Valse avec Bachir
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609 critiques spectateurs

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Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2012
Bachir, c'est Bachir Gemayel, le dirigeant des milices phalangistes élu Président de la République libanaise et assassiné le 14 septembre 1982, soit une semaine avant son entrée en fonction. La mort de ce leader maronite allié d'Israel conduisit trois jours plus tard au massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, perpétré par des miliciens phalangistes, et qui a fait entre 700 et 3500 morts.

La valse, c'est celle que fait un camarade d'Ari dans une rue de Beyrouth-Ouest sous le feu des snipers, vidant à l'aveugle le chargeur de son fusil-mitrailleur devant un immense portrait de Bachir, à l'image de ses camarades cramponnés à leurs mitrailleuses et tirant dans le noir de part et d'autre de leur blindé fonçant dans la nuit. Car la particularité de cette guerre, ou en tout cas de la façon dont elle est rapportée à travers le prisme des souvenirs fragmentés des vétérans, c'est qu'on n'y voit jamais l'ennemi, ou alors juste des rangers entraperçues depuis une cachette ou des silhouettes dans une voiture. La seule fois où on distingue le porteur d'un lance-roquette, c'est qu'il s'agit d'un enfant surgi de dessous les oliviers avant d'être abattu par un feu nourri.

Certains journaux ont présenté "Valse avec Bachir" comme un dessin animé documentaire. Catégorisation réductrice, ou alors on classe "Quand passe les Cigognes" ou "Voyage au bout de l'Enfer" dans le genre Fiction Documentaire... Comme dans "Persépolis" auquel il fait forcément penser (même démarche autobiographique, même support, même recherche plastique, même présentation à Cannes -avec un résultat malheureusement différent), l'histoire sert de toile de fond au récit ; mais le point de départ se situe justement dans la négation de la narration classique : l'amnésie, le "Je n'ai rien vu à Hiroshima".

Ari Folman choisit donc de partir de cet oubli pour en faire le fil rouge du récit : en utilisant les indices que l'inconscient veut bien lui laisser, les fragments de rêves de Boaz et de lui-même, et les souvenirs parcelaires de ses camarades, dont une psychiatre raconte comment il est facile d'en fabriquer des faux. Le plus intéressant dans ce parcours, ce n'est pas son arrivée : vingt ans après, tout le monde sait à peu près ce qui s'est passé à Sabra et Chatila, même si le niveau de complicité de la hiérarchie israelienne reste controversé.

Non, le sel de cet histoire, c'est le cheminement suivi par Ari et ses frères d'arme pour survivre à un tel épisode. De même que partout en France, des septuagénaires taisent leur Guerre d'Algérie, de même en Israel, des quadragénaires calfeutrent dans un coin de leur mémoire le souvenir d'une sale guerre, dans une société bâtie sur l'exaltation des succès héroïques de 48, 67 et 73, et où ces fils et petits-fils de rescapés de la Shoah ne peuvent concevoir de passer du côté des bourreaux. Quand un des temoins israéliens du massacre raconte la sortie des rares survivants du camp, il évoque la célèbre photographie du petit garçon les mains en l'air lors de la liquidation du ghetto de Varsovie, et ce téléscopage des images explique aussi la perte de la mémoire.

Ari Folman a choisi de tourner et de monter en vidéo le film avant d'en faire un story board de 2300 dessins qui ont ensuite été animés. Le choix de ce type de support paraît particulièrement judicieux à la vision, à la fois par le réalisme des décors et des mouvements qui ancrent le récit dans une forme de vérité, et à la fois par la distance poétique que le dessin permet d'introduire, notamment pour les scènes des rêves ou des réminiscences. Curieusement, si l'animation est fluide pour les scènes en mouvement, comme la traversée de la ville par les fantômes des 26 chiens de Boaz ou la scène où un soldat sur la plage préfigure l'air guitare avec son M16, par contre la lenteur quasi stroboscopique des déplacements des personnages lors des discussions épouse leur difficulté à avoir accès à leurs souvenirs.

Privilégiant les teintes ocre et sepia, les contre-jours et les jeux de lumières des néons sur le pare-brise d'une voiture ou des fusées éclairantes dans le ciel, Ari Foldman joue aussi des contrastes entre les ténèbres des nuits de Tel-Aviv ou de Beyrouth et la blancheur de la Hollande sous la neige. Le choix des musiques très éclectiques est aussi particulièrement opportun, notamment dans l'effet de décalage entre la douceur de l'ambiance sonore et la brutalité de l'image.

