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Bruno65
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4,0
Publiée le 5 mai 2010
Un Hitchcok d'excellente facture que je ne connaissais pas,mélant adroitement humour noir,meurtre sadique et suspense prenant.Merci à Arte de l'avoir diffusé!
Avant dernier film d’Alfred Hitchcock, « Frenzy » (Grande-Bretagne, 1972) signe le retour du cinéaste dans son pays natal. Succès en salle à l’époque de sa sortie, l’œuvre retranche l’esprit anti-bourgeois d’Hitchcock jusqu’à sa plus extrême expression. Un tueur en série sévit à Londres en étranglant des femmes avec une cravate, jouissant devant leurs yeux convulsés. Film de bout de course, « Frenzy » laisse entrevoir ce qui reste de l’art d’Hitchcock après que toutes les fioritures aient été soustraites. Conclusion : Hitchcock n’est pas Lang ! Tandis que le cinéaste germanique tendait son œuvre jusqu’à l’épure la plus aboutie (cf. « Beyond a Reasonable Doubt »), le cinéaste britannique embraye chaque film comme un nouveau départ. Ainsi « Frenzy » est moins un dernier film que l’embranchement d’une nouvelle période. La photographie, assez laide, froide, d’une teneur plastique frêle, augure les téléfilms européens (type « Inspecteur Derrick » ou les foireuses adaptation d'Agatha Christie). Il reste le scénario pour gonfler le film d’un nouvel intérêt. Là, en revanche, Hitchcock trahit une inspiration essoufflée, perdant le succès de ses intrigues retorses pour se contenter d’un brave récit de serial killer. Bien sûr, le cinéaste joue toujours des « points de subjectivation », de ce que sait le spectateur de plus que le personnage et qui produit chez lui l’effet de suspens. « Frenzy » se savoure alors comme le prospectus rétrospectif de ce qu’était Hitchcock. Triste constat, plaisant, mais assez rétrograde. D’autant plus rétrograde que l’humour développé dans le film délaisse la finesse bunuelienne qu’il pouvait y avoir dans « Torn Curtain » pour préférer un humour macabre débridé, comme cette fameuse scène du meurtre dans le bureau où une femme morte par strangulation garde, en gros plan, sa langue entière pendue hors de la bouche. La vision du monde portée par « Frenzy », exprimée par l’ordonnancement des personnages et des situations, délaisse paradoxalement un goût de la mise en scène, alors incarné dans les années 50-60 par nul autre mieux qu’Hitchcock.
frenzy est tout simplement le moins bon des hitchcock que j'ai vu!! pas de suspens (coupable reveler en quelques minutes),et tout simplement le film le plus malsain qu'il ai realiser ( scene de nue des femmes),le maitre du thriller a suspens se noie ici et nous offre un film hacher et mal raconter!! meme si j'avoue la scene dans le camion de patate est reussit!! on assiste a un film plus que moyen ,peut etre l'age et le manque d'inspiration en cette annee 1972!! le debut de la fin ,pas le hitchcock a retenir evidement..
Le réalisateur va aller beaucoup plus loin que dans ses précédents films les seventies ouvrant sans nul doute plus de perspectives. Le film prend ainsi une dimension inédite dans un film d'Hitchcock, un viol pervers suivi d'un meurtre psychopathe assez choquant pour marquer les esprit, assez malaisant pour décontenancer le spectateur avec un soupçon de nudité tout à fait nouveau chez Hitchcock. La tension est désormais palpable et Hitchcock l'utilise de façon géniale en agissant de façon complètement inverse pour le meurtre suivant. L'affaire et l'intrigue sont sales et ignobles mais le réalisateur instille comme à son habitude son humour noir et macabre comme avec cette séquence ridiculement drôle du sac à patate ou les savoureux dîners du policier que lui concocte son épouse. Le grand final n'est pas parfait mais est sauvé par un réplique qui a tout pour être culte : "Vous ne portez pas votre cravate, monsieur Rusk." Un excellent moment et un grand film trop méconnu qui mériterait une vraie reconnaissance. Site : Selenie
J’étais étonné de voir Hitchcock filmer des losers alors que ses héros étaient des gentlemen élégants et riches, mais cette incursion dans le sordide est assez réussie. Cet homme faussement accusé qui se rend chez l’assassin avec sa barre de fer est un homme perdu qui nous tient en haleine. Comment va-t-il s’en sortir ? Un film à suspense sympa
Un prédateur pervers sévit dans le Londres poisseux des années 70. Un Hitchcock pur jus, à l’intrigue prenante et plein d’humour noir, servie par une mise en scène brillante.
