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Un visiteur
1,0
Publiée le 31 décembre 2007
Consternant ! Un film peu crédible où les acteurs (à l'exception de Jean-Pierre Cassel) ont tous un jeu outré. Le sujet - brulant - méritait mieux que cette niaiserie sans consistance.
Jolie comédie dramatique que nous offre Roschdy Zem pour son premier film en tant que metteur en scène. Oscillant entre scènes droles et quelques moments nettement plus graves. L'ensemble se fait particulièrement plaisant, jamais ennuyeux, et c'est satisfait que l'on sort de la salle. L'opposition des deux familles est relativement bien rendue, et quelques répliques sont vraiment très bien trouvés. Les personnages sont quant à eux sympathiques, et on n'a aucun mal à s'identifier à eux. L'interprétation est quant à elle correcte, même si Cécile de France est tout de même un peu meilleur que Roschdy Zem. Certains trouveront sans doute ce film un peu conventionnel et classique, mais néanmoins, sa sincérité et sa sensibilité nous touche, d'autant plus qu'il nous fait passer un très joli moment. Charmant.
Une mise en scène maitrisée au service de comédiens d'exception. Roschdy Zem a tous les talents. Tous les courages aussi. Avec lui son message est clair ... L'amour rend tout possible ! Très belle leçon de tolérance. Merci !
Le film n’arrive pas à sortir de ses lieux communs dommage. Romantique et guimauve à souhait, la fraîcheur de Cécile de France n’arrive pas le magnifier. La scène des potes parlant des frères palestiniens est amusante.
Vu le sujet le réalisateur a justement user de compromis, pour finalement ne pas faire rire mais plutôt d'opter pour une comédie dramatique tout en voulant rester dans quelque chose de léger. Résultat comme souvent, on reste donc constamment dans une histoire mi-fugue mi-raisin, de la légèreté mais pas trop car c'est tout de même sérieux comme sujet. Dommage car rien n'est plus efficace que le rire et cette petite comédie en manque cruellement. D'abord et avant tout parce qu'on sent le soin apporté à l'écriture et notamment en évitant de froisser qui que ce soit. Et pourtant, on est d'abord très agréablement surpris par la qualité des dialogues, avec des joutes et répliques savoureux et ciselés qui font quasiment toujours leur effet. C'est le grand bonus du film qui sauve le film de l'ennui et qui apporte cette fantaisie parfois piquante. Mais en soi ça reste un joli film, plus intelligent voir même trop car à force d'essayer de plaire à tous il manque le sel qui permet de se démarquer et d'oser flirter avec une ligne jaune souvent plus jouissive. Un bon moment néanmoins. Site : Selenie
Mouais, c'est le genre de film que j'ai l'impression d'avoir déjà vu cinquante fois mais décliné sous différents aspects. Parfois on a du mal à y croire (et quand je dis parfois je dis très souvent), bon je ne vais pas chercher à savoir si les réactions des familles sont crédibles, elles sont ridicules mais passons, mais les deux principaux personnages on y croit pas à ça, ils passent vraiment d'un extrême à l'autre, les situations s'enchainent de façon peu crédible. Et puis les seconds rôles manquent de pêche et de tonus. Pas mauvais mais pas terrible.
"Mauvaise Foi" est un film qu'on aurait envie d'aimer, par le propos défendu par ses deux co-auteurs, le marocain Roschdy Zem et le juif Pascal Elbé, propos qu'on peut résumer à la réplique de Clara à sa mère qui lui demande ce que sera cet enfant, juif ou musulman, et qui répond "français". Malheureusement, ça ne prend pas. La faute sans doute à une invraisemblance du scénario, elle-même causée par la volonté de concentrer tout un débat de société sur deux personnes : Clara et Ismaël ne sont pas pratiquants, ils ont même une approche laïque de leur couple : "On avait dit : pas de religion", dit-il quand il découvre la mezouza à sa porte.
