Robin des Bois
Note moyenne
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2 234 critiques spectateurs

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lhomme-grenouille

3 626 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2010
Quand on va voir une film de Ridley Scott, on ne sait jamais vraiment à quel réalisateur on va vraiment avoir à faire ce coup-ci... Est-ce que ce sera le génie qui nous a pondu "Alien" et "Blade Runner" ou bien alors celui qui se finance ses vacances à coups de "Grande année" ? Avec ce "Robin des bois", disons que Scott renoue avec l’esprit de ses précédentes épopées historiques telles "Gladiator" et "Kingdom of Heaven" : c’est-à-dire de l’aventure épique très académique dotée de sa traditionnelle histoire du gentil homme simple contre les méchants et cruels puissants. Ainsi, peut-être les grands consommateurs de cinéma trouveront peut-être ce "Robin" sans surprise et s’ennuieront. Et c’est vrai qu’il faut bien avouer que ce film ne réserve pas vraiment de grands moments ni de personnages suffisamment charismatiques (Crowe est quand même assez insignifiant dans ce rôle) pour vraiment nous faire frémir. Malgré tout, Scott reste Scott : il y a une certaine grâce et une réelle virtuosité dans la façon de filmer, si bien que l’univers qu’il nous propose n’est pas dégoûtant non plus. De plus, la seconde moitié commence à livrer une réelle tension et quelques moments forts dont, notamment, un final absolument mémorable tel que le grand Ridley sait nous les faire. Rien d’extraordinaire donc, mais du grand spectacle honnête et assez raffiné, ça c’est sûr... Pourquoi s’en priver ?
ffred

1 995 abonnés 4 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2010
Film d'ouverture de Cannes 2010 Robin des bois est déjà la cinquième collaboration entre Ridley Scott et Russell Crowe. Cela a donné du bon (Gladiator, Mensonges d'état), du moyen (American Gangster) et du pas bon du tout (Une grande année). Cette fois-ci c'est du bon. Nous sommes là devant un excellent divertissement. Cette énième adaptation de la légende du célèbre hors-la-loi est une réussite. Mise en scène convaincante, technique parfaite, interprétation sans faille. Beaucoup de dépenses engagées pour redonner à Crowe un physique présentable mais on voit le résultat du cocktail entrainement arrêt de la bière ! A part ça, le personnage est très proche de celui de Gladiator. La grande Cate Blanchett est parfaite comme toujours. Les seconds rôles aussi, William Hurt, Max Von Sydow, Danny Huston, Oscar Isaac ou Mark Strong (abonné aux rôles de méchants). On retrouve aussi Léa Seydoux (Isabelle d'Angoulême) et Jonathan Zaccaï (le roi de France). Voilà autrement ce n'est pas le scénario de l'année et il ne faut sans doute pas cherche de réalité historique, mais on est pas vraiment là pour ça. L'important est que c'est distrayant et que l'on passe un excellent moment. Efficace.
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2010
Une belle préquelle plein de vrais figurants, plein d'action, de beaux costumes et un contexte historique un peu plus véridique que les autres versions. On plonge dans un film sombre et sanglant pour notre plus grand bonheur. Moi j'ai adoré!
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

410 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2019
Comme bon nombre de héros populaires, le prince des voleurs bénéficiera au cours des années d’une multitude d’adaptations au cinéma. La plus réputée à ce jour reste certainement la version de Kevin Reynolds avec Kevin Costner, puisque c’est la plus accessible au grand public. Cette adaptation plus moderne que délivre Ridley Scott est d’autant plus poignante et réaliste. Ici, on ne fait pas dans la dentelle et l’humour bon enfant. Place à la dure réalité, celle que subissent les gens du peuple, tandis que les riches se délectent allégrement des impôts perçus. Robin Longstride apparait en homme du peuple, tel un libérateur. On ressent à travers ce film le côté puissant qui fit la renommée inégalable de Gladiator. C’est une fresque moyenâgeuse très immersive, animée par la violence des combats. La naïveté débonnaire du personnage initial laisse la place à un déploiement de fureur, des flèches fatales et des actes radicaux, plus prompt à caractériser ce XIIème siècle sanglant, où Anglais et Français se déchiraient sur fond de croisades. Le scénario est également plus travaillé, porté à l’écran par la fine fleur d’Hollywood : Russell Crowe colérique, Mark Strong en chevalier tyrannique, ou Cate Blanchett en femme d’action tenace. Un bouillonnement épique à base de complots politiques et d’émancipation culturelle. Seul un maitre peut mener à bien une direction artistique aux milliers de figurants. Une épopée historique située bien avant la forêt de Sherwood et les orphelins. Autrement dit, du grand spectacle. 4,5/5
GrandSephiroth
GrandSephiroth

