Copie conforme
Note moyenne
2,6
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216 critiques spectateurs

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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2010
Deux choses sont difficiles à appréhender pour moi après avoir vu ce film. La comparaison avec d'autres films de Abbas Kiarostami puisque c'est le premier que je vois. Et si le récent prix interprétation cannois de Juliette Binoche est mérité faute d'avoir vu les autres films présentés cette année. Toujours est-il qu'au final le film m'a beaucoup plu. Il n'est fait que d'une seule et même conversation entre un homme et une femme au long d'un après-midi d'été. D'abord bavard, un peu trop intello voir élitiste, il bascule subtilement dans une autre dimension au grès de quelques mots échangés entre l'héroïne (dont on ne sait jamais le nom) et la patronne d'un café. On passe alors avec bonheur par plusieurs niveaux d'émotions au même rythme que ce couple dont on ne sait jamais très bien s'il se retrouve ou se sépare. La réponse arrive dans une dernière scène de toute beauté, sur tous les plans, qui résume à elle seule à la fois le film et toute la vie de ce couple. D'une très grande réussite sur le plan formel, le film l'est moins sur les dialogues parfois un peu lourds, démonstratifs ou théâtraux. Mais souvent, alliés au jeu sans faille et tellement touchant de Juliette Binoche ils arrivent à faire sortir une très belle émotion. La performance de William Shimell est aussi à noter, premier film pour cet anglais chanteur d'opéra. La mise en scène est d'un simplicité très pure qui nous laisse à la fois profiter des personnages et de l'histoire et des splendides paysages de la Toscane.
Pour ma part Copie conforme est un très beau film. Mais on voit là encore une fois le fossé entre les films cannois et la critique d'un côté et le grand public de l'autre qui ne semble pas vraiment adhérer. Mais comme dit un ami cinéphile : Copie conforme est un film qui se mérite...
Pierre E
Pierre E

239 abonnés 665 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2010
Copie conforme. Sous ce titre énigmatique qui prétend à une dissertation sur l’art, la copie et l’original, ce sont l’absence et l’errance, la réalité et l’illusion qui constituent l’essence et l’infinie richesse du nouveau film de Abbas Kiarostami, un florilège de thèmes coutumiers à l’œuvre du cinéaste.
Sous la grâce lumineuse d’un petit village de Toscane, Kiarostami contemple l’errance d’un couple qui ne se connaît plus, ou qui ne se reconnaît plus. Pourtant, depuis les quinze ans de mariage qui les unis, rien n’a changé. La différence c’est qu’elle se rappelle de tout, et lui ne se rappelle de rien.
Son scénario, fort de son revirement, des contradictions qu’il engendre et des interrogations qu’il suscite, est enveloppé d’un doux et profond mystère qui le rend impénétrable. S’agit-il d’un coup de foudre ? de deux amoureux qui ont joué aux parfaits inconnus pour se séduire à nouveau ? se sont ils inventé ces quinze ans de vie matrimoniale et de bonheur illusionné ? A la manière de la vie et des hommes, « Copie conforme » questionne, mais ne donne pas toujours les réponses, ou du moins celles que l’on attendait.
Voilà leur destin, se parler, se parler comme si c’était la première fois. Bavard, « Copie conforme » est pourtant une allégorie du mutisme puisqu’il incarne la non-communicabilité même. Ce sont les paroles qui ont usé ce couple et les paroles qui abusent et désorientent le spectateur, interdit face au tour de passe-passe scénaristique concocté par Kiarostami, en surprenant prestidigitateur.
Dans une mise en scène délicate, Kiarostami évince toute psychologie et laisse parler la grâce des corps et des visages. L’enivrante sensualité de Juliette Binoche, la discrétion flegmatique de William Shimell…tout ce qui passe sous la caméra du cinéaste semble touché par la grâce. Un café qui refroidit pendant qu’un couple se consume. Une femme qui met du rouge à lèvres et des boucles d’oreille pour plaire à son mari… La même femme qui, peu rancunière, tend à son odieux mari un morceau de pain alors que celui vient de quitter la table sans rien avaler. Chaque scène de cet écrin contemplatif est un instant de simplicité dans sa forme la plus pure. C’est aussi un instant d’authentique poésie.
Tourné loin de la terre natale du cinéaste, « Copie conforme » est un film universel. Anglais, italien, français, lors de son voyage jusqu’en Toscane, Kiarostami semble avoir recueilli les langues et les cultures, comme certains prélèvent les échantillons de sables sur les plages de leurs voyages. Variation sur le bonheur, les existences qu’il étouffe et les illusions qui s’y perdent, « Copie conforme » est une œuvre que l’on savoure paisiblement dans le quasi-temps réel d’une balade dominicale. Une œuvre qui nous enivre et nous suit longtemps après, que l’on n’ose aimer qu’avec pudeur, de crainte qu’une passion ardente ne s’évapore trop vite. « Copie conforme », comme le bon vin de Toscane (moins bon que celui des français mais assurément meilleur que celui des anglais) se laisse vieillir…
pgioan
pgioan

