C'est grâce à Fab que j'ai découvert ce film, pas à mon programme à l'origine. Et je ne le regrette pas. Blue Valentine est un très beau film d'amour, même si l'on assiste à la fin de cet amour. D'une grande mélancolie, tout aussi amer que sensuel, l'histoire de Cindy et de Dean est belle. Par une mise en scène simple, limpide mais d'une grande force et un scénario d'une grande justesse, la mise en parallèle de la naissance et de la mort de cet amour est un petit travail d'orfèvre. Derek Cianfrance est un cinéaste à suivre. L'évolution de ses personnages est convaincante, on s'attache à eux très vite, on aime et on souffre avec eux. On ne peut être que touché par ces gens simples qui vivent une histoire simple. La vie passe, le temps fait son œuvre, l'habitude et le quotidien rasant inéluctablement les rêves et les attentes de la jeunesse. Certes l'ensemble n'est pas très gai, mais j'ai trouvé cela terriblement réaliste. Ce petit film indépendant nous montre une certaine face de l'Amérique que l'on voit finalement peu au cinéma, la vie de tous les jours de la classe moyenne anonyme. Deux acteurs formidables campent le couple qui se déchire. Si Michelle Williams est vraiment excellente (nomination aux Oscars), Ryan Gosling est juste parfait. L'un de ses plus beaux rôles à ce jour. Leur duo fonctionne parfaitement, c'est un vrai plaisir. Contrairement à d'autres, sur le coup, je n'ai pas fait de parallèle avec Les noces rebelles, mais a y bien réfléchir c'est exactement le même film. Mais j'y ai vu aussi quelque chose entre 5X2 de Ozon et le récent Rabbit Hole. En tout cas l'un des plus beaux films d'amour de ces derniers temps, une très belle surprise. Un film simple, sur la vie et l'amour, le temps, sournois, qui fait et défait tout sans crier gare...A ne pas voir si vous venez de tomber amoureux...
Toujours pareil avec Cianfrance : cette volupté qu'il montre à se regarder filmer. Résultat : au bout de 3/4 d'heure, le film n'a toujours pas vraiment commencé.
Nick Cassavetes ou la douce relève ? Des comédiens parfaits ! Un récit viscéral et dur, comment se refuser le simple plaisir de voir ce qui pourrait être du vrai cinéma indépendant, passionné, émouvant ou comment surfer sur du hors piste, dangereux mais vivifiant. On ne ressort pas sans ecchymoses à la vue du parcours chaotique de ce couple.
Une romance bouleversante de sincérité grâce à la complicité rare entre les 2 interprètes (le réalisateur leurs aurait demandé de vivre ensemble avant le tournage, et quoi qu'il en soit l'alchimie est palpable). Michelle Williams touche à différentes nuances avec son personnage fissuré, et Ryan Gosling est juste irrésistible. Le film n'est pas une love story, mais ce sont plutôt les fragments de vie d'un couple qui s'est aimé. C'est beau et fort, comme son duo.
Une romance qui change des standards actuels. Cruel, réaliste, dramatique, le film n'épargnera personne. Du point de vue technique la réalisation n'apportera rien de plus à l'excellente interprétation des deux protagonistes principaux...
Allez je suis dans mon cycle film d'amour. Voilà un des rares films qui aborde la question si complexe avec maturité et de belles touches d'émotions. Je trouve qu'il y a beaucoup d'authenticité dans la façon d'aborder les choses : les beaux moments et les moments difficiles sont portés à l'écran, les deux faces de la même pièce tandis que beaucoup d'autres films du genre se concentrent sur la partie dorée uniquement. Ryan Gosling BG comme d'hab et Michelle Williams est très bien également. Un beau film.
Un film qui sent le style « cinéma indépendant Américain », lorgnant vers Cassavetes. Sans « histoire » à proprement parler, il rapproche, et oppose, les relations d’un couple à six ans d’intervalle, faisant le constat de leur détérioration. Il y a des moments de vie et certains dialogues qui sonnent très juste, mais plusieurs scènes relèvent de l’anecdotique et du superficiel, et le film souffre d’un manque de structure, de constance et, au final, de densité.