70 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2018
Près de vingt ans après Robin des Bois prince des voleurs, une nouvelle adaptation sérieuse des aventures du célèbre héros médiéval voit le jour sous l’objectif de Ridley Scott, qui reprend Russell Crowe dans un rôle principal après des films comme Gladiator, American Gangster et Mensonges d’État. Bien plus axé guerre et plus violent qu’à l’accoutumée, le film commence in medias res alors que l’ici nommé Robin Longstride déserte l’armée anglaise suite à la mort de Richard Cœur de Lion, réalité historique souvent éludée dans les autres adaptations. Ce n’est qu’en récupérant l’épée d’un certain Robert Locksley qu’il emprunte son nom et le remplace purement et simplement aux yeux du père de ce dernier, interprété par Max von Sydow (L’exorciste, Flash Gordon, Shutter Island), en se rendant près de Nottingham. Il devient alors le nouveau mari de sa fille Marianne, jouée par Cate Blanchett (Le Seigneur des Anneaux, Babel, L’étrange histoire de Benjamin Button), afin d’éviter qu’elle ne perde ses possessions.

L’autre partie du scénario se passe à Londres, tandis que Robin ramène la couronne de son fils décédé à Aliénor d’Aquitaine, faisant alors le nouveau roi d’Angleterre en la personne de son autre fils Jean, sous les traits d’Oscar Isaac (Mensonges d’État, Sucker Punch, Drive). Sa jeune femme Isabelle d’Angoulême est jouée par Léa Seydoux, trois ans avant son obtention de la Palme d’Or pour La vie d’Adèle. Si le shérif de Nottingham a un rôle très secondaire et si Guy de Gisbourne est purement et simplement absent, le roi Jean a un nouveau bras droit qui se charge pour lui de prélever le plus de taxes possibles. Dénommé Godefroy et interprété par Mark Strong (Mensonges d’État, Sherlock Holmes, Kick-Ass), il se révèle comme le principal antagoniste du scénario spoiler: en tant qu’espion des Français complotant de son côté
.

Si Russel Crowe n’est pas aussi magistral que dans son rôle de Maximus dans Gladiator, il joue un Robin plus cérébral faisant oralement promettre au roi Jean la rédaction d’une charte garantissant davantage de liberté pour ses sujets et une production selon leurs besoins (en référence à la Grand Charte de 1215). Les compagnons de la forêt de Sherwood font quelques apparitions, avec des personnages habituels comme Petit Jean, Frère Tuck et Will l’écarlate. Les scènes d’action sont très classiques mais avec quelques passages marquants, comme le décochement de flèche au ralenti qui vient se glisser dans la gorge de Godefroy en pleine course sur son cheval. Alors que le roi Jean spoiler: refuse finalement de signer la charte et déclare Robin hors-la-loi à la toute fin du film
, on comprend alors que Ridley Scott a réalisé un préquel de l’histoire habituelle, et c’est tout à son honneur pour un film qui parvient à tenir en haleine pendant près de 2h30 malgré son classicisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2011
Un très bon film signé Ridley Scott, qui nous raconte une nouvelle épopée sur le mythe de Robin des Bois. Russell Crowe incarne très bien le rôle de Robin et Cate Blanchett est excellente dans le rôle de Marianne, sans oublie le reste du casting qui est incroyable : Max von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Oscar Isaac, Matthew Macfadyen ou encore Danny Huston. Une histoire prenante, il nous raconte comment Robin est devenu la légende Robin des Bois et les scènes de batailles très réussis.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 mai 2010
Autant le dire tout de suite, ROBIN DES BOIS version Ridley Scott, n'a rien a voir avec les versions cinés précédentes. Celui-ci revient sur les origines du héros et le fait de façon magistrale. Russel Crowe incarne un Robin Des Bois criant de vérité et parfaitement crédible. Servi par une mise en scène des plus spectaculaires (voir le débarquement final !), ce film est une TRES grande réussite. Ridley Scott prouve (s'il avait besoin de le faire !!) que c'est un tres grand réalisateur et qu'il n'a pas son pareil pour filmer les scènes de batailles. Une musique on ne peut plus entrainante et des acteurs (voir figurants) qui sont tous exemplaires. Bref ! Ce film est a voir de toute urgence...
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2020
Un très bon film d'aventures. Russell Crowe interprète très bien Robin des bois. Oscar Isaac incarne Le prince Jean. Léa Seydoux joue le rôle d'Isabelle d'Angoulême, sa promise.
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2010
Robin Wood avant Robin Wood. Une belle construction narrative au service d'un récit relativement classique mais jamais ennuyeux. Un XIIème siècle brut de décoffrage, réaliste et sans cliché, donc crédible. De l'épopée médiévale renouvelée, un zeste de romance et un Robin taciturne au coeur d'or décrit avec justesse. Ridley Scott touche sa cible dans sa version non romancée du justicier. Seul bémol : la dernière partie, plus faible, sent le compromis du grand spectacle gratuit hollywoodien.
nestor13
nestor13

