Troisième volet de la licence, paru onze années après le deuxième, Toy Story 3, réalisé par Lee Unkrich qui avait déjà coréalisé le précédent, signe un retour particulièrement réussi. L'histoire se déroule quelques années après les événements du deuxième opus, alors qu'Andy, désormais âgé de dix-sept ans, rentre à l'université. Cela fait des années qu'il n'a pas touché à ses jouets aujourd'hui abandonnés dans un coffre. Alors que la mère de l'adolescent décide de faire du tri dans les jouets d'Andy et Molly, Woody, Buzz et quelques autres jouets, qui n'ont pas été donnés au cours des années passés, se retrouvent par erreur jetés aux ordures alors qu'ils devaient aller au grenier. La petite bande parvient à s'extraire du camion poubelle juste à temps et trouve refuge dans un carton destiné à être donné à Sunnyside, une garderie. Là-bas, de nombreux enfants passent leur temps à jouer ce qui donne du baume au cœur du groupe. Mais cet endroit semblant idyllique va se transformer en cauchemar. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée de près d'une heure et quarante-cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue nostalgique traitant de l'abandon de ses jouets et du passage de témoin. Le récit est ainsi plus mature et triste, même s'il parvient tout de même à distiller des scènes d'action à l'enjeu important. Les jouets vont devoir faire face à des situations désespérées pour tenter de s'en sortir. Le ton se veut à la fois grave et amusant à la faveur d'un humour qui fait mouche. L'ensemble est porté par des personnages qu'on prend beaucoup de plaisir à retrouver, que ce soit le shérif, l'astronaute, Jessie, Pile-Poile, Monsieur Patate, Zig-Zag, Rex, Bayonne ou encore Madame Patate. Cette bande iconique va faire la rencontre d'autres jouets tout aussi appréciables que ce soit l'ours en peluche Lotso, Ken, qui va rencontrer sa Barbie, Rictus, Monsieur Labrosse, Trixie, Bouton d'Or, Twitch ou encore Chunk. Tous ces protagonistes entretiennent des rapports procurant de belles émotions. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle justesse et souvent drôles. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Surtout, sa mise en scène évolue dans un univers toujours aussi plaisant et plus beau et détaillé que jamais étant donné que la technique a évoluée en plus d'une décennie. L'aspect des personnages est réussi, tout comme les environnements dans lesquels se déroulent cette aventure, et le tout est toujours aussi joliment coloré. Ce visuel remarquable est accompagné par une belle bande originale aux compositions parfaitement raccord avec les situations et les images. De plus, le désormais mémorable thème Je Suis Ton Ami est de retour, offrant une grosse dose de mélancolie. Reste une fin touchante bouclant parfaitement la boucle, venant ainsi mettre un terme à Toy Story 3 qui, en conclusion, est un long-métrage méritant sa place au sein de la licence étant supérieur à son aîné, mais tout de même inférieur au modèle originel tout simplement inégalable.