La fille coupée en deux
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375 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2007
Le film se passe à Lyon.
Terrain de bataille idéal pour Chabrol qui se plait à partir en croisade contre les tares et les vices des notables de la bourgeoisie provinciale.
Dans sa ligne de mire cette fois, deux hommes.
François Berléand, un écrivain, vieillissant, riche, célèbre, pervers et amateur de livres rares érotiques.
Benoit Magimel, un fils à papa, riche, connu, dandy, instable et amateur de belles autos.
Les parallèles entre les deux hommes ne manquent pas et sont explicites : ils eurent tous deux une enfance qui n'est pas restée innocente très longtemps et vivent désormais à l'ombre de femmes peu aimantes et sans doute castratrices - la "pieuse" mère du dandy trop présente et la "sainte" femme de l'écrivain trop absente.
Tous deux sont également flanqués d'une béquille (l'amie éditrice de l'écrivain et l'ami du dandy) qui les aide à sauvegarder les apparences dans le beau monde, malgré leurs penchants naturels.
Entre ces deux hommes, un ange passe : c'est Ludivine Sagnier amoureuse de l'un et aimée de l'autre.
Écartelé, incapable de choisir, l'ange perdra quelques plumes dans cette histoire.
Et les deux hommes, à trop vouloir se frotter au sourire radieux de l'ange, finiront par chuter.
On regrettera juste un peu la démonstration parfois trop explicite de Chabrol : depuis le titre du film jusqu'au tour de passe-passe final, en passant par les jeux de miroirs et les jeux de mots (l'équilibre, l'ange, ...).
Comme si Chabrol avait voulu anticiper sur une chaleur estivale qui nous aurait laissés inertes dans nos fauteuils et dans l'incapacité de saisir le propos de sa fable. On aurait goûté plus de subtilité (... ou plus de soleil côté météo !).
Mais cela ne suffit pas à gâcher le plaisir de savourer la cuisine du maître : il sait conduire son histoire et surtout ses acteurs. Tous sont excellents, même les "seconds rôles".
Avec une mention spéciale pour Benoit Magimel qui réussit à donner corps et vie au difficile personnage du fils à papa.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 août 2007
Un film pas déplaisant du tout, caustique et souvent drôle. Les personnages sont tout de même exagérement croqués, le film un peu longuet, mais on se laisse agréablement prendre au jeu du trio.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 août 2007
Pas un grand cru, par contre un scénario assez subtile et développé bien qu'il prenne des raccourcis trop évidents. Un Benoit Magimel fabuleux, une Ludivine Sagnier à croquer mais pour le reste du casting c'est assez vide et sans saveurs, trop théatral, tout est écrit d'avance, sans surprise. LA FILLE COUPEE EN DEUX est un film a l'esthétique troublante, réaliste, abusant quelque peu du fondu (Chabrol un fondu de fondus? Non j'arrête les jeux de mots), divertissant, pas inoubliable.
MaxPierrette
MaxPierrette

199 abonnés 320 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2007
Une fois n’est pas coutume, le tonton flingueur en chef du cinéma français, Claude Chabrol, débarque sur les écrans en été. Celà signifie-t-il une relâche de sa part ? Pas du tout, puisqu’il n’a pas oublié de faire une place pour le vitriol dans sa valise, à côté de sa “Fille coupée en deux”. Un titre aussi beau qu’énigmatique, qui évoque la magie, ou le crime. Ce que le générique, baigné d’une lumière rouge-sang et accompagné d’un air de Turandot qui préfigure une tragédie, semble nous confirmer, jusqu’à ce qu’une main vienne éteindre l’auto-radio diffusant la musique, comme un avertissement à nous méfier des faux-semblants qui seront de légion dans le nouveau film de l’auteur de “La Cérémonie”, malicieusement situé dans le milieu de la télévision.
C’est dans ce secteur que la jeune Gabrielle Deneige débute sa carrière, comme Miss Météo d’une chaîne lyonnaise, jusqu’à sa rencontre avec l’écrivain Charles Saint-Denis, et le riche héritier Paul Gaudens, passablement déséquilibré. C’est, du moins, l’impression qu’il donne en public, puisque Chabrol présente son trio central au travers de prismes déformants, insistant sur le contraste entre l’image de chacun, et sa véritable personnalité : Gabrielle n’est finalement pas “blanche comme Deneige”, Charles a des mœurs plus que douteuses, tandis que Paul peut être moins arrogant. Mèche blonde rabattue sur les yeux, et sans cesse à deux doigts de la caricature, Benoît Magimel nous livre une performance schizophrène plus que remarquable, aux côtés de l’omniprésente Ludivine Sagnier (déjà dans “Molière” et “Les Chansons d’amour” cette année), également très bonne en obscur objet de désir des hommes qu’elle fait tourner en rond. Derrière l’œilleton de sa caméra, Chabrol ausculte une fois de plus la violence des rapports de classe, avec un film drôle et acide, traversé de teintes rouges et d’humour noir, mais qui se rate sur le final, sur-symbolique, sans toutefois remettre en cause la qualité de son nouveau tour.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 août 2007
Bhin j'ai été sincerement decu par ce Chabrol...
La fille coupée en deux est un film mout. Seul moment jubilatoire ou l'on se réveille : Paul pete les plombs. Non vraiment il n'y a que cette scene le reste... enfin je ne le conseille pas.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 852 abonnés 8 177 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2011
Inspiré d’un fait divers remontant à 1906 aux Etats-Unis (et déjà adapté au cinéma dans La Fille sur la balançoire - 1955), Claude Chabrol (L'Ivresse du pouvoir - 2006) nous livre sa nouvelle vision des choses, dans un tout autre contexte et une nouvelle époque. On y fait la rencontre d’un célèbre écrivain aux tendances libertines, d’un dandy, fils de la grande bourgeoisie, complètement déjanté. Ainsi qu’une présentatrice télé, jeune, belle et innocente.
Et pour incarner tout ce beau monde, rien de tel qu’un casting hors norme et très bien choisi ! Tels que François Berléand, Ludivine Sagnier, Benoît Magimel et la redoutable Caroline Sihol.
Si l’on peut constater un début relativement lent et une intrigue difficile à se mettre en place, une fois les protagonistes en scène, tout se déroule pour le mieux. Normal, avec un réalisateur comme Chabrol et des acteurs comme ceux là, à quoi pouvions-nous, nous attendre d’autre ?
La Fille coupée en deux est un savoureux pamphlet sur le monde des médias et de la littérature, où le sexe prédomine, sans jamais faire dans le vulgaire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2007
Les acteurs sont magnifiques, l'histoire est jubilatoire.
Du très grand chabrol...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 30 janvier 2010
On ne croit pas une seconde à l'histoire d'amour entre Lesieur Berléand et la Demoiselle Ludivine. Le jeu du premier sonne faux, Ludivine tente de faire de son mieux pour sauver le film, mais tentative nulle. Magimel s'amuse, mais était-ce le but de Chabrol. Consternant.
Sagramanga
Sagramanga

