Hadewijch
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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2010
Et un film de plus impossible à noter, un! En effet, "Hadewijch" ne fait certainement pas partie de la salle dont on sort bouleversé et encore moins transcendé. On s'ennuie souvent, l'aspect très contemplatif de Bruno Dumont poussant souvent à l'agacement et la quasi-absence de musique s'avère un choix assez peu convaincant. Pourtant, on ne regrette en définitive pas totalement le déplacement. Certaines scènes sont assez belles, le film soulève mine de rien quelques questions intéressantes et l'aspect réaliste pour lequel opte Dumont, que ce soit dans les décors ou le propos, est relativement réussi. Reste qu'au final on se sera tout de même pas mal ennuyé, si bien que malgré ses qualités, "Hadewijch" laisse un goût sévèrement amer dans la bouche. Dommage.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2011
Hadewijch...Un nom tellement compliqué que même Google peine à le trouver pour peu qu'on ne l'écrive pas correctement !
Enfin bon...
Hadewijch donc ou l'histoire de Céline, jeune parisienne en rupture de ban, aspirante nonne rejetée injustement par la mère supérieure du couvent dans lequel elle séjournait.
Parce que la mère supérieure elle est trop forte en vrai et qu'elle a bien vu que Céline, c'était pas en Dieu qu'elle croyait, mais au Père noël !
Parce que franchement, être naïve à ce point...bref, c'est y pas que Céline elle fait la connaissance de trois gentils garçons de banlieue ( genre: "franchement mad'moizelle vouzêtes trop charmante la tête de ma mère") qui d'entrée de jeu lui proposent de participer à une tournante..euh à une soirée.... et vu que Céline elle dit amen à tout (sûrement à cause du couvent) et bien elle se retrouve embrigadée dans la spirale du fanatimsme religieux!
Parce qu'en fait, les garçons de banlieue (tous arabes bien sûr) c'étaient pas des gentils jeunes hommes mais des Musulmans intégristes qui volent des scooters entre deux prières à la mosquée de la Té-ci, ouais si si la famille, et que même que celui qui voudrait bien se taper Céline, il a un grand frère qui donne des cours de théologie dans une sandwicherie kebab (hallal cela va sans dire) et que même les musulmans en fait c'est des gros pervers parce que direct l'autre il lui matte les seins et que le grand frère il est obligé de le rappeler à l'ordre parce que c'est haram en fait !
Du coup, la pauvre Céline elle fait un petit stage en bougnoulie où elle découvre la vie des opprimés et que même les terroristes sur place et ben ils sont vachement impressionnés parce qu'elle dit des choses super belles.
Et puis voilà, patatra, Céline elle devient une terroriste en posant une bombe dans le métro parce que en vrai, personne n'est innocent, c'est le Musulman intégriste qui l'a dit !
Puis Céline elle retourne au couvent (vu que la mère supérieur elle lui avait dit que la porte serait toujours ouverte) sauf que la poulisse elle vient la chercher!!
Alors elle s'enfuit Céline, d'abord pour aller parler à une statue du Christ à qui elle dit des phrases qui ressemblent à de la poésie (en plus elle pleure c'est vachement triste) puis elle essaie de se suicider en se noyant dans une flaque d'eau mais manque de bol elle est sauvé par un ex taulard qui passait par là ( ahh c'est pour ça qu'on le voyait de temps en temps celui là!!)
Plus sérieusement, si on coupe tous les plans inutilement long de vide cinématographique caractéristique des films programmés sur Arte à 2h du matin, ne reste qu'une bonne demie heure de propagande puante servie par un type qui s'imagine pertinent en adaptant le monde version pravda, avec en toile de fond une énième digression freudienne d'une petite bourgeoise qui cherche dans l'amour du christ, à combler le manque affectif de son diplomate de père, couplé au désir de se faire remplir physiquement d'amour mais toujours dans le soucis de faire chier ses parents en s'encanaillant avec le rebeu de service.
Inclut dans le package la scène de nu inutile et cette prétention artistique par le néant du type qui filme du magnifique à chaque instant (oh oui touche moi l'hémisphère gauche...non le droit !)
Et le tout payé avec l'argent du contribuable s'il vous plait !!
ffred

