Hunger
Note moyenne
3,7
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371 critiques spectateurs

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79 critiques
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Fabrice G
Fabrice G

137 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2008
Il y a des films qui marquent par leur beauté visuelle, d’autres par la densité de leur sujet… « Hunger » marque des points sur les deux tableaux. L’histoire, c’est celle de membres de l’IRA emprisonnés sous l’aire de la dame de fer dans l’Irlande du Nord de 1981 et qui, parce qu’ils refusent de porter la tenue réglementaire des détenus de droit commun, ont fait une grève de l’hygiène avant d’entamer une grève de la faim drastique. On suit ici l’une des figures emblématiques de ce mouvement : Bobby Sands. Caméra d’or au dernier festival de Cannes, « Hunger » est un bijou de mise en scène, chaque plan est magnifique, les plans séquences sont nombreux et souvent lents, permettant d’amplifier la peur et la détermination des personnages et les dialogues sont rares mais toujours indispensables. Mais le film est également ponctué par des petites scènes violemment intenses qui ne peuvent pas laisser indifférent. Le spectateur se laisse alors envahir par une émotion brute devant la violente beauté de certains passages. Le film de Steve McQueen nous prend aux tripes et nous laisse un goût amer dans la bouche. La prestation hallucinante de Michael Fassbinder dans le rôle de Sands est juste inoubliable et devrait lui ouvrir de nombreuses portes. « Hunger » est donc un grand film politique, une œuvre coup de poing qui marque mais qui doit se voir en connaissance de cause car certains passages sont quand même à la limite de l’insoutenable.
Alex
Alex

17 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2009
Un véritable coup de poing dans la gueule. Un moment glorieux de plus au palmares des rosbeef (et pas des moindres). Bien filmé, (extrêmement) bien joué et doté d'une atmosphère pesante plus que réussie. I...I...IRA ?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 décembre 2008
Bien, mais franchement "hard".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2008
Ce film est une tragédie en trois actes, à la fois indépendants par leur sujet et reliés entre eux par la figure de Bobby Sands, combattant radical de l'IRA, et le parti pris du cinéaste d'analyser objectivement, presque froidement, les évènements qu'il relate. Le premier acte se rapporte à la "blanket and no-wash protest", lancée en 1976 dans les prisons d'Irlande du Nord. Nous partageons le quotidien de deux prisonniers, nus sous leur couverture pour ne pas porter l'uniforme des "droit commun" et vivant au milieu des restes de nourriture et de leurs propres excréments dont ils badigeonnent les murs de leur cellule. Leur vie est rythmée par les douches forcées et les révoltes réprimées avec une violence telle qu'elle soulève le coeur. Le second acte est un audacieux plan-séquence d'un bon quart d'heure, au cours duquel Bobby Sands (Michael Fassbender, qui joue là un rôle bien différent de celui d'Esmé dans "Angel"!)affronte le père Moran (Liam Cunningham)sur le sens de la grève de la faim, acte ultime de protestation pour l'un, suicide collectif pour l'autre. Le troisième acte enfin, suit avec une précision quasi médicale, la dégradation physique de Bobby en montrant les conséquences effroyables du manque de nourriture sur un corps humain.Le cinéaste nous présente les différentes facettes de ces évènements avec un détachement apparent, destiné à préserver notre liberté de jugement. Cependant l'émotion affleure d'elle-même à chaque image, en particulier devant ce jeune policier réfugié dans un coin pour pleurer, incapable de participer à la violence inhumaine déchaînée contre les prisonniers révoltés. Emouvants aussi les souvenirs de Bobby qui, au seuil de la mort, retourne vers l'enfant qu'il fut, s'entraînant dans les forêts irlandaises à la course de fond. Bien que nous assistions aussi à l'exécution d'un gardien de prison d'une balle dans la tête, difficile, après un tel film, de se souvenir que les "soldats" de l'IRA utilisèrent également la violence aveugle!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 décembre 2008
Film sur le mouvement de contestation des membres de L'IRA incarcérés. Très bon film, une claque monumentale. Une camera très posée pour décrire un quotidient inhumain. Les acteurs, très bon, joue avec justesse sans trop en faire et dégage une force incroyable.
Beaucoup de scènes sont dures, impressionantes mais également magnifiques.
