L’adaptation par Guédiguian de l’histoire tragique des membres groupe Manouchian, résistants exécutés par les Allemands en 1944. Un film historique à la mise en scène classique, assez fade et sans réelle émotion.
LA BANDE A MANOUCHIAN. Trop stylisé, trop lisse et trop long, le film de Guediguian n'a pas la même valeur que la bande à Baader et pourtant ça y ressemble.
Film de guerre sans originalité avec des acteurs médiocres, des dialogues médiocres, et rien pour sauver tout ça de l'aspect téléfilm. Les critiques des autres sont pourtant bonnes...
Très bon film français traitant sur la seconde guerre mondiale ! On ne s'ennuie pas une seconde car l'histoire proposé est passionnante. Un air de déjà vu certes avec un sujet qui reste très évocateur dans sa globalité mais très bien réalisé avec de jeunes acteur convaincant et prometteur !
Après une filmographie très personnelle jonchée de films intimistes, Robert Guédiguian change de registre et se lance dans la saga historique. Contrairement à son dernier film Lady Jane polar noir très réussi, celui-ci est totalement raté. Si l'histoire de ces valeureux résistants est édifiante, elle est bien mal traitée. Le scénario est d'une lourdeur totale avec effets appuyés et clichés permanents. La mise en scène n'est guère plus avenante. C'est lourd et plombant. Le plus désolant dans tout cela est qu'il n'y a aucun souffle épique, on ne s'en pas la passion et l'émotion ne passe pas. Ce qui est très regrettable pour ce genre de film. Techniquement ce n'est pas mieux. L'image n'est pas très belle, les décors font carton pâte. Le pire est l'interprétation. Darroussin, Ascaride et Meylan, les acteurs fétiches du metteur en scène, sont sans surprise. Lola Naymark est celle qui s'en sort le mieux de la brochette des jeunes acteurs français, plutôt mauvais, en nombre ici. Ledoyen ne sait toujours pas jouer. Vraiment faible pour "un grand film" comme celui là. Mal réalisé, mal joué, sans âme ni suspens. Aussitôt vu, aussitôt oublié. Une grosse déception pour ce nouveau Guédiguian. Vivement qu'il retourne à Marseille...
Déception totale. Une heure après avoir le film il ne m'en reste rien. Je suis réellement très déçu qu'un sujet aussi riche et fort soit aussi mal servi au cinéma !
Une reconstitution historique assez soignée qui rend bien hommage à la mémoire de la résistance du réseau Manouchian. Le traitement du sujet est relativement sobre mais il met bien au coeur de cette aventure humaine tragique.
C'était à la fois un beau projet et un pari risqué. Robert Guédiguian l'a fait et c'est plutôt pas mal. Heureusement on ne tombe pas dans le résistantialisme, qui serait hors propos, et qui voudrait que ces gens soient des héros du peuple de l'époque. Malheureusement, Guédiguian ne juge pas, ou plutôt si mais il encense ces jeunes résistants, et en résulte un film lisse et sans grande trouvaille. C'est agréable à regarder, la musique est belle, mais on n'y trouve pas un fond qui soit matière à réfléchir ni à ressentir les émotions des caractères. Reste une bande de jeunes acteurs très active, dont le jeu ne manque pas d'audace et de fraîcheur, et puis une Ledoyen très inattendue, mais peu crédible malgré tout. Alors oui, l'histoire est belle, mais la réalisation trop plate et trop lisse pour cette rocambolesque histoire. Un témoignage qui ne restera pas très longtemps dans ma mémoire, mais qui a pour mérite d'offrir tout de même de beaux rôles à ses acteurs (en particulier l'excellent Adrien Jolivet), et même si certains acteurs sont épatants de crédibilité, comme Darroussin ou Ascaride.
Le destin de jeunes résistants pendant la deuxieme guerre mondiale agissant à Paris. C'est bien filmé, trés bien joué et c'est une réussite. Mention spéciale à Robinson Stevenin.
J'aime beaucoup cette période de l'Histoire. Et pourtant je me suis légèrement fait chier. J'avais l'impression de voir un gros téléfilm de France 3. Allez!! Dison un gros téléfilm de France 2. Pour faire simple, pas assez de budget!! Le réalisateur a loué 4 cours, 2 impasses et une petite place pour décorer la ville comme en 40 et il avait déjà plus d'argent pour mettre un peu d'action. Je dois être trop habitué aux films cainris et leurs explosions. Certains comédiens en font trop (j'ai vraiment beaucoup de mal avec le Stévenin). En fait je m'attendais à une grande reconstitution avec tous leurs faits d'armes alors que c'est surtout l'enquête pour les arrêter que l'on voit. C'est donc assez lent, très long et pas assez prenant à mon goût...
