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Mephiless s.
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5,0
Publiée le 8 mai 2015
Pusher est une oeuvre vraiment marquant, qui ressemble à un véritable documentaire, tourné caméra portée ou caméra à l'épaule. L'oeuvre se veut immersive et vraiment prenante, car on ne s'ennuie pas minute, et les acteurs sont vraiment excellents. Les lumières sont bien gérées, tout comme la mise en scène qui se veut très efficace!
Une sacrée claque que ce pusher . Impressionnante peinture d'un monde déjanté et violent, magistralement interprétée et scénarisée, pusher est une véritable bombe!
Une véritable claque... quelle descente en enfer, quelle déchéance... "promenade dans les égouts" de Copenhague avec des pauvres types pour lesquels on ne ressent aucune sympathie ni empathie... Refn a ensuite accompli Bronson et Valhalla rising, 2 autres expériences limites.
Premier de la trilogie , pusher est un bon film grâce à son style de réalisation caméra à l'épaule parfaitement faîte , et avec une histoire de voyous captivante à bien des égards .
Premier film de Refn, et d'entrée le type montre déjà des facilités, que ça soit niveau mise en scène et maîtrise du rythme, ici on est face à des dealers qui accumulent les galères, les alter-égos danois de Vincent Vega et Jules Wingfield se trimbalant à raconter leurs histoires sordides tout en cherchant le moyen de payer leur fournisseur.
J'étais loin d'imaginer que Refn pouvait faire des films aussi bavards en s'attardant beaucoup moins sur l'aspect visuel, un peu l'antithèse de ce qu'il fait depuis quelques temps, c'est ce qui rend son long métrage vraiment efficace, le visionnage est fluide et percutant, les personnages de Frank (Kim Bodnia) et Tommy (Mads Mikkelsen) sont très vite rendus attachants d'un certain sens et on suit leur parcours avec plaisir. Pour ce qui est du fond du film cela manque singulièrement d'éléments pour construire quelque chose de solide, on n'a que trop peu de rebondissements mis à part dans le dernier quart d'heure, on se contente d'avoir mal pour ce pauvre Frank, le galère-man par excellence qui multiplie les emmerdes et qui s'enfonce inexorablement dans un tourbillon sans fin où la mort le guette de plus en plus ... Le film se termine de manière brutale, je ne sais pas si on doit prendre la fin comme une voie à l'interprétation quand au sort de Frank ou tout simplement le gage d'une suite linéaire, je ne sais pas si Refn avait dans l'optique à l'époque de faire un second volet, bien sûr il existe donc affaire à suivre ...
"Pusher" est donc un bon film avec un univers prenant entre appartements glauques et nightclubs psychédéliques ainsi qu'une excellente mise en scène où le duo d'acteur est véritablement excellent, bref pour une première composition c'est réussi.
Ce premier volet n'est pas mal du tout. Mais je n'ai pas accorché plus que ça. J'ai bien aimé mais sans plus. J'ai eu l'impression que l'histoire avait du mal à se mettre en route. Ca traînait en longueur et finalement il faut attendre le bon milieu du film pour que ça commence à devenir particulièrement accrochant. Finalement, ce qui m'a le plus agréablement surpris était l'ouverture musicale.
Adaptation du réalisateur de l'excellent Drive mais du navet Valhalla Rising, Pusher est sorti en 2006 et est le premier d'une trilogie danoise. Annoncé par mon entourage comme le meilleur des trois, je me dis que la saga ne doit pas être si bonne que cela, si même ce premier opus est .... moyen. Non seulement l'accrochage pour le film prend du temps et est longue mais en plus la fin rivalise de nullité avec L'Ultime Razzia de Kubrick ! Après un évènement des plus énervants qui réussit à gâcher tout un film, voilà que Winding Refn décide de laisser une fin ouverte à tous. Pour un film de ce genre, c'est carrément désespérant. De plus, bien que la violence ravive parfois l'intérêt dans le film et que la musique métal nous fasse bondir, peu de choses dans le métrage réussit vraiment à nous tenir éveillé... Pari raté.
