Autopsie d'un meurtre
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2026
Avec Autopsie d’un meurtre, Otto Preminger dépasse largement le simple film de procès pour interroger la fragilité même de la vérité judiciaire et morale. La mise en scène, volontairement sobre et presque clinique, laisse toute la place à l’ambiguïté des témoignages, aux stratégies de manipulation et aux zones grises du comportement humain. James Stewart livre une performance remarquable de retenue ironique, incarnant un avocat plus pragmatique qu’héroïque, constamment tiraillé entre justice et efficacité procédurale. Preminger ose également aborder frontalement des thèmes alors encore tabous à Hollywood, notamment la sexualité et les mécanismes psychologiques de la violence. Malgré une durée conséquente et quelques longueurs inhérentes à son réalisme procédural, le film demeure un modèle d’intelligence narrative.
fred c
fred c

6 abonnés 460 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mai 2026
Pas vraiment d'aventure, pas vraiment d'action, tout ou presque se passe au tribunal, en N&B, c'est assez long, 2h40, c'est un vieux film, peu importe si les acteurs sont bons ou pas, 1h de plus et c'est moi qu'il fallait autopsier.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2026
Ce film fait partie des œuvres les plus aimes des cinéphiles, et plus précisément le panthéon des films judiciaire, alors certes je lui trouve de nombreuses qualités mais pour ma part je ne le considère pas comme un chef d œuvre.
Pour un film des années 50 je le réouverture assez moderne dans sa mise en scène, son scénario n hésitant pas à aborder des thèmes assez tabou pour ces années, tel que la sexualité, la manipulation, Le consentement et surtout une critique du pouvoir judiciaire assez malin.
J ai eu du plaisir à retrouver un acteur que j aime beaucoup James stewart, je l ai admire dans la vie est belle et fenêtre sur cœur et vertigo, dans ce film il reste assez neutre mais correct.
Les défauts sont le manque de rythme, surtout les scénes au tribunal assez pesante qui complexifie pour moi le scénario pour pas grand chose et c est ́la que je vais en venir au plus gros défaut c est justement que le film ne spoiler: tranche
pas spoiler: clairement
sur la [ spoiler: spoiler]cupalbilite
réelle[/spoiler] , c est pour cela que j ai ressenti une réelle frustration.
En conclusion c est un film intelligent, audacieux pour l époque mais exigeant.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
Après un superbe générique, par son innovation graphique qui correspond bien au mouvement du film, qui est une dissection de personnages, on va suivre une œuvre de haut vol, qui relève successivement de deux genres différents. Le film noir d’abord, dans lequel Preminger a excellé, le « film de procès » ensuite, dont elle constitue l’un des parangons fondateurs. Si personnellement c’est le premier que j’ai le plus savouré, le second est d’une grande richesse. Dans un procès où il n’y a aucun doute sur l’identité du meurtrier ni sur le déroulement des faits, le doute plane sur la responsabilité dudit meurtrier par rapport à l’état psychique dans lequel il se trouvait. On voit bien là toute la difficulté que peut connaître la justice dans sa compréhension des individus. Elle est limitée alors à des joutes oratoires, souvent brillantes, à des stratagèmes pour influencer le jury, à des artifices ou recours pour, non découvrir la vérité, mais faire triompher sa cause. C’est plus l’anatomie de la justice que celle d’un meurtre qui a intéressé Preminger, qui dresse ici un constat lucide, mais non un réquisitoire. Le film est un peu trop long, proposant quelques digressions ou fausses pistes inutiles, comme le voyage de l’assistant alcoolique au Canada, qui débouche sur une découverte et un « coup de théâtre » sans effet ni conséquence. Mais dans une superbe dernière scène (et surtout un dernier plan lourd de sens) aux accents de désenchantement, le cinéaste achève son constat de l’impossibilité de comprendre totalement des êtres différents et relativise l’importance de la cause défendue, glissant que l’essentiel réside finalement en l’engagement et la sincérité de nos actes.
lourd p
lourd p

14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Difficile de faire une critique du film sans prendre en compte les procédés que met en place ce film et qui sont communs avec les films de procès. Ainsi, autant en faire l'énumération pour commencer, on retrouve comme dans les autres films du genre : le retournement de situation (ici en l'occurrence la filiation d'une des personnages avec la victime principale, personnage qui va donc jouer un rôle décisif dans la suite du procès) ; l'avocat extravagant qui utilise l'humour comme arme ; les réactions hilares du public ; l'excès de colère très théâtralisé de l'accusé ou des avocats ou encore les plans très resserrés sur un des avocats questionnant agressivement un des témoins.