Etrangement absent du palmarés de Cannes (un tel sujet ne pouvait que plaire à Sean Penn, et Natalie Portman, née à Jérusalem, a tourné avec Amos Gitaï), "Valse avec Bachir" est incontestablement un des meilleurs films de ce premier semestre 2008, par son inventivité, l'intelligence de sa construction et l'émotion sans complaisance ni facilité qu'il suscite.
http://www.critiquesclunysiennes.com
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2012
Il était intéressant de se plonger dans l'intervention israélienne au Liban en 1982. Il était intéressant de la part du réalisateur de nous livrer une oeuvre sur ce sujet sous la forme d'un documentaire. Mais je me demande pourquoi avoir réalisé ce dernier en animation? Il faut le reconnaître, cela apporte beaucoup de style à l'ambiance (trop...) hypnotique du film. Le problème reste cependant les personnages, bien trop inexpressifs pour que l'on accorde la moindre crédibilité à leurs paroles. Heureusement, les doubleurs français sont là pour apporter une immense part d'humanité aux protagonistes et intervenants (en même temps, nous avons les voix de Patrick Floersheim, Michel Papineschi, Jacques Frantz...). Reste que Valse avec Bachir soit une oeuvre tout de même puissante, sur la guerre et notamment la culpabilité.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2012
Valse avec Bachir entraîne chez le spectateur un double choc: celui de se trouver en face d'une oeuvre d'une extrême densité émotionnelle, artistique et historique et d'être témoin d'une importante mutation du discours cinématographiqe, une grammaire du cinéma qui change, matérialisée ici par la rencontre très personnelle entre le documentaire et le film d'animation. Déjà ébauché dans Persepolis, ce double thème prend ici toute son ampleur pour faire de ce film israelien un chef d'oeuvre, oublié malheureusement de Cannes et cela même si Persepolis était déjà réussi mais sans possèder la flamboyance du film de Forman. Certes, il s'agit d'un film contre la guerre, historique, mais aussi et surtout d'un film qui montre le retour du refoulé, qui traite des souvenirs enfouis qui ronge le moi, des mécanismes oniriques. Tout ceci, sans tomber dans le psychologisant, est étudié avec un grand professionnalisme (voir le jeune homme sur le ventre de la femme géante, suivant le plan du petit garçon avec sa maman), la plongée vers la mer obscure et salvatrice. Dès le début de Valse avec Bachir, nous sommes saisis par cette scène terrible et dessinée avec le plus grand soin où des chiens furieux s'élancent avec férocité dans les rues de la ville. Le réalisateur ne bâcle aucun détail tel le petit déjeuner hypercalorique de Sharon à la fin du film où les détails anatomiques parfois horribles ou drôles. Le film est très soigné au niveau de l'image, des couleurs, sombres ou dorées (magnifiques tel un soleil couchant). Le choix musical est très judicieux (alternance de variétés, de Bach). On peut regretter des sous titres difficilement lisibles et la volonté de montrer le charnier de vrais êtres humains à la fin comme la conclusion de Redacted de De Palma auquel le film se rapporte nettement mais dont il est largement supérieur. On pense aussi aux films de Lanzmann avec la volonté de montrer des témoignages réels. Ce film marque une date dans l'histoire du cinéma.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2011
Si il souffre de quelques lenteurs (ça s'est pour la toute petite ombre au tableau), Valse avec Bachir permet au réalisateur Ari Folman d'exorciser ses démons. Le réalisateur nous livre une partie enfouie de son passé, la guerre du Liban et plus précisément, les massacres de Sabra et Chatila. Un sujet fort et poignant pour un film magnifique, tant sur le plan de la narration que sur celui de l'animation. Le film est emprunt de poésie malgré les souvenirs dramatiques qui s'enchaînent. Une poésie parfois belle, souvent désabusée, dans les images, dans les scènes, renforcée par cette animation qui semble détacher l'ensemble d'une réalité trop dure à supporter. En lui même, Valse avec Bachir résonne comme un rêve, un cauchemar qu'Ari Folman essaie de recomposer tout en nous montrant l'atrocité de la guerre, les cicatrices et le déni qu'elle engendre, le tout sans oublier l'Histoire, aussi dégueulasse soit-elle. Et finalement, au terme de cette plongée, de cette quête du souvenir, comme un coup de poing en pleine poitrine, la réalité, l'acceptation. Voilà un film autobiographique à l'échelle Humaine, une oeuvre forte, sensible et intelligente qui ne se veut pas un documentaire sur la guerre du Liban mais qui met en lumière des évènements passés sans cesse rattachés au présent. Encore une fois, magnifique.