Et voilà que sur la simple pression, réelle ou supposée, de leurs environnements, ils deviennent brutalement -enfin, surtout Ismaël- de plus en plus intolérants. Roschdy Zem raconte qu'il avait prévu un film plus léger, et que cette tension s'est imposée au cours du tournage : dommage. Il aurait sans doute mieux valu continuer sur le ton de la pure comédie, et certaines scènes font mouche et nous laisse entrevoir le film que ça aurait pu donner, comme quand le prétendant arrive avec un bouquet de fleurs et que son futur beau-père (Jean-Pierre Cassel, excellent) le prend pour un livreur, ou le lapsus du même qui appelle Ismaël "Israël".
La crise entre notre Romeo et notre Juliette n'est pas crédible, et du coup elle décrédibilise toute l'histoire, construite sur le canevas classique de la comédie sentimentale : ils s'aiment, se disputent sur un quiproquo, et tout se met en travers de leur réconciliation, jusqu'au happy end. Et comme dans beaucoup de comédies françaises, on a parfois l'impression que le scénario n'est là que pour mettre en valeur certains bons mots. Il y a pourtant autour de cette trame démonstrative des à-côtés qui touchent juste : l'amitié entre Ismaël et Milou, son voisin de palier juif invité avec sa mère chaque année pour l'aïd, ou le personnage de Mounia, la soeur d'Ismaël et vrai garçon manqué, version beur de Jess, l'héroïne de "Joue-là comme Beckham". Mais cela ne suffit pas à donner du rythme à cette comédie somme toute assez poussive.
Une réalisation assez simple, mais un sujet délicat qui est ici traité avec intelligence et qui évite les clichés, une bonne surprise que cette deuxième réalisation de Roschdy Zem.
Roschdy Zem passe à la réalisation pour parler d’un sujet qui le touche forcément en tant que fils d’immigrés. Il choisit de manière assez banale le mariage entre juifs et arabes qui a été porté plusieurs fois à l’écran notamment dans des comédies s’évertuant à parodier les rites de chacune des confessions. Zem le fait sur un ton doux amer qui lui sied parfaitement. Les différences s’immiscent partout même quand on veut s’en évader. Après avoir fait porter sur les parents les sources du conflit, fidèle à l’idée généralement bien admise que ce sont toujours les anciens qui ont du mal à accepter l’évolution des mœurs, il nous démontre ensuite que l’éducation religieuse laisse des traces bien plus profondes que la simple transmission éducative parentale. Progressivement les choses s’enveniment jusqu’au point de rupture et habilement Zem choisit de ne pas conclure son film par le happy end attendu mais de laisser les deux amants face au vrai choix qui s’impose à eux. Sont-ils vraiment capable d’adopter l’esprit laïque au sein de leur couple qui seul leur permettra de vivre en harmonie leurs fois différentes ? Un abandon de grossesse aura malgré tout marqué le début de leur union et il faudra faire de gros efforts de part et d’autre pour repartir dans une aventure commune. Il faut aussi goûter une des dernières apparitions à l'écran de Jean-Pierre Cassel.
Premier film pour Roshdy Zem en tant que réalisateur pour une réussite assez moyenne. Le scénario hésite longtemps entre comédie et drame, du coup on ne sait plus sur quel pied danser. La réalisation est très conventionnel à la limite de l'ennuyeux. Avec un sujet pareil on s'attendait à plus de mordant, plus de corrosif et même un peu de politiquement incorrecte ! Si les clichés sont évités de justesse, on suit l'histoire sans déplaisir mais sans grand plaisir non plus, et la fin arrive convenue et sans surprise. L'interprétation est elle aussi sans surprise, l'ensemble des acteurs sont crédibles sans plus.
Un premier film donc sans surprise, sans prise de risque et d'une qualité inférieure aux autres comédies sentimentales françaises de l'année. Pour un premier film d'acteur, Guillaume Canet a, par exemple, été bien plus inspiré, innovant et original avec "Mon idole" !