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Un visiteur
4,5
Publiée le 16 novembre 2017
"Je vais organiser la Saint Barthelemy du mitan", ou quand Jean Gabin spoiler: décide d'organiser une guerre des gangs pour venger son pote . Un bon polar à l'ancienne porté par un excellent Jean Gabin parfaitement dans son rôle de vieux policier désabusé et par les dialogues d'Audiard.
A relever encore une surprenante bande son signée en partie par Serge Gainsbourg ("Requiem pour un con") et en partie par Michel Colombier (une musique très obsessionnelle faite exclusivement de percussions).
Un film policier typique du cinéma de Georges Lautner, avec Jean Gabin dans son rôle habituel de personnage imposant à la force tranquille. Efficace mais sans grand relief
C'est assez moyen pour du Lautner ! Jean Gabin en fait trop à mon goût et les dialogues d'Audiard sont un poil forcés je trouve. Enfin bon on ne gardera de ce film 2 choses en fait : cette phrase mythique "quand on mettra les cons sur orbite, t'aura pas fini de tourner" et puis "Requiem pour un con" de Gainsbourg pour la musique !
Une bonne intrigue, des dialogues humoristiques ciselés, des scènes extérieures remarquables, une musique géniale, des acteurs très bon, et enfin une rencontre mythique entre Gaisnbourg et Gabin en prime. Mon polar français préféré.
Georges Lautner à la caméra, Michel Audiard aux dialogues qui, en passant, sont parmi ses meilleurs, Jean Gabin à l’écran, Serge Gainsbourg à la musique et, en bonus, André Pousse en implacable salaud, tel est le quintet gagnant de ce polar carré et à l’ancienne.
Beaucoup d'éléments laissaient penser à la formule gagnante : Georges Lautner, Michel Audiard, Jean Gabin ...
La mayonnaise a effectivement pris, et nous a réservé des répliques qui sont encore dans les conversations près de 60 ans plus tard.
Ajoutez au milieu de ça un jeune Gainsbourg qui fait un caméo l'air de rien et vous obtenez une oeuvre totalement atypique, à la fois moderne et terriblement nostalgique d'une époque révolue.
Jean Gabin est parfait en commissaire-divisionnaire désabusé et toujours sur le terrain, à faire respecter l'ordre à sa manière.
Cette histoire de braquage est aussi très intéressante à suivre.
Même si cela lui a posé des soucis avec la censure, le réalisateur n'hésite pas à aborder la question des violences policières, de la distinction entre justice et vengeance et à surfer avec le film noir.
Seule et unique rencontre cinématographique entre le géant Jean Gabin et le réalisateur Georges Lautner, "Le Pacha" occupe une place à part dans le polar français. Scénarisé par Albert Simonin et dialogué par le génial Michel Audiard, le film est une œuvre de transition fascinante, suspendue entre le cinéma classique "de papa" et la modernité pop de la fin des années 1960. Une proposition de cinéma très plaisante, bien qu'un peu figée par moments.
Le film tire sa plus grande force de sa confrontation générationnelle captivante. Gabin y incarne le commissaire Joss, un flic fatigué et désabusé, dernier vestige d'un monde ancien obligé de se frotter au psychédélisme des boîtes de nuit hippies et à l'esthétique ultra-moderne de l'époque . Face à lui, André Pousse livre une performance mémorable et glaciale en truand sans scrupule . L'ensemble baigne dans une superbe atmosphère de film noir, hivernale et crépusculaire, sublimée par les dialogues cultes de Michel Audiard qui fusent avec une ironie jubilatoire. Enfin, l'œuvre est indissociable de la partition musicale mythique de Serge Gainsbourg . Son titre agressif « Requiem pour un con », rythmé par des percussions entêtantes, résume à lui seul l'insolence et la noirceur ironique du film .
Pourtant, "Le Pacha" montre ses limites à travers une intrigue policière très simpliste et linéaire . Le parcours de vengeance de Joss est attendu, sans surprise majeure ni réelle complexité scénaristique. De plus, la réalisation de Georges Lautner, bien que soignée, s'avère par moments un peu laborieuse et statique, peinant à retrouver la fluidité et la folie de ses précédentes comédies de genre.
"Le Pacha" n'en demeure pas moins un classique du polar hexagonal. S'il n'évite pas quelques lourdeurs scénaristiques, la classe insolente de ses dialogues, son ambiance crépusculaire et son hymne signé Gainsbourg en font un divertissement d'une grande efficacité.