On oublie complétement que l'on est dans un James Bond, on retrouve une course poursuite en voiture dès le commencement du film, un peu comme Goldeneye, mais là, où dans un films l'action était lisible, ici, c'est tellement cutter, que cela fait mal à la rétine. Des plans d'une demi seconde, mis bout à bout pour créer un effet d'efficacité, qui sont là, pour nous empêcher de respirer, soit, ça fonctionne une demi seconde, et puis l'intérêt s'étiole car toutes les scènes d'action sont montées de la même manière, et cela devient vite fatiguant. On rajoute maladroitement un clin d'œil avec cette fille recouverte de pétrole, en lieu et place de l'or de Goldfinger, mais est-ce suffisant pour ancré ce film dans l'univers de Bond que l'on connait depuis plus de 50 ans...
Point de gadgets, comme dans les films originaires, très certainement pour coller à la réalité littéraire de Flemming, mais, toutes ces petites touches qui nous plongeaient dans l'univers de Bond, de James Bond, elles ont tellement disparues, que l'on se retrouve devant un film d'action de plus, rien qui nous raccroche à notre univers favori, pas de Miss Moneypenny à l'horizon, pas de Q donc pas de gadgets, juste M, qui a l'air de ne pas beaucoup aimer son double zéro
Alors oui, c'est efficace, si on aime ce style complétement découpé des scènes d'action, si on aime, le côté brut et impassible de Daniel Craig, et si on a un doliprane à porter de main à la fin du film, pour nous enlever le mal de tête que le visionnage du film pourrait nous donner.