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MaxPierrette
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4,0
Publiée le 9 novembre 2007
Troisième et dernier tournage à Londres pour Woody Allen qui quitte les milieux huppés de la capitale anglaise, pour poser sa caméra au sein de la communauté Cockney, le temps de ce “Rêve de Cassandre”. Un titre ironique pour une histoire qui tient davantage du cauchemar, comme le suggèrent, dès le générique, les premières notes à l’accent tragique de la musique de Philip Glass. Tout débute pourtant bien pour Ian et Terry : loins d’être riches, les deux frères parviennent à se payer le bateau sur lequel ils ont craqué, grâce, notamment, à l’argent gagné par le second aux courses. Sauf qu’entre l’aîné qui s’éprend d’une actrice de théâtre et vit au-dessus de ses moyens, et le cadet qui accumule les dettes de jeu, leur situation financière devient si préoccupante qu’ils n’ont plus d’autre choix que de réclamer l’aide de leur richissime oncle Howard. Lequel, en échange, leur demande un service, faisant, du même coup, basculer le film dans le thriller, avec quelques touches de comédie, toutefois. Car, chargés de tuer, Ian et Terry se révèlent tout sauf doués pour la chose, tandis que l’instant fatidique approche, et que la tragédie se précise de plus en plus. Dommage, à ce moment-là, que le long métrage mette un peu trop de temps à passer du crime au châtiment, d’autant plus que c’est au cours de ce dernier acte que les compositions d’Ewan McGregor et Colin Farrell atteignent leur sommet, quand leur rêve s’évapore une bonne fois pour toutes, et que celui de Woody Allen prouve à quel point l’air londonien aura été bénéfique pour son cinéma.
Une très bonne surprise que ce nouvel opus de Woody Allen qui poursuit dans la droite lignée de son magnifique Match Point. Bien que le film soit un peu moins bon que ce dernier il ce laisse quand même voir avec plaisir. Le duo Colin Farrel/Ewan Macgregor est impeccable et le plus fragile n'est pas celui que l'on croit. Ce que j'aime avec Woody Allen c'est qu'il mise tout sur son scénario et sur ces comédiens. ce qui donne des films vraiment intéressant à petit prix. Une nouvelle réussite pour l'ami Woody qui offre ici encore une belle réussite de plus à sa carrière.
Un Woody Allen en forme de film noir, avec un scénario tortueux et un casting intéressant sur le papier. L'ensemble, assez froid, peu captivant, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
"Le Rêve de Cassandre", drôle de nom pour un bateau, annonciateur du malheur à venir. Pourtant, ce yatch en bois qui évoque celui de "Plein Soleil", c'est le jouet qui permet aux deux frères d'oublier leurs soucis pécuniaires et de retrouver l'insouciance et la complicité de l'enfance ; sur la terre ferme, leur vie d'adulte se résume à une suite de désillusions financières.
Car c'est une particularité de ce troisième Woody Allen tourné dans l'Angleterre post-blairienne : on n'y parle que d'argent. Celui qu'on a et qu'on va claquer, celui qu'on espère gagner dans des placements hasardeux, celui qu'on va quémander auprès du tonton providentiel et dont on découvre qu'il n'est pas si propre que ça. Symbole de la réussite et surtout de l'échec dans une société ultralibérale où tout se mesure aux signes extérieurs de richesse, il obnubile deux sympathiques loosers et les transforme en assassins.
On retrouve le même engrenage fatal que dans "Match Point", mais l'intrigue semble avoir ici moins d'importance ; ce qui paraît être le véritable sujet, c'est le dilemne moral qui simpose aux deux frères, et la réponse différente que chacun va y donner.
Moins enlevé que "Match Point", moins drôle que "Scoop" (et même pas drôle du tout), "Le Rêve de Cassandre" a pourtant tous les ingrédients d'un Woody Allen : des dialogues interminables, une mise en scène classique mais impeccable, un cadre soigné et des mouvements fluides, et la présence de grands acteurs ravis de faire la pige. Mais cette maîtrise du rythme souligne l'aspect répétitif des dialogues ("On le fait?", "On le fait pas ?", puis "On a eu raison", "On aurait pas dû...") et le vide relatif de l'intrigue, et on commence à s'ennuyer jusqu'au deux-tiers du film.
Heureusement, le combat interne de Terry joué par un Colin Farrell très convaincant réussit à nous sortir de notre torpeur sur la fin, et la distance où nous avait laissé les bavardages incessants laisse la place à l'émotion devant la spirale implacable de la loose et du malheur. Cette substance tardive est décevante si on évoque "Annie Hall" ou "Manhattan", mais un Woody Allen mineur et même plutôt raté reste quand même toujours plus intéressant que bien des films sortis dans 400 salles.
Allen dans sa période British pour un film plutôt agréable, moins bon cependant que les précédents. Une lente montée en (basse) pression suivie d'un final qui nous laisse sur notre faim, pas de quoi sauter au plafond donc.
