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Requiemovies
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3,5
Publiée le 14 décembre 2017
Night, and Good Luck) Monsieur Nespresso revient derrière la caméra. George Clooney avec Monuments Men, nous avait laissé avec l’impression mitigée d’un film un peu froid et maladroit, alors que Les marches du pouvoir faisait figure de thriller politique autant pertinent que captivant. Difficile donc de savoir à quoi s’attendre avec ce Bienvenue à Suburbicon, là où les frères Coen viennent travailler à 8 mains un scénario (au total) qui prend évidemment l’ADN que les deux frères ont su imposer au cours des années. Pour le fond, cela transpire donc du Coen pur jus. Mais le film s’avère si tranchant que bien des spectateurs, comme certains commentateurs, seront scindés entre les classiques « très bon – pas top ». Plus subtil que ça, le dernier George Clooney s’avère très intéressant au regard de l’actualité récente du pays de l’Oncle Sam qui « Trumpe » son monde. La connotation raciale est évidente et peu originale mais marque clairement, même si simplement, le conflit ancestral de l’Histoire sociale américaine. Il est juste dommage que ce point en filigrane ne soit pas plus imposant dans le film. Reste alors au-dessus de ça un certain jeu de massacre, entre sérieux et « coenerie » humaine où le côté sombre de l’être humain peut être poussé dans ses plus profonds retranchements. Hélas l’ensemble ne prend pas plus que ça, alourdi par une mise en scène assez plate et qui manque clairement d’ambition, la même qui a composé les principaux échecs des long-métrages dans la filmographie de George Clooney en tant que réalisateur. C’est donc plus sur le discours, dénonciation d’une Amérique hypocrite en son cœur même comme au sein de ses foyers, qu’il faut porter son attention. L’ensemble du casting tire son épingle du jeu, par ses interprètes et les « gueules » qui défilent dans cette satire très réjouissante. Pour voir cela sous cet angle il ne faut pas attendre de l’histoire de grands bouleversements, mais s’attarder sur ses phases de jeu et de dialogues (souvent) à rallonge, parsemés du charme de certains films passés des frères Coen. Au final, Bienvenue à Suburbicon est un « petit frères Coen » pour le fond, et un film lisse et sans relief (ou presque) dans sa mise en scène où George Clooney réussit son entreprise dans sa direction d’acteurs uniquement. Ce qui, pour le spectacle et le thème, s’avère un plaisir discret mais grinçant. requiemovies.over-blog.com
" bienvenue à suburbicon " est une comédie macabre sur l'Amérique des années 1950. En effet George clooney critique férocement la société de cette époque, c'est dommage que le thème du racisme et le dénouement soit un peu bâclé. A noter la bonne performance de Matt Damon et julianne moore en rôle de psychopathe.
Si le décors est superbe et fidèle à l'époque où se déroule le film, les personnages sont sans relief, comme robotisés, à peine concernés par l'histoire. C'est dommage car il y avait matière à travailler. Mais on dirait que monsieur Clooney s'est reposé sur ses scénaristes et ses acteurs sans rien diriger du tout. Le résultat est qu'on ne rit, ne frémis pas vraiment, que l'on ne peux s'attacher à personne (mis à part le garçon dont la prestation est très honnête). Bref, ce film est lisse et on s'ennuie ferme car tout y est aseptisé et sans âme.
Avoir voulu mettre en relation les problèmes d'escroquerie d'une famille blanche apparemment modèle et l'accueil réservé par les habitants à une famille de couleur dans un lotissement résidentiel des années 50 paraissait une bonne idée mais, finalement, le traitement mineur et très caricatural en tache de fond du problème ségrégationniste dessert plutôt l'histoire, car il ne sert qu'à démontrer que les problèmes ne sont pas liés à la couleur de peau des gens. Et l'intrigue principale, certes assez drôle, est quand même un peu mince et la famille est trop vite survolée. La réalisation assez standard, avec musique à la Hitchcock, est plus un hommage qu'un gage de qualité. Le casting est parfait. Film plaisant donc, mais on pouvait s'attendre à mieux.
La présentation de cette ville typique américaine des années 50 laissait présager un étude de mœurs acérée de cette époque. Hélas tout est tellement exagéré que rien ne fonctionne : on ne croit pas à cet acharnement contre les voisins noirs. Quant à la famille principale dont le père est joué par Matt Damon, elle bascule brutalement dans le gore pour des raisons incompréhensibles.C'est sensé être drôle mais ça ne l'est pas car le petit garçon joue au 1er degré et du coup on s'inquiète de son sort. Les rebondissements sont ultra prévisibles et la scène finale n'est pas crédible.
Ce film, c'est un hommage à une époque bien précise, la réalisation est percutante, une grosse pression pendant tout le film. Très bon film pour cette fin d'année c'est sur
Entre thriller et chronique d’une Amérique raciste, le réalisateur ne trouve pas vraiment le ton juste, la faute à une mise en scène trop sage et une intrigue trop prévisible.
