Frontières est un film surprenant par sa dénonciation. Dès le début, j'ai tout de suite compris que cette œuvre s'adressait à un public cultivé, versé dans les lectures à deux niveaux tel que Voltaire les concevait. Humaniste, il nous met en garde contre les dangers du totalitarisme et des bandes de paysans dépravés fascistes issus de l'engeance nazis que notre campagne française abrite, dans toutes les chaumières. Véritable œuvre artistique, la performance de Samuel le Bihan qui, pour le rôle, à manger du gras au beurre frit dans de l'huile avec des amphétamines, n'égale que celle d 'Estelle Lefébure, dont on n'attendait pas moins après ses performances dans les publicités mixabébé. L'horreur est d'une rare finesse, en témoigne les scènes de séquestrations qui ne sont pas, ho que non, des plagias de grands films comme Calvaire, ou Massacre à la Tronçonneuse, mais des hommages tonitruant renvoyant à une connaissance profonde du cinéma. Visionnaire,Xavier Gens nous dévoile ses capacités subtils de réalisateur, construisant des scènes toujours justes, criantes de vérité, des véritables pamphlets humanistes s'adressant à un public fin, concerné, impliqué dans la vie politique de nôtre pays, ayant une grande connaissance de l'actualité et de l'état lamentable de La France pliant sous le joug de la menace totalitarisme.
Je conseille de montrer ce film, que dis-je, ce chef d'oeuvre, dans toutes les écoles primaires, et je félicite pour leur intelligence toutes les personnes qui ont noté ce film à quatre étoile.