32 abonnés 134 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2010
Excellent ! Ne dites pas intello, snob,compliqué... Si on aime jubiler dans un film étrange, bien fait , bien joué,voila ! Evidemment , il y a du Rhomer, et aussi du Lynch, mixte savoureux , non ?
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Prix d'interprétation féminine pour Juliette Binoche ( Cannes 2010) dans ce premier opus du maître du cinéma iranien Abbas Kiarostami, réalisé en Europe.

Le scénario est parfois présenté, assez curieusement, comme présentant une ambiguïté interprétative.

En réalité tout est clairement dit dans les échanges : pour fêter leur quinze ans de mariage, un couple fait mine de se rencontrer pour la première fois, afin de revivre la passion qui semble s'être éteinte en eux.

Intimiste ( le film est construit presque entièrement sur les dialogues), le titre fait écho au titre du livre publié par le mari et à la conception de l'art à laquelle il renvoit ( la copie d'une oeuvre d'art vaut celle de l'original ; c'est le regardeur qui fait le tableau - ou l'oeuvre artistique cf Marcel Duchamp et ses ready made).

Cette conception de l'art ( autrement dit la copie de la rencontre originale) s'applique t elle aux relations amoureuses ? C'est la question à laquelle le cinéaste tentera de répondre.

Les dernières scènes où le personnage féminin affiche son romantisme me semblent les plus convaincantes et les plus sensibles.

