Autopsie d'un meurtre
Note moyenne
4,2
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77 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 avril 2014
Ce film a tout, absolument tout pour lui. Acteurs, scénario, réalisateur hors pair. Que se passe-t-il donc alors? Tout est mou, tiède, sans âme ni aucun charisme dans la première heure dispensable de ce péplum de 3H. Une introduction interminable dans laquelle seuls les seconds rôles ont une quelconque saveur. Ce n'est en fait qu'un greffon (et banalités) avant le procès de 2H, l'essentiel, soit un huit clôt. Un film dans ce courant des procès qui faisait la vague de certains grands films de cette période. Stewart n'était déjà pas à son premier film du genre [Cf. Mr Smith Goes To Washington, déjà utilisé en 1939]. Ici, ce qui pourrait être un grand classique du N&B, tire quelques grosses ficelles du rire, ou de la fantaisie hors norme. Otto se jette dans la plus complète caricature, jusqu'à créer de véritables invraisemblances, ou confusions. Ainsi, de nombreuses perles viennent émailler ce tableau qui en ravira plus d'un. Une belle sera la définition du viol qui s'affranchit de savoir s'il y a eu concrètement eu lieu ou pas, la sanction étant rigoureusement identique pour une simple tentative. Ainsi, si vous venez à accrocher le vêtement d'une femme en la croisant sur le trottoir, votre compte est bon : la chaise électrique à perpétuité. On ne manquera pas de s'excuser abondement, en l'absence de témoins. Le meilleur étant le parti pris de ce cher Otto, à vouloir systématiquement faire exécuter un strip-tease complet à la sulfureuse Lee Remick, en plein procès. Strip-tease virtuel bien sûr, mais au combien détaillé et fouillé. Cela commence par la chevelure que l'on découvre exprès, puis les lunettes qui tombent pour révéler un regard et un sourire plus que radieux, tout cela pour l'intérêt du débat bien sûr. Puis plus tard une insistance à évoquer les jambes nues, la signification. Puis la croupe qui ondule devant une queue de billard. Puis un jeu pervers qui consiste à chercher un synonyme de slip, justement pour ne pas avoir à l'évoquer en plein procès. Puis d'appuyer davantage sur cet élément dans une chasse (au slip) au fond des bois. Cela va si loin (dans un procès prude) qu'il n'est pas oublié que cette charmante dame, oublie justement de porter ce genre d'accessoire en public. Le paradoxe de la pruderie est alors totalement démontré, assailli à ses plus grandes extrémités. Otto s'amuse ouvertement. Et pour finir, arborer fièrement une relique en dentelle retrouvée en toute hâte, même si un peu déchiré dans le but de montrer l'acte sexuel passé, son intensité. Pour l'époque, le traitement reste particulièrement chaud, même si aucune allusion n'a été faite aux seins de la chaudasse. En fait, c'est la seule partie restée vierge de toute justice, pourtant hypocrite à éviter ces évocations physiques directes, toute perturbation dévoyée. Otto choisi délibérément la provocation en laissant la pulpeuse Lee Remick faire des avances sans équivoque possible, dans la décapotable de l'avocat (Stewart), sous le nez même du mari emprisonné, celui-ci à la fenêtre, retenu pas les barreaux de la prison. Heureusement, l'ensemble du film est sous une licence de propos intelligent, de réparties bien senties. Mais le procès lui-même est grotesque, voire amusant, caricatural. Un vrai morceau d'anthologie. Malheureusement ce film qui constitue un véritable classique par son scénario, son choix d'acteurs, son thème honorable, son N&B apportant sérieux et rigueur, souffre pourtant d'un léger handicap : on ne rie pas là où l'absurdité indique que c'est possiblement drôle (un frigo de pêcheur, rempli de poissons à l'excès), mais on sourie abondamment de passages apportant exagérations (et grand sérieux) au cours du procès. En fait ce film ne remplit qu'apparemment les critères d'un film classique, et détourne en véritable combat de petits coqs, le sérieux d'un vrai procès. Il n'y a qu'à voir la conclusion du procès, pour comprendre combien tout ceci n'est qu'un prétexte, un leurre à amuser le spectateur, voire l'exciter un peu. Otto s'amuse gentiment à appliquer assez peu de rigueur, à détourner les ingrédients à son seul