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Un visiteur
4,0
Publiée le 30 avril 2009
Un autre petit bijou de Woody Allen sur les mêmes thématiques que Match Point à savoir la culpabilité, l'immoralité, la conscience et les remords. Les acteurs sont parfaits et la mise en scène toujours aussi fluide. A voir certainement.
Woody Allen nous offre un film au scénario pointu avec un casting de choix... McGregor parfait en frangin solide de Farrell géantissime en frangin pas sur de lui qui craque psychologiquement. Une tension palpable de la prépa du meurtre et une fin immoral (l'oncle s'en sort parfaitement !) qui font de ce film une réussite.
Le film annuel de Woody Allen est toujours un évènement. La qualité n'est pas toujours au rendez-vous mais à chaque fois il y a au moins quelque chose digne d'intérêt à sauver. Voici donc Le rêve de Cassandre qui clôt sa trilogie anglaise. S'il est bien en-dessous du grandiose Match Point, il reste bien au-dessus du décevant Scoop. En fait à mi-chemin entre les deux, ni vraiment raté ni vraiment réussi. Une autre descente aux enfers de deux frères coincés dans une vie qu'ils cherchent à fuir, tout comme dans le flamboyant 7h58 ce samedi-là. Malheureusement l'émotion et la force (présents dans Match Point), qui auraient pu faire du film une grande tragédie grecque, ne sont pas là. Dommage. La grande satisfaction du film et la belle surprise reste Colin Farrell. Il trouve ici peut être son plus beau rôle. Une grande interprétation convaincante et fiévreuse. C'est simple il n'a jamais été aussi bon et est remonté en flèche dans mon estime. A voir rien que pour lui !
Après la prodigieuse décennie des années 80 (Stardust memories, Zelig, La rose pourpre du Caire, Hannah et ses sœurs…) Woody Allen a connu une inspiration en dents de scie. Son grand retour étant marqué par le sublime « Match point » il y a deux ans, on pouvait espérer que son dernier opus retrouve cette veine. Ce n’est pas le cas, mais il ne faut toutefois pas bouder ce plaisir car « Le rêve de Cassandre », contrairement à ce qu’en dit la presse, pas toujours inspirée elle non plus, est plutôt bon. Certes il manque ici la touche Allen, ce petit côté acidulé qui vient piquer de subversion et d’humour ses meilleures œuvres. Le récit est très ou trop linéaire, sans réelle originalité d’autant plus que la trame des deux frères « maudits » est d’inspiration littéraire, « les frères Karamazov » ne sont pas loin. Allen ne retient ici que deux personnages de la fratrie tout aussi symboliques d’une société en panne de moralité. L’un se perd dans les jeux d’argent, l’autre mythomane avéré. Si l’on excepte le traitement psychologique trop appuyé des protagonistes à la logorrhée parfois ennuyeuse le film révèle une puissance phénoménale dans le drame qui est commandé dès le début. La part belle est faite ici à l’interprétation et à ce niveau là, nous sommes comblés. Parce que Colin Farrel a rarement été aussi juste, émouvant et terriblement enfantin provoquant de suite l’empathie à laquelle vient s’opposer la machiavélique prestation d’Ewan Mc Gregor. Tous les deux donnent au récit une profonde véracité bien réjouissante. Si « Le rêve de Cassandre » n’est pas le meilleur des Allen, il faut bien préciser qu’il se situe bien au dessus de productions fumeuses auxquelles nous avons souvent droit ces derniers temps.
L'intrigue minimaliste permet de lancer un débat sur les capacités de chacun pour s'en sortir mais les acetrus semblant détacher n'arrive pas à conserver l'aspect bouleversant de ce récit. Le réalisateur prend souvent des raccourci dès le début pour expliquer les raisons de leurs choix et le finale est un peu trop brutal pour accentuer la dramaturgie du récit. Dommage
Woody Allen reprend un thème déjà abordé brillamment dans "Crimes et délits" : le sentiment de culpabilité. Mais "Le rêve de Cassandre" vaut plus par son duo d'excellents acteurs que par l'originalité de son propos et de sa mise en forme. L'image plutôt digne d'un film télé anglais est même un peu tristounette. Là où d'autres réalisateurs seraient parvenus à instaurer une véritable tension, Woodi Allen reste trop léger et fidèle à lui même pour arriver à le faire. Le résultat n'est donc pas particulièrement prenant, il constitue juste un film plaisant mais pas marquant.