Le film sera sans doute mieux compris et ressenti par le spectateur qui aura un peu vécu.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 octobre 2010
Ce film est long long et ennuyeux, bref chiant et pseudo intellectuel pour ne pas aboutir à grand chose
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 février 2011
j'ai conscience que qualifier cette chose de naufrage est presque élogieux...un demi point pour ne pas décourager le projectionniste
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2011
Une mise en scène grandiose pour un scénario ambitieux. Résultat très positif.
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2019
Ce film est une merveille pour sa mise en scène, le scénario, le jeu des acteurs .Kiorastami a une sensibilité extrême humaniste et il me rassure sur le fait que l'homme (le masculin) peut s'interroger sur la vie maritale. Dans ce film l'homme est froid! mais le scénariste-réalisateur lui ne l'est pas!!!! Bravo très beau film qui laisse plein d'interrogations et c'est bien!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mai 2025
Effectivement la copie en mauvaise qualité de son aîné italien nommé par tous les critiques. Acteurs peu intéressants. Bavardage sans fin et profondément ennuyeux. Dès la première scène, le film démarre mal. On le devine tout de suite.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2014
Qu'elle ennui. La copie conforme pour moi c'est le tribunal et l'administration. Le film sucite chez moi le même enthousiasme. C'est intello et moche.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 mai 2011
Alors là....
Il y a peu j'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit qu'il n'aimait pas le cinéma français, qu'il le trouvait souvent chiant.
J'ai été un peu vexé.
Je précise que je suis à San Francisco où ce film est projeté actuellement.
Franchement je peux comprendre qu'on n'aime pas le ciné français quand on paye 12 dollars par personne pour aller voir ce... cette... je ne trouve pas les mots...
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 janvier 2012
Eh bien, cela faisait longtemps que l'on avait pas eu droit à un film aussi intellectualisant et aussi lent... A partir de là on ne s'étonne pas vraiment de voir Juliette Binoche devant la caméra et Abbas Kiarostami derrière tant les deux sont coutumiers du fait. Et que ça parle, et que ça s'interroge sur le sens de la vie, de l'amour, tout ça... Il n'est tout de même pas si courant de voir au cinéma deux personnes (des intellos, évidemment) durant 90 minutes marcher dans la rue et parler sans jamais s'arrêter (ah si, ils s'arrêtent pour manger quand même à un moment : ba oui, causer ça donne faim, qu'est-ce que vous croyez!), et ce jusqu'à une pseudo-fin censée j'imagine nous bouleverser. En tout cas n'hésitez-plus vous non plus à vous filmer en train de discuter avec votre femme ou votre mari, vous avez de bonnes chances d'être considéré comme un génie et apprécié par une grande majorité de la presse! Heureusement, au milieu de cet océan d'ennui, j'ai tout de même réussi à relever quelques passages, quelques répliques réussissant à nous faire cogiter un tant soit peu sur notre condition, sur nos différents sentiments à un moment de notre vie, la conviction de Juliette Binoche du début à la fin étant également à souligner. J'en suis ainsi sorti un peu moins amer, mais nul doute que ce genre de cinéma cérébral et mine de rien assez prétentieux n'a pas grand chose pour me plaire. A éviter.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2011
Il y a plusieurs Kiarostami. Celui des débuts, du Pain et de la Rue, capable de transformer une simple boîte de conserve en fil conducteur de son récit purement linéaire. Il y a aussi celui de Close-Up, vrai-faux procès dont il est le seul, unique et authentique juge artistique. Celui de la consécration, auteur de la Palme d'or 1997 et du Vent nous emportera, réalisateur définitivement associé à un style simple, volontairement minimaliste en même temps qu'il s'avère profondément concerné par le contexte socio-politique de son pays. Enfin il y a le Kiarostami du nouveau regard, celui de Ten et de Five, créations conceptuelles en forme de dispositifs destinés à capter le réel, véritable geste de l'épure cinématographique... Alors que Copie Conforme sort aujourd'hui sur nos écrans, l'oeuvre kiarostamienne semble emprunter un nouveau tournant : film difficile, étrangement captivant dans ses premières minutes, terriblement artificiel dans ses dernières, Copie Conforme n'en est pas moins traversé par les thématiques du cinéaste : pouvoir des mots, pouvoir des images, situation de l'Art dans la conscience individuelle... Copie Conforme est un film de Abbas Kiarostami, pas de doute. Mais il est aussi déconcertant que possible, mélangeant avec un sens de l'équilibre effrayant probité et facticité. Comme si l'abstraction inhérente au titre avait besoin de se concrétiser par le biais d'un regard détaché, perçu au gré des images, Kiarostami rend son film proprement ambigu, bancal et paradoxal. Pour la première fois peut-être son cinéma perd en limpidité, jusqu'à devenir pratiquement rébarbatif. Une déception.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 décembre 2012
A éviter. Quand on veut faire un film intello il faut avoir les moyens de ses ambitions... Certes les faux-semblants sont troublant, certes Binoche est excellente. Mais les dialogues enveloppent de boursouflures des réflexions finalement assez banales. Quant à William Shimell, c'est une sorte d'Arditi anglais assez ennuyeux.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2013
La vue de ces inlassables débats philosophiques, aussi biens écrits soient-ils, sur le thème de l'art puis sur les relations de couple peuvent laisser croire que Copie conforme n’est rien d’autre qu’un exercice pompeux de masturbation intellectuelle, mais c’eut été sans compter sur Abbas Kiarostami, qui pour l’occasion est allé tourner pour la première fois loin de l’Iran, nous a concocté une mise en scène plus subtile et efficace qu’il n’y parait. Avec sa rythmique monotone et terriblement bavarde contrebalancée par le jeu transcendant de son duo d’acteurs et le lyrisme qui se dégage de sa réalisation abstraite, le film ne peut que renvoyer à des chefs d’œuvre de Bergman, ce qui en soit est une indéniable preuve de réussite artistique mais aucunement un argument vendeur pour ce long-métrage hermétique mais poétique.
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