Clooney dépeins au chaud cola l’humour noir des frères Cohen avec élégance et férocité. Il saigne la dinde familiale avec l’égout et les couleurs d’une Amérique raciste. Sa farce macabre et cruelle se colore glamour et s’écoute rose bonbon. Il déglingue la carte postale de l’American way of life avec jubilation et trie l’heure de la violence jusqu’à ce que satire au flan et dans la tête.
je ne vais pas être sévère avec ce film, car il est vrai qu'il met beaucoup de temps à démarrer et que j'ai vu des gens partir au bout de 15, voire une demi heure de film, eh oui! le film semble au début être un nième film sur le racisme mais sans queue ni tête car finalement on apprend rien sur ce couple de personne de couleur. un autre scénario va arriver mais faut être hyper patient, certaines petites étapes arrivent jusqu'à vous dévoiler un truc incroyable , à la fois violent et très machiavélique, qui vous oblighe à vous poser des questions, et même à la fin du film, on a pas la réponse. Matt Damon n'est en rien un héro et lui aussi renvoie une forme de mystère. Le ponpon revient à Julia Moore mais surtout à Mister Clooney est largement meilleur en réalisateur qu'en acteur avec une belle touche "hitchkokienne" et de très belles couleurs dans le film. Ceux qui parlent de racisme pur, vous vous trompez , si vous analysez bien, one ne voit jamais le couple malmené, ni sur la femme ni sur l'homme mais seulement des clichés par çi par là, la caméra est bien sur le couple Matt damon-Julia Moore. Le synopsis est très trompeur, en cachant bien un truc déjanté et incroyable, était ce voulu?
A la fin des années 50, tensions raciales et mic-mac à l'assurance vie dans une sorte de cité idéale pour "Desperate Housewifes". Clooney et les frères Coen à l'écriture, sur le papier çà donne envie et le résultat est pourtant décevant. Le mélange entre fait sociétal et comédie policière ne prend jamais vraiment, les acteurs cabotinent, Matt Damon traverse le film la mâchoire serrée et le spectateur s'ennuie gentiment. Clooney-réalisateur m'avait bluffé avec son somptueux "Good Night & Good Luck" et depuis...what else? Nothing.
Suburbicon est une ville avec de charmantes maisons, des familles de classe moyenne, les rues sont tranquilles. Des familles semblent heureuses et sans histoire. L'arrivée des Meyer provoque violence et rassemblement. Elle cache aussi ce qui se passe chez les Lodge, la maison d'a coté. Le contraste entre la ville et ce qui se passe dans les rues et dans les maisons est une bonne idée. Meme chose pour avoir raconté l'histoire à travers les yeux et le ressenti naif d'un petit garcon. Pour le reste, la lenteur et le fait de ne pas avoir développé plus la famille Meyer sont deux points négatifs. Reste la loufoquerie et le casting 5 etoiles. On sent l'inspiration du cinéma des frères coen. Si bien qu'on se demande ce qu'il en aurait fait. De bonne facture, mais pas inoubliable
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2,5
Publiée le 23 janvier 2018
"Suburbicon" est un film banal fait pourtant par des gens talentueux ce qui accentue la déception. Le scénario des frères Coen est vraiment décevant, leur satire n'a pas l'effet escompté tandis que l'intrigue principale n'a pas grand intérêt tant elle est prévisible. Et encore, on évite le pire, car j'ai eu peur que toute l'histoire ne tourne qu'autour de l'identité de ceux qui tirent les ficelles alors qu'on le devine immédiatement. Clooney met en contraste ces deux maisons avec d'un côté les nouveaux arrivants victimes de racisme alors qu'ils n'ont rien demandé et de l'autre la maison voisine dans laquelle il se passe les pires atrocités sans que cela n'éveille le moindre soupçon. Cette opposition est certes explicite, mais elle ne sert pas du tout l'intrigue tant c'est mal développé ce qui est vraiment dommage. Le cadre est très sympa, l'univers est décalé ce qui n'est pas une surprise par contre les quelques touches d'humour ne sont pas efficaces. Il n'y a qu'Oscar Isaac qui est parvenu à me divertir, il faut dire que son personnage est génial tout comme son intervention. Après le film n'est pas mauvais, il se laisse regarder sans problème, mais il sera pour ma part vite oublié ce qui est dommage, car la base de l'histoire était intéressante.
Comment ce film peut-il être raté ? Un scénario des frères Coen (certes ancien, mais quand même!), George Clooney à la réalisation (jamais génial mais jamais mauvais non plus), un duo Matt Damon - Julianne Moore et un sujet explosif teinté d'humour noir : franchement, ça faisait envie. Malheureusement, les premiers retours plus que mitigés n'étaient déjà pas pour rassurer, et le résultat l'a en partie confirmé. Pourtant, tout n'est pas à jeter, loin de là : c'est assez grinçant, méchant dans l'esprit voire assez incendiaire vis-à-vis de la société américaine, d'une lâcheté, d'une médiocrité parfois à faire peur (notamment à travers le dénouement, qui est quand même assez dingue). Et pourtant, rien ne prend, si ce n'est une introduction évidemment trompeuse et assez chouette. C'est mou, sans idées, se contentant de filmer platement cette histoire de qualité mais à laquelle Clooney enlève presque tout relief, toute force. Systématiquement je sentais le potentiel, me disais que cela devrait être bien, sans que ça le soit. Sincèrement, c'est vraiment rare qu'un film me fasse une impression pareille. Pourquoi les Coen ne l'ont-ils pas tourné à l'époque ? Intéressant, toutefois, de voir Matt Damon dans un tel contre-emploi, tandis que Julianne Moore est bonne sans être transcendante, le tout au milieu de seconds rôles ne parvenant jamais à exister (oui, même Oscar Isaac). Bref, un potentiel explosif pour une œuvre faisant pschitt à quasiment tous les niveaux : vraiment, vraiment dommage.
J’ai un avis un peu partagé concernant ce film. D’un côté, il y a beaucoup de lenteur, d’un autre, il est haut en surprises avec un aspect assez sombre. Il se regarde quand même très bien jusqu’à la fin et on est pris dans ce rythme infernal où tout s’aggrave petit à petit.