Malheureusement je ne peux que les évoquer, les mettre en avant et dire à quel point ces procédés sont communs à ce type de film. Toutefois, je ne sais pas à quel point ce film a pu être novateur pour le genre (et donc si déjà à cette époque, ces procédés étaient tout aussi communs ou non) et je remarque tout de même, qu'encore aujourd'hui, certains films de procès reprennent à la ligne près ces mêmes éléments scénaristiques et de mises en scènes (le procès Goldman ou Anatomie d'une chute). Ainsi, le film de procès a du mal à évoluer et à mettre de côté ces éléments récurrents.

Bref, hormis tout cela, je dois admettre que c'est un film de procès assez entraînant, le film se déroulant pendant une bonne moitié de ses scènes à l'intérieur du procès, et donc nous montrant, pour nous autres humains non familiers avec cet espace, le lieu dans lequel on juge, on acquitte et on fait témoigner un ensemble de personnes. Toutefois, film de procès oblige, c'est très verbeux, je dirais même trop verbeux. Je me suis rendu compte qu'à certains moments, je ne faisais que lire les sous-titres, ne prêtant donc plus attention pendant de longues minutes à la mise en scène. Comme si, dans ce film, durant certaines séquences, le récit et les dialogues primaient sur l'image. Tout cela m'a donné la sensation d'étouffer, de n'avoir jamais un moment de répit pour simplement contempler la scène car je devais m'accrocher aux sous-titres, comme ayant peur de rater un bout de l'intrigue. Et ainsi, cet sensation produit de la fatigue et de l'ennuie. J'ai donc, comme d'autres personnes dont j'ai lu les avis ici ou là, trouvé le film un peu long. De surcroît, tout cela m'empêche aujourd'hui de parler de la mise en scène. Il ne m'en reste quasi rien. Non pas que rien ne m'a marqué, mais j'ai l'impression de n'en avoir trop peu vu car concentré sur les joutes verbales. C'est comme si je vous demandais de lire un texte scientifique purement théorique et de vous interroger à posteriori non pas sur le contenu du texte mais sur sa forme (comment est-il construit ? Quelles structures de phrases avez-vous remarqué ?... = exemple très schématique mais qui colle bien avec mon expérience que j'ai fait du film).

Malgré tout, je trouve que le film soulève des thématiques intéressantes et qu'il arrive à approfondir :
- la science et notamment le médical s'immisçant dans les affaires de la justice.
- L'évolution des lois et des normes ou au contraire parfois sa non évolution (comme lorsqu'un des avocats prend pour exemple une affaire vieille de 70 ans pour défendre l'accusé)
- L'idée qu'un procès, c'est davantage la bataille entre deux avocats (qui s'insultent, s'accusent mutuellement...). Chacun veut faire gagner son parti non pas car ils veulent défendre l'accusé (car le pensent innocent) ou le faire condamner (car le pensent vraiment coupable) mais parce que les deux avocats sont attachés à leur prestige et leur réputation, l'échec équivaudrait à perdre de cette réputation dans ce milieu...