75 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2010
En 2005, Ridley Scott achevait son "Kingdom of heaven" en nous montrant Richard Coeur de Lion partant en croisade. Cinq ans plus tard, le souverain anglais est revenu et ouvre ce "Robin des Bois" version nouvelle où l'on assiège également des forteresses. Oui, car il est des aventures de ce justicier comme celles du Roi Arthur : elles reviennent régulièrement sur le devant des salles obscures sous des formes toujours différentes, avec des scénarios qui changent sans arrêt, si bien qu'on ne sait plus trop quelle est la véritable histoire. Le héros de Sherwood est en général incarné par un acteur de renom, en tout cas à la mode. Sans toutefois remonter jusqu'à Errol Flynn, le dernier à avoir endossé le costume de celui qui volait les riches pour donner aux pauvres était Kevin Costner, près de vingt ans auparavant, dans le vent après le triomphe de son magnifique "Danse avec les loups". Ici, c'est Russel Crowe qui reprend le flambeau, acteur effectivement habitué depuis une dizaine d'années aux blockbusters dont "Gladiator" et "American gangster" du même Scott. Et c'est vrai qu'il est très crédible dans le rôle du défenseur de la veuve et de l'orphelin, dans une jolie fresque qui ne renouvelle cependant pas le genre. C'est un bon film, c'est presque grandiose, il y a de beaux sentiments : mais ça reste à mon sens un peu trop sage pour l'épopée que ça aurait dû être. C'est toujours facile et peut-être peu judicieux de comparer, mais il manque une certaine légèreté ou le second degré que l'on trouvait dans l'adaptation des deux Kevin (Reynolds et Costner) sus-citée. On peut regretter aussi les compositions trop effacées de la craquante Léa Seydoux et du talentueux Jonathan Zaccaï qui ont malheureusement des rôles de potiches. Mais ne chicanons pas, ce film ne manque pas de cordes à son arc.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 mars 2011
Quand j'ai vu pour la première fois la BA, je n'étais pas emballée en voyant Russell Crowe en Robin des Bois mais je suis comme même aller le voir et là j'ai complétement changé d'avis. J'ai adoré, les scénes de combats ne manquent pas et j'ai beaucoup apprécie le duo Crowe/Blanchett.
Akamaru

3 512 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2012
La légende de Robin des Bois,maintes fois galvaudée à l'écran,est radicalement mise au goût du jour,par un Ridley Scott,ravi de revenir établir une fresque moyenageuse.Fini les collants verts,la naïveté du personnage ou l'image de la bourse donnée aux pauvres;et bonjour aux combats rageurs à l'arc,au déploiement de fureur,à la brutalité sèche,plus prompt à caractériser ce XIIème siècle sanglant,où Anglais et Français se déchiraient sur fond de croisades.Il faut rendre grâce à un scénario touffu,qui met en avant chaque personnage,campés par de vrais gueules(Max Von Sydow,Kevin Durant,Mark Strong,William Hurt).Ridley Scott est également doué pour pénétrer les complots politiques,la cupidité suicidaire du Roi Jean,ou encore la pauvreté accentuée des campagnes.Bien sûr,le respect des faits historiques n'est pas irréprochable,et la comparaison avec les 2 chefs d'oeuvre de Scott dans le genre(Gladiator,Kingdom of Heaven)est rude.Cependant,le bouillonnement épique est bel et bien là,et Scott gère d'une main de maître une direction artistique aux milliers de figurants.Russell Crowe est un Robin des Bois,en colère contre l'injustice et l'oppression,et Cate Blanchett joue une Lady Marianne élégante et vaillante.Cette version 2010 se penche sur la genèse du personnage(avant la forêt de Sherwood et les orphelins).Elle est guerrière,et tellement plus réaliste.
Fêtons le cinéma

