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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 décembre 2018
Une histoire de surhomme, la mise en scène entrecoupée de passage couillon au commun gun fight, le gaucho mexicain talonne le cowboy classique. Pas de cheval mais une guitare sur la route afin d’assouvir sa vengeance rester en travers de la gorge contre un baron de la drogue. On verra d’ « El mariachi » qu’être assassin n’est pas son métier de base, de la librairie au maniement d’arme silencieux. À la recherche du boss sans perte de vue, les collègues musiciens desperados font front face au plan B, la révélation livre un suspense sans surprise au bout. Les armes sous l’instrument pour se défendre au cas où le temps de parcours persiste, encore guest star pour le réalisateur acteur depuis « une nuit en enfer », ayant le goût de la bière.
En 1992 débarquait un jeune réalisateur texan au Festival de Cannes avec son autoproduit El Mariachi, thriller en espagnol, énergique, drôle, mais clairement fauché, des effets spéciaux aux acteurs non-professionnels.
En 1995, Columbia lui offrit la possibilité de réaliser une suite-remake de ce premier film, Desperado. Robert Rodriguez avait donc de l’argent pour pouvoir assumer ses ambitions et servir le carnage qu’il voulait. Desperado surnage pendant près de quarante-cinq minutes, tant qu’il y a les excellents Steve Buscemi & Quentin Tarantino à l’écran (les deux cinéastes ayant eu leurs premier succès en même temps et étant devenus amis depuis). Lorsque les acteurs quittent le film, ce dernier s’écroule, se transformant en actioner bourrin mais débile, vraiment très moche et mal filmé. Rodriguez ne sait plus sur quel pied danser, s’il faut être sérieux ou réaliser un nanar jouissif. A se mélanger les pinceaux, on tombe dans le navet le plus ennuyeux.
Desperado est donc un film en demi-teinte. Amusant 45 minutes, pénible tout le reste, le film est rageant. Peut mieux faire, Robert Rodriguez.
Bon le film a pris un peu cher avec le temps mais il reste fun et c est tout ce qu on peut demander à ce genre là. Je préfère Une Nuit en enfer mais le plaisir de retrouver Antonio Banderas dans un rôle où il prend visuellement du plaisir. Pop corn et ça fait du bien.
Bon c'est quand même mieux que "El Mariachi" ça se voit qu'il y a plus de budget. Après bon ça reste un film passable avec quelques longueurs. Les gunfights sont sympa mais c'est à peu près le seul intérêt du film, l'histoire ne casse pas des briques. 2,5/5
Un excellent film de Rodriguez, un western moderne version mexicaine, totalement déjanté, plein de guns fight, d'humour et de scènes d'actions plus dingue les uns que les autres. Certes le scénario est assez basique mais on ne boude pas son plaisir à suivre la vengeance d'El Mariachi (incarné par un très bon Antonio Banderas). A voir, ne serais ce que pour la musique et la sublime Salma Hayek.
Sorte de suite à "El Mariachi", "Desperado" avait tout pour être meilleur : plus de moyens, des acteurs plus charismatiques, plus de second degré. La première partie du film est prometteuse, à commencer par la longue introduction (8 minutes) où Steve Buscemi raconte une histoire qui ne laisse pas insensible les piliers de bar auxquels il s'adresse. Avec une bonne bande-son et une bonne dose d'humour, Rodriguez semble annoncer ses meilleurs films à venir ("Une nuit en enfer", "Machete"). On prend plaisir à voir Quentin Tarantino dans un petit rôle très bavard, et Danny Trejo dans un petit rôle... muet, mais marquant. Malheureusement, spoiler: quand Buscemi/Tarantino/Trejo disparaissent du film , que reste t-il ? Un Antonio Banderas en reconversion américaine post-Almodovar et une Selma Hayek dont les talents d'actrice n'allaient pas plus loin que son indéniable sensualité. Surtout, la deuxième partie du film devient franchement ennuyeuse, même plus que "El Mariachi", mais avec plus de moyens, donc forcément plus frustrant pour le spectateur. Le demi-échec de "Desperado" est dû au manque de rigueur de Robert Rodriguez, capable du meilleur comme du pire, à l'échelle de ce film comme de sa filmographie dans son entier.
« Desperado » est un très bon film d’action, malgré le rachitisme de son intrigue et le développement de ses personnages qui apparaît un peu trop fluet. Le plaisir de ce film se trouve dans la surenchère de violence procurée par la débauche de fusillades. L’action est omniprésente et la photographie se focalise particulièrement sur cet aspect. Le casting est très bon et le duo formé par Antonio Banderas et Salma Hayek est non seulement très esthétique, mais dégage une forme d’effervescence permanente. Le film qui aura certainement permis de lancer la carrière américaine de ces deux icônes hispaniques. A voir, et à revoir avec plaisir !