Enfin, je suis stupéfait que ce film et Anatomie d'une chute soient très similaires dans le fait de montrer qu'un procès est aussi un temps dans lequel on va pointer les habitudes des femmes et donc les juger moralement. Dans ce film, un des avocats va tout de même demander à une des témoins ("se déclarant" victime d'un viol - je met des guillemets non pas pour remettre en doute la parole de ce que la témoin a vécu mais plutôt car le but d'un film de procès est tout de même de montrer que personne n'aura accès à la vraie vérité, celle qui s'est matériellement passé, on a simplement accès à une des vérités, une vérité reconstituée par les témoins et aussi construite par les jurés) si elle porte quotidiennement des sous-vêtements. Question dont la réponse génère des réactions chez les différents personnages et dont nous spectateurs savons que cela va induire des hypothèses chez les jurés. Le fait de cibler des éléments très spécifiques de la vie d'une femme et donc de porter un jugement moral sur ces derniers étaient déjà quelque chose que mettait en avant Anatomie d'une chute. C'est d'ailleurs à ce moment-là que je trouve que les deux films brillent le plus et notamment Autopsie d'un meurtre. Et c'est surtout vertigineux de se dire qu'en plus de 60 ans, une même thématique est soulevée, montrant donc que peu de chose a évolué (sur ce domaine très précis en tout cas).
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 063 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
Un suspense qui reste durant toute la projection. Sans doute l'un des films les plus marquants en procès. James Stewart est impeccable en ténor du barreau et les autres comédiens parfaits .
Dialectik
Dialectik

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2025
ATTENTION, ce que vous vous apprêtez à lire est un SPOILER INTÉGRAL !
En lisant certaines critiques de ce film nous avons pu constater que leurs auteurs l'avaient visionné de manière distraite. En effet ils se plaignent, soit de ne pas avoir saisi les subtilités de la plaidoirie, soit de ne pas savoir si le Lt.Manion méritait d'être acquitté ou non, soit qu'on ne leur montre pas clairement si le viol a bien eu lieu . Enfin d'autres auraient encore aimé savoir si toute cette affaire se termine par un "happy end" pour le couple Manion. Nous aimerions d'abord conseiller à ce genre de spectateurs d'éviter de terminer un sudoku pendant le visionnage ou de tenter de séduire leur voisine ou voisin à la faveur de l'obscurité complice ;-) En effet quand on s'intéresse à ce genre de films, il est indispensable de bien écouter toutes les nuances des arguments des protagonistes et de bien observer tous les détails des différentes séquences. Ici tout était pourtant clairement suggéré au moyen de plusieurs indices, afin que le spectateur puisse comprendre clairement ce qui s'était réellement passé et comment cela allait finir après le procès. Nous ne sommes pas particulièrement fans de Preminger mais nous estimons que ce film est plutôt réussi surtout en ce qui concerne le message qu'il s'efforce de transmettre. Nous avons bien décelé ci et là quelques invraisemblances ou incohérences mais qui ne nuisent pas sérieusement à la compréhension de l'intrigue. Dans son autre film "Laura" Preminger a commis des négligences autrement plus graves. (cf. notre critique) Passons donc aux explications:
1°) L'hypothèse du viol était d'emblée exclue, vu que la victime est présentée avec insistance comme une nympho. ou une Marie-couche-toi-là si vous préférez. (Elle n'hésite pas à faire du charme à son avocat sous les yeux de son mari emprisonné et l'accusation dispose de témoignages prouvant qu'elle avait aguiché son prétendu violeur). De plus, après son retour à leur caravane, son époux la fait jurer sur son rosaire...ce qui prouve bien qu'il soupçonnait que le "violeur" était en fait son amant et que c'est pour cette raison qu'il avait tabassé Laura pour la faire avouer. La séquence où l'on voit Frederick agresser violemment son codétenu qui ironise sur la vertu de Laura confirme ce qui précède ainsi que le caractère violent du lieutenant. La péripétie cocasse de la "culotte" qui débarque dans le prétoire n'est nullement une preuve de viol mais peut-être un simple oubli dans le véhicule du prétendu violeur puisque Laura avoue qu'elle a coutume de se balader "cul nu" !
2°) Quant à la culpabilité de Frederick, de nombreux indices démontrent qu'il ne s'agit nullement d'un crime passionnel mais d'une froide vengeance. On le montre sûr de lui, même cynique lors du premier contact avec son avocat. Il sait qu'il ne risque au pire qu'une peine symbolique pour un crime passionnel, sachant qu'un psychiatre militaire
lui délivrera un certificat lui permettant de plaider le coup de folie résultant d'un état émotionnel intense. Il ne prend même pas la peine de simuler un quelconque état d'excitation lorsqu'il tire sur celui qui l'a cocufié. Il est optimiste puisque Laura le qualifie de veinard.