859 abonnés 3 715 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2021
Ridley Scott fait de la rébellion de Robin et des siens une œuvre géopolitique au sein de laquelle la guerre en tant que succession de faits marquants l’intéresse moins que l’ascension fulgurante d’un monarque ivre de pouvoir et soucieux de tirer davantage de « la mamelle sèche » qu’est le peuple anglais. Oscar Isaac incarne le prince Jean qui, après l’annonce de la mort du roi, devient monarque « de droit divin » : ce statut lui octroie une toute-puissance sur ses sujets auxquels il demande une loyauté sans faille, alors que lui-même finit par revenir sur sa parole. En guise de réponse aux protestations nombreuses qui s’élèvent, il se présente comme l’émissaire direct du Créateur ; dès lors, limiter son pouvoir reviendrait à « restreindre l’autorité de Dieu ». Le cinéaste compose donc un personnage hypocrite qui se sert de la religion comme d’un instrument pour régner par la terreur ; il trouve un double inversé en le personnage de Frère Tuck, moine défroqué et paillard qui cultive des ruches afin de concevoir un alcool fort. Tous deux attestent le mensonge d’un christianisme d’État, prétexte aux pires exactions. Robin et Marianne représentent quant à eux le peuple laborieux : leurs efforts et leur amour réciproque, acquis au fil du temps, convertissent les plaines stériles en champs fertiles. Leur victoire finale change les agneaux apparents en lions véritables contraints néanmoins de vivre en marge : ils ont suivi à la lettre l’impératif inscrit sur la pierre tombale et sur l’épée : « dressez-vous sans relâche » (« rise and rise again »). Cet adage est développé par l’image de la cathédrale, qui sert à Robin pour convaincre le roi d’appliquer une charte d’indépendance : « un pays se construit comme une cathédrale, à partir du bas ». Si son film souffre de longueurs et d’une reconstitution assez peu incarnée de l’époque médiévale, Ridley Scott représente bien en actes et en action les fondations d’une nation que sape son dirigeant par aveuglement devant son lustre et sa puissance. Il ne met donc en scène ni légende ni héros en tant que tels, mais une légende et un héros en devenir, construits pour destituer le faux prophète et raccorder le prétendu Créateur à sa mortalité congénitale. Son couple principal figure une alternative heureuse et productive à l’hypocrisie ambiante. Il semble donc y avoir une porte de sortie au nihilisme du cinéaste, qui rejoindrait le déisme de Voltaire : « il faut cultiver notre jardin ».
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2010
On a vu Ridley Scott mieux inspiré... Il faut se souvenir ici de son fabuleux "Kingdom of Heaven" qui abordait lui aussi l'époque du Moyen Age. Certes l'idée originale, raconter la génèse de la légende de Robin des Bois, est bonne, la mise en scène est une fois encore brillante (quelle scène finale !!!), la reconstitution est aux petits oignons (qui peut se targuer de faire mieux ? Cameron peut-être ?), l'interprétation est magistrale (Cate Blanchett est encore une fois magique, plus Bette Davis que jamais...), mais il manque ce petit quelque chose qui fait les grands films... Un souffle peut-être, cette faille du héros, cette dose d'humanité et de naïveté qu'avait "Gladiator", le héros de "Kingdom of Heaven", Di Caprio dans "Mensonges d'état", Harrison Ford dans "Blade Runner"...
Grouchy
Grouchy

144 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2010
Le digne successeur de Gladiator : Robin des Bois. Menée par une réalisation très professionnelle de Scott, on est face à une beauté du paysage, des décors, à une réalité historique vraisemblable. Russell Crow est très bon, Cate Blanchett également, Mark Strong effrayant de méchanceté, etc . . . Mais un hic pèse sur l'ensemble, lors des scènes où Robin est recueilli par un riche. Trop de calme plat, mais agrémenté par de l'humour fin. Et puis les Français sont les méchants ? encore un cliché francophobe. Bref, à voir pour les batailles, les décors et costumes. Bravo mr. Scott !
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