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2011
Magnifiquement mis en scène, je pense tout de même qu'il faut être un minimum renseigné sur le contexte pour l'apprécier totalement.
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2013
Un sentiment de déception, sur un sujet absolument pas intéressant. Franchement, je m'attendais à un truc surprenant, assez mouvementé, finalement, on tombe dans une autobiographie un peu cul de sac. Si la B.O et les belles images rendent le film puissant, le scénario, puis l'histoire rend le film totalement amorphe. C'est dommage, j'ai juste pas été pris.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juillet 2008
Je suis sorti il y a quelques heures de la salle de cinéma l'esprit encore chargé d'émotion, après avoir vu un film peu commun. Ce film s'appelle "Valse avec Bachir". Impossible d'expliquer le titre, il faut voir le film pour comprendre. Que ce soit clair : ce film surpasse à tous points de vue le film, que je trouvais déjà extraordinaire, répondant au doux nom de « Persepolis ». Oui, il le surpasse. Dans l'intensité, l'émotion, la beauté des images. Les dessins sont... à couper le souffle. L'univers du film est totalement unique. On entre littéralement dans l'écran, on se retrouve propulsé en pleine guerre du Liban (dans les 80's). On entend les balles fuser, les explosions, les cris. La musique enfle, l'émotion aussi. Non clairement, ce film est un coup de maître en même temps qu'un gros coup de coeur. J'ai beau chercher, je ne vois aucun défaut, c'est le film (d'animation) parfait. Parfait pour sa capacité à faire s'évader celui qui le regarde, mais aussi pour ce qu'il dénonce : la guerre. La guerre qui de tous temps à fait des victimes, et en première ligne les civils. Que ce soit la 2nd guerre mondiale ou la guerre du Liban. Comme Persepolis, qui apprenait pas mal de choses sur l'Iran, Valse avec Bachir permet de connaître un peu mieux le Liban, mais aussi les palestiniens et Israël. Après ce film, impossible de ne pas comprendre ce qui se passe là bas, depuis maintenant 60 ans. La fin vous scotche au siège et vous vous retrouvez à regarder le générique jusqu'à la fin. Bon je ne vais pas raconter tout le film non plus. Sachez juste que si vous devez payer 7 euros pour voir un film, « Valse avec Bachir » est préférable aux blockbusters et autres films américains rapidement oubliés.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2008
Même si ce film n’est quand même pas chef d’œuvre annoncé après Cannes, Valse avec Bachir se révèle malgré tout très intéressant et plutôt original, avec des moments très intenses, et des passages oniriques réussis. Et plus le film avance, plus on se passionne pour cette investigation, pour cette quête de la mémoire, pour se besoin qu’à ce soldat amnésique de se souvenir de ce qu’à pu être sa contribution à la guerre du Liban et aux massacres des camps de Sabra et Chatila en septembre 1982.
Les témoignages sont passionnants, bouleversants, ils interrogent une fois de plus sur le pourquoi de tels massacres.(...)
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2008
Au bout d'un certain temps, la culpabilité d'actes atroces aboutit à de grands films. Ce fut le cas pour le Vietnam, pour les tortures de la guerre d'Algérie, pour le nazisme etc. C'est encore le cas ici. Il n' y a pas en Israël que des fanatiques religieux et des va-t-en guerre. Il y aussi des gens sensibles, avides de paix, tolérants.
Le message est admirable, la mise en forme totalement réussie. Seul bémol : il faut connaître un minimum l'histoire du conflit israélo-palestinien pour comprendre, ce qui visiblement n'était pas le cas de certains spectateurs qui ont laissé des critiques désastreuses parce qu'ils n'ont rien compris au film. C'est à eux qu'il convient de mettre 0 étoile, pas au film !
Wobot
Wobot

