Réussite totale pour ce fil d'E. Mouret. Tour à tour, drôle, charmant, émouvant ... L'interprétation est à la hauteur du scénario et la mise en scène nous entraîne joyeusement dans ce film sans faille. Interprétation réussie par l'ensemble des acteurs. Un beau moment de cinéma sans prétention !
Un film touchant façon Emmanuel Mouret. Certaines scènes s'étirent en longueur mais certaines autres justifient totalement le film tellement elles sont drôles. J'ai regretté que le film ne se finisse pas sur une note plus positive concernant Judith/Nicolas... Cela finit bien mais sans être vu, c'est juste raconté. En tout cas, pour tout ceux qui aiment son style, c'est sûrement son meilleur film.
Solution n°1 : Emmanuel Mouret est le Vincent Delerm du cinéma. Il joue à l'acteur alors qu'il ne devrait se contenter que d'écrire (il n'écrit pas trop mal d'ailleurs... si seulement c'était pour du théâtre). Solution n°2 : C'est un parti pris « artistique »... Mal jouer, et condamner Virginie Ledoyen à faire de même... Dans ce cas, je n'accroche simplement pas au concept. Ridicule d'ailleurs. Heureusement, il reste la superbe musique.
Emmanuel Mouret, avec ce septième film, s'impose comme un digne descendant du cinéma d'Eric Rohmer, et assure déjà le futur du drame romantique français. Il y a bien longtemps que cette catégorie n'avait eu droit a autant de finesse et d'esprit, de légèreté et d'intelligence. "Un baiser s'il vous plaît", malgré son titre peu convaincant, s'avère être une histoire d'adultère arrangée, échouée, qui fait penser deux inconnus sur le point de s'embrasser, leur faisant réfléchir sur l'éventuelle conséquence d'un baiser. Le film dévoile des sentiments simples comme l'amour ou la jalousie, la déception et la lassitude, et, de son approche peu commune (mélange de théâtre, d'opéra, de littérature et tout simplement de cinéma), érige chaque personnage comme un acteur de la vie courante, pigmenté de maladresses et de sincérité. Le film de Mouret met en scène la classe bourgeoise, avec ce qu'elle a d'inconfort relationnel, d'incommunicabilité, ce qui explique l'aspect complètement surjoué de chaque acteur, la diction ultra-précise de chacun de leurs mots, de leurs groupes de phrases - Gayet et Ledoyen en tête. Cette bourgeoisie-là n'a pourtant rien de repoussant, elle est au contraire drôle de mal-être conscient, parce que filmée sous l'angle de la comédie, le cinéaste magnifiant malicieusement les imperfections de ses personnages. A ce sujet, la scène d'amour forçée (mais extrêmement érotique) entre Mouret et Ledoyen frise le génie, long plan-séquence cocasse et dont le doute humain y est décrit avec un sens temporel hors du commun. Jusqu'à la caresse des jambes de Virginie Ledoyen, qui fait muter la scène vers l'absurde : plus la main qui les caresse descend, plus le désir - et la jubilation pour le spectateur - , monte. Cette édification charnelle de l'amitié incertaine est donc aussi sensuelle que délicieuse de délicatesse d'observation. Et tout le film d'Emmanuel Mouret est comme ça, sans cesse en regard sur des gens normaux qui cherchent amour et tendresse. Si le scénario
Un film sympatique sur les vicissitudes des transports amoureux, servi par des jeux d'acteurs qui sonnent bon le théatre. L'intrigue est malgré tout un peu longue à démarrer, pour mieux prendre le spectateur à son rythme et à ses péripéties par la suite. Amour ou amitié, bonheur ou malheur, les personnages se perdent en cherchant avec l'autre une réponse à leur existance.
Avec son thème qui tourne autour du baiser et des conséquences qu’il peut avoir, UN BAISER S’IL VOUS PLAIT constitue un marivaudage drôle et subtil sur l’amour et le désir, la séduction et les sentiments, entretenu par un suspense [romantique] d’une grande finesse, légèrement léché dans son esthétique, et un jeu d’acteurs tout en retenue et en théâtralité, mais surtout en spontanéité. Virginie Ledoyen et Emmanuel Mouret, qui suivent à la virgule près un scénario très écrit en sachant lui donner la vie, sont épatants, en jeunes petits bourgeois coincés. Moderne tout en étant légèrement désuet, comique tout en étant très naturel, raffiné tout en restant simple, léger tout en étant grand par l’excitation qu’il procure... Le charme doux-amer, lent et envoûtant de UN BAISER S’IL VOUS PLAIT est incontestable... Un autre s’il vous plaît !
J'ai beaucoup aimé ce film, différent de ce qu'on voit d'habitude. Les dialogues paraissent au début étrange puis on s'y habitue et on finit par aimer le style. Un film avec peu de moyens mais qui m'a bien fait rire et auquel je repense avec plaisir. Je vous le conseil !
