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David GEORGES
61 abonnés
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2,5
Publiée le 2 mai 2009
Utilisation du split screen lors du générique d’ouverture, description de figures notoires du banditisme français au passif quelque peu similaire: certains parallèles sont évidents entre le diptyque sur Jacques Mesrine et Sans arme, ni haine, ni violence, portrait light d’Albert Spaggiari, auteur du fameux "Casse de Nice" en 1976. Mais les points communs entre les deux films ne vont pas plus loin. Jean-Paul Rouve, ex-trublion de la troupe des Robins des Bois, de longtemps emballé par la personnalité et le parcours de Spaggiari (qui n’a finalement jamais été arrêté) tenait à l’incarner sur grand écran. Il en profite pour caricaturer joyeusement ce hors-la-loi égocentrique et insaisissable (déguisement, gros cigare, opulence). Egalement derrière la caméra, Rouve, de par ses affinités génétiques axées sur la dérision, ne pouvait accoucher d’autre chose qu’une comédie légère, presque drôle. Point de surprise donc. Son ambition n’étant pas de réaliser un strict biopic, il y intègre des ingrédients de fiction et insiste sur la relation entretenue par Spaggiari avec le reporter joué par Gilles Lellouche (qui n’a pas existé). C’est de bonne guerre. Toutefois, malgré un rebondissement intéressant dans la première partie du film, il est regrettable que l’intrigue, très linéaire, perde en épaisseur au gré du délitement du charisme d’un homme finalement très seul (en dépit de la présence protectrice de sa femme jouée par Alice Taglioni) voire pathétique. Surtout, le contre-pied final que l’on sent arriver gros comme une maison n’est franchement pas malin. Et il ne faut pas oublier que ce Spaggiari, que l’on pourrait presque entrevoir comme un bon samaritain, était quand même un ancien membre de l’OAS pro-Algérie française, puis partisan de l’extrême droite. De quoi relativiser le slogan qu’il laissa dans la salle des coffres de la Société Générale de Nice: "Ni armes, ni violence et sans haine".
Pas terrible, JP Rouve n'arrive pas à donner de la profondeur au personnage et à le rendre plus attachant, à lui donner une certaine dimension… et la fin (bien qu'inspirée d'une histoire vraie) est un peu prévisible. Le film reste tout de même potable et à quelques scènes sympas mais sans plus.
Je n'ai pas vraiment pris du plaisir à regarder ce film, mais ça se laisse regarder car l'histoire se laisse facilement suivre (malgré un gros manque de suspens) ! Après je met seulement la moyenne car c'est assez ennuyeux, et prévisible (surtout à la fin)... et même si Gilles Lellouche et Alice Taglioni sont très bons également, c'est pas suffisant.
Le film, sans réelle consistance narrative, est plutôt le portrait d'un clown un peu pathétique, d'un gangster d'opérette inconséquent qui a décidé d'être une star. Sous le prétexte de lui faire faire la couverture de Paris Match, un journaliste parvient à approcher Spaggiari en cavale et à le faire se raconter. Autour de son histoire, on découvre un homme resté enfant, comme en témoigne son goût immodéré pour le déguisement. Devenu hors-la-loi non par appât du gain mais par esbrouffe, aveuglé par les apparences, il aime être admiré, au point d'en perdre tout sens du jugement. Parfois drôle, parfois agaçant mais finalement attendrissant, ce Spaggiari est campé avec talent par un Jean-Paul Rouve vraiment excellent. En définitive, voilà un film qui peut paraître sans grande consistance et un brin désinvolte, mais qui serait plutôt le portrait léger et charmant d'un doux rêveur un peu grotesque...
