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Max Rss
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3,0
Publiée le 6 novembre 2017
Voici l'un des films incontournables de la seconde carrière de Jean Gabin. Ici, le patriarche est du côté des flics. Si certains polars français de la même époque ne font pas trop vieux jeu, « Le pacha », quant à lui, dégage un kitsch à vous en faire perdre la vue. Très, très ancré dans son époque tout ça. Et pourtant, ce qui est surprenant, jamais ça n'est rebutant. Même si l'ensemble ne dégage aucun éclat, il sait aller droit au but et se faire efficace. Et nous, de notre côté, c'est tout ce que l'on demande. Et puis faut pas le cacher, c'est toujours le pied que de voir Gabin, dans un rôle qu'il connaît par cœur, certes, mais dans lequel il assure tout le temps. Tout comme c'est toujours le pied que de voir André Pousse jouer le salaud de service. Et tout ça, sur une musique de Gainsbourg, excusez du peu ! Si l'on devait faire deux reproches, ce seraient les suivants : tout d'abord, les mecs qui se prennent dix bastos dans la couenne et qui gesticulent pendant 30 secondes avant de flancher, ça prête à doucement rire. Et une réalisation assez impersonnelle. Que voulez-vous, Lautner était bien sympathique, honnête, s'impliquait, mais ne savait pas foutre grand chose avec une caméra. Film très calibré, nous en convenons tous, mais qui assure le divertissement.
Classique détonnant avec le grand Gabin et une grande partie des interprètes secondaires des tontons flingueurs toujours avec Georges Lautner aux commandes d'ailleurs. Le Pacha a la classe des polars français qui fleurissaient tant dans les années 60 et 70 avec les Melville, Verneuil et autres... rien à envier aux polars américains d'alors...
Passé maître dans la parodie de film de gangsters, le duo Lautner-Audiard est bien moins convaincant lorsqu'il prend ce genre au sérieux. Beaucoup de complaisances et de clichés minent un film déjà affaibli par des personnages de flics et de truands trop typés, mal dégrossis. Face à André Pousse, étonnamment grave dans le rôle d'un féroce voyou, Jean Gabin compose un commissaire divisionnaire du genre patriarcal, une de ces figures figées et inhabitées à laquelle l'acteur ne prête, paresseusement, que son charisme et son prestige. Les péripéties policières et criminelles qui alimentent la traque du vieux flic ne sont quant à elles pas plus originales que vraisemblables ou réalistes. Et puis, il y a les dialogues d'Audiard, dont les formules et les aphorsimes, amusants par endroits, maintiennent le plus souvent les protagonistes du film dans un langage artificiel. Audiard place ses bons mots où il l'entend, au détriment de la cohérence des personnages et de la pertinence. Ce "parler-faux" imposé au scénario et aux interprètes finit par discréditer le film dans son ensemble.
Un policier avant-gardiste pour l'époque, une excellente BO et un Gabin qui en impose. A quand le nouveau audiard quand on entend ce genre de réplique qui malheureusement ne peut etre entretenu que par la mémoire. " On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort " Magique. Dommage que la scène finale soit trop brutale, j'aurai aimé un peu plus de psychologie.
Bien que l'ayant déjà vu plusieurs fois, j'ai encore pris un grand plaisir à revoir à la télévision cette réalisation de Georges Lautner sur des dialogues de Michel Audiard. Comme d'habitude, Jean Gabin excelle dans ce rôle de commissaire divisionnaire qui serait d'ailleurs révoqué de nos jours en agissant comme justicier. Sa confrontation avec son subordonné et ami, l'inspecteur Gouvion joué par l'inénarrable Robert d'Alban, fait partie de ces morceaux d'anthologie du cinéma français. André Pousse est parfait dans le rôle de Quinquin, un gangster redoutable et sans état d'âme, tuant sans vergogne pour garder le fruit de ses hold-up. Cet ancien champion cycliste s'était fait un nom dans les milieux du cinéma dès sa fin de carrière en devenant l'agent de quelques stars puis s'était spécialisé dans les rôles de gangsters à partir des années 60. Dany Carrel, quant à elle, évolue dans un petit rôle dans les milieux du cabaret et sa rencontre avec Quinquin ne lui portera pas chance. Lautner nous avait habitué à ces polars bien construits, sans baisse de rythme et aux dialogues percutants.
