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5,0
Publiée le 19 mai 2026
Avec A Serious Man, les frères Coen transforment la banalité d’une crise existentielle en une tragédie absurde d’une intelligence et d’une cruauté fascinantes. Michael Stuhlbarg incarne Larry Gopnik avec une passivité presque douloureuse, comme un homme broyé par un univers dont les règles lui échappent totalement. Derrière l’humour juif et les situations grotesques, le film devient une méditation vertigineuse sur le hasard, la foi et l’impossibilité de trouver un sens clair au chaos du monde. La mise en scène, d’une précision discrète mais implacable, enferme progressivement le personnage dans une mécanique où chaque tentative de compréhension semble aggraver son désarroi. Un des films les plus mystérieux et mélancoliques des Coen, une œuvre qui continue de hanter longtemps après son dernier plan.
Une comédie grinçante, sur le thème que l'on connait tous des ennuis qui volent en escadrilles. Les acteurs sont très convaincants, et le scénario bien rythmé nous tient en haleine jusqu'à la fin car comme le personnage principal on veut savoir pourquoi !
Histoire plutôt étrange de l'homme juif dans un coin juif étant professeur dans une université juive qui ne semble pas comprendre les choses plus ordinaires de la vie. Sa vie semble dégringoler et il est sans savoir quoi faire. Il demande des avis qui ne mènent nulle part. Il commence à avoir des cauchemars. Et ça se tasse avec le temps et la chance.
Loin de leur niveau habituel, les frères Coen font un film insipide. Pas d’internet réel à cette histoire. Étonnant pour ce duo si talentueux habituellement.
Prof de math et père de famille, Lawrence Gopnik est un homme intègre, un "serious man" jusqu'à l'effacement, vivant au sein d'une pittoresque communauté juive d'une banlieue américaine proprette des années 60. Dans leurs intrigues criminelles, les frères Coen aiment accabler leurs personnages d'impondérables et de concours de corconstances aussi improbables que violents. Pas de sang ni de meurtre dans cette comédie pince-sans-rire où les cinéastes affligent leur anti-héros ordinaire d'une succession de contrariétés professionnelles et conjugales, matérielles et familiales (compte-tenu du contexte religieux, on pourrait parler des plaies d'Egypte!), où le désarroi de Lawrence Gopnik est à la fois ce qui l'humanise et ce qui en fait la drôlerie. Ne trouvant de réconfort nulle part, ni auprès de sa famille, ni parmi ses collègues ou son entourage, spoiler: Golnik se tourne vers les rabbins lesquels, dérision suprême, n'ont pas davantage de réponse quant au dessein de Hachem (Dieu) qui s'acharne sur Golnik.
Car le film des frères Coen est une (sombre) comédie philosophique, à la façon de Candide, sans l'optimisme....Malicieux, les auteurs opposent les certitudes du mathématicien aux doutes de l'homme, à la perplexité du croyant. Quant au sens de la vie, c'est comme monter sur le toit pour régler son antenne de télévision.
C'est très décevant à plusieurs niveaux. Le réalisateur semble nous promettre une espèce de fable mais dès le début du film on se doute qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Les liens entre les histoires semblent constamment en équilibre instable. Cela semble n'avoir aucun but. Les histoires qui donnent l'impression d'être comiques , ne le sont en aucune façon. Tout est sérieux comme l'homme dont on ne sait pas vraiment pourquoi il l'est et en quoi cela change quelque chose à l'histoire. Bref une vraie déception
Tout l'univers tranquille de ce professeur juif pratiquant, perfectionniste et trop gentil s'écroule sous une tornade d'ennuis... et c'est bien ce mot qui caractérise ce film bien déconcertant: malgré le talent des frères Coen et quelques pointes d'humour, il ne décolle jamais et je n'ai pas compris où les auteurs voulaient en venir.
Je suis un grand fan du cinéma des frères Coen, j'ai découvert le jeu subtil de Michael Stuhlbarg, mais là, j'ai rien compris. Il ne se passe strictement rien, je ne vois pas ce que ce film veut dire, mais peut-etre faut-il ^ere juif pour apprécier.
D’un point de vue strictement formel, ce long-métrage des frères Joel et Ethan Coen reste une belle réussite. La mise en scène ciselée, le jeu sincère des acteurs, la maîtrise du rythme, etc., tout concourt à regarder ce film, sorti en 2009, avec un honnête plaisir. Là où les réalisateurs ont échoué, c’est sur le fond avec cette histoire inaboutie d’un homme (Michael Stuhlbarg) auquel la merde colle indéfiniment aux semelles. Recherchant une aide spirituelle dans la religion judaïque, il tente désespérément de ne plus subir un tel acharnement. Le scénario est à la fois simple et confus, ne donnant jamais vraiment l’impression de savoir ce que les auteurs ont voulu transmettre comme message sur le sens de la vie. Bref, une œuvre certainement très personnelle mais que l’on oublie vite.
Un des meilleurs films des frères Coen, bien que le manque d'action, voire le peu de péripéties, puissent surprendre au premier visionnage. Comme tous les films des Coen, on peut y voir un essai sur la condition humaine - ici, c'est cependant particulièrement assumé avec le choix de la religion juive comme prisme de lecture principal. Le héros, un physicien sans gloire qui tire principalement son excitation de la démonstration des paradoxes de la physique quantique, est confronté à des épreuves qui le forcent à s'intéresser à d'autres représentations, sans doute tout aussi illusoires, de l'absolu. La quête de ce quasi-Bartleby moderne met le spectateur face à ses propres béances, ce qui ne saurait qu'être le fait d'une très grande oeuvre.
Ultraviolent. Jusqu'a la dernière seconde du film. Cette violence omniprésente du quotidien qu'on fini par ne même plus ressentir, passée au microscope. Au foyer, au travail et même en voyant la voisine du coin de l'oeil. Rafraichissant.
Difficile de suivre cette histoire d'un homme ordinaire et sérieux, juif, à qui il lui arrive que des malheur, ceci étant dit les frères Cohen, montre encore leur propres génies de réalisation. Un brin ennuyeux, l'interprétation n'est pas terrible, enfin cela n'engage que moi.