1 987 abonnés 4 252 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2009
C'est seulement le premier film de Bruno Dumont que je vois. Il parait que c'est le plus soft, le moins violent et le plus facile d'accès. Difficile d'avoir un avis marqué en sortant de la projection. On a plus de questions sans réponses que lorsqu'on y est rentré. Le tout est d'une austérité assez démoralisante. Pour moi qui suis non-croyant il m'est difficile d'appréhender ce genre de scénario. Tout ce qui touche aux religions est vraiment synonyme d'incompréhension. C'est bien encore le cas ici. Mais le passage du fanatisme à l'extrémisme semble là bien vite traité. Deux religions si différentes peuvent-elle se mélanger ainsi aussi facilement ? Objectivement j'ai trouvé le film bien fait. La mise en scène est simple et concise, sans esbroufe avec une magnifique photo amenant de superbes plans. Quelques beaux moments de grâce et de poésie traversent l'ensemble et atténue l'aridité du propos. L'interprétation est assez sommaire, un brin trop récitée, les acteurs sont tous non-professionnels. La jeune Julie Sokolowski s'en sort pourtant bien, elle est forte et fragile, on croit à son personnage. En résumé j'ai trouvé le film assez inégal sur le fond, plutôt réussi sur la forme. Mais ça donne envie de voir les autres films du réalisateur. Ça laisse perplexe tout de même...
chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2011
Un film tout simplement beau! Le mysticisme est-il une forme de folie ? La mise en scène quasiment magique de Bruno Dumont rend ainsi le mysticisme manifeste et nullement ridicule de "Hadewijch". Pour un premier film, Julie Sokolowski s'en sort avec les honneurs! Belle et innocente, lumineuse et exaltèe, elle est une mystique du XXIème siècle dont la conversion n'est certainement pas superficielle parce qu'il y a un authentique travail de metteur en scène de la part de Dumont! C'est peut-être austère mais le film retient l'attention parce qu’il possède par ailleurs les qualitès essentielles d'un Bresson (à qui cette "Hadewijch" fait souvent penser) avec cette grâce qui se dègage dans le personnage de Cèline! D’un naturel saisissant, Julie Sokolowski ne fera peut-être pas une carrière de comèdienne (c'est souvent le cas avec les acteurs non-professionnels) mais on n’oubliera pas sa prèsence et son regard intense de cette ètudiante en thèologie portèe par une foi extatique! On pourra dire que Dumont a le chic pour dècouvrir des talents qui illuminent la pellicule par une impassibilitè douloureuse et par une manière d’être...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2009
Hadewijch est un grand film, qui se passe dans un univers réel mais avec des personnages propres à la fiction, c'est ce qui fait ça force. Dumont arrive à toucher avec le destin de ce jeune croyante ni belle ni moche et la sublimant ainsi lorsqu'elle est seule à l'écran… cette fille qui n'a comme seul désir que Dieu, son fanatisme n'ayant aucune limite… On pourrait reprocher à Dumont les clichés sur la banlieu, mais vu que les personnages ne sont pas réels et servent juste d'épreuve à Céline/Hadewijch pour elle et sa foi, ça rend le tout magnifique…
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2012
Quel beau personnage que Céline...naïve, touchante, à fond dans son trip, et toujours le visage illuminé par une certaine grâce. Il y a quelque chose de formidable qui se produit dans Hadewijch : le film adopte une mise en scène aussi pure que l'est son personnage principal. Il y a quelque chose qui coule d'une scène à l'autre, un mouvement d'une parfaite fluidité qui traverse tout le film. On dirait du Bresson sans l'austérité, dans la manière qu'a Dumont de capter précisément une émotion ou un geste et d'en extraire toute l'essence. Cela n'est pas qu'une affaire de forme, mais aussi de dialogues et d'acteurs, d'une fantastique justesse. C'est très surprenant de constater comment un certain réalisme produit autant de matière spirituelle, comment l'authenticité des situations - le visible - déclenche la pureté la plus totale - l'invisible donc.