Film policier assez commercial au scénario embrouillé relatant la vengeance d'un divisionnaire expéditif. Chacun y fait son numéro – non sans talent : Gabin en super-flic, Audiard aux dialogues, André Pousse dans un des ses plus grands rôles, Gainsbourg avec son Requiem pour un con… Belle distribution et mise en scène dynamique.
Un film majeur dans la carrière de Lautner et un des meilleurs rôles de Gabin, impérial et donnant l'impression de ne pas jouer tant tout est vrai. Les dialogues sont formidables et les acteurs excellents (le choix de Dany Carrel, en revanche, ne se justifie guère). Quant à la musique de Gainsbourg, elle reste dans toutes les mémoires. Une oeuvre incontournable des années 60.
Un film policier agréable, qui vaut surtout pour la prestation de Jean Gabin, les excellents dialogues de Michel Audiard – c'est ici qu'est prononcée la fameuse réplique "le jour où on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner" – et la musique d'un Gainsbourg qui se paie même le luxe d'une petite apparition.
Un polar attachant et efficace grâce à un scénario solide, une mise en scène originale sur un fond musical signé Gainsbourg, une grande qualité générale côté photographie, et surtout une solide équipe de comédiens : Jean Gabin très crédible en Divisionnaire jouant un baroud au nom de l’amitié, André Pousse toujours excellent en malfrat sans scrupule, et Dany Carrel toute en délicatesse et particulièrement craquante. Mention spéciale également aux dialogues contenant quelques perles entrées depuis dans la légende.
Un solide polar dans lequel la patte de Lautner se mélange avec le style Gabin, le tout enrobé des inimitables dialogues d'Audiard. Gabin fait du Gabin troisième époque à la perfection, solide comme un roc et autoritaire si naturellement qu'on croirait qu'il est même le patron de son patron. Les seconds rôles sont des cracks de l'époque et ne font pas mentir leur réputation: André Pousse, Robert Dalban, Louis Seigner et quelques autres, sans oublier la mignonne Dany Carrel, seule réelle touche féminine du film. A partir d'un scénario simple et clair, la réalisation va droit à l'essentiel sans s'embarrasser beaucoup de haute psychologie. Les mots d'ordre sont: efficacité et action. La musique et le rythme lancinant de la BO nous viennent de Gainsbourg, présent dans son propre rôle, et soulignent parfaitement pas mal de scènes. Pas très original mais pratiquement la perfection dans le genre, je trouve.
"Le Pacha" est pour moi un de mes films préférés de Georges Lautner voir peut être mon préféré. Je trouve le scénario particulièrement efficace, Jean Gabin très charismatique qui débite avec sa verve habituelle les savoureux dialogues de Audiard, la BO incontournable de Gainsbourg et son requiem pour un con mais aussi cette ambiance unique, ces paysages d'une froideur hivernale, vraiment superbe. On ajoute une touche de violence et quelques scènes d'actions bien emballés et on se trouve devant un excellent polar à la française que je prend toujours plaisir à revoir avec plaisir.
Un classique du polar à la française ! Le casting est excellent. Le scénario est très bon. Ce n'est pas un film qui traîne en longueur. Il se passe des choses : fusillades, attaque à main armée, ... Donc, on ne s'ennuie pas. Nous reconnaissons également la patte de Michel Audiard. Les dialogues sont très populaires, notamment ceux de Gabin. Enfin, un très bon film comme on en fait de moins en moins en France.