Adapté de la biographie de Lynn Barber, Lone Scherfig nous plonge en plein coeur du Londres des années 60, à la découverte d'une étudiante studieuse et bien sous tout rapport et qui du jour au lendemain, va découvrir le grand amour aux bras d'un homme plus âgé qu'elle, brillant et séducteur, il a le don de se mettre tout dans la poche. Leur idylle née d'un coup de foudre, la jeune étudiante qui n'avait jamais sorti le nez de ses cours va découvrir tout un tas de choses (night club, restaurants, Paris, ...). C'est un tout autre univers qui s'ouvre à elle, à seulement dix-sept ans, sa vie prend un tout autre sens. Lone Scherfig réalise ici une très belle romance, portée par un scénario passionnant, aidé par une reconstitution minutieuse, et surtout, un très beau casting, où Peter Sarsgaard et la craquante Carey Mulligan se donnent la réplique. Une éducation (2010) est une très belle surprise, pleine de sincérité et de tendresse.
Très très bon film. Une petite bourgeoise, très surveillée par son père, très cultivée, sérieuse et prometteuse s'apprête à partir pour Oxford. Elle rencontre un homme deux fois plus âgé qu'elle qui va l'ouvrir au monde. Elle va grandir vite mais va aussi se brûler les ailes... L'histoire semble assez banale mais quelques infos enrichissent concidérablement l'histoire. Les acteurs sont tous bons surtout Carey Mulligan qu'on reverra sans aucun doute souvent. Décors costumes et le BO sont tout simplement parfaits. Un film sur une certaine idée de l'éducation mais c'est surtout un film sur les relations parents-enfant avec deux jolis points de vue sur les enseignantes. Le film est excellent mais il est vrai que la fin très moralisatrice gâche un peu le tout. Un film juste un poil rock'n roll, une dose de culture et un vrai vent de fraicheur sont balayés par une morale très conservatrice et peu ouverte au monde (même si les études c'est bien), un peu de nuance aurait été plus en adéquation avec le film en lui-même. Ca coûte la 4ème étoile mais ce film reste un des meilleurs de l'année.
Après un très bon début, le charme de Mulligan même s'il opère révèle bien trop vite toutes ses cartes et après une première partie très "romantique" (même beaucoup trop) ça vire dans un film très classique avec un discours idiot sur la place des femmes dans la société, couplé avec avec un discours libéral (si tu travailles tu arriveras à tes désirs, rien ne tombe du ciel et blablabla) rien de bien réjouissant, et la fin est d'une pitié…
Après la déception A single man, cette Education arrive comme une bouffée de fraîcheur. Ce déroulant à la même époque mais du côté de l'Angleterre cette fois, ce premier film de la réalisatrice britannique Lone Scherfig est un petit moment de bonheur. D'une simple reconstitution historique à la condition des femmes des années 60, on assiste au passage à l'âge adulte et à cette éducation de la vie d'une adolescente étouffée par les conventions familiales et la société de l'époque. D'entrée on est séduit par l'ambiance et les personnages tous attachants, que ce soient dans leur légèreté ou leur gravité. Le scénario mêle avec habileté la comédie et le drame sans jamais trop appuyer sur la corde de l'un ou de l'autre. Le rythme est soutenu de bout en bout et la mise en scène convaincante. La direction d'acteurs est sans doute la partie la plus réussie. Carey Mulligan est une vraie révélation, elle porte tout le film sur ses épaules (nomination aux Golden Globes et aux Oscars). Elle évolue tout au long du film avec une aisance et un talent certain, gages d'une belle carrière en devenir, une grande actrice est sans doute née ici. Le reste du casting est tout aussi formidable. Peter Sarsgaard est aussi très convaincant dans le rôle du mentor. Tout comme Dominic Cooper et Rosamund Pike, qui joue très bien les idiotes (les amis), Alfred Molina, formidable, et Cara Seymour (les parents) ou Olivia Williams et Emma Thompson (le corps enseignant). Seul petit bémol, une fin traitée un peu rapidement voir bâclée où Jenny accepte bien vite ce qu'il lui arrive. Scherfig excelle là où Tom Ford a échoué : allier un certain esthétisme à l'émotion. Un film subtil et attachant, au charme un brin suranné, mais fait avec tact sur un sujet délicat qui aurait pu déraper rapidement. Une actrice et une réalisatrice révélées. Un beau film qui fait du bien. A voir...