3°) Pour en venir à l'avenir du couple, là encore plusieurs indices le laissent présager :
Le codétenu de l'accusé déclare que Frederick lui aurait confié son intention de répudier sa moitié d'un bon coup de pied dans le séant dès sa libération. On peut objecter que la parole d'un taulard a peu de poids mais une brève séquence montre Frederick refusant que sa femme lui allume sa cigarette ce qui en dit long sur la rancœur qu'il conserve envers elle. Quand il embrasse sa femme après le verdict ce n'est que pour la remercier d'avoir témoigné en sa faveur. Sans doute redoutait elle des représailles au cas où elle aurait révélé la vérité. À la fin du film le gardien du camping dit que Laura était en pleurs lorsque le couple a quitté les lieux ce qui confirme que le codétenu n'avait pas menti. (désolés nous sommes de décevoir ceux qui idéalisent la paix des ménages.)
En conclusion nous dirons que Preminger était obligé de laisser planer jusqu'au dénouement une certaine ambiguïté pour conserver le suspense. Mais, à notre humble avis, le véritable intérêt du film se résume aux messages que Preminger voulait faire passer. Le plus évident est une critique de ce type de justice où le sort des inculpés compte pour du beurre comparé aux rivalités de prestige que se livrent les avocats à l'occasion de leurs joutes oratoires. Les jurés sont, eux mêmes, manipulés par les insinuations sournoises des deux camps. Bref, vérité et justice sont bafouées, piétinées. Seul point positif de ce film et du cinéma ricain en général : ils n'ont aucun complexe, aucune pudeur à montrer cette société telle qu'elle est. Les WASPS ont acquis un tel sentiment de supériorité qu'ils ont intégré leurs paradoxes les plus choquants, ils en sont même fiers. Le puritanisme, l'hypocrisie, les préjugés des sectes véhiculant leur obscurantisme font, qu'à l'occasion d'un procès, une culotte de femme montrée comme pièce à conviction ou la simple prononciation du mot viol sont plus "shocking" que la brutale réalité du crime qui est jugé. Cette banalisation de la violence s'explique sans doute essentiellement par le fait que cette société s'est imposée sur ce continent (à une période relativement récente) par la force féroce, les déportations et l'épuration ethnique. Le mépris de la vie est en quelque sorte passé dans les gènes, il a été entretenu par le mythe de la conquête de l'Ouest et plus récemment par le cinéma qui semble fasciné par le grand banditisme.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
Film de procès très réputé, "Autopsie d'un meurtre" est un grand film durant laquelle on suit une enquête passionnante et son procès ! Accrochant de A à Z, ce film est un bijou d'écriture ; notamment ses sous textes de dénonciation de la justice américaine avec une approche assez originale : on connait les faits à l'avance. Ce type de film est un élan pour les acteurs et les actrices. James Stewart est fabuleux dans ce rôle d'avocat ! Pasionnant durant les 2h40, on ne voit pas le temps passé
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2024
Je n'avais jamais vu ce film et j'ai beaucoup aimé.
Il semblerait qu'il soit fait d'après une histoire vraie. Cela fait quand même froid dans le dos de voir un jugement rendu suite à des joutes verbales théâtrales plutôt qu'à des faits prouvés.
En fin de compte, on ne sait pas réellement ce qui s'est passé et tous les doutes sont possibles.
Ce bénéfice profite à l'accusé mais je ne suis pas convaincue d'une justice rendue équitablement.
Ce film démontre bien le mécanisme qui transforme des coupables en innocents et inversement.
Malheureusement très proche d'une certaine réalité.
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2023
Adapté d’un cas réel, ce film est l’un des chefs d’œuvre de Preminger et sans doute l’un des meilleurs films procès de l’histoire du cinéma. Le récit est d’une rigueur extrême, suivant pas à pas chaque étape du travail de la défense. La mise en scène de Preminger touche à la perfection. Chaque joute oratoire bénéficie d’un sens du cadre et du mouvement souple de la caméra étonnants. James Stewart est formidable de malice et d’opiniâtreté. Malgré sa longueur (2h40), c’est un film qui se suit avec passion, fruit d’une minutieuse construction.