Céline donc, ou Hadewijch. La dernière fois que j'ai vu un personnage féminin aussi pur c'était Grace de Dogville ( qui porte bien son prénom, qui aurait très bien pu être celui de Céline ). Ca n'est sûrement pas un hasard, Céline apparaissant comme un personnage typique de l'univers de Lars Von Trier. Il y a une innocence en elle, qui pour moi naît de son amour éperdu pour la religion, de cette chose qu'elle ne peut contrôler, et qui échappe à la raison. Dumont est loin d'insister sur un tel point, mais on peut penser que le jeune âge du personnage est aussi ce qui provoque sa perte. Le film n'évoque jamais ce point précis, mais on peut penser que si elle manque de repères et si elle est aussi naïve ( pour ne pas dire un peu c*nne ), c'est également par manque d'expérience. " Par jeunesse ". Il n'en reste pas moins vrai qu'une grâce émane donc du personnage, peu importe de quoi elle provient finalement. Et comment le spectateur ne peut-il pas - malgré le jusqu'au-boutisme dérangé du personnage - être en empathie avec elle ? Comment ne pas avoir envie de la protéger, de lui parler, de détourner ses yeux du Ciel pour la ramener sur terre ? Il faut une sacrée actrice ( sans jeu de mots ) pour parvenir à une telle symbiose entre l'innocence et une certaine forme de perversité, pour atteindre une telle harmonie d'une interprétation tout en fragilité et en puissance physique et mentale.

Et cette grâce cache un revers moins agréable puisque la radicalité nous dit Dumont, est irrationnelle. L'extrémisme religieux - chrétien, musulman, autre - a ceci d'effrayant que ceux qui le pratiquent sont persuadés de la bonne foi de leur mission. L'amour rend aveugle...par ailleurs, et c'est le seul reproche que je fais à Hadewijch, l'écriture elliptique pose problème : les espaces laissés par le récit sont-ils une manière de commenter la psychologie des personnages ( on n'explique pas puisqu'il n'y a rien à expliquer ), ou bien le signe d'une maladresse, une incapacité qu'a l'auteur à respecter ses personnages et leur cheminement ? ( on ne comprend pas toujours les motivations, ça crée un manque ). On peut penser que les deux réponses sont acceptables, voire qu'elles s'entremêlent, mais je privilégie la dernière.

L'amour rend aveugle donc, mais le spectateur lui peut voir, heureusement, comment Dumont fait apparaître la grâce à l'écran et d'une manière générale la matière invisible que le cinéma sait si bien rendre.

Grand film, porté par une Julie Sokolowski d'une effarante beauté et d'une grâce perpétuelle.
norman06

425 abonnés 1 820 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2009
Disciple de Bresson, Bruno Dumont poursuit avec cette œuvre habitée sa démarche singulière, hors des modes, et imprégnée tant de spiritualité que de naturalisme. Le récit est à la fois plus accessible et déconcertant que ses précédentes réalisations, sans ces échappées de violence et ou de sexe cru qui étaient présentes dans "L’humanité" ou "Flandres".
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2009
Bruno Dumont divise depuis son premier long métrage. Ardemment défendu pour son acuité sociale et son sens de l'épure d'un côté ; rejeté pour sa paresse technique et ses prétentions métaphysiques de l'autre... Si ces deux avis s'opposent, un terrain d'entente peut tout de même se dessiner au creux de cette filmographie : car Dumont, cinéaste plus ou moins exigeant, capable de mêler les plans les plus crus et les plus purs instants de grâce, sait avant tout capter l'humanité de ses personnages. On se souvient du visage buté du héros de La Vie de Jésus comme on se rappelle du regard quasi inexpressif de Pharaon dans L'humanité... Avec Hadewijch, ce sont une nouvelle fois le fond des yeux, la peau blanche ou la peau mate, le geste maladroit et le sourire gêné qui sont ici montrés dans la simplicité la plus manifeste. Fort peu bavard, davantage axé sur l'expression intérieure de l'héroïne ( et donc sur le langage de l'âme ), Hadewijch impressionne dans sa description rigoureuse du désir d'aimer. Mettre en relief la prose quotidienne de ses personnages avec la volonté d'en conserver la pudeur : telle est la réussite de Bruno Dumont, cinéaste de l'étreinte. Un très beau film.
softy76
softy76