Un très bon film qui parvient parfaitement bien à restituer l' athmosphère et l'ambiance des 60's en Angleterre. Tout y est , un scénario intéressant qui nous décrit une JF, confrontée au monde encore très classique de l' Angleterre de ces années là. On voit l'aspiration à une vie nouvelle, moins fermée, l'arrivée de la jeunesse pop. Ses parents sont sympathiques mais restent convaincus que le choix des JF se résume à, soit faire des études , soit se marier tout de suite. L'histoire d'amour est finement dé acteurs sont tous retournement de situation est bien géré, et donne un deuxième souffle au film , et une profondeur nouvelle, cette JF gagne en maturité dans la souffrance et l'apprentissage. Tout cela magnifiquement réalisé.
Une oeuvre de qualité malgré l'absence de têtes d'affiches et un scénario à peine original. On y parle des dernières années du lycée, des troubles de l'adolescence, du désir de "s'en sortir" dans une petite ville de province, des relations parents-enfants, et...de vils séducteurs. Tout ceci avec une qualité "made in England" qui se caractérise par un casting parfait (l'actrice principale mérite d'être connue!), une reconstitution de l'époque (début des sixties) à laquelle ne manque pas un enjoliveur de jaguar, une "british touch of humour", un montage ultra classique dans le déroulement chronologique de l'histoire, une image et une bof pas foutage de gueule du spectateur (suivez mon regard!), bref de la belle ouvrage comme on en redemande et qui, parfois, nous repose. On pourrait toutefois reprocher à ce film de ne pas prendre en compte l'évolution du cinéma depuis 1960 et qu'il pourrait avoir été tourné à l'époque qu'il décrit (happy end compris).
"Une éducation" est le genre de film qui me fait douter de mes goûts de cinéphile : superbement écrit (par mon idole "pop", Nick Hornby), remarquablement interprété, à l'anglaise (la toute jeune Carey Mulligan, le vétéran Alfred Molina, grandiose…), subtilement mis en scène, voici un film qui a tout juste dans sa manière de conter une histoire complexe, entre rires et larmes, entre drame social et comédie légère, une histoire dont on ne sait pas très bien si elle est furieusement réactionnaire (la fourmi plutôt que la cigale), ou au contraire généreusement féministe dans sa manière de parler d'une époque où il était difficile à une jeune femme douée de trouver sa place. Et pourtant, pourtant, quelque chose en moi reste indiciblement réfractaire à cette conception d'un cinéma "d'artisan", un cinéma parfaitement exécuté, bien clos, par là-même indiscutablement asphyxiant. Peut-être cette impression de rigidité est-elle d'ailleurs voulue par Lone Sherfig, pour mieux illustrer l'époque ? En tout cas, il me reste ce sentiment que "An Education" n'est pas un film pour moi...
Peut-être que la découverte de Carey Mulligan a insufflé assez d'ondes positives pour ce joli petit film quand même assez loin des grands films romantiques avec la toute aussi espiègle Audrey Hepburn ou de la vague italienne des années 60. On s'attend à découvrir le pot aux roses mais l'ensemble manque cruellement de créativité pour éblouir le spectateur.
J'ai vu un film... qui part du postulat que des parents aimants -et pas si amoraux que ça-, laisse leur fille de 16 ans succomber au charme vénéneux, d'un homme bien plus âgé qu'elle et qui l'emmène découvrir des univers nouveaux... Alors, certes, on suit cette histoire comme une tragédie qui va exploser... Et qui finalement, s'avère ténue, tenue et nue... Une tragédie bien simple, finalement... On a beaucoup de mal à cerner le personnage de Peter Sasgaard. On hésite sur les qualificatifs le concernant... On sent trop de "bon" gars, et même lorsqu'il évoque ses aspects plus sombre, on a du mal à le voir...Quant à ses minauderies d'adolescents avec le personnage de Jenny, on sent malgré tout un certain décalage... Carey Mulligan -Jenny- illumine le film de sa présence, et ses répliques sont fortes, font mouches, et rendent ce film assez sympathique. On la suit dans ses errements, et ses tâtonnements, et on voit sa personnalité poindre de ce drame, et sa fibre de femme dans l'Angleterre traditionnelle émerger.