Film d'Allen très mésestimé, il m'est pourtant apparu comme un très bon film noir. Allen tisse ce genre de film dont il a le secret, où se mêle fatalité et ironie et parvient à maîtriser son récit. La force de la narration réside dans la construction parallèle de la psychologie de ses personnages interprétés par Ewan McGergor et Colin Farrell qui sont impeccables. La beauté du film, c'est qu'il n'a aucune prétention à révolutionner le genre, ni à aller plus loin que le nécessaire. Il sait rester dans ses cordes et les maîtrise à merveille, pour s'avérer être un très bon moment. Un petit coup de génie, lorsqu'à la presque toute fin, un policier résume grossièrement la "situation" en deux phrases bien réductrices.
" Le rêve..." oui...J'ai failli m'endormir ! Pourtant c'est Colin quoi ! J'ai pris le risque d'aller le voir au ciné. Risque parce que : c'est Woody Allen et que ça ne bouge pas et que dans une salle obscure, si y'a rien de captivant (dans l'histoire) bah j'm'endors vite ! Colin en aura connu des réalisateurs ^^ Il a le mérite d'être éclectique !
Un très bon film! D'excellents acteurs,beaucoup de suspens, un bon scénario, de l'émotion et de l'action... Bref, tout est réuni pour rendre ce film agréable à regarder et dynamique.
Woody Allen nous offre ici l'histoire de deux frères unis par une cause commune, réunis autour d'un même problème et pose des questions fondamentales sur la rédemption, la culpabilité et autres pouvoirs de l'argent sur le comportement des humains, êtres bien faibles apparemment mais ce n'était plus à prouver. Comme à son habitude, il nous permet un vrai voyage visuel dans ses choix esthétiques et à travers une histoire ambitieuse, distille un suspens qui monte crescendo atteignant parfois une tension palpable. Le tout est fort divertissant, mais gâché par de nombreuses baisses de régimes dans la réalisation ainsi que par un doublage approximatif, en particulier concernant le personnage interprété par Hayley Atwell. Les acteurs sont bons, le duo formé par Colin Farrell & Ewan MacGreggor est attachant. Quant à la bande originale, elle tend à confirmer qu'Allen est un amoureux de grande musique, et il a bien raison. Se laisse regarder une fois, peut être deux.
C'est en sortant de ses comédies burlesque ou de ses études de mœurs et en s'essayant à un registre plus sombre que Woody Allen réussit parmi ses meilleurs œuvres. Il l'a déjà prouvé avec l'excellent Match Point 2 ans auparavant et s'y réessayait avec Ce Rêve de Cassandre. Partant d'un postulat de 2 frères très proches amenés à faire un geste irréparable dont les conséquences vont être funestes, Woody Allen analyse cette fois la part plus sombre en chacun de nous pour parvenir à ses fins et ses ambitions personnelles. S'il n'atteint pas l'excellence de Match Point qui brillait par sa vision particulièrement amorale (et pour le coup rafraîchissante dans son cinéma), Woody Allen réussit un thriller bien écrit et captivant de bout en bout. Eclipsant l'humour hors de propos, le film est intéressant en ce qu'il nous met face à nos propres décisions et face à notre possible amoralité. Aurions-nous fait la même chose face aux différents choix des personnages, voilà ce à quoi le réalisateur non propose de réfléchir. Un belle réussite pour Woody Allen dans un genre qu'il a trop peu exploré et qu'il aurait tout intérêt à réaborder.
"Le Rêve de Cassandre" se découpe clairement en deux parties, avec dans les deux cas des moments de cinéma forts intéressants. Un film à la fois shakespearien et hitchcockien avec un scénario tendu comme un string, qui nous tient en haleine jusqu’au final et nous offre un belle évolution notamment dans l'attitude et la psychologie des deux frangins. Et si le film est très classique dans son sujet, comme je l’ai dit, avec deux références du genre, en revanche la forme surprend avec notamment la belle musique de Philippe Glass. A voir.
Un film d'une noirceur nouvelle chez Woody Allen qui, en quittant New-York pour l'Europe semble avoir trouvé de nouvelles sources d'inspiration. Oublié cet humour juif qui faisait sa patte. Nous voici plongés dans un film noir où par la force des choses 2 frères doivent remettre en cause toutes leurs valeurs morales.
Bon, faut que Woddy Allen arrête de faire un film comme on va au supermarché, c'est-à-dire un film par an ! Ca en devient pénible, inintéressant, banal, voilà c'est dit ! Autre chose, Joyce ?
Bon, n'étant pas féru de woody, je ne saurai faire un comparatif de ses derniers opus. On retrouve néanmoins l'ingrédient d'une construction psychologique assez fine des personnages. Mais ceci associé à un jeu remarquable des acteurs ne permet pas de compenser une intrigue qui traine en longueur en deuxième partie. Si vous pensez voir un polar, la déception est à craindre.