J’avais plutôt bien aimé le premier La Colline a des yeux, réalisé par Alexandre Aja, que j’avais noté 4/5. Il offrait une tension bien menée, des personnages crédibles et une ambiance oppressante qui restait longtemps en tête. Malheureusement, avec cette suite signée Martin Weisz, j’ai eu beaucoup de mal à retrouver ce qui m’avait tant accroché. J’ai donc mis un 2/5, assez sévère peut-être, mais je suis ressorti frustré.
Déjà, le scénario m’a semblé paresseux : on reprend globalement la même recette, mais sans surprise et sans finesse. Cette fois, on suit des soldats envoyés sur la fameuse colline, et rapidement, tout part en vrille. Là où le premier jouait habilement sur la terreur psychologique et l’attachement aux personnages, ici tout est sacrifié au profit d’une surenchère de violence. Les mutants ne sont plus vraiment effrayants, ils deviennent presque caricaturaux, et j’ai eu l’impression qu’on voulait surtout me choquer plutôt que me faire frissonner.
Côté mise en scène, c’est très inégal. Il y a quelques scènes d’action correctes, mais beaucoup de passages sont brouillons, voire confus. J’ai trouvé que la photographie manquait d’identité par rapport à celle d’Aja, qui donnait vraiment un cachet sale et poisseux au premier film. Ici, on a du mal à s’immerger, et on finit par se détacher assez vite de ce qui se passe à l’écran. Les personnages, eux, sont fades : difficile de s’y attacher ou de trembler pour eux, car le film ne prend pas le temps de les développer.
Au final, La Colline a des yeux 2 donne l’impression d’un produit vite emballé, sans âme, destiné simplement à capitaliser sur le succès du premier. J’aurais aimé retrouver l’intensité, la tension et l’émotion brute qui faisaient la force de l’opus précédent, mais je n’ai eu droit qu’à une suite banale et répétitive. Dommage, car l’univers avait du potentiel. Ceux qui ont aimé le premier risquent de rester sur leur faim.