Une bonne surprise que ce petit film britannique indépendant, complètement original et semblant sortir de nulle part. D’entrée, on est séduit par un ton unique, une atmosphère propre, des comédiens qui jouent juste. On tombe surtout sous le charme de Carey Mulligan, actrice de vingt cinq ans, aux yeux de biche et aux longues jambes, épatante de naturel et de maîtrise, qui illumine le film de son sourire et de son charme irrésistible tout en étant totalement crédible dans la peau d’une jeune fille de seize ans. Tout est subtil, pudique et respire l’intelligence dans cette chronique familiale de l’Angleterre des années soixante, très justement repérée sans que rien ne « date », au sens péjoratif du terme. Le scénario, de l’écrivain britannique Nick Hornby, est remarquable d’inventivité, avançant par petites touches et ne se perdant jamais en route jusqu’à une fin en demi teinte qui nous laisse un goût un peu amer et nostalgique, celui de l’enfance enfuie et du passage à l’âge adulte dans un monde ouvert à toutes les espérances mais débarrassé des illusions naïves. Des musiques surannées (Juliette Gréco notamment, magnifique dans ses chansons sur Paris) viennent accompagner doucement cette jolie ballade, magnifiquement filmée par Lone Scherfig, cinéaste danoise de cinquante ans, ex-adepte du Dogme95, qui signe là une merveilleuse comédie, authentique et émouvante. Un film et un cinéma à découvrir de toute urgence.
C'est bien fait, on a droit à un bon casting et il y a suffisamment de passages intriguant pour aller jusqu'au bout mais au final il ne ressort pas grand chose de ce simple portrait d'une étudiante dont le coeur balance entre 2 choix de vie...
Film authentique, et très attachant. Le portrait d'une adolescente anglaise de 16 ans amoureuse d'un homme du double de son âge. Cette histoire n'est pas trop difficile à comprendre. Mais le personnage de l'adolescente nous fascine, nous électrise. Au final, cette histoire romantique est pas mal trouvée, mais ça reste bien loin de ce qu'on a imaginé d'une histoire beaucoup plus ouverte.
C'est un très bon film qui ne comporte, cependant, aucune surprise. Les acteurs sont excellents : Carey Mulligan est parfaitement crédible dans le rôle de Jenny, son père joué par Alfred Molina est très bon aussi, etc... Un seul reproche à propos du casting : Peter Sarsgaard, il joue très bien, mais il a plutôt l'air d'avoir 40 ans que 30... Le film pose de bonnes questions sur les perspectives d'avenir des jeunes filles de l'époque (étudier, oui mais pourquoi si c'est pour finir femme au foyer ?). Dans l'ensemble on passe un très bon moment, mais on ne vit pas une expérience de cinéma inoubliable...
Un conte de fée bien cruel pour une jeune étudiante pleine d'esprit dans l’Angleterre conservatrice des années 60. Le film est non seulement bien réalisé mais aussi doté de dialogues frais et percutants. Les acteurs sont excellents, avec Une Carey Mulligan à suivre, tant elle enchaine les bons rôles. Dommage que le film soit un peu trop sage et que la traditionnelle "happy end" soit de mise, sinon cela aurait été parfait.
Un très beau petit film. Vu en VO et j'ai apprécié. Au delà du scénario qui peut apparaître comme peu original et qui est très prévisible, ce sont les acteurs qui tiennent le film de bout en bout. Carey Mulligan est splendide et son sourire égaye le film bien sombre dans ce temps nuageux anglais. Peter Sarsgaard (que j'avais bien aimé dans "In the Electric Mist") est lui aussi très bon, très charismatique pour ce rôle de gentleman "so british". La morale quant à elle est à prendre avec légèreté suivant les personnes, je la trouve un peu vraie mais aussi un peu stéréotypée. Un bon divertissement et un beau film.