4627 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
855 critiques spectateurs
5
214 critiques
4
226 critiques
3
60 critiques
2
162 critiques
1
120 critiques
0
73 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
inspecteur morvandieu
94 abonnés
4 359 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 13 avril 2024
Inspiré d'une histoire vraie et réalisé par un ancien policier, le polar d'Olivier Marchal présente des gages d'authenticité et de rigueur...mais il fait pourtant très scénario de cinéma, avec flics de cinéma assortis. D'autant, et parce que, Marchal a l'ambition -pour ne pas dire la prétention, au regard du résultat mitigé- de réaliser un exercice de style très noir. L'histoire est celle du commandant de police Schneider (D.Auteuil), alcoolique anéanti par un drame personnel, enquêtant sur une série de meurtres sordides en dépit que sa hiérarchie l'a dessaisi de l'affaire, en dépit aussi de rivalités policières, thème récurrent du réalisateur.
L'intrigue est en définitive assez commune et anecdotique, presque reléguée au second plan par la prépondérance de la mise en scène, et on peut y trouver éventuellement un intérêt mineur lorsqu'elle s'éloigne des artifices de la réalisation. Car Marchal en fait trop, dans le style et l'esprit, dans le sordide et la désespérance, complaisants et maladroits par manque de maitrise et d'une réelle singularité. Son mélodrame policier sombre dans un maniérisme parfois grotesque qui semble surtout inspiré par le cinéma des autres et qui, par conséquent, reproduit des clichés, des séquences impersonnelles. Ses comédiens sont uniformément dans l'affliction et c'est pénible autant qu'agaçant.
Malheureusement moins abouti que le 36 quai des orfèvres. Cependant on ne peut que rester pantois devant la performance hallucinante de Daniel Auteuil et d'un scénario pervers à souhait!
Un polar d'une grande noirceur. On suit ici une descente aux enfers d'un flic, qui s'enfonce de plus en plus dans la merde, et cela monte crescendo tout au long du film. L'histoire est excellente même si parfois ça part un peu trop dans tous les sens, la mise en scène maitrisée de Olivier Marchal permet de rendre le tout assez fluide. Ce dernier nous ressort un peu les mêmes ingrédients que pour 36 quai des orfères mais cela fonctionne toujours autant. MR 73 reste quand même un cran en-dessous. La photographie, quant à elle est très froide, très noire et accentue grandement l'ambiance du film. Enfin, concernant les acteurs, Daniel Auteuil est tout simplement exceptionnel avec une perfermonce dans lequel on ne le reconnait pas. C'est un immense acteur et c'est pas pour rien.
Olivier Marchall n'est pas un joyeux drille, on le savait déjà à ses précédents films, et à 36 en particulier. Il a été flic, en a bavé, en a rendu sa plaque, on le sait aussi. Cette "légitimité" lui a permis d'enchainer les polars violents, où la corruption semble une règle, où les ripoux abondent, mais où le malaise ne s'est rarement autant installé que dans ce MR73. Tueurs en série, flic dépressif alcoolique campé par un Daniel Auteuil une fois de plus méconnaissable et impressionnant, ripoux vraiment méchants sont les personnages de ce thriller poisseux, glauque et vraiment sans pitié. On sent vraiment que Marchall avait un besoin viscéral de raconter cette histoire, inspirée de faits réels, qui l'a marqué à vie. On sent le dégout qu'il en a conçu pour les traitres, les salauds, les vendus. Alors même si la réalisation en fait parfois un peu trop, manque de retenue, si la photo également devient trop stylée, si l'histoire peine à démarrer, si personne n'a l'accent du Sud (dommage pour une histoire se passant à Marseille) on pardonne à ce cinéaste, véritable auteur, qui met ses tripes dans ses films et dans celui-ci en particulier. Un film qui laisse en état de choc, KO debout.
Film baigné dans l'alcool du début au 9/10ième, c'est dans la partie sombre de la nature humaine que nous emmène ce film: monstre violeur, assassin, police ripoux etc etc
Bien que le scénario soit un peu brouillon et prévisible, il n'en reste pas moins une histoire de fond prenante, bouleversante, et la découverte de personnages que l'on n'oubliera pas de suite.
Respectant une nouvelle fois le côté authentique du milieu policier, Olivier Marchal filme un Daniel Auteuil césarisable, qui joue un personnage noyé par la vie mais qui arrive à en sortir pour faire la justice que tout le monde pense tout bas.
Un Marchal, comme un Eastwood, qui malgré un scénario par moment léger, livre un film griffé de sa patte, gage de qualité.
Un film noir sur un policier complètement alcoolisé de désespoir. Le film est pas mal, Daniel Auteuil joue merveilleusement bien, mais le film souffre de grosses longueurs. juin 2011
un super polar signe par le maitre oivier marchal, tres glauque, des personnages tres sombres, auteuil enorme dans ce role de flic delabre et alcoolique, tres bien
On était en droit d'attendre mieux qu'un honnête polar bien troussé par rapport à "36 quai des Orfèvres", le film précédent de Olivier Marchal et d'un calibre autrement plus costaud que celui ci. MR 73 ressemble à un poncif de tout ce qui peut se mettre dans un bon policier : un serial killer, un flic dépressif et suicidaire, une orpheline éplorée, une fliquette mal baisée ... Le tout remarquablement mal agencé. Ou plutôt de manière trop voyante. Reste la prestation solide et habitée de Daniel Auteuil, évidemment l'un des meilleurs acteurs français des 20 dernières années.
