Thriller redoutablement efficace, oppressant et perturbant. Suspense de bout en bout, c'est réaliste et très bien interprété. Ce film mériterait d'être plus connu du grand public.
Sans faire aucun spoiler... Je l'ai regardé parce qu'on m'as dit que c'est l'un des films avec une fin ultra flippante et inattendue, et que même Steven Spielberg partagé cet avis ! Et je dois avouer que, oui, c'est vrai...
Je ne sais même pas quoi en dire au final...... Il est à la fois terrifiant, et à la fois pas du tout. Simplement, parce qu'il explore des parties tellement sombres de ce que peut être l'être humain, ou on voit que l'humain sans empathie est dangereux, spoiler: car après tout, après avoir sauvé une vie, quoi de plus naturel que d'en enlever une, au hasard, juste pour voir ce que ca fait, non? et que l'acharnement absolu peut l'être aussi spoiler: vouloir savoir, à quel point ? Au point de ne plus pouvoir reconstruire sa vie, de se condamner à vivre avec un fantomne, ou même, être pret à tout, souffrir peut être ou même mourir, simplement pour faire le deuil ? Ou peut être au final, dans l'espoir de rejoindre ce fantôme, dans la petite boîte lumineuse...
Et puis, pas du tout terrifiant pourquoi ? Simplement parce qu'on est pas du tout dans le côté gore, le film est assez lent, et puis chaque protagoniste a l'air... Normal...
Sur la route des vacances dans le sud de la France, Rex & Saskia, un couple de néerlandais, s’arrête sur une aire d’autoroute. Quelques instants plus tard, la jeune femme disparaît mystérieusement. Après 3 longues années à l’avoir cherché en vain, son mari reçoit une étrange lettre…
En adaptant le roman "L'oeuf d'or" de Tim Krabbé, le réalisateur néerlandais dresse ici le portraits de deux hommes diamétralement opposés mais unis par une seule et même chose : l’obsession. D'un côté, un homme éperdument amoureux et capable de consacrer des années entières à la recherche de sa chère et tendre et de l’autre, un homme méticuleux, un sociopathe qui se gargarise à travers la souffrance des autres.
L'Homme qui voulait savoir (1988) met un certain temps à se mettre en place mais dès lors que le film rentre dans le vif du sujet, avec la première apparition de Bernard-Pierre Donnadieu, on se retrouve happé jusqu’au dénouement final. Ce dernier incarne à la perfection ce tueur en série machiavélique, manipulateur et d’une précision chirurgicale.
5 ans plus tard, le réalisateur tournera son propre remake américain (La Disparue - 1993) avec Jeff Bridges & Kiefer Sutherland, avec certes, un casting quatre étoiles, mais aux allures de téléfilm de luxe.
"Le film le plus terrifiant". Ce n'est pas moi qui le dis mais Stanley Kubrick. Terrifiant dans la forme, non mais sur le fond, oui. L'homme qui voulait savoir dépeint la détermination d'un psychopathe à réaliser ses fantasmes mais aussi la facilité avec laquelle une victime peut tomber entre ses mains. Encore plus quand elle n'est pas aidée par le destin. Difficile de ne pas penser à toutes les Saskia du monde. Le film fait froid dans le dos. Son final encore plus. Bernard-Pierre Donnadieu est aussi talentueux qu'effrayant.
Une œuvre qui reste malgré tout méconnue. Un film avec une identité propre rarement un prédateur aura été aussi déstabilisant. Ce film est étonnant on ne voit pas le temps passer. Si vous pouvez éviter de lire le synopsis avant, afin de savourer ce récit suffocant. Bernard-Pierre Donnadieu est vraiment incroyable, quel maîtrise du personnage. Les acteurs sont tous convaincants. C'est un film à réhabiliter. Il a eu droit à un remake US par le même réalisateur apparemment du même acabit. C'est triste de voir que ce type d'oeuvre n'ait pas la reconnaissance méritée.
En voilà un thriller bien étrange ; un thriller qui aurait, parait-il, terrifié Stanley Kubrick. Alors évidemment, ma curiosité n'en n'était que plus piquée et je dois bien avouer que j'en suis finalement assez déçu. Tout simplement car je ne m’attendais pas à ça ! Une jeune femme disparait sur une aire d'autoroute et son compagnon se met alors à la chercher comme un fou. Oui, une histoire de kidnapping plutôt classique qui, je l'espérait, aller offrir un thriller haletant. Mais rien de tout ça puisque nous sommes en réalité devant un thriller beaucoup plus psychologique ! Trois ans après les faits, la jeune femme n'a toujours pas été retrouvée et le compagnon reçoit régulièrement des lettres du kidnappeur. Bon, je n'en dirai pas plus mais le film prend un tournant inattendu, c'est vrai, mais pour en devenir sacrément prévisible ! Le fait de se mettre du côté du kidnappeur est intéressant, la manière dont il explique son mode opératoire, ses réflexions autour de la fatalité ; tout ça, c'est passionnant, de même que la relation entre les deux hommes. Simplement, je n'y crois pas ! Tout tient en équilibre sur une théorie expliquée par le kidnappeur (l'histoire du balcon) et, pour moi, ça ne suffit pas. Et je trouve que ça gâche un peu l'ensemble. Mais d'un autre côté, la cruauté du film tend vers une certaine poésie et raconte en quelque-sorte comment un homme peut être prêt à tout, même à l'impensable ou à la bêtise la plus profonde dans le simple espoir de peut-être retrouver la femme qu'il aime ou de simplement savoir, faire enfin taire le doute qui le ronge depuis trois ans. Et puis, il faut dire que les acteurs jouent bien, notamment Bernard-Pierre Donnadieu, parvenant à être effrayant et rassurant en même temps ! Bref, je ne dis donc pas que "L'Homme qui voulait savoir" est un mauvais film, loin de là, mais je n'y ai tout simplement pas accroché, en partie pour son rythme d'ailleurs, un peu mou.