D'emblée, par son titre et ses thématiques, L'armée du crime renvoit à L'armée des ombres, de Jean-Pierre Melville sorti il y a voilà quarante ans. Et malheureusement, le film de Guédiguian ne tient pas la comparaison. Effectivement, cette nouvelle vision de la Résistance fait plutôt penser à ces téléfilms à rallonge dont raffolent les chaînes publiques. Sans être foncièrement mauvais, L'armée du crime ne réussit pas à maintenir en haleine le spectateur pendant ses cent quarante froides minutes, qui, même si elles se regardent sans déplaisir particulier, manque certainement de profondeur pour toucher. La faute à un script qui ne donne aucune profondeur aux faits, en mettant sur le même plan tous les éléments historiques sans chercher à créer de relief, avec des personnages et des dialogues carricaturaux. Comment peut-on vouloir filmer avec une telle platitude aujourd'hui ces éternels scènes de bureaux avec officiers en costume débitant des informations censées être confidentiels ? La mise en scène ne fait qu'illustrer ce scénario tristement plat, ne venant pas non plus apporter cette intensité qui aurait rendu le film plus intéressant. Pourtant, Robert Guédiguian est manifestement passionné par son sujet, mais sa fascination pour le récit se transforme très vite en didactisme forcément embarrassant, accompagné d'une direction d'acteur hasardeuse et une reconstitution vue et revue. Il faut lui reconnaître certains passages inspirés, comme ces deux très belles séquences d'arrestation sur fond d'opéra. Mais le manichéisme de certaines situations fait regretter l'âpreté, l'effroi et la noirceur qui faisait la force du film de Melville. Ici, le scénario semble éviter volontairement toute ambiguïté, tout ce qui aurait pu donner un peu de vie à cette fiction paresseuse, un souffle qui l'aurait rendu attractif. En l'état, il s'adresse avant tout aux amateurs d'Histoire.
Le manque d'intensité dramatique de ce film, souffrant déjà de son rythme lent, est mise à plat par les interprétations moyennes de ses acteurs (seul Daroussin est bon dans son rôle de personnage honteux). Même si l'on se dit avoir vu un film historique nécessaire au devoir de mémoire, on comprend à la fin que, sinon les noms des personnages, tout a été romancé par Guédiguian. Mieux vaut voir une réelle fiction mais de meilleure qualité (dans le domaine, le meilleur reste "L'armée des ombres").
Voilà un bien étrange film. Non pas singulier dans sa réalisation ou ses faits (la plupart véridiques, il s'agit d'un film historique), mais plutôt dans sa démarche. Robert Guédiguian, que l'on sait fervent homme de la rébellion et communiste de la première heure, défend ici une vision de l'engagement certes saisissante mais qui va à reculons de toute atteinte objective. Car s'engager lors de la seconde guerre mondiale pour lutter contre l'occupant n'a aujourd'hui aucune définition égale. Les changements considérables qui vont d'une époque à une autre montrent que, même si le propos artistique est universel et fort, il ne suffira pas à sensibiliser le public. La vieille génération, qui a connu l'époque du cinéma mémorial dans les 70, a peu de chance d'être embarqué dans une production qu'ils ont déjà vu mille fois, sauf un soudain désir de nostalgie. La jeune génération, elle, ne pourra comprendre tous les codes de cette page de l'histoire, du moins elle les comprendra intellectuellement sauf que ceux-ci n'agiront pas sur la conscience puisque les faits ont évidemment changé en 70 ans d'Histoire, ce qui, nous sommes d'accord, ne rend pas la guerre plus belle aujourd'hui. Mais le film tient sur un parallèle fragile et quasi-nul malgré la force des acteurs et de certaines séquences ; à part développer une évidente émotion dans la reconstitution des grandes scènes du genre (très réussies), "L'armée du crime", en 2009, n'appartient à aucune génération, à aucun temps. La technologie joue aujourd'hui un rôle primordial dans le basculement du monde, ainsi cette belle histoire de résistance étrangère ne trouve que très peu de reflets dans l'actualité dénoncée. Les convictions politiques du réalisateur sont claires, souvent glaçantes quand elles servent à démontrer l'injustice, mais elle ne peuvent prendre réellement de sens puisque le récit est temporellement écarté. "L'armée du crime", joliment tourné, n'en demeure pas moins un beau film tenu par une tension et une émotion