« Une accumulation de scènes particulièrement éprouvantes et d’un réalisme insoutenable », autant dire que le ton est donner depuis sa sortie y à de ça 20 ans, mais était-ce vraiment le cas ? Le premier film fr à inscrire une telle phrase sur son affiche avec en petit, une des femmes secondaires qui se révèlera assez intéressante sur le plan morale et un climat visuel parfaitement penser. Juger -16 et faisant donc partie des affiches horreur tricolore donnant donc le ton, je m’attendais tellement à cette boucherie à la « Saw » tout en ayant longuement hésiter à franchir le pas, mais quand on a « survécu » à la saga citée juste avant, découvert l’antre « Hostel » ou affranchi l’ «Evil Dead », on peut survivre à n’importe quel récit d’épouvante gore trancher.
Et à ma grande surprise, ce n’est pas Estelle Lefébure qui sera victime mais bien l’auteur (en partie) des actes barbares, les victimes étant cette jeunesse fuyant un Paris en proie à l’instabilité politique de l’antre 2 tour présidentielle voyant l’extrême droite en haut du classement. Un récit socio-politique donc qui se veut une alerte contre les mouvements fachistes d’antan ou modernes, un récit qui veut nous montrer quel serait le résultat d’une telle victoire non voulu par la population (évidement depuis, les choses ont quelque peu évoluées). Un récit ou l’on suit donc ces jeunes, brillement incarner par Karina Testa, Chems Dahmani, Adel Bencherif, David Saracino & Aurélien Wiik en banlieusard désabuser. Un doute se transformant vite en peur viscérale face à cette auberge n’ayant rien d’accueillante et ayant surtout la particularité d’être habitée par un descendant direct Nazis. C’est la première bonne originalité pouvant confirmer la tension sociale extérieur. Autre point fort, le jeu de nos « futur » ennemis, d’abord Estelle en déesse rock aussi séduisante directe dans son charactère que son parler, le mannequin sort littéralement de sa zone pailletée avec percussion. Amélie Daure elle aussi joue la rockeuse mais contrairement à sa camarade, se renfermée et restant moyennement discrète là freine dans son élan, réellement dommage car quel régale aurait pu être ses scènes par inversement. On devine tellement facilement la tempête qu’elle aurait pu devenir. Samuel Le Bihan & Patrick Ligardes forment le duo masculin instable et tyrannique, leur jeu et regard en dise long tout du long et leur morale haineuse des différents genres se fait sentir avec une telle sincérité, dommage que leurs scènes colériques soient si exagérées car la satire prend vite le dessus et leur hystérie collective (surtout pour Le Bihan) devient lourde. Quant au patriarche Jean-Pierre Jorris, son incarnation nazis fut d’une absolue folie morale et d’un parfait parler, certes on le déteste d’entrée de jeu et son ambition est clairement identifiée. Son sadisme offre une nouvelle facette que l’on ne connaissait pas des nazis, mais là est quant l’incohérence, jamais les nazis ou presque ne torturaient comme lui le fait et encore, je n’appelle pas cette scène une « torture » à proprement parler. Quant aux 2 plus réserver, Maud Forget & Joël Lefrançois sont le duo qu’on n’attendait pas ou presque. Certes le sadisme est présent chez l’un mais la curieuse sensation d’insupportable vision constante de certaines tortures épate, tout comme sa camarade ne supportant elle-même pas ces visions. Sincèrement ils sont aussi « sensibles » que profondément déranger. Visuellement maintenant, le fait de ne pas voir « Prothésistes maquilleur » au générique étonne profondément pour un récit gore, cela est vrai car la première vraie séquence n’arrive pas avant 30 min voir à peine plus. Lorsqu’elle parvient (le cachot) on, plutôt je me rends compte de la presque faiblesse visuelle, oui le psychologique est totale, les jeux sont impeccables, mais pour une affiche citant « insoutenable boucherie », on en est loin. Le décor de la chambre froide est parfait, tendu et d’un sentiment de dégout imparable avec la première « magnifique » mort vengeresse subliment réalisée par notre héroïne Yasmine qui aura été « savoureuse ». Mais elle n’entre pas dans l’insoutenable car n’étant pas du registre « torture ». A vrai dire ce film ne montre aucune torture puisque tout est déjà fait, attacher à l’envers et partiellement mort, pendu et plastifier puis dans le froid, déjà fait, bref toute scènes gore est déjà faite. La parfaite tension, le parfait démarrage restera le diner en famille ou le « fabuleux discours lyrique » du père déclenchera la détonation de vengeance profonde. Karina devient alors une bestiale guerrière d’une perfection complète ou chaque action futur sera d’un régal. Pour faire simple, tous les morts ennemis qui suivent sont juste une apothéose (sauf la grange mais un maquillage pour Amélie juste dingue) car complètement ficelées et inattendu (Le Bihan « en tête »)
. Un récit donc à mi teinte à milles lieux de ce que nous vend l’affiche mais à la morale sociale impeccable, un jeu global géniale bien que trop poussif par instant mais percutant et des vengeances aux « petits oignions » comme je m’en doutai.