21 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2012
"Valse avec Bachir" est le genre de film où le scénario et les dialogues n'ont pas beaucoup d'importance mais toute la force et la poésie sont concentrés sur les images,d'un onirisme absolu!Comment peut-on parler des traumas de la guerre avec imagerie(Nous faire comprendre la souffrance par la beauté de l'art)?Arie Folman a la réponse!
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2008
Ce film très vanté se révèle un peu décevant. A l'inverse de Persepolis, l'animation ici n'apporte pas grand chose, peut-être parce que la vidéo sous-jacente demeure trop visible , à l'exception des séquences oniriques, celle du générique surtout, le meilleur de ce film. Qu'il y ait des Israéliens rongés par la culpabilité , ben tant mieux, mais comme on savait déjà la part de responsabilité d'Israël dans les massacres de Sabra et Chatila, ce film ne m'apporte rien de plus. Par dessus le marché une bonne partie des sous-titres est illisible -en blanc sur blanc- et ne comprenant pas l'hébreu, une partie de ce film très bavard m'a échappé...
Arthurlamouche
Arthurlamouche

14 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2009
Le fond de Valse Avec Bachir est génial. Cette recherche de souvenirs perdus est fondamentale pour d'anciens soldats. Sur la forme je suis partagé. Autant le graphisme et les couleurs sont belles, autant je ne suis pas persuadé que l'animation soit le bon choix pour ce type d'histoire. Certes, avec le dessin animé on peut montrer des choses qui sont "interdites" dans un long métrage, mais avec de très bons acteurs, je suis sûr que cette histoire aurait pu avoir encore plus de profondeur. 3 étoiles vraiment parce que l'histoire est magnifique.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2009
Second très grand film sur Israël de l'année 2008 avec les citronniers, Valse avec Bachir arrive à prendre énormément de recul par rapport à la guerre et ses atrocités… si le film commence avec un rythme effréné et une animation franchement typé et qui ne plaira pas à tout le monde, le film ralentit au fur et à mesure que l'on approche du sujet sensible du film, pour ainsi mieux en saisir toute la portée…
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2008
Un an après Persépolis, voici donc un autre dessin animé autobiographique. Pays, contexte et histoire différents, le film du metteur en scène israélien est, à mon avis, d'une plus grande force que celui de son homologue irananienne. Le cheminement du récit sous forme d'enquête pour retrouver la mémoire, devient de plus en plus passionnante au fur et à mesure. Pendant la projection on se pose la question de savoir si le film aurait eu plus ou moins de puissance s'il avait été fait en prise de vues réelles et avec de vrais acteurs. Toujours est-il que le format animé est ici parfait. Le graphisme, les couleurs, le montage, la mise en scène nous font vite oublier que l'on est devant des dessins. D'ailleurs la pureté des images fait souvent penser à de vrais images. Les vraies images arrivent dans les toutes dernières minutes, impossible d'en dire plus tellement elles nous laissent effondrés, cloués au siège sans voix. Les images s'arrêtent, le générique de fin commence et tout le monde reste à sa place sous le choc, le temps de reprendre ses esprits. Inutile donc de préciser que le scénario et le film donc, sont d'une puissance incroyable. Ari Folman, à la fois scénariste, réalisateur et voix, ne pouvait que restituer quelque chose d'aussi fort car c'est tout simplement son histoire. Peu de chose si ce n'est allez le voir. Fort, intense, émouvant, envoûtant, passionnant, fascinant, poétique, dur, insupportable et incompréhensible. Qu'il ne figure pas du tout au palmarès du dernier festival de Cannes !!! Une palme d'or qui aurait été amplement méritée. Enfin pas grave, l'important est que Valse avec Bachir est sans doute l'une des plus belle émotion de l'année.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2008
Pour toutes celles et tous eux qui l'ont vu lors du dernier Festival de Cannes, il est anormal que ce film israélien n'ai eu droit à rien dans le palmarès de ce Festival. Pour certains, c'était même la Palme d'Or qu'il aurait dû obtenir. En fait, ce film combine 2 conceptions du cinéma qui, depuis quelques années, montent singulièrement en puissance (nombre de films, succès critique et public) : le documentaire et le film d'animation. Le point de départ est un rêve récurrent raconté au réalisateur par un de ses amis : ce rêve est lié aux 26 chiens qu'il avait dû tuer lorsqu'il était militaire israélien au Liban, en 1982, afin que leurs aboiements n'annoncent pas l'arrivée de l'armée recherchant des terroristes dans un village. A partir de là, Ari Folman recherche dans sa mémoire ce qu'il a fait à Beyrouth pendant la guerre du Liban, et, plus particulièrement, lors des massacres de Sabra et Chatila. Il cherche ausi à se faire aider par la mémoire de ses anciens compagnons d'arme. Il s'agit donc d'un film très introspectif, qui s'intéresse à ce que les mémoires individuelles ont retenu d'un moment particulièrement douloureux de l'histoire d'Israël. Esthétiquement, ce film est très beau. On peut le trouver un peu lassant sur la longueur, tout en reconnaissant qu'il est à la fois fort et courageux, dans la mesure où il ne ménage pas le comportement d'Israël dans cette guerre du Liban. En effet, comme pour "les citroniers", il faut admettre que si on est droit d'émettre des critiques sur la politique menée par Israël depuis des décennies vis-à-vis de ses voisins et du peuple qui occupait cette terre depuis des siècles, la liberté dont jouissent les réalisateurs israéliens pour en parler est assez sidérante ! Un film à voir.
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