"L'homme qui voulait savoir" spoiler: sait qu'il vaudrait mieux ne pas savoir mais il veut quand même savoir...et celui qui sait et veut lui faire savoir le manipule si bien qu'il finit, malheureusement pour lui, par savoir ce qu'il n'aurait définitivement jamais voulu savoir . Voilà comment pourrait être résumé ce thriller intriguant, d'une certaine noirceur (alors que la photographie est plutôt estivale) et porté par un Bernard Pierre Donadieu psychopathe presque sympathique malgré lui...
L’Homme qui voulait savoir laisse un sentiment partagé. Pendant une bonne partie du film, l’ensemble reste assez froid et distant. Il ne se passe pas énormément de choses, mais sans pour autant ennuyer : l’intérêt est présent, sans véritable implication émotionnelle.
C’est véritablement à partir de la rencontre entre les deux hommes que le film prend une autre dimension. Le suspense devient alors plus palpable et l’attention est pleinement captée.
La fin est, quant à elle, particulièrement réussie et marquante. C’est clairement elle qui élève le film et laisse une impression durable, justifiant à elle seule une note plus élevée.
Côté interprétation, Bernard-Pierre Donnadieu est excellent et apporte une vraie crédibilité au personnage. En revanche, le compagnon de la disparue convainc moins et reste plus en retrait.
Souvent présenté comme l’un des films les plus effrayants, il apparaît finalement assez sobre dans sa mise en scène. Seule la fin peut réellement marquer les esprits.
Au final, un film intéressant et bien construit, porté par un excellent final, mais qui reste inégal dans son impact global.
Très bon film. Un brin de nostalgie quand je vois les voitures qui roulaient quand j'étais adolescent. Des Citroën BX, des 205... Quelques longueurs parfois. Mais un film diabolique et immoral ou les obsessions respectives de deux hommes se rencontrent pour le pire. Rien de spectaculaire non, tout est dans l'ambiance, on sent toujours une présence, voire une menace, qui donne à ce film une atmosphère très lourde. Bernard Pierre Donnadieu réussit à donner à son personnage, qui reste toujours pourtant très calme, un caractère vraiment malsain et presque monstrueux.
Un jeune couple néerlandais sur la route des vacances. Celui-ci fait halte sur une aire d'autoroute, mais manque de bol, la demoiselle disparaît. Ce film m'a toujours laissé de glace. Sluizer opte ouvertement (et ça se sent dès le début) pour un film lent, dépouillé le plus possible et qui ne va pas te concéder grand chose. Le problème, c'est que lorsque pareille approche est décidée, il y a tout intérêt à y avoir des personnages méga mastocs, une interprétation au top et une mise en scène qui suit. Malheureusement, il n'y a rien de tout ça. Des personnages qui passent comme des ombres. L'acteur batave est une catastrophe sur pattes et le massif Donnadieu n'est pas mémorable non plus, on l'a connu autrement meilleur. Quant à la caméra, elle est amorphe. Seule la partie finale (même si sacrément capillotractée) vient nous sortir de l'ennui dans lequel on a été plongé. Ça n'est pas le pire de ce que le cinéma des années 80 pouvait proposer, mais on s'en rapproche de très près.
Sacré film et sacrés acteurs. Un thriller puissant bien orchestré avec une morale douteuse mais profondément « humaine ». Kubrick a adoré ce film, on comprend pourquoi. À voir pour les cinéphiles amateurs de thrillers.
Surprenant thriller, nous plongeant au passage au milieu des années 80, une étrange relation meurtrier / victime qui nous mène à une intrigue également improbable. On se laisse porter.
Histoire terrible, scénario parfois diabolique jusqu'à un final terrible, L'homme Qui Voulait Savoir ne m'a pourtant pas convaincu. Il souffre d'une structure étrange de son scénario, qui nous fait passer plus de temps avec le bourreau qu'avec la victime. Bourreau qu'on nous présente,comme souvent, comme une personne très intelligente. Il y a une réflexion sur le poids de l'absence qui est intéressante. Lorsque les deux hommes se rencontrent, je n'ai pas cru à ce qui suivait, j'ai décroché, irrémédiablement