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Peter Franckson
80 abonnés
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4,0
Publiée le 29 mai 2024
Adapté du (3e) roman, éponyme, (1992) de Joyce MAYNARD (39 ans) qui s’était inspiré d’un fait divers, et à travers Suzanne Stone (Nicole Kidman, 28 ans) qui présente la météo sur une chaine locale à Little Hope (New Hampshire mais tourné en Ontario) et mal mariée à Larry Maretto, d’origine italienne (Matt DILLON, 31 ans), le réalisateur, grâce à des flash-backs, fait, moins un thriller, moins une nième version du ménage à trois et du mari gênant, ni même le portrait d’une arriviste [rien à voir avec « Eve » (1950) de Joseph Mankiewicz], mais plus une critique de la société américaine, obnubilée par son image et son quart d’heure de gloire à la télévision. Nicole Kidman y est exceptionnelle (elle a reçu un Golden Globe en 1996 pour ce rôle) et c’est le 4e rôle de Joaquim PHOENIX (21 ans).
Une bonne comédie noire réalisé par Gus Van Sant. Une réflexion sur le pouvoir de la télévision et la gloire. Nicole Kidman (Golden Globe de la Meilleure Actrice dans une comédie) est excellente dans le rôle de Suzanne Stone, une jeune femme séduisante et manipulatrice prête à tout pour réaliser son rêve, devenir une vedette de la télévision. Joaquin Phoenix joue très bien le rôle de Jimmy, un adolescent dérangé et perdu. Avec de bons seconds rôles : Matt Dillon, Casey Affleck, Illeana Douglas, Alison Folland, Dan Hedaya, Wayne Knight, Kurtwood Smith et spoiler: David Cronenberg qui fait un caméo.
Pas une réussite ce film, je pense que je m'attendais à mieux de la part du réalisateur de Will Hunting, de Gerry, et d'A la rencontre de Forester ! Ce Prete à tout est en fait un faux documentaire sur Suzanne, qui veut travailler à la télévision, nunuche au début du film, elle devient très vite diabolique (mais le passage de l'un à l'autre n'est pas très clair) ! Quelques personnages secondaires aux petits oignons, comme Casey Affleck, Joaquim Phoenix, ou l'actrice qui jout la soeur de Matt Dillon (ce dernier légèrement effacé : dommage). La fin est un chef d'oeuvre d'humour noir, la plus logique qui soit, et surtout, celle que les spectateurs attendaient (moi en tout cas je l'esperais !).
Gus Van Sant réalise avec "To die for" une comédie satyrique, filmée à moitié comme un documentaire, qui dépeint l'arrivisme effréné dans la société actuelle états-unienne. Le charme du film repose sur l'excellente "débutante" Nicole Kidman et son récit des événements, plein d'hypocrisie, sans oublier les personnages secondaires amusants (notons au passage l'autre débutant Joaquin Phoenix en jeune abruti). Assez drôle donc, le fond de ce long-métrage n'en demeure pas moins sérieux et se révèle assez effrayant.
Gus van Sant signe une œuvre artificielle, donc en parfaite adéquation avec son héroïne : la démarche adoptée sonne creux, l’aspect faux documentaire n’est guère crédible, et pourtant le film fonctionne, justement parce qu’il a pour fonction de capter une image. La 3D résulte alors de la superposition des écrans, comme dans cette courte scène où l’enfant filmé par sa famille se projette sur la télévision placée derrière elle, dans une infinité de reflets. Mais le corps, lui, demeure plat. Curieusement, l’image de Suzanne ne se fait jamais corps et, malgré une sexualité débridée, se conçoit exclusivement en 2D, comme résultat du photomaton. Sa vie est hors-champ, elle n’existe pas. Sa mort, d’ailleurs, la place sous l’écran de glace, là où elle a toujours été sans le savoir, dans l’artificialité la plus pure la plus totale, et que nous, spectateurs, alimentons. Figure démoniaque qui jouit des corps qu’elle investit par son charme et son potentiel de séduction – séduire signifiant dévier, écarter – Kidman resplendit dans ce rôle de poupée sans cervelle dont la beauté figée sera à jamais conservée dans la glace. Comme dans l’image engendrée par la télévision. La musique envoûtante de Danny Elfman enveloppe l’ensemble dans une rêverie brouillée, nous avons l’impression d’être dans la tête de l’héroïne où se mêlent et s’emmêlent les voix de la réalité et de la fiction. Prête à tout pour ne rien vivre. De l’autre côté de l’écran, la jeunesse désabusée, victime en quelque sorte de ce leurre existentiel, gavée des couleurs et des mensonges du monde adulte. Ils sont des corps 3D qui errent et rêvent, jouissent de la vie, en ressentent les premières désillusions. Car s’il est un type que Gus van Sant sait filmer, c’est l’adolescent.
Gus Van Sant est donc capable de faire de bons films... C'est le moins qu'on puisse dire, tant ce To Die For est excellent. La mise en scène est brillante, c'est drôle, les dialogues sont très bien écrits, le casting est réussi... En effet, il s'agit ici d'une des meilleures prestations de la carrière de Nicole Kidman, pourtant impeccable dans la majorité de ses films. Elle se révèle parfaite pour incarner ce rôle de cynique manipulatrice ultra-sexy. Joaquin Phoenix montre un potentiel énorme, potentiel largement confirmé depuis, il se montre particulièrement brillant pour un débutant dans le milieu du cinéma. On ne peut pas dire la même chose de Casey Affleck, dont la prestation est assez moyenne, mais c'est un autre sujet. Bref, To Die For est un film brillant, certainement le meilleur de Gus Van Sant.