"Le Reve de Cassandre", c'est le film de Woody Allen que j'aime le moins (du moins, pour jusqu'à maintenant). Le scénario est bien ficelé et la direction d'acteurs est excellente. Mais il manque le souffle Allenien et un peu plus de motivation pour en garder un bon souvenir... Au final, on se retrouve avec une bonne intrigue (qui cependant, est, selon moi, mal exploitée sur certains aspects), de bonnes interprétations, une bonne mise en scène, et puis... plus rien. Le film est très très ennuyant. Le rythme est plat. C'est un Woody Allen sans être un Woody Allen. Il manque un grand souffle de vie à ce film, et une grande dose d'originalité malgré les bonnes idées et les points positifs qu'il a en sa possession.
Un Woody mené avec beaucoup de rigueur dont je retiens la bonne performance de Colin Farrell pour une p'tite histoire de meurtre classique où j'aurais préféré une confrontation avec la police comme dans "Match point"...
Woody Allen retrouve aux sources de son cinéma avec ce polar et mélo familial réunissant d’excellents acteurs : Erwan Mac Gregor et Colin Farrell. La oppressante de Londres et le puzzle psychologique proposait par le réalisateur à lunettes est digne de ces plus grands films. Avec un dénouement totalement inattendu, le film donne un coup de masse aux spectateurs. Un polar bien ficelé.
Une mise en scène hyper-efficace et précise. Pas de temps mort, peu ou pas d'illustration musicale ou de plans d'ambiance. C'est propre, net, coupé au carré. Perce tout de même au travers des personnages et de leur dialogue le regard attendri et compassionel du metteur en scène. Une fin juste un peu baclée à mon gout Cette oeuvre n'est pas marquante, mais elle est d'une qualité labelllisée.
Un film sombre et triste dans lequel deux frères s’embarquent dans la tourmente d’un homicide. L’un dépressif, l’autre orgueilleux, tentent de se soutenir aussi bien que possible pour empêcher l’un d’entre eux de commettre l’irréparable. L’amour fraternel pourra t-il les convaincre ? Le duo Farrell/ McGrégor est particulièrement bien réussi !
Avec "Le Rêve de Cassandre", Allen délaisse une fois de plus la comédie pour rejoindre le drame et, une fois n'est pas coutume, le thriller social. Et s'en sort plutôt bien, du moins jusqu'au meurtre commis par les deux frères. Certes bavard, le film se suit avec intérêt, Allen parvenant à se renouveler tout en gardant sa patte très reconnaissable, un petit peu comme s'il avait décidé de faire un film de Ken Loach sans se départir de ses (bonnes ou mauvaises) habitudes. Il est en cela aidé par un casting admirable, et chose assez rare dans ses derniers films (même les meilleurs), sans aucune fausse note : Colin Farrell tient là un de ses meilleurs rôles tandis qu'Ewan McGregor excelle comme toujours dans la peau d'un M. Tout-le-monde confronté à quelque chose qui le dépasse. Le dernier tiers du film émousse cependant l'enthousiasme du spectateur : ne semblant pas vraiment savoir comment finir son histoire, Allen tombe un peu dans la facilité et le personnage de McGregor perd malheureusement en crédibilité. Ce n'est pas la première fois qu'Allen rate la fin d'un de ses films, mais c'est dommage. "Le Rêve de Cassandre" demeure malgré tout un film injustement éreinté par les critiques : si Allen a évidemment fait bien mieux, il a aussi fait largement pire ; et ceci dans un genre qui ne lui est pas familier.