Un très bon divertissement. Les comédiens prennent du plaisir et nous aussi. Les scènes entre les 2 comédiens principaux qui font l'amour pour se prouver qu'ils ne s'aiment pas sont terribles ! A voir.
Un an et demi après Changement d'adresse Emmanuel Mouret sort son film. Un peu dans la même veine même si le sujet change, on retrouve le même plaisir jubilatoire qui nous avait fait aimé ce précédent opus. Le ton est toujours autant décalé, un peu surranné, avec des dialogues savoureux dans la bouche d'une distribution hétéroclite de qualité. Encore une fois premier rôle masculin de sa propre réalisation, Mouret a un jeu semblant sorti d'un autre temps, plus proche de la récitation d'école primaire que de la performance d'acteur. mais c'est aussi ce qui fait son charme. Comme dans Changement d'adresse les actrices se font la part belle. Virginie Ledoyen ne s'en sort pas si mal même si les deux autres seconds rôles féminins l'éclipsent totalement. Frédérique Bel est de nouveau très convaincante, elle a un formidable potentiel. Elle devrait exploser prochainement et trouver des rôles à sa hauteur, et oublier les rôles de bimbo de ces débuts (Un ticket pour l'espace, Camping) au sortir de La minute blonde de Canal. Julie Gayet dans un petit mais important rôle, est quant à elle formidable. Dommage qu'on ne la voit pas plus, et dans le film, et au cinéma en général. Sa carrière n'a jamais vraiment décollé entre seconds rôles et films d'auteurs. Un baiser s'il vous plait est un film un peu hors catégorie, que l'on adore ou que l'on déteste, il doit y avoir peu de demi-mesure. L'humour et les dialogues sont très particuliers, décalés mais aussi plein de tendresse, d'intelligence et de douceur même si le propos est parfois dur et cruel. Après Changement d'adresse, le metteur en scène confirme donc un talent particulier, atypique, un peu hors du temps, en tout cas qui ne ressemble pas vraiment à ce que l'on peut voir d'ordinaire sur nos écrans. Une belle réussite.
Stop! Il faut arrêter de porter aux nues ce cinéaste. Pour rester simple et éviter qu'on me trouve prétentieuse, je vais dire que je ne trouve pas ce réalisateur bon, je ne trouve pas que son film soit réussi, je ne trouve pas qu'il soit possible de le comparer à Woody Allen, je ne trouve pas qu'il soit bon acteur non plus mais plutôt ennuyeux, inexpressif, passif et lent tout comme l'était aussi sa dernière réalisation. Je ne trouve pas non plus que Ledoyen soit bien mais en ce qui la concerne JE NE LA TROUVE JAMAIS BIEN dans quoique ce soit juste pour secouer ses cheveux et s'éclabousser le visage,peut-être se sont ils compris avec le réalisateur, talent égal pour le non jeu. Je ne trouve pas que ce soit bien écrit et je ne retrouve en aucun cas l'univers de Buster Keaton, mamma mia quelle prétention ! Je trouve juste Julie gayet jolie, élégante et touchante, mais c'est un peu comme à l'école, être le meilleur dans une classe de mauvais élèves ça ne relève que timidement le niveau ! Tout est mièvre, surjoué, démodé, bourgeois. Stop !
Un film que j'ai trouvé très plaisant. Emmanuel Mouret nous faire part de sa vision de l'amour où tout peut basculer sans que l'on le veuille vraiment, on est des fois un peu victime du hasard. C'est une vision qui est quand même contestable, je pense qu'on peut, pour le bienfait de son couple, ne pas se laisser tenter à tromper. Les acteurs coupent tous les mots en articulant, j'ai trouvé ça un peu niais au départ. Finalement, on comprend bien que c'est voulu. Tout est exagéré au possible et j'ai trouvé ça très marrant. Le plus drôle arrive quand l'ex de Nicolas se fait piquer son portable et qu'elle ne peux pas le prévenir. J'ai en tout cas beaucoup aimé, le film est riche et varié. De petites apartés font leurs apparitions comme celle de Virginie Ledoyen en monologue qui parle comme si elle avouait à son mari qu'elle le trompait et qu'elle vait malgré elle trouvé mieux que lui. La fin est un peu pathétique, on se dit qu'il faut réfléchir avant ses actes sous peine de grandement affecté l'autre. Il vaut mieux se limiter, respecter son conjoint. La fin est en tout cas très appréciable. J'ai vraiment aimé de bout en bout, Emmanuel Mouret me fait rigoler avec son besoin d'amour, ses sentiments et la façon dont il parle de sa vie. Comme il dit: "j'ai besoin d'affection physique" et Virginie Ledoyen répond: "Ah oui, je vois pas ce que tu veux dire!" avec un air complètement innocent et interrogateur. J'ai trouvé ça très drôle et assez original. Une bonne surprise en tout cas, en allant au cinéma, je m'attendais à voir un film sympathique mais pas aussi bien que ce que j'ai vu.