Priscilla, folle du désert
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125 critiques spectateurs

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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2012
Second long-métrage pour Stephan Elliott qui retrouve pour l’occasion l’acteur Hugo Weaving, après l’avoir dirigé dans Frauds (1993). Priscilla, folle du désert (1995) est un étonnant road-movie qui relate les aventures de deux drag-queens (travestis) et d’un transsexuel traversant l'Australie à bord d’un bus. La première chose qui nous surprend ici, c’est de constater que les trois premiers rôles ont été confié à des acteurs qui durant toute leur carrière n’auront eu que des rôles d’hommes virils, de brutes ou de salauds. De Terence Stamp à Hugo Weaving (la trilogie Matrix - 1999/2003) en passant Guy Pearce (qui démarrait tout juste sa carrière d’acteur), on ne cessera durant tout le film d’être surpris de retrouver ces acteurs grimer en femmes (tout en chantant, dansant, voir se trémoussant). Quant au film en lui-même, il est loin de toutes les caricatures qu’ont pu nous abreuver les films traitant de l’homosexualité ou de la transsexualité. Loin de tout cliché, on se prend au jeu et on apprécie ce voyage dépaysant se déroulant en plein cœur de l'Outback australien.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2017
Sincèrement, hormis la savoureuse scène d'introduction, pleine de douceur et de plaisir, si le film s'était limité à tout ce qu'il propose durant près de 45 minutes, je ne sais pas si j'aurais tenu jusqu'au bout. Blagues salaces à gogo, vision caricaturale voire outrancière de l'homosexualité, aussi bienveillante soit-elle... Le road trip de Stephan Elliott a beau être sympathique et singulier, je me suis vite lassé de ces plaisanteries de bas étage et d'un scénario non sans quelques idées mais ayant un peu de mal à tenir la distance (ohoho, jeu de mots). Heureusement, le trait devient nettement plus subtil par la suite, et sans être exemplaire, le récit devient plus intéressant, que ce soit à travers les différents personnages rencontrés qu'une vraie réflexion sur l'identité, les relations entre les trois héros devenant également plus fines, plus sensibles. Il y a un côté « show », notamment concernant les costumes incroyablement kitsch et totalement délirants, loin d'être déplaisant et surtout, Elliott a eu l'idée géniale d'engager trois acteurs à contre-emploi total et faisant des étincelles : le trio Terence Stamp - Hugo Weaving - Guy Pearce est éblouissant. Du bon et du moins bon, donc, inégal et parfois vraiment trop lourd, mais l'impression d'ensemble reste positive, sans doute l'aurait-elle été encore plus avec un supplément de numéros musicaux, tant pis : si vous n'êtes pas opposés à 105 minutes logiquement très « gays », « Priscilla, folle du désert » peut valoir le détour.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2021
Un mélange Road movie, film sur l’acceptation et Feel good movie ou l’on va suivre le voyage à travers le désert australien de deux travestis et d’un transsexuel qui préparent un spectacle déluré. C’est très souvent cliché, mais la bienveillance dont il fait preuve, son intérêt pour ses personnages fait passer outre ce défaut. Si j’ai parlé de clichés ce n’est pas une comédie qui se moque mais un vrai portrait de personnages dont la personnalité est bien développée. Ça n’est pas grandiose mais c’est un film qui ne bouscule pas et rempli d’ondes positives.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2013
road movie devenu classique pour pas mal de personnes qui malgré son scénario basique arrive à se démarquer et nous offre une prestation ainsi que des costumes au top! LE ton est donné dés le début, et les sourires qu'amènent certaines situations. Ne sont absolument pas forcé. Après faut il accrocher au style assez original et qui diffère des styles habituels. Ou de plus, le film n'épargne pas les clichés sur l'homosexualité... Tout en ajoutant une touche de folie, qui fait que cela passe bien. Surtout quant on voit que le film a plus de 15 ans et qu'a cette époque les mentalités n'étaient pas encore les même que maintenant (même si pour certains, maintenant ; elles restent toujours limités^^). Mais globalement allant de surprise en surprise, on passe un agréablement au jeu d'acteur époustouflant prêtant automatiquement un esquisse de sourire si les situations, dialogues et autres "dinguerie" ne vous auront pas faire rire. Je ne suis pourtant pas adepte de ce genre de film, ni spécialement de ceux traitant de l'homosexualité de façon décomplexé. Mais pour le coup, j'ai passé un moment sympa ou une fois rentré dedans ; je n'ais pas vu le temps passé. Dommage qu'il ne soit "que" si peu connu du grand public. Car la réalisation et la mise en scène restent faite avec brio!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2025