Que pleuvent les balles et ce ne sera pas sa détermination qui les arrêtera, bien au contraire. La figure vengeresse, souvent solitaire, est toujours efficace au cinéma, Banderas adopte quelques traits du drifter d’Eastwood et devient le temps d’un film, une légende, un mythe. L’ambiance instaurée est donc réussie, la ridiculité de certaines situations ainsi que l’exagération d’autres apportent une réelle touche comique, dans la lignée du ton du film, peu crédible mais c’est bien tout l’intérêt. Le spectacle, en effet, est primé dans "Desperado" et non le portrait psychologique des personnages, ce sont les acteurs qui en apportent. Antonio Banderas, comme toujours, apporte une réelle profondeur et incarne pleinement son personnage, sa facilité pour l’approfondir est même unique et visible avec tous ses jeux. Salma Hayek, sa partenaire, est intéressante, tout comme Joaquim de Almeida et sa crise paranoïaque. Quelques plans remarquables aussi. A voir!
"Desperado" marquait le premier film de Rodriguez marqué par une sorte de fil rouge : à la recherche du talent de Tarantino. Ici la mission n'est remplie qu'à moitié. La première demi-heure du film laisse présager de bonnes choses : Rodriguez installe son protagoniste, nous livre quelques bonnes scènes et montre un grand talent en matière de scènes de flingage. Mais passé cette première partie haletante, Rodriguez endort le spectateur du fait de la minceur du scénario. Il s'agit finalment d'un western correct, bien sanglant mais qui manque cruellement de rythme sur toute la durée du film.
Après un "El Mariachi" déjà séduisant, Robert Rodriguez revient encore plus fort avec ce "Desperado" au final des plus réjouissants. Rodriguez annonce d'ailleurs d'entrée la couleur : un monologue absolument jubilatoire de Steve Buscemi(immense) nous fait comprendre à quel point l'ensemble risque d'être déjanté et savoureux à souhait. Et il ne nous aura pas menti! Car même si l'oeuvre est en définitive bien proche dans sa trame du "Mariachi", le réalisateur réussit à innover par son traitement encore plus punchy, ses scènes d'actions encore plus savoureuses et des dialogues la plupart du temps réjouissant au possible. Alors c'est certes du cinéma de divertissement pur et dur, mais que ce soit par sa B.O., la qualité de l'image ou même de la réalisation, "Desperado" réussit pourtant presque à apparaître comme un film d'auteur, ou dans la moindre mesure un film d'action de (très) grande qualité. Un must.
Du cinéma d'action comme sait très bien le faire Robert Rodriguez qui pose ainsi les bases de son univers tant adulé et tant détesté. Avec un second degré permanent et une indéniable inventivité dans la création de ses personnages et dans les scènes d'action, le cinéaste sait faire plaisir à son spectateur. Joaquim de Almeida campe un très bon méchant et les apparitions de Steve Buscemi et de Quentin Tarantino sot irrésistibles.
Un poil plus excitant que le précédent "El Mariachi", sûrement dû à la présence d'un réel acteur et d'une caméra un peu plus stable ! Le sujet en demeure pourtant toujours aussi faible. Arrivé à terme, on se demande si "Desperado" était nécessaire à voir ; notre souvenir se chargera de nous répondre en s'effaçant instantanément.
Pour son premier film américain, Robert Rodriguez choisi de réaliser une suite du film qui l'a fait connaitre : El Mariachi. Si le côté bricolage de ce dernier a disparu, l'aspect série B a été conservé. On se retrouve donc avec un film possédant les avantages et les inconvénients de ce genre : à savoir un film plaisant à regarder mais rapidement oublié et au scénario très léger. A noter également, l'apparition de Quentin Tarantino, que l'on peut soupçonner d'avoir participé aux dialogues de sa scène et 'à ceux de la première séquence, qui est un beau clin d'oeil et le début d'un longue collaboration et amitié qui donnera notamment le jouissif Une Nuit en enfer.
Un film typiquement rodriguezien. Complètement barré, ce "Desperado" qui a du inspirer "Kill Bill" est complètement jouissif. Les fusillades sont superbes. L'histoire est peut être beaucoup trop simple mais les scènes d'action permettent de passer outre cette lacune. Comme pour "Une nuit en Enfer", il ne faut pas chercher le coté intellectuel du scénario. La Bande Originale est grandiose. Un excellent divertissement avant sa bien médiocre période des "Spy Kids".
El Mariachi révélait Robert Rodriguez...Desperado confirme son talent ! Pour un budjet 1000 fois supérieur , il ralise ici un remake-suite de son premier film. Le charme incroyable d'Antonio Banderas , la sensualité et l'érotisme de Salma Hayek , les gun-fights , le rythme , la musique , tout est jouissif ! C'est une série B assumée et on s'amuse comme un gamin devant un tel spectacle ! On en redemande !!!!