plaisir, plutôt qu'au notre. D'autant que ce film, avec une pareille prise de risques à se jeter dans la fantaisie et la caricature, est finalement un des seuls classiques, qui vieillira moyennement, contrairement au sérieux d'un Hitchcock. On ne rit plus de nos jours comme ce qui faisait sourire il y a cinquante ans, surtout pour un humour discutable ou frelaté au départ. L'humour à la Otto n'est donc pas une valeur sûre. Un prix spécial aux seconds rôles que sont Lee Remick (l'épouse dévergondée et voluptueuse), à Arthur O'Connell, génial en avocat pochtron, et surtout la superbe Eve Arden, la secrétaire qui n'a absolument pas sa langue dans sa poche. Elle, est très pince sans rire, et du meilleur qui soit.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

175 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2014
Un chef d'oeuvre magistral . Comment un avocat peut-il défendre un meurtrier qui a tué le violeur de sa femme ? Un film qui remet en cause la légitime défense très courante aux Etats-Unis surtout avec les armes à feux. James Steward joue le rôle de l'avocat à la perfection. 2h34 de suspense intense.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2014
Capable de s'attaquer avec brio à divers genres, Otto Preminger nous livre un brillant film juridique avec "Autopsie d'un meurtre". Mais Preminger ne s"arrête pas au simple film de procès, il lorgne aussi sur le drame psychologique et le polar. Il adapte le roman de John D. Voelker, qui nous raconte le retour aux affaires d'un avocat qui n'avait plus trop d'affaires et qui passait la majeur partie de son temps à la pêche, il accepte une affaire où un militaire est accusé d'avoir tué celui qui aurait tué sa femme. L'écriture est brillante et de grande qualité, que ce soit par le scénario, maintenant le suspense de bout en bout et où on se demande tout le long du film où est la vérité, le mensonge, les comportements passés qui ressortent et une enquête ambigu et passionnante. Preminger aborde divers thèmes tels que la misogynie, le viol ou encore les tromperies et souvent de manières fines et justes. La galerie de personnages est fascinante et très bien étudié, notamment psychologiquement. Preminger prend le temps de les présenter et de nous les faire découvrir. Les dialogues sont tout aussi subtils et bien écrit. A l'image des thèmes abordés, l'atmosphère est souvent sombre et un parfum mystérieux plane tout le long du film. Les scènes de procès sont brillante et captivante. La mise en scène de Preminger est élégante et brillante, il nous immerge totalement dans cette histoire et nous captive durant 160 minutes. La photographie en noir et blanc est superbe. Le fond musicale, souvent jazzy est superbe et participe à l'atmosphère générale du film. Les interprétations sont impeccables, James Stewart nous livre une fois de plus une grande composition, sachant s'approprier son personnage et faire oublier l'acteur qui se cache derrière. Les autres interprétations sont tout aussi impeccable et notamment Ben Gazzara dans le rôle du lieutenant, George C. Scott dans celui du procureur de l'accusation ou encore Lee Remick. Un grand film, l'un des meilleurs de son réalisateur, captivant, d'une grande richesse d'écritures, très bien réalisé et superbement dirigé et interprété.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2014
Un film remarquablement écrit qui marque par sa mise en scène efficace. Dans la veine des géniaux "12 Hommes en colère" et "Témoin à charge", le film Otto Preminger nous immerge dans l'univers judiciaire. Mais ici, le parti pris ne sera pas franchement l'émotion ou l'humour, mais une grande rigueur et une démonstration d'écriture solide et parfois géniale. Les dialogues sont excellents et les joutes verbales, au-delà de leur délicieux contenu sont filmés avec beaucoup de finesse. On trouve donc ici des profondeurs de champs exceptionnelles et des cadrages réfléchis qui donnent à l'histoire un certain relief. Malheureusement, le film souffre de certaines longueurs et d'un manque de rebondissements dramatiques qui auraient amené de l'émotion ou du suspense. Le propos est également absolument misogyne, mais d'époque. Enfin, James Stewart est juste incroyable de malice et de ténacité dans ce rôle où il écrase totalement le reste du casting.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 janvier 2014