Sorti en 1994, ce film qui raconte la virée de trois drags dans le désert australien a acquis son statut d’œuvre culte, est c’est amplement mérité. Incarné par un acteur confirmé (Terence Stamp) et deux vedettes en devenir (Guy Pearce et Hugo Weaving), Priscilla, folle du désert est bluffant dans le sens où l’on y retrouve toute la grammaire de l’univers drag, qui n’a pas tellement évolué dans ses fondamentaux depuis la sortie du film, même si la pratique s’est largement démocratisée. Les tribulations de Bernadette, Anthony et Adam dans le bush australien, dans leur fameux bus déglingué, sont un concentré de kitsch, de glamour et de paillettes même si les trois comparses seront confrontés à l’homophobie et à l’intolérance dans l’outback australien, où certains habitants (pas tous, heureusement) sont moins habitués à cohabiter avec ce type de créatures davantage habituées à la tolérance en vigueur dans la ville de Sydney d’où elles sont issues. Surtout, le film confronte avec un enchantement de chaque instant les costumes et le décorum drag avec la majesté des paysages du désert australien. C’est drôle, émouvant, parfois plus dramatique : un grand film.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2015
Road Movie déjanté dans le désert australien, où deux travestis et un transsexuel se retrouvent face à l'homophobie et la haine des gens. Une belle histoire d'amitié, d'amour mais aussi et surtout de tolérance bien emmené par trois acteurs de grands talents, Terence Stamp en première ligne. Malgré quelques clichés bien présents et irritants, la farce prend !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2025
A bord de leur autobus baptisé Priscilla, trois drag queens traversent l'Australie profonde pour rejoindre le prochain théâtre de leurs exhibitions.
Coloré, suivant les costumes exubérants du trio, ce road-movie, un peu surréaliste dans les paysages somptueux du désert australien, a pour objet comique de confronter trois personnages efféminés à leurs incrédules ou éberlués concitoyens des villages les plus reculés et, d'un point de vue humain, d'ébaucher le portrait de gays apparemment décomplexés. Cet aspect-ci du film, où comment on assume son homosexualité -voire, dans de courts flashback, comment on la découvre enfant- n'est, en réalité, pas très riche ni intéressant.
Le caractère que dévoilent les personnages, au delà du travestissement et de leurs manières affectées, est superficiel. Et parce que le scénario est un peu faible, la comédie n'est jamais aussi plaisante et aussi dynamique que lorsque les tribulations de Bernadette (Terence Stamp, le plus convaincant des trois en "dame" vieillissante et digne) et de ses deux amis sont mises en musique (Abba, Village People, Gloria Gaynor...). Pour autant, leurs affectations de travestis sont un ressort un peu lassant et peu significatif.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2025
Ce film de folles, sur les dragqueens, est plein de peps et de bonne humeur. Il se regarde facilement, et on passe un bon moment, tout en posant un oeil différent sur la communauté LGBT. G. Pearce, dans son premier grand rôle, impressionne, même si quelques fois on se demande s'il n'en fait pas un peu trop.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 décembre 2013
Un road-movie australien aux allures de carte postale en compagnie d'un trio décapant au verbe haut et au charisme indéniable. Sans révolutionner le genre, Priscilla Queen of the Desert est porteur de valeurs positives, notamment de respect, et d'une bonne humeur communicative. Les interprètes, enfin, livrent une performance de tout premier plan. Vraiment sympa !