Un film qui ne laissera pas indiférent et qui merite d'être vu.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 décembre 2008
Ce Steve McQueen-là appartient à l'engeance des plasticiens, nouveau concept artistique (vers 1970 ?) dont les productions encombrent-au sens propre- les musées d'art "contemporain" (on vit une époque moderne!). On pouvait redouter le pire, à la lecture de critiques dithyrambiques. Finalement, c'est un film assez plat, exempt de chichis, hormis l'idée de confronter l'enfant qu'il a été au mourant qu'il est devenu, poncif maintes fois utilisé et qui tombe ici à plat (N'est pas Bergman qui veut...). Le problème principal de ce film, ce n'est pas sa violence, c'est l'ennui et l'indiférence qu'il suscite. On s'en fout! Hélàs... Tout ça est vieillot, et culmine dans l'interminable dialogue du prêtre et de Bobby Sands, ramassis de tous les lieux communs du "thèatre à thèse" des années 50, filmé comme si on était au théatre, justement. Ce martyr de la cause irlandaise, Bobby Sands, méritait mieux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2008
Certains films ont déjà une vie avant leur projection, surtout si on ne va pas les voir dès leur sortie. Sur Hunger on a entendu beaucoup de choses, bien souvent opposées, toutes se rejoignant cependant dans un ressenti radical, fut-il de rejet. L'histoire, on la connait. Ulster 1981, les prisonniers de l'IRA entament la "grève des couvertures et de l'hygiène" afin que le statut de prisonnier politique leur soit restitué. La "dame de fer" ne cède pas. Une autre grève est décidée, celle de la faim, dont Bobby Sands fut la figure emblématique. Le film se construit autour d'un axe central, véritable noeud d'un récit qui, bien que linéaire, multiplie les ruptures de ton. Cet axe, longue séquence filmée en plan fixe, oppose Bobby Sands et un prêtre venu le visiter. Toutes les clés de compréhension sont là, au travers d'un dialogue presque philosophique sur le sens de la liberté, la valeur de la vie, le pourquoi des luttes. Avant cela, les personnages nous sont présentés un par un, presque sans dialogue, jusqu'à ce que celui de Bobby Sands n'apparaisse. Après, enfin, on ne suit quasiment plus que lui dans la lente déchéance qui le conduira à la mort. Dire à propos de ce film, que sa stylisation nuit à l'émotion est une pure connerie. Il est au contraire, d'une intelligence rare. Le travail du cadre, la violence frontale jamais dissimulée, la minutie employée pour peindre un système d'un incroyable perversité, dans lequel la brutalité des uns conduit les autres à enduire les murs de merde, vider leur pisse dans les couloirs, arborer leur nudité comme une arme, est d'une efficacité redoutable. Toute idée d'humanité est balayée, si ce n'est, au détour d'un regard, dans l'anéantissement d'un jeune policier, le refus d'un prêtre, la compassion d'un infirmier, l'amour d'une mère. Beau, brillant, douloureux, profond, source de multiples questionnements, le film de Steve McQueen constitue une expérience cinématographique suffisamment rare pour être soulignée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 décembre 2008
Le réalisateur nous plonge dans l'univers carcéral de la prison irlandaise de Maze avec un réalisme indéniable. La dureté des images et la façon de filmer avec ces longs silences scotchent le spectateur. Les personnages s'enferment dans leur combat avec une détermination qui les ammenent à subir les pires atrocités. Le face à face entre Bobby et le pretre permet de poser des mots sur les actions. L'ensemble est insoutenable tant la violence nous accable du début à la fin. Un film coup de poing qui ne laisse personne de marbre. Néanmoins une question me reste en tête sans aucune réponse à y apporter : une telle "radicalité" était-elle obligatoire pour retranscrire cette lutte ?