Marcelo_Di_Palermo
Marcelo_Di_Palermo

15 abonnés 168 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2022
un film de procès.... deja il faut aimer ce genre, solution facile et pas chère pour faire un film. Le problème est que celui-ci est loooooong et ennuyeux. L'excellence des acteurs ne suffit pas à sauver un scénario qui traine et nous endort.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2022
Les films de prétoire ne manquent pas, mais « Autopsie d’un meurtre » réalisé il y a soixante ans, demeure un parangon du septième art. Pour la liberté accordée à cette caméra dans le tribunal où tous les personnages paraissent jouer leur propre vie. Elle se promène littéralement des témoins au public, avant de fixer un regard, une attention. L’oreille est tout aussi attentive à la moindre altercation ou réflexion morale sur ce viol que l’on ne classe pas encore dans la catégorie des crimes. Les arguments des uns et des autres ne manquent pas de piquant, surtout quand on les doit à des acteurs comme James Stewart ( avocat de la défense ) ou George C.Scott pour l’accusation. Entre les deux le coupable présumé n’est autre que Ben Gazzara ,encore jeunot, mais déjà bien affuté dans sa dramaturgie. Un ensemble magnifiquement orchestré par Otto Preminger. Le film est très long. Il n’en est que meilleur. AVIS BONUS Une longue rencontre passionnante avec le réalisateur , suivie d’un making of très court ( marrant pour l’époque ) . Le coffret comporte de superbes photos ( avec Duke Ellington ), une affiche et le fac-similé en anglais du livre « Anatomy of a motion picture » de Richard Griffith. Rien que pour les photos, ça vaut la lecture ..
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2022
Un film judiciaire réalisé et produit par le cinéaste Otto Preminger qui, pour ma part, a des avantages et des inconvénients !!
Dès les premières images, j'avais envie d'aimer ce long métrage par la description des personnages, l'avocat et ses associés, dans une ambiance décontractée par la mise en scène. Puis, on entre dans le vif du sujet avec l'affaire d'un soldat accusé de meurtre, sa femme est intérrogé, les éléments de défense sont détaillés jusqu'au procès au tribunal. Je ne suis pas fan de films judiciaires mais "Autopsie d'un meurtre" m'a laissé un petit gout amer et en plus ça dure 2 heures 30 et pour ma part, si j'ajoute le doublage en Français qui parle moitié notre langue, moitié Anglais sous titrée, cela relève du trop classique et du trop long. On peux saluer quand mème les superbes interprétations de James Stewart et George C. Scott en avocats opposés, de la belle Lee Remick ou du jeune Ben Gazzara dans la peau du présumé accusé. J'attendais mieux chez Otto Preminger, donc petite déception.
Michael DOS SANTOS
Michael DOS SANTOS

8 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2022
Une très bonne construction du début à la fin, entre l'enquête de l'avocat et le procès. De super dialogues, un excellent rythme et 2h30 que l'on ne voit pas passer.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2022
Je ne sais pas combien de films de procès j’ai vu mais c’est un genre tellement usité et codifié que peu sont ceux qui me stimulent encore. Mais ce fut le cas pour autopsie d’un meurtre film fleuve de prétoire qui sort un peu des sentiers battus avec une ironie qui lui sied à merveille. En effet il nous décrit un procès qui est rarement celui de son accusé; c’est plus souvent celui de son épouse trop délurée selon la société, de la victime dont le fantôme plane sur les débats et avec lequel l’avocat de la défense joue sur le fait que les absents ont toujours tord alors que pour l’accusation : les morts sont toujours des braves types. Mais aussi par moment le procès des témoins, des certitudes communes et j’en passe. Comme tous les films de procès les dialogues tiennent une importance primordiale et donnent lieu à des joutes entre des acteurs très inspirés. Jamais ennuyeux, très audacieux pour l’époque c’est un excellent film de prétoire qui montre que la justice est fortement influencé par des petits détails et la force de la dialectique qui peut sauver ou condamner un accusé.
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