Autopsie d'un meurtre est un film de prétoire assez génial, remarquablement bien filmé et mis en scène (on sait la complexité de filmer dans une salle d'audience depuis le procès Eichmann). Sur plus d'une heure, James Stewart se débat avec la défense dans un jeu théâtralisé et ubuesque par moment (à tel point que ses joutes verbales hilarantes sont relayées par ses collègues qu'ils l'en félicitent). Tout l'intérêt du film est donc de montrer que la justice tient à peu de choses, dont la première est de brouiller les jurés en faisant du bruit. A ce titre, la fin est révélatrice : le jeune militaire est partit avec sa femme sans même payer l'avocat. Il en ressort qu'on ne connaîtra jamais la vérité, mais que justice est faite. Cette dernière est donc imparfaite, voire inapte à établir des certitudes et des vérités. Quoi qu'il en soit de ces considérations, Autopsie d'un meurtre est un assez bon film, tant dans la forme que dans le fond. Dommage qu'il soit un peu long.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2014
Un film parfaitement maîtrisé dans lequel le spectateur prend le temps de connaître l'affaire (tirée d'une histoire vraie du bouquin d'un juge). Excellente prestation de tous les comédiens rendant le réquisitoire crédible et joli travail d'écriture le rendant détaillé sans aucune longueur. Un très bon Preminger.
Akamaru

3 512 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2013
"Autopsie pour un meurtre"(1959) est considéré à juste titre comme la référence des films de prétoire,même actuellement. Otto Preminger,alors au sommet de son art,dissèque durant près de 3 heures les rouages du système judiciaire américain. Il se concentre sur les joutes oratoires qui opposent l'avocat et le procureur,arbitrées par le juge(un vrai,à l'origine du renvoi du sénateur McCarthy...). Tous deux sont en représentation théâtrale devant une assemblée qui les écoute religieusement,voire avec admiration. Dans ces conditions,que la vérité se fasse jour possède une importance moins grande que la virtuosité et l'avancée des carrières de ces représentants de la loi. Preminger partage donc sa vision acérée des choses. On ne sait plus très bien si ce marine est coupable ou non d'avoir exécuté le violeur(ou pas) de sa femme. Les éléments apportés ajoutent à la confusion,plutôt qu'à la résolution,qui ne peut qu'être partiale. James Stewart est comme toujours parfait en avocat aux vifs traits d'esprit face à un George féroce et imperturbable. Un classique indémodable,qui témoigne de la supériorité des Américains dans le genre.
CH1218
CH1218

283 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2013
Magnifiquement mis en scène par Otto Preminger, cette "autopsie" est l'un des sommets de prétoires et plaidoiries judiciaires jamais réalisés au cinéma. La salle de tribunal est le théâtre de joutes verbales efficaces, souvent drôles malgré le sérieux du sujet et le côté dramatique du procès. Le scénario est intelligemment bien construit et on ne s'ennuie aucunement durant les 2h40 du film. James Stewart est génial en face d'un George C. Scott parfait. Ben Gazzara, Lee Remick et Arthur O'Connell complètent habillement une brillante distribution.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2012
Autopsier un meurtre n'est pas chose facile. Surtout quand l'analyse se passe dans un tribunal. Otto Preminger y arrive avec finesse et talent. Rebondissements vont bon train et le suspense devient petit à petit présent. Accompagné du jazz agréable de Duke Ellington, le film en devient un véritable joyaux.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2012
Un classique du film de prétoire, ou comment transformer un coupable en parfait innocent avec la ruse d’un bon avocat. « Autopsie d’un meurte » en dis long sur la fragilité du système judiciaire américain, où le spectaculaire à parfois le dessus sur la vérité. Les interrogatoires des deux avocats sont filmés comme des duels, où les bons mots auraient remplacé les balles, le film est par ailleurs très drôle malgré le sérieux du sujet. James Stewart et Preminger jouent sur du velours et les 02H40 passent comme une lettre à la poste. Autour de Stewart un casting en or massif : Lee Remick en belle jeune fille déluré, George C.Scott et Ben Gazzara à leurs débuts, Saul Bass au générique et Duke Ellington à la musique. Après ça comment ne pas regretté le Hollywood de cet âge d’or.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2012