Un petit film qui se laisse regarder mais qui s'oublie très vite. Jean-Paul Rouve est assez agaçant dans la peau de Spaggiani, il rend le gangster charismatique presque grotesque. Cela dit, Alice Taglioni est crédible et relève un peu le niveau. Côté mise en scène, c'est plutôt brouillon voire mal foutu ( on sent que le Robin des Bois ne maitrise pas sa réalisation ) et le scénario est bien trop superficiel pour susciter la moindre émotion. L'humour est poussif et les situations sont téléphonées. Bref : je n'ai pas vraiment aimé et je m'y attendais d'une certaine façon. Pourquoi y être allé me direz vous ? Parce que j'avais vu un documentaire très instructif sur le personnage d'Albert Spaggiani le week-end dernier : témoignages d'amis du gangster et reconstitution du braquage à la clef. Un moment agréable sans grande conséquence pour ce qui est du film de Jean-Paul Rouve. Dommage, car le sujet aurait pu être traité avec plus d'habileté. Sympathoche, mais un peu léger tout de même. A vous de juger...
Quel jolie surprise!!Le premier film de Jean-Paul Rouve est une réussite,à presque tous les niveaux.C'est frais,inventif et vif.Bien que l'on connaisse à l'avance l'histoire d'Albert Spaggiari,Rouve réussit à nous étonner avec sa mise en scène superposée et sa vision d'un personnage ambivalent,mais éminemment sympathique.Franchement,c'est surprenant de drolerie.La rencontre entre le(faux)journaliste de Paris Match(Gilles Lellouche,d'une sobriété nouvelle qui lui va au teint)et le voleur romantique(Rouve,qui s'en donne à coeur joie)est inattendue et belle.Spaggiari est décrit comme un héros enfantin,aspirant de façon pathétique à la reconnaissance.Un film qui aime ses acteurs,ou l'argent est parfaitement investi et les 70's bien retranscrites.Assurément un de mes coups de coeur 2008!!
En 1979 José Giovanni avait réagi très rapidement au "casse du siècle" avec "les égouts du paradis", de facture classique. En 2008, Jean-Paul Rouve revient sur l'événement, mais s'intéresse surtout à son héros, sorte d'Arsène Lupin de la Cinquième République, mais avec plus de culot et de gouaille que son ancêtre de roman, Albert Spaggiari. Il a eu la bonne idée (Rouve est, en plus d'être réalisateur et acteur principal, co-scénariste) de lui adjoindre un personnage inventé, mais crédible eu égard à l'auréole médiatique de l'époque, de "journaliste", parfaitement incarné par Gilles Lellouche. En effet, l'"homme au pull jacquard" est bien le dernier qui aurait dû être touché par "Monsieur Albert", et pourtant, sur fond de carnaval, dans un pays d'Amérique Latine volontairement difficile à identifier (on y parle espagnol et portugais !), parti pour décrire un délinquant en cavale avec l'objectivité d'une sorte d'ethnologue (Spaggiari a de nombreux aspects de sa personnalité peu reluisants), il se retrouve très proche de l'amitié avec l'étincelant fuyard, et c'est à un brillant pas-de-deux que l'on assiste, sous le regard circonspect de la belle Julia/Alice Taglioni. Bien filmé, bien joué, avec un scénario solide : un premier film prometteur pour Rouve cinéaste.
première (et dernière pour le moment) expérience de réalisateur de jean-Paul Rouve, le film est une réussite; l'histoire vraie de Albert Spaggiari, l'organisateur du casse du siècle, une histoire qui méritait bien un film ... alors quelque part c'est intéressant car cela aborde la vie du cambrioleur après son exploit, entrecoupé de flashbacks sur l'organisation du bracage, le concept est tres bien maitrisé, même si les fans de films de gangsters auraient pu s'attendre a mieux... mais malgré qu'il ne sera probablement jamais un grand film de référence, il est tres bien réalisé, Jean-Paul Rouve est vraiment excellent a ma grande surprise et qui transmet a la perfection la fascination qu'il semble éprouver pour son personnage, et le scenario est parfait !
Un film génial ! une très bonne surprise, c'etait émouvant et on se prend facilement d'affection pour ce petit photographe devenu bandit, on comprend finalement son rêve et on se laisserait presque prendre au jeu. Des acteurs de talent à la française, vivement conseillé !
Excellemment joué, jusqu'à Patrick Bosso... Beaucoup d'humour. Même si je m'attendais à voir un film axé sur le fameux casse , cette partie de la vie de Spaggiari est tout aussi intéressante.