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2008
Abonné aux films expérimentaux, Steeve McQueen (2) abandonne le genre et réalise pour la première fois une fiction complète, avec trame classique. Mais sa position d’esthète avant celle de conteur se ressent, Hunger étant un film purement visuel, avec très peux de dialogues (mis à part l’hallucinant plan séquence prêtre-prisonnier). Plusieurs couches se superposent : la première, assez mince et moins importante, celle du film historico politique, puisque Hunger nous raconte la grève de la fin d’un leader de l’IRA. Il pose la question du dévouement à une cause politique, jusqu’où pouvons-nous aller individuellement afin de servir une cause commune. Questionnement qui ressort surtout de la scène médiane, le plan séquence entre Bobby Sands et le prêtre, qui fait le lien avec la deuxième couche : la symbolique religieuse forte qui hante le film, avec évidemment l’image de la crucifixion. Crucifixion qui nous mène à la couche la plus épaisse et visible, la souffrance physique. Steve McQueen n’a de cesse que de transmettre par l’image la souffrance du corps, en filmant fréquemment les individus blessés dans leur intimité. Il esthétise la douleur et les blessures, pour en tirer la beauté de son œuvre. Un seul défaut affaiblit Hunger : son hyper esthétisation nous fait parfois sortir de ‘’l’immersion’’. Tout de même, un des meilleurs films de l’année, une claque.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 décembre 2008
Assez déçu par ce film qui a fait l'objet de véritables dithyrambes dans la presse! C'est un film soigné, presque trop sophistiqué, mais un film à thèse plus que douteux. Le combat qu'il défend sans trop de nuances ( comparaison des soldats de l'IRA au Christ, lente et majestueuse agonie à côté de l'exécution sommaire du gardien ) est un combat nationaliste d'arrière-garde. A quoi bon tout cela? La photo, quelques scènes âpres sur l'enfermement, la brutalité policière, sauvent à peine le film.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 décembre 2008
film très réussi esthétiquement parlant, mais qui m'a laissée de marbre malgré un sujet puissant.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 décembre 2008
D'"Hunger", je ne savais avant-projection pas grand-chose, si ce n'est que le film avait reçu une récompense (peu importe laquelle) au dernier Festival de Cannes et qu'il traitait du sujet délicat bien que très à la mode chez les cinéastes de l'IRA et de ses prisonniers politiques... S'appuyant sur un style radical et anti-spectaculaire (bien lui en a pris), loin des mouvements de caméras gratuits d'un "Bloody Sunday" ou d'une émotion un brin larmoyante d'"Au Nom du Père", Steve Mc Queen construit lentement mais sûrement un long-métrage pas totalement inintéressant (même si pas réussi pour autant), définissant dès le début et sans mensonge une démarche quasi-militante consciencieusement respectée d'un bout à l'autre. La première partie de son travail est en quelque sorte une mise en contexte des faits et un éclaircissement sur les personnages, le principal étant longuement approfondi au cours d'un plan-séquence bavard, ennuyeux et monotone, sorte de remise à la mode des mises en scène "Godard pro-Mao" où les protagonistes détaillaient leurs convictions, s'exprimaient jusqu'à disserter ; à la différence près qu'ici, les émotions ne ressortent pas d'un cadre plat, distant et laid. La suite ? Une position pro-IRA assez peu nuancée et encore moins développée (alors qu'il y avait beaucoup à dire sur les réactions déplacées de Miss Thatcher à l'égard de ces militants aux méthodes néanmoins franchement discutables, et pas simplement la diffusion d'une petite déclaration hors-contexte). Oui mais l'analyse historique et sociologique n'est pas le but du film va-t-on me répondre. D'accord mais dans ce cas quel intérêt peut-on éprouver à regarder un mec se laisser mourir lentement, avec toutes les transformations physiques que cela implique (et l'on sait très bien que tout semblant de "métamorphose" aujourd'hui excite un peu primairement nos critiques) ? C'est moche et pas très passionnant. Pas spécialement mauvais mais souvent, on se demande ce qu'on fait là. Problématique...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 décembre 2008
MAGNIFIQUE, digne dans la douleur et dans le message. Que ce film est prenant par son silence et la dureté des images. Jamais choquantes mais toujours violentes ces images dressent une couleur vraie. Je le recommande vivement mas sans enfant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 décembre 2008
bon, ce film, pour moi est juste un hymne à la scatophilie, bref une belle daube! je ne comprends les gens qui prennent un plaisir à glorifier une heure et demi de pure lenteur, de pur néant. des scènes à rallonge inutiles, comme cette scène où un gardien se mets à balayer un couloir, là je me dis, il ne va pas faire ça, ben si, le réalisateur, dans je ne sais qu'elle idée idiote, trouve un plaisir a nous filmer toute la séquence de balayage. il est où le génie enscensé dans les autres critiques? bref un film plus qu'ennuyeux, un anti-cinéma. je suis sorti de ce film ecoeuré, blasé, et regrette que ce genre de film soit si glorifié dans la presse ou les festivals. une tromperie immense, un foutage de gueule des pauvres spéctateurs que nous sommes.bon, je m'arrête là car j'aurai tant à dire sur cette supercherie. à éviter a tout prix!!!!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 décembre 2008
Je ne me suis pas ennuyée au cinéma depuis bien longtemps... Jusqu'au moment où j'ai vu ce film.
De longs plans fixes sans aucune poésie si ce n'est ce flou (trop de flou) avec une plume qui tombe.
Ce film respire l'ennui de la privation et est une pure masturbation intellectuelle pour adolescents attardés, aimant la souffrance pour le romantisme qu'ils en tirent.
Des gros plans de merde, de vers, d'escarres... C'est ça le cinéma choc ?
Non MERCI.
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