40 abonnés 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2010
Ce film est une réussite, rarement dans le cinéma français il m'ait été donné de voir des acteurs et surtout des dialogues aussi authentiques et aussi fins(peut être oui dans certains films des frères "belges" dardennes)Un vrai cinéma sincère emprunt de lyrisme,avec un sujet qui n'est pourtant pas facile, le fanatisme religieux,beaucoup d'émotions qui se lisent sur le visage de cette actrice"hadewijch".Enfin j'ai trouvé une sorte de ken loach français traitant des vrais sujets.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mai 2011
Belle affiche pour ce film français pas fameux. Il se veut traiter un beau sujet et tout ses mystères qui est la théologie, tout le film est d'une lenteur assez extrême là n'est pas le problème. c'est son histoire le souci, le réal patauge bien dans son sujet et nous emmène même l'héroïne avec une facilité déconcertante et peu intelligente dans le terrorisme.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2010
Un sujet aussi délicat à traiter aurait mérité un peu plus de finesse au lieu de tomber dans les clichés de la religion et de la foie.
Vincent P
Vincent P

29 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2012
Un film sidérant de beauté sur la quête de l'amour, le besoin de sacré et le tiraillement intérieur que peut provoquer une foi extatique...
Hadewijch brûle littéralement sous nos yeux et se consume à petit feu du fait que son amour du christ ne puisse pas s'incarner physiquement. Nassir la fait donc souffrir sans le savoir.
Julie Sokolowski y est ainsi tantôt terrifiante, tantôt drôle et légère, tantôt illuminé et délirante.
La fin est tout simplement bouleversante. Elle traverse sa mélancolie et sa solitude en courant à travers un jardin d'eden pluvieux pour finalement se réincarner et tomber, pour la première fois, dans les bras d'un homme. Magnifique.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2009
La jeune Hadewijch est amoureuse de Dieu. Touchée par la grâce, ce qui n'est pas toujours le cas du film de Bruno Dumont, hélas. Son plus accessible pourtant (on n'ose dire grand public, n'exagérons pas), le moins fruste, le plus limpide dans sa linéarité. Plusieurs scènes sont remarquables, d'autres frôlent l'insipide, gâchées par une interprétation neutre (Bresson faisait la même chose, en mieux). Quant à l'ensemble du cheminement de l'héroïne, folle du Christ avant de tomber dans des griffes intégristes, il ne convaincra que ceux qui ont foi en Dumont. Un film à voir sans ennui ni enthousiasme et qui ferait presque regretter les oeuvres plus radicales du cinéaste.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2022
Si on peut mettre en avant une sorte de fil rouge dans la filmographie de Bruno Dumont sur ses cinq premiers long-métrages, c'est le caractère drastiquement solitaire de ses personnages principaux. Le nordiste s'expatrie à Paris pour un drôle de récit sur la foi. Céline, aka Hadewijch, à un parcours assez déroutant. Issue d'une haute bourgeoisie apparente, son rapport avec le divin est à la limite du malsain. Il n'est toujours pas question pour le cinéaste français d'être complaisant. Le seul problème ici, à l'image de Twentynine Palms, c'est que cette trajectoire en mode road trip délirant est assez incompréhensible. Les motivations de la jeune fille sont que très peu lisibles, les prémices d'une histoire d'amour avec Nassir ne sont que très peu crédibles et de fait le tout ne rencontre que très peu d'intérêts.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2011
Encore un essai réussi de Bruno Dumont! Il s'intéresse cette fois à la religion dans ce très beau film toujours photographié à la perfection. N'étant pas le moins du monde accoutumé à ces pratiques mystiques pourtant partie intégrante de l'humanité depuis toujours, j'ai été quelques peu dérouté à mon 1er visionnage. Je l'ai maintenant bien digéré et pris beaucoup de plaisir à le revoir accordant plus d'attention aux nombreux détails et appréciant la qualité de l'interprétation démontrant cette formidable direction d'acteurs une fois de plus non professionnels: bravo!
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