Ce film n’y va pas de main morte avec la violence graphique, l’enquête est extrême dans ce genre de cas, le crime infâme. L’histoire vraie romancée de ce flic est pathétique, les flashbacks s’écrasent dans la farine tant la fatigue est psychologique. Une tragédie accrocheuse jusqu’à le rendre mélancolique obsessionnel, comme des rock stars pour qui ils ne sont si différents que ça. Le métier en contact avec la mort change, on s’attend à ce que le moral et le temps ne soit pas au beau fixe dans la mise en scène. L’alcool et le tabac sont dangereux pour la santé de tous, à consommer avec modération surtout pour la réalisation. La mise à la retraite d’office est nécessaire pour ce genre de cinéma ridicule, le fou rire a éclaté dans la salle d’autopsie malgré ça et une lourde pesanteur glauque. La destinée au coup fatal portée par une arme de flicard des années 80 correspond au titre du film, fermer la dernière page de l’anthologie policière, ce n’est rien plus ni moins que de l’histoire ancienne, sa souffrance fut jadis abrégée, paix à son âme. « Que Dieu les pardonnent » comme dirait l’Eglise et absout de leurs péchés, dans l’intérêt politico-personnel du réalisateur, un tueur en série marseillais à l’image du parisien Guy Georges pour effrayer le commun des faibles esprits partisans de la cause du super-justicier.
Je m'attendais a un film aussi bon que "36 quai des orfevres" mais je dois dire que "MR73" m'a decus car pas vraiment interessant,je n'est pas accroché a l'histoire ni aux personnages. Daniel Auteuil est comme a sont habitude très bon dans ce film,sont personnage d'homme brisé est très bien. Decevant malgré le coté sombre et assez réaliste du film.Film un peu trop long a mon avis.
Un film noir de chez noir où Olivier Marchal s'intéresse plus à la psychologie de ses personnages qu'a l'intrigue policier qui ne sert, finalement, que de prétexte.
On retrouve ses gueules, ses lumières, son univers... un vrai film d'auteur.
voila, olivier marchal ancien OPJ termine son oeuvre comme un américain finit star wars ou le seigneur des anneaux daniel auteuil est surprenant physiquement un clin d'oeil au personnage de marie ( Vous êtes belle) à conseiller aux puristes et collegues
Les flics sont pourris, corrompus, alcooliques...etc... Vive les clichés éculés ! Ils ont des commissariat pourris mais ont des bagnoles hors de prix ?! Je regarde dans la rue je vois plutôt des peugeot 307, renault mégane...etc... Mais c'est vrai faut tout prendre argent comptant MOssieur Olivier Marchal est un ancien flic... mais aussi un nouveau cinéaste qui a compris comment attirer les bourrins qui aiment cynisme, action, sang et horreur. Comme si un simple commandant pouvait décider comme ça de classer des affaires ?!?! Pour ceux qui ont visités Fleury ou La santé les prisons ne sont pas des 3 étoiles mais ce ne sont pas non plus les taudis du film pire qu'une prison turque... La perruque de Olivia Bonamy est ridicule et quand on connit la paie d'un flic comment pourrait-il possèder une piscine ET une chrysler coupé ?!?! .... Le seul point fort du film reste un scénario bien écrit et une trame intéressante... Mais trop d'invraisemblances, trop de débilités détuisent la crédibilité d'un polar qui se dit inspiré de faits réels... mais quoi ?! Tout ?! Subra ?! Le flic alcoolo qui a perdu sa fille ?! le tueur en série qui aime les chiens ?!... Je ne parle pas du bus, où en France JAMAIS la police attaque un preneur d'otage armé sans avoir tenté de parlementé avant... C'est flou, ça sent trop l'arnaque pour faire un film efficace qui plaira au maximum d'illettré asoiffé de polar sans queue ni tête où le macabre est de mise. Pour un ancien flic ça fait pitié... Mais il n'est plus flic il est un cinéaste qui fait le maxi pour qu'on aime ses films aux dépens de la réalité qui concerne la Police Nationale.
Après une réussite telle que celle de 36 quai des orfèvres, Olivier marchal était attendu au tournant. Difficile de faire mieux ou au moins aussi bien. Et là c'est le cas : nettement moins bien ici. Alors oui c'est sombre, noir, violent, désespéré, sans rédemption et sans concession. Mais c'est lourd, très lourd, trop lourd. La mise en scène en fait des tonnes, le scénario s'étire un peu trop en longueur(s). Malgré la très belle qualité des images, on ne voit pas grand chose, tout ce passe la nuit ou sous la pluie. Beaucoup de mal aussi à s'attacher aux personnages et à l'histoire, mais heureusement le dernier quart d'heure, à la fois terrible et plein d'espoir, nous offre une fin palpitante qui sauve un peu l'ensemble du naufrage. Quant à l'interprétation elle est assez mitigée. Auteuil est pas trop mal comme le reste il en fait peut être trop, à vouloir être trop sobre, cela en devient presque pathétique. Bon je ne suis pas très objectif, c'est un acteur que je n'apprécie pas spécialement et qui a toujours été surestimé à mon goût. Vraiment pas sa meilleure partition. Les seconds rôles sont eux un peu plus consistants. Olivia Bonamy tient enfin là un rôle un peu plus à la mesure des espoirs mis en elle depuis des années maintenant, mais qu'aucun réalisateur n'avait vraiment exploités. Catherine Marchal, Gérald laroche, Francis Renaud et Philippe Nahon (vraiment inquiétant) sont aussi dignes d'intérêt et nous offrent de bons moments. Au final un film un peu bancal. Un scénario et une mise en scène trop lourds malgré une fin surprenante d'un côté, une interprétation honnête et une très belle technique de l'autre. Une déception tout de même pour l'auteur du chef d'oeuvre 36.