Un très bon film indépendant (qui utilise une succession de flashbacks d'une manière intelligente et sans jamais perdre le spectateur) qui traite de la vie d'un couple, du coup de foudre à la séparation en passant par le retour à la réalité et surtout l'incommunicabilité. Le jeu des acteurs est excellent (avec une mention spéciale à Michelle Williams ). Cette chronique amoureuse ultra réaliste de Derek Cianfrance pousse à la réflexion et ne laisse personne totalement indemne !
Un très beau film sur la vie de couple, où Michelle Williams et Ryan Gosling, donnent la pleine mesure de leur talent. Michelle Williams utilise une palette énorme d'émotions et donne définitivement une âme à son personnage, elle l'a fait vivre à l'écran... et c'est juste énorme !... une performance judicieusement récompensée par une citation à l'Oscar de la Meilleure Actrice.
Premier long-métrage de fiction pour le réalisateur Derek Cianfrance qui bluff littéralement avec son drame intimiste qui nous plonge au coeur d'une relation houleuse, celle d'un couple où le point de non retour a été franchit. Blue Valentine (2010) est ce que l'on pourrait qualifier de version "indé" comparé au film de Sam Mendes : Les Noces rebelles (2009). Un portrait au vitriole d'un couple déchiré qui vit ses derniers instants, comment en sont-ils arrivés là et pourquoi. Derek Cianfrance nous fait revivre leur histoire d'amour à ses débuts, alternant entre présent et passé, à base de flash-forwards et de flash-backs, on y découvre leur rencontre et ce qui fut le détonateur de cette relation qui aura vue naître un mariage et une petite fille. Mais l'usure au sein d'un couple n'est pas anodin et le film sera là pour nous le prouver. La force du film provient de son authenticité, de la sincérité et de la rage qui émanent des acteurs, de la crédibilité qui s'en dégage, à croire qu'ils ont réellement vécus ensemble pour nous rendre une telle performance d'acteur, Ryan Gosling & Michelle Williams en imposent face caméra, leurs nominations aux Golden Globes et aux Oscars (Meilleur acteur & Meilleure actrice) sont là pour nous le prouver. Le scénario et les dialogues sont brillants (pourtant ré-écrit à maintes reprises), Derek Cianfrance nous immisce au coeur d'une troublante et passionnante histoire d'amour à la fois charnelle et émotionnelle. Un tour de force de la part de ses acteurs que l'on voit trop peu dans le paysage cinématographique américain, dommage.
Le seul problème avec « Blue Valentine », c'est qu'il en fait parfois beaucoup. La réalisation a beau être élégante, elle insiste trop sur la déchéance et la douleur d'un personnage masculin qui porte toute la douleur du monde (voire de l'univers) sur ses épaules. Ce n'est toutefois pas si grave, tant le scénario, par sa construction subtile, et la façon dont traite Derek Cianfrance une histoire d'amour en train de se terminer provoque une réelle émotion et empathie envers Dean et Cindy. Il faut dire que Ryan Gosling est excellent, mais c'est toutefois Michelle Williams qui retient l'attention tant elle est bouleversante dans son rôle de femme et de mère en pleine crise. Autant par ailleurs vous prévenir : nous avons à faire ici à l'un des films les plus déprimants de ces dix dernières années, mais c'est aussi pour cela qu'il est aussi beau et fort malgré donc quelques défauts. A éviter néanmoins si vous venez de sortir de l'hôpital pour tentative de suicide...