C’est une traversée, cruelle et risquée, d’une ville avec ses commerces, ses lieux publics et ses habitants. Un homme, Frank, chargé d’une livraison de drogue, comme à son habitude. Une embrouille avec le milieu, une relation conflictuelle avec une autre junkie et une course-poursuite dans les rues de la capitale du Danemark. C’est du pur, du vrai thriller, filmé à la caméra embarquée avec peu de moyens mais assez d’envie et de passion pour emmener le spectateur dans une aventure où haine s’estampille telle un fléau de colère. Alors que d’une scène après l’autre fait jaillir le sang sur le parquet d’un bar, le personnage principal, défoncé et batte en main, part peu à peu dans la paranoïa la plus totale. Une approche plus tendue et des relations plus corsées encore prennent place dans la vie quotidienne du personnage principal. Un schéma qui sera repris dans les suites, aussi talentueuses. Ce volet possède moins de moyens et un scénario pas forcément bien écrit, mais ce qui est sûr et certain, c’est la qualité du cadrage, des angles et de la lumière, de cette musique qui explose dans une pièce avant que le montage brutal nous fasse passer dans une autre. Ou l’impressionnante maîtrise d’un metteur en scène qui sait transmettre une ambiance suffocante à son oeuvre, qui en insuffle assez jusqu’à faire tremper son spectateur dans l’intoxication la plus brusque, la plus soudaine. Le scénario, futé, outrage, blesse, fustige ses personnages. C’est une affaire de répétitions savamment bien dosées. Frank marche, l’esprit enfumé, vend de sa marchandise, les nerfs en feu, puis consomme de celle-ci, faisant disparaître tout stress durant une bonne poignée d’heures. Il vit sa vie, la caméra le poursuit, telle cachée par la foule. Jusqu’à ce que le circuit voit sa route déformée tout ça à cause d’un mauvais deal. Plus de tranquillité, Frank avance pour survivre et non plus pour tenter de vivre. Refn donne tout ce qu’il a, il va même jusqu’à se donner un rôle à lui-même, et offre une première interprétation à un Mads Mikkelsen détonant! Dommage que l’ennui prenne parfois trop de place, et il en est de la réalisation brouillonne. Mais cela reste un sacré exercice de style.
Premier long-métrage de Nicolas Winding Refn et premier volet d'une trilogie devenue culte, Pusher raconte la semaine cauchemardesque d'une petite frappe de Copenhague victime de son mauvais karma. Réalisé de manière très crade, caméra à l'épaule, le film fait tout pour nous faire ressentir au plus près le morne quotidien de son personnage principal. L'immersion est complètement réussie: rarement la triste réalité de la délinquance n'a été décrite avec aussi peu d'enrobage au cinéma. Un peu handicapé par un scénario cousu de fil blanc, ce "Mean Street à la sauce danoise" vaut surtout par son ambiance d'une noirceur étouffante et par l'efficacité de sa narration.
Il faut considérer ce film comme un brouillon, une esquisse de ce que sera le Cinéma de Nicolas Winding Refn. On y trouve déjà son thème de prédilection, la violence. Elle est ici traitée par le biais du dio Bodnia/Mikkelsen (Mads est un rôle secondaire) et peu de moyen. On suit ainsi le quotidien agité de bandits de Copenhague, filmé caméra à l'épaule. Par sa forme ce film peut en rebuter certains par son ultra réalisme, cependant le scénario est très riche, la direction d'acteur aussi et on y trouve la mise en place de l'univers de la trilogie qui fera le succès du danois.
Énorme trilogie qui est celle de "Pusher". L'histoire est intéressante et bien construite, les acteurs sont grandioses et nous font vivre un univers fait de violence et sans-pitié. Premier film de cette trilogie, "Pusher" donne le ton à cette univers de mafia. Construit légèrement comme un reportage et aussi ( en parlant de la trilogie ) comme pour "Le Parrain", Nicolas Winding Refn réalise là un de ses meilleur film ( avec Drive ) que j'ai vu jusque là ! Un bijou de 7ème art.
Dans la vie, y'a les mauvais films, les bons films et ceux qui vous frappent à coups de batte de base ball tant ils sont géniaux. Pusher, filmé caméra à l'épaule, avec beaucoup de travellings et de mouvements saccadés, permet au spectateurs de se rapprocher des personnages tous très bien peints. Ce n'est pas un simple film de gangsters drogués no limit, c'est aussi l'amitié de Frank et Tonny, le cercle vicieux dans lequel Frank se retrouve, la chronique des bas fonds de la société danoise, mais surtout un thriller ultra nerveux, qui met constamment sous pression à cause de son réalisme époustouflant et de sa mise en scène qui bien que rude, abrupte et artisanale, s'avère assez raffinée en fin de compte.
Pusher, c'est la chronique d'une mafia danoise sublimement mise en scène. D'abord parce qu'on pénètre de pleins pieds dans ce milieu de la drogue et que nous sommes entourés de protagonistes totalement barrés, et parce que cet univers est retranscris avec une justesse et une froideur merveilleuse. La morosité, la misère, la crasse .. tout les ingrédients y sont pour que le spectateur plonge dans les bas-fonds sordides de Copenhague. En parallèle, tout est filmé avec des mouvements alertes, au plus près des personnages, pour donner cette impression d'être à part entière aux côtés de Franck et Tonny. D'ailleurs, le réalisateur laisse la part belle à la psychologie de son personnage principal, pour notre plus grand bonheur. Pusher, c'est réalise, c'est embarqué, c'est nerveux. C'est une bonne tarte dans la gueule.