Tommllt
Tommllt

60 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2024
Complétement déjanté, "Priscilla, folle du désert" est un road movie comme on en voit malheureusement plus. Drôle, émouvant et même réconfortant, il s'agit d'un film qui fait du bien. On y suit un trio de personnage haut en couleur qui va vite devenir très attachant lors d'une virée au travers du désert d'Australie. Les acteurs sont bons, les costumes très réussis, l'humour fonctionne, la B.O est bonne (même si assez classique) et l'ambiance est très chaleureuse. L'intrigue reste cependant un peu simple mais nous évite au moins de tomber dans le cliché du film dénonciateur qui finit par ne plus rien raconter. "Priscilla, folle du désert" est donc une petite pépite aujourd'hui devenu culte qui se voit et se revoit à tout instant pour passer un bon moment !
djacno T.
djacno T.

43 abonnés 858 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2015
Des clichés et des préjugés sur un microcosme ou le drame humain (prostitution, violence,...) côtoie souvent l'excentricité (Divine, Syvester,...) ou l'amusement. Une farce qui manque d'humour.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 août 2018
Un casting pétillant dans cette comédie hilarante, mieux que le moyen de « la cage aux folles » grâce au trio d’acteur magique, qui se trémousse sur leurs talons aiguilles à la bande son populaire, ABBA les préjugés, la tristesse et sans complexe d’en rire, d’une traite et au très bon coup. Une métamorphose incroyable à la ressemblance de politicienne bigote, Terence Stamp, Guy Pearce, Hugo Weaving, habitués aux rôles virils, sont loufoques, à mourir de rire.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2020
Un film très drôle!
Assez révolutionnaire pour l'époque mettre en avant un groupe de dragqueen avec des acteurs hétéros qui ont pris le risque de choquer ou déplaire.
On ne peut renier les stéréotypes qui sont là tout le long du film mais cela reste en bienveillance et non en ridicule.
Mention spéciale pour Terence Stamp qui est vraiment la dernière personne que l'on aurait imaginer jouer dans ce film mais c'est un vrai plaisir!
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2022
S’il ne peut résister à quelques élans feel good faciles qui martèlent l’idée d’un rassemblement de personnes en marge pour, le temps d’une chanson, faire communauté, Priscilla vaut surtout pour l’oxymore qu’il compose une heure et demie durant : capter des corps habillés d’étoffes diverses et multicolores dans des chorégraphies au contact de décors rugueux, hostiles, aussi massifs et inhospitaliers que l’est le désert australien. Les villages traversés, les gargotes dans lesquelles se produisent les artistes en étapes sont autant de mises à l’épreuve qui leur rappellent la nécessité de s’imposer par la danse ou par la gouaille – répondre à une provocation par une autre, plus vulgaire et blessante encore. Le réalisateur conjure le film à thèse axiologique en représentant les trois travestis comme des individualités singulières contraintes de cohabiter dans un bus ; le premier est exubérant, le deuxième nostalgique et aigri, le troisième enfin lancé dans une quête amoureuse et familiale.

L’intérêt réside alors dans la conversion d’une trajectoire individuelle en odyssée collective, d’abord à l’échelle du bus, puis à l’échelle des contrées traversées et donc de l’Australie. Si le rejet s’exprime à de nombreuses reprises, il semble moins intéresser le long métrage, soucieux de montrer l’acceptation du public tantôt immédiate tantôt par paliers ; aussi révèle-t-il les difficultés des travestis à s’accepter eux-mêmes et à s’épanouir. La route devient errance intérieure, thérapie que le regard altruiste d’un fils ou d’un vieil homme saura interrompre. Nous donner à voir le show et ses coulisses nous rend à la fois spectateurs et confidents ; la démarche esthétique entreprise par le film correspond donc bien à la construction d’un point de vue humaniste parce que complet, au-delà des apparences au demeurant somptueuses – les costumes ravissent de bout en bout, récompensés d’un Oscar. Priscilla s’affirme telle une œuvre aussi excessive et vibrante d’humanité que ses personnages. Une réussite.
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2016
Une œuvre culte à mi-chemin entre "Bagdad café" pour son message de tolérance et son énergie positive et "Las Vegas parano" pour son esthétisme baroque et lumineux, aussi délicieusement décalé que "The Rocky horror picture show". Porté par un trio hors normes avec Terence Stamp, Hugo Weaving et Guy Pearce qui livrent chacun une inoubliable prestation, un film mémorable, frais mais aussi touchant et franchement drôle. Une perle indémodable, éminemment sympathique.
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