Après l'échec de son psychédélique Even Cowgirls Get the Blues (1995), Gus Van Sant s’est lancé dans la comédie dramatique avec Prête à tout (1995), l’histoire d’une femme en apparence tout ce qu’il y a de plus normale, mais qui en réalité cache un lourd secret, en effet, elle est prête à tout pour parvenir à ses fins, devenir une présentatrice vedette du petit écran. Ce qui marque en premier lieu ici, c’est le procédé narratif utilisé par le cinéaste. Sous forme d’interviews et de flashbacks, on suit le parcours de divers protagonistes, tous ayant un lien direct ou non avec le personnage principal. Si le casting est très réussi, c’est par ce qu’il réunit autour du film : Nicole Kidman, Matt Dillon, Casey Affleck, Joaquin Phoenix, Dan Hedaya, etc. Mais pour ce qui est du scénario, on s’ennuie relativement vite, attendant inlassablement qu’une touche d’originalité vienne pimenter le film, manque de bol, ce ne sera pas le cas ! Ce qui est sur, c’est que ce film aura au moins réussi à Nicole Kidman, qui avec son rôle de manipulatrice sainte- nitouche, s’est vue remporter le Golden Globe de la Meilleure actrice en 1996.
Gus Van Sant signait, en 1995, cette satire sur les médias et la médiatisation sans grand intérêt, mettant en scène une Nicole Kidman prête à tout pour son moment de gloire, dans un scénario malheureusement trop linéaire, pas suffisamment accrocheur, et dont le dénouement nous est servi dès les premiers instants ce qui gâche une partie de l'intérêt de cette histoire. De plus, le style adopté, à la manière d'un documentaire avec interviews face caméra, n'apporte pas grand chose et se révèle même très lourd. Les acteurs semblent un peu livrés à eux-mêmes, à l'image de Joaquin Phoenix dans un de ses premiers rôles, et nous offrent des prestations en demi-teinte, pas aidés par des personnages manquant de consistance. Enfin, chose plus étonnante, la photographie n'est pas loin d'être mauvaise et donne plus la sensation d'être devant un banal téléfilm, ce qui est très décevant quand on sait de quoi le réalisateur américain est capable.
Pari raté pour Gus Van Sant dans cette mise en scène originale d'une chronique meurtrière dans laquelle les grosses ficelles font la queue pour apparaître à l'écran. Le film est parfois joliment construit mais chaque rebondissement se fait entendre à des kilomètres avec de gros sabots et à aucun moment on ne profite de l'intrigue film. On ne fait que suivre la carrière écoeurante d'une Nicole Kidman à 100% dans son rôle qui livre une prestation réussie puisque l'on a tout simplement envie de lui casser le joli minois. Pour le reste du casting, on est gâté, Dillon, Phoenix, Affleck (Casey), Douglas (Illeana), c'est un beau petit monde qui fait très bien son travail dans une oeuvre malheureusement mal géré par son metteur en scène. Dommage, car l'univers était bon (la musique de Danny Elfman y est pour beaucoup) mais le scénario, en plus d'être banal, est servi par une bonne idée mal exploitée.
Un film excentrique et dynamique qui vaut le coup d'œil et qui sur fond de comédie semble être une critique des médias télévisés. Un film divertissant doté d'un casting prestigieux avec des stars montantes mais qui à la longue perd de son intérêt!!
Partant d'une idée initiale ( "le rêve américain" ) forte intéressante, cette comédie manque de mordant et d'insolence. Elle se révèle être, par conséquent, trop timorée pour déclencher le but principal de cette comédie, le rire.
Une apprentie journaliste à l'ambition débordante va tout faire pour devenir une star de la télévision. Une critique acerbe du rêve américain porté par un casting impressionnant avec une Nicole Kidman magnétique et un jeune Joaquin Phoenix qui illumine déja le cinéma de son talent. Une mise en scène faussement documentaire où viennent s'entrechoquer des personnages à la fois perdu, pathétique ou obsédé qui essayent de surnager dans une société malade omnibulé par l'image. Une comédie noire teinté de thriller très réussie.
Film assez étrange que ce petit polar teinté de comédie noire qui rappelle par instants le "Fargo" des Coen. Toutefois, les comparer serait un peu vain tant chaque auteur derrière les oeuvres respectives a su apporter sa patte. G. Van Sant en profite pour évoquer encore une fois les tourments adolescents et pour cela, caste quelques ados prometteurs (C. Affleck, qui devança son frère à l'audition mais qui remis les scénario de "Will Hunting" au réalisateur ; ou encore J. Phoenix, frère de River, récemment disparu à l'époque). Une évocation parfois sordide d'une petite ville de province au milieu de laquelle évolue l'héroïne, capée par une N. Kidman formidable, jouant autant de son physique que de son talent pour composer un personnage de garce manipulatrice assez dérangeante. Il en résulte un film à l'atmosphère particulière, qui peine un peu à justifier son recours au faux-docu (en tous cas, il l’exploite assez mal) mais qui parvient à se montrer captivant. C'est à la frontière entre le burlesque et le film noir, ça expose un univers tordu et ça contient en creux une critique acide, féroce et pertinente d'une certaine réalité de l'Amérique. Un film intéressant, qui vaut autant le coup d’œil pour la performance de Kidman que pour la mise en scène de Van Sant et son montage parfois cryptique mais qui prend un autre sens à force de visions. D'autres critiques sur