n’est pas une révolution du genre. Mais pour une suite, c’est une fête nostalgique, généreuse, et parfois même poétique. Un film qui n’a pas peur du kitsch, parce qu’il le porte avec fierté.