24 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2007
S'il n'y avait quelques beaux personnages féminins, sensibles et spirituels (incarnés par Mathilda May, Valeria Cavalli et Marie Bunel), ce film rempli de situations artificielles et de personnages anachroniques (rôle difficile pour Benoît Magimel, en fils de famille aussi ridicule qu'improbable) ne dégagerait qu'un profond ennui, et le sentiment que Chabrol est vraiment un homme du passé, ressassant jusqu'à la manie les gimmicks d'une pseudo-critique sociale un peu dépassée.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2007
C'est un bon cru, Claude. Un fait divers salace, intriguant, comme point de départ. Une relation tordue à loisir entre un homme mur et une très jeune femme à la recherche de quelque chose, oui quelque chose, mais quoi au juste ? Le vide qu'elle ressent dans ces relations avec le play boy, l'attirance pour cet écrivain qui a deux fois son âge, n'auront pas d'explication car la psychologie n'est pas le fonds de commerce du cinéaste de Que la bête meure. Lui, il constate. il constate qu'il y a des choses illogiques, des gens très riches qui peuvent être malheureux, des relations pas très nettes entre des gens très, trop différents, et il retombe inévitablement sur le moment d'apothéose, c'est à dire très souvent une scène dramatique, sorte de catharsis de ces univers chaotiques. Ici, cest un meurtre en pleine cérémonie. Emballe t'il cette desciption dans je ne sais qu'elle suspens, musique d'ambiance, montage haletant ? Non, de ce côté ci il a évolué. On dirait parfois du Rohmer, le dialogue ayant une part prépondérante. D'où le gap, qui dérange certains, quand arrive la scène du meurtre. La fin est une jolie parabole, à l'image aussi du dessin de l'affiche du film.
henrim
henrim

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2007
Images, ambiance, musique, ... quel beau film !
La tension dramatique nous tient en haleine jusqu'au bout, et l'histoire conserve quelques mystères qui nous font gamberger encore longtemps après la séance.
Un très bon moment !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 août 2007
Ciel, que c'est mauvais ! Mention spéciale pour Valeria Cavalli qui n'habite pas son personnage sur une seule réplique. Plat, mal joué, un scénario qui part totalement en vrille... Le cinéma français nous a habitué à mieux (ou pas, diront les mauvaises langues).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2007
Film sympathique. Ludivine Sagnier a un jeu bien contrasté, François Berléand est toujours parfait en mec blasé et désagréable... Pourtant la relation entre leur deux personnages est difficile à croire, de même que le jeu de Benoit Magimel. Mas il y a une palette de rôles secondaires assez drôles, et puis, on est pris par l'histoire, par toute l'hypocrisie ambiante, on ne sait plus quelle est la part du sincère et du feint...bref, on passe un bon moment.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 août 2007
C'est un film qui se laisse regarder comme un bon téléfilm. Ce n'est pas un film digne de Chabrol. Vous avez compris j'ai été déçu. L'histoire méritait d'être mieux traitée, avec moins de légèreté et plus de conviction...Dans ce film nous avons des moments interessants mais dans l'ensemble il y a des baisses d'intensités. Le réalisateur a trop misé sur la beauté de Ludivine Saignier...trop facile.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 août 2007
je trouve ce film sans aucun interet et je deconseillerai à quiquonque d aller le voir, c est triste, gris, les personnages ne croient pas à leur role à part peut etre Magimel qui releve un peu le niveau.Pour etre tout à fait clair je trouve que ce film est l un des plus chiant que j ai vu de Chabrol
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