Les dix dernières années de la carrière d’Alfred Hitchcock sont unanimement reconnues comme étant moins bonnes que le reste de sa période hollywoodienne. Cependant, dans cette dernière partie de sa filmographie, Frenzy est généralement assez apprécié. Et pourtant, nous sommes face à une œuvre changeant un peu des standards auxquels le cinéaste nous avait habitué. Si nous suivons une histoire semblant mélanger deux aspects de ses filmsspoiler: (d’un côté, le trajet d’un meurtrier comme dans L’Ombre d’un doute ou Psychose et, de l’autre, le thème de l’innocent injustement accusé comme dans Les 39 Marches ou La Mort aux trousses) , que certains choix narratifs évoquent d’autres présents dans ses précédents filmsspoiler: (on s’identifie au tueur quand il cherche son insigne comme le réalisateur nous avait fait nous mettre à la place de Norman Bates lorsqu’il cherchait à effacer les trace de l’assassinat de Marion Crane dans Psychose) , qu’il fait toujours preuve d’humourspoiler: (notamment dans les séquences où l’épouse de l’inspecteur cherche à initier son mari à une cuisine française qui semble le rebuter, alors que le cinéaste l’appréciait beaucoup) et qu’il nous offre encore des plans d’une grande virtuositéspoiler: (pendant le meurtre de Babs, le long travelling descendant l’escalier pour arriver dans la rue grâce à un raccord caché comme il avait pu en faire sur La Corde) , nous sommes surpris de nous retrouver face à un film à petit budget (même si Psychose en était également un) et surtout sans aucune star. De même, on est étonné de la crudité de l’ensemble avec l’utilisation d’un langage parfois vulgaire qu’on ne trouvait auparavant pas chez le Maître du suspense et, pour la seule fois de sa filmographie, par la vision de seins de femmes (la nudité ayant toujours été suggérée jusque-là). La représentation de l’élément féminin est également traitée de façon inhabituelle par le cinéaste. En effet, ce dernier ne prend plus des vedettes d’une grande beauté comme pouvaient l’être Ingrid Bergman, Grace Kelly, Vera Miles, Kim Novak, Janet Leigh ou ‘Tippi’ Hedren et sélectionne des actrices ayant un physique de femmes de tous les jours quitte à les enlaidir (comme c’est le cas pour Jean Marsh notamment). Le film possède donc une esthétique le rapprochant plus d’un cinéma typique des années 70 que de ses œuvres précédentes (il est aisé de remarquer que ce n’est plus Robert Burks qui signe la photographie). Pourtant, cette nouvelle façon de filmer, mêlée à ses retrouvailles avec son Londres natal et en particulier le quartier de Covent Garden où travaillait son père, semble apporter une nouvelle jeunesse au metteur en scène qui signe une histoire très agréable à suivre même si le suspense n’est pas aussi puissant que par le passé.
Un Hitchcock policier, plutôt réussi, avec des acteurs assez bons, même si il y a quelques scènes aujourd'hui qu'on devrait rejouer Quelques petites longueurs également, mais l'ensemble est plutôt pas mal
En 1972 Alfred Hitchcock réalise Frenzy, son film le plus outrancier et le plus sousestimé. Situant son intrigue dans une Londres terrifiée par un mystérieux tueur exécutant ses victimes à l'aide de cravates strangulatrices le cinéaste adopte un registre audacieux, mélange d'humour noir et de vulgarités macabres. En effet Frenzy joue constamment la carte du danger, assumant ses exubérances jusqu'à friser le ratage artistique : grand-guignolesque mais toujours aussi maîtrisé qu'à l'accoutumée le suspense de ce thriller hitchcockien porte clairement la marque de son réalisateur. Comme souvent le découpage est exemplaire, chaque plan en amenant un autre pour mieux ménager la tension ; les acteurs Jon Finch et Barry Foster sont excellents, le premier jouant un coupable innocent, le second son exact contraire. Mais Frenzy, film gourmand s'il en est, n'aurait pas raison d'être sans ses repas et sa bonne chère : c'est au détour des marchés londoniens, des soupers extravagants et des sacs de pommes de terre que la patte comique d'Alfred Hitchcock éclate au grand jour. En ce sens l'équivocité sexuelle du métrage atteint une perversion rarement égalée dans les précédents films du cinéaste. Grotesque, expérimental et suggestif, Frenzy est un film hautement surprenant dans la carrière du maître, en tous cas l'un de ses longs métrages les plus incompris : il n'en demeure pas moins un tour de force de mise en scène dont la longue séquence du camion vaut à elle seule le visionnage... Brillant.