Sur le sujet pourtant éculé d'un couple qui se déchire avec les années et les aspirations divergentes,Derek Cianfrance parvient à livrer une tragédie viscérale,intime,aussi perturbante que réaliste.Le montage,tout en flash-backs et flash-forwards participe à cette sensation d'inconfort de même qu'une image granuleuse,focalisée sur des visages meurtris,proche du documentaire.On est donc totalement immergé dans l'histoire chaotique de ce couple en apparence banal.Dean aime sa femme et sa fille plus que tout,quite à se contenter de peu au niveau professionnel et à faire preuve d'immaturité.Cindy est une mère aimante,mais crispée,ayant du mal à se laisser aller,prodigieusement agaçée par la dérive grandissante de Dean.Le climat devient étouffant,notamment lors d'une nuit dans une chambre d'hôtel futuriste.Paradoxalement,les scènes de sexe apportent une vraie douceur.L'humeur du spectateur ne peut s'empêcher de virer au gris,tellement le message sur la durabilité d'un couple est pessimiste.Heureusement,les scènes de rencontre et du coup de foudre apportent une légereté salvatrice,rappelant qu'avant l'amertume,il y a le bonheur et l'insouciance.Gardons le meilleur pour la fin.Ryan Gosling et Michelle Williams sont sensationnels,et se posent en tête de gondole de la génération des trentenaires américains.Gosling s'investit énormément émotionnellement.Ca se lit sur son corps.Quant à Williams,elle est aussi gracieuse qu'énigmatique,aussi sensuelle que mélancolique.Un très beau couple de cinéma pour un "Blue Valentine" délié mais complet.
Qui aurait pu croire que filmer un couple d'aussi près, avec ses débuts, ses travers et ce qui le ronge soit aussi passionnant ? Derek Cianfrance y arrive avec talent (et pour cause, le scénario est passé par d'innombrables versions) et a écrit des dialogues qui touchent au plus près de l'être humain. Mais "Blue Valentine" ne serait pas aussi intense si il n'y avait pas ses acteurs derrière : Ryan Gosling et Michelle Williams sont tous les deux magnifiques, tour à tour charmants, heureux, malheureux, frustrés, écorchés, à vif. L'alchimie entre eux est telle que le réalisateur n'a qu'à les laisser agir et placer sa caméra au bon moment pour percevoir la charge d'émotion qui passe entre eux et qui nous traverse également.
Un couple à deux moments de son histoire : la rencontre amoureuse, et un triste week-end, 6 ans après.
La rencontre obéit aux canons du genre : coup de foudre pour lui, moins pour elle. Lui est issu des bas quartiers, peu diplômé, elle a un gros potentiel, elle pourrait devenir médecin. Elle tombe enceinte. Chez l'un comme chez l'autre on peut déjà discerner des traits de caractère qui s'avéreront décisifs ultérieurement.
6 ans après, le couple est au bord de la rupture : réussira-t-il à retrouver la magie des premiers instants dans la chambre futuriste d'un improbable love hôtel ?
Le film montre la décomposition de la liaison amoureuse avec une intensité qui est proportionnelle à la vacuité du pensum calamiteux de Sam Mendes, Les noces rebelles. Il est pour cela servi par un couple d'acteurs aussi discrets que brillants : Ryan Gosling, dont la transformation physique et comportementale entre les deux époques est impressionnante, et Michelle Williams, anti-spectaculaire à l'extrême.
Le montage alterné des deux périodes est remarquable (avec parfois des plans raccord, ce qui produit un effet vertigineux), la mise en scène est efficace. A noter que les deux époques sont tournée avec des techniques différentes : le passé en 16 mm et le présent en digital. Le film aurait probablement gagné en intensité en étant un peu raccourci, certains dialogues notamment mériteraient des coupes tant ils deviennent oppressants dans leur répétition, mais l'ensemble se tient remarquablement bien. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
A retenir principalement de Blue Valentine : le jeu des acteurs Ryan Gosling et Michelle Williams, tous deux bons et crédibles. Mais l'on ne sait jamais vraiment où l'on va avec cette intrigue de séparation conjugale en "je t'aime-moi-non-plus", on ne sait jamais sur quel pied danser entre le rire sarcastique et la tristesse de ces disputes, l'intrigue semble aller où elle veut, plutôt que là où nous aimerions la voir aller (nuance subtile, mais importante dans le ressenti général du film). La fin coupe net, sans aucune information postérieure, ce qui est bien dommage. Mais les divers rebondissements et moments tendus du film permettent au moins de ne pas s'y ennuyer, ce qui est déjà louable. La BO n'est pas magique, tout juste oubliable, la mise en images est correcte, sans plus. Les acteurs sont clairement à l'aise dans leur rôle, et l'intrigue est osée avec ses disputes tendues et musclées, mais on s'y perd un peu jusqu'à un final inexistant.