Surtout connu pour ses films noirs qui comptent parmi les meilleurs du genre (« Laura », « Crime passionnel », « Un si doux visage », « Le mystérieux docteur Korvo », « Matt Dixon détective »), Otto Preminger s’est aussi aventuré sur d’autres territoires comme les films historiques (« Ambre », « Sainte Jeanne », «Exodus »), les drames sociétaux (« L’homme aux bras d’or », « Bonjour tristesse ») ou même les comédies musicales (« Carmen Jones », « Porgy and Bess »). Seuls, la comédie, le western, les films de capes et d’épées ou fantastiques n’ont pas éveillé la curiosité du réalisateur. « Autopsie d’un meurtre » qu’il réalise à 53 ans au zénith de sa carrière est la confirmation de son éclectisme. Deux ans auparavant un autre cinéaste d’origine autrichienne comme lui, Billy Wilder s’était essayé avec succès au film de procès avec le succulent « Témoin à charge ». La même année un jeune metteur en scène, Sidney Lumet, avait réalisé un premier film coup de poing avec « Douze hommes en colère ». Curieux, Preminger se saisit lui aussi du genre en livrant en quelque sorte une synthèse des deux films précités. S’il conserve les interrogations fortes sur l’institution judiciaire américaine posées par Lumet, il va chercher chez Billy Wilder les touches d’humour destinées à rendre sa démonstration moins abrupte que celle du fougueux Lumet. La tentative est en tout point réussie et le film de Preminger bouclera triomphalement une trilogie complétée quatre ans plus tard par le très poignant « Du silence et des ombres » de Richard Mulligan qui élargira le propos au racisme qui gangrène la société américaine et qu’enfin les cinéastes ont choisi d’aborder de front à l’aube des sixties (« La chaîne », « Dans la chaleur de la nuit », « Devine qui vient dîner ? » ) . Pour camper Paul Biegler l’ancien avocat général de retour au barreau, Preminger fait appel à James Stewart alors au sortir de sa période hitchcockienne . L’acteur qui a déjà plus de soixante films à son actif possède la maturité nécessaire pour apporter toute l’humanité et la rouerie utiles à ce rôle d' avocat madré. Aidé d’un vieux collègue avocat comme lui ayant une fâcheuse tendance à siroter et d’une secrétaire au dévouement quasi religieux, n’étant pas payé depuis des lustres, Biegler accepte une affaire de viol pour le moins alambiquée mettant en scène un militaire et sa femme à la sensualité explosive. Preminger prend son temps pour nous présenter son personnage principal et ses acolytes afin de nous mettre complètement en empathie avec ce trio anachronique dont on se demande de prime abord comment il va pouvoir se défendre face aux deux ténors du barreau new yorkais qui représentent l’accusation. Cette entrée en matière des plus réjouissantes renseigne immédiatement sur le ton que Preminger entend donner à son film. Impression confirmée par l’humour bon enfant du juge joué par Joseph N Welch véritable juge à Boston qui s'improvise pour l'occasion acteur chevronné. Ben Gazzara, Arthur O'Connell et George G Scott complètent efficacement un casting fort judicieusement choisi. Mais la palme revient indéniablement à Lee Remick qui par son jeu tout en provocation, instille de façon pernicieuse le doute dans l'esprit des membres du jury et du spectateur. La justice américaine est une lutte d'influence entre les deux parties au détriment quelquefois de la recherche de la vérité, c'est ce que démontre habilement Preminger, nous laissant au final toujours aussi peu avancés sur la vérité de cette affaire. La musique de Duke Ellington qui fait une courte apparition dans le film enrobe le tout d'une ambiance jazzy propice à l'ambiguïté et au souffre qui se dégagent de cette affaire exhalant un fort parfum de sexe . A noter enfin le générique très géométrique de Saul Bass qui réalisera tous les génériques des films de Preminger à compter de "Carmen Jones" en 1954.
djacno T.
djacno T.