L'avant-dernier film du grand Alfred Hitchcock,sorti en 1972 un peu dans l'indifférence,car ne s'inscrivant pas dans les mouvements de contestation de son époque.Hitchcock préfère faire référence à sa période londonnienne,à travers cette histoire sadique et macabre,sa plus osée assurément,portant les germes du "gore" à venir.Il a réussi à éviter la censure pour nous montrer les agissements d'un tueur en série,violant ses victimes et les étranglant avec sa cravate.Ironiquement,le tueur est un homme charmant et courtois,alors que le principal suspect est un homme asocial,alcoolique et poissard par-dessus le marché!L'occasion aussi pour Hitch d'exposer son talent novateur intact,entre long travelling arrière pour signifier un meurtre,ou une remuante recherche d'épingle au milieu de sacs de pommes de terre en mouvement.Humour british aussi lors des dîners glauques concoctés par l'épouse de l'Inspecteur Oxford.Cependant,Hitch se repose sur son savoir-faire et pérennise sa recette du suspense."Frenzy" comporte d'autres lacunes comme l'absence d'un acteur de premier plan et son caractère trop désuet.D'où son absence dans les oeuvres majeures d'Hitchcock.
Alfred Hitchcock revient dans son pays natal, l'Angleterre pour réaliser un film qui correspond à son âme et à ses pulsions. En effet, les années 1970 marquaient la période du nouveau cinéma, un cinéma où l'on montre tout y compris violence explicite et parties intimes. Le thriller d'Hitchcock marque l'apogée de sa carrière riche en bons films certes mais jamais il n'avait decidé auparavant d'afficher un long-métrage à suspense aussi réaliste. Ainsi, on voit des images impressionnantes, des cadavres de femmes violées et étranglées et l'on comprend alors que le réalisateur britannique accomplissait ce qu'il rêvait d'effectuer depuis toujours, montrer la nature humaine et ses pulsions violentes et sexuelles au grand jour, choses qu'auparavant la censure empêchait. Le film relate l'histoire d'un homme qu'on accuse d'avoir violé et tué son ex-femme alors que lui sait qui l'a massacrée de cete manière. Le film montre le manque de solidarité envers un homme en cavale recherché activement par la police montrant que dans ce genre de situations, les amis n'existent plus. On décèle quand même l'humour d'Hitchcock dans le personage de la femme de l'inspecteur de Scotland Yard qui s'avère être bien plus futée que son mari dans cette affaire de meurtre. L'acteur qui joue le tueur en série est lui aussi excellent dans son rôle et surtout pittoresque et comique malgré lui dans des situations cocasses et qui correspondent bien à l'humour noir du réalisateur. Au menu de ce film: trahisons, tromperies, viol, meurtres violents, désir de vengeance. Le film distille une intrigue très bien ficelée au scénario très riche et très dense. Pas un seul instant le spectateur ne peut relâcher l'attention, chaque scène comporte des éléments importants. Au final, Alfred Hitchcock signe son film le plus noir et le plus réaliste où l'humour certes est toujours présent mais qui prend une place beaucoup moins importante que dans d'autres films du cinéaste remplacé par la véritable nature humaine, cruelle, violente et sadique. Un film essentiel dans la filmographie d'Hitchcock!
Une histoire macabre, celle d’un tueur aux pulsions sadiques, qui étrangle ses victimes à l’aide de ses cravates ! Voilà à quoi ressemble l’avant dernière œuvre d’Alfred Hitchcock, où l’on suit dans les rues de Londres, un maniaque sexuel, connu sous le nom de L’Etrangleur à la cravate. Un suspens hérissant, parfois insoutenable et où le mystère demeure du début à la fin, car même si on découvre l’identité du tueur dès le début (chose rare de la part d’Hitchcock), celui qui est recherché par la police, n’est finalement pas la bonne personne ! Si bien que l’on se retrouve vite avec un meurtrier et un accusé à tort. Quand l’un poursuit son activité meurtrière, l’autre doit tout faire pour échapper à la police. Frenzy (1972) est le genre de film à vous tenir en haleine du début à la fin, quoi qu’il puisse se passer, car on n’est jamais sur de quelle façon cela va se terminer ! Un suspens angoissant, oppressant et très bien mis en scène par un Hitchcock au top de sa forme et mené par d’excellents acteurs comme Jon Finch & Barry Foster.