43 abonnés 858 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2012
Un film qui commence fort mais s'enlise bien vite dans une histoire peu intéressante et des dialogues inutiles. Le final est peut glorieux pour un film du genre. Reste une irreverensce révolutionnaire pour l'époque mais bien dépassée de nos jours. A voir pour les amateurs du genre.
spoiler: Un film banal pour un réalisateur et des acteurs habitués de films bien plus flatteurs.
Kill-Jay
Kill-Jay

80 abonnés 928 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2012
Un très très grand film de la part d'Otto Preminger malgré le sujet très dangereux et sulfureux pour l'époque que constitue le procès sexuel. Preminger réalise avec "Autopsie dun meurtre" son 28ème long-métrage, et celui-ci est l'un de ses meilleurs sans aucun doute ! Entre mise en scène magnifique et scénario très bien ficelé, le sujet aurait pu s'avérer ennuyeux, barbant ou inintéressant mais ce n'est absolument pas le cas grâce à des dialogues bien sentis et un jeu d'acteur irréprochable notamment de la part de James Stewart, qui sait apparemment tout faire et qui prouve là une fois de plus (pour le peu de personnes qui en doutent encore) qu'il est bel et bien l'un des meilleurs acteurs de tous les temps. Le seul reproche que j'aurai à lui faire et c'est pourquoi je n'ai pas mis 5 étoiles, c'est la fin qui n'est pas à mon goût j'aurai préféré que le film s'arrête avant d'avoir eu le verdict du jury pour laisser planer le doute. Mais hormis ça, tout est excellent et reste l'un des meilleurs drames juridiques de l'histoire du cinéma
Jo D
Jo D

33 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2012
2 ans après l'excellentissime huis-clos "12 hommes en colère" de S.Lumet, où l'on pouvait suivre les points de vue de 12 jurés débattant au sujet d'une enquête pour meurtre, "Autopsie d'un meurtre" d'Otto Preminger se positionne lui de l'autre côté de la barrière : celui du tribunal et de ses avocats. L'objectif pour ceux-ci étant bien entendu d'influencer au maximum l'avis des jurés en leur faveur.
On assiste donc pendant quasiment 2h30 à une partie d'échec monstrueuse entre les avocats généraux (dont George C. Scott, parfait !) et l'avocat de la défense (James Stewart, égal à lui-même) interrogeant les témoins les uns après les autres avec une intelligence et une pertinence rare dans le questionnement (VO obligatoire !).
Le but du film n'étant pas de donner un verdict final unanime et fixe. La flopée d'arguments qui fleurit tout au long du film laisse d'ailleurs libre à chacun de se faire sa propre opinion. Non, ce film est avant tout destiné à traduire avec brio l'atmosphère de la justice américaine en plein coeur des années 50-60.
Aucun temps mort, on a les yeux grand ouvert du début à la fin, tout ceci étant bien servi par une petite touche humoristique et sensuelle (via la splendide Lee Remick...).
Il y a tellement de matière et le sujet est traité avec tellement de tact et de délicatesse qu'on se demande même par moment comment le film va pouvoir se condenser dans "seulement" 2h30 de bobine.
Qu'une seule chose à ajouter : Chapeau M.Preminger pour ce chef d'oeuvre !
cylon86

2 839 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2012
Otto Preminger décortique le système judiciaire américain avec brio avec ce film où le sort de l'accusé n'est finalement que secondaire comparé à la joute verbale que se livre les deux avocats de chaque partie. Pendant 2h40, l'histoire est prenante et les scènes de procès sont vraiment grandioses menée par de grands acteurs : James Stewart et George C. Scott, parfaits en rivaux mais aussi Lee Remick, Ben Gazzara et Murray Hamilton. Les dialogues sont remarquables et la mise en scène parfaiitement maîtrisée. Une réussite totale.
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