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Un visiteur
3,0
Publiée le 4 avril 2012
Un bon film d'Argento sous la forme d'une enquête pour retrouver un tueur, "Le Chat à neuf queues" fonctionne bien et emmène le spectateur sur de fausses pistes. L'ambiance obtenue par les décors très structurés et la musique torturée est plutôt réussie, on ne se sent pas en sécurité... Mais au final, il est dommage que le sujet de base, à savoir l'hérédité meurtrière d'un point de vue génétique, ne soit qu'un prétexte, une toile de fond trop peu explorée. Cependant, le film fonctionne toujours et les scènes de meurtres sont efficaces. Très divertissant, mais sans doute pas un chef-d'oeuvre. Pas vraiment de longueurs inutiles dans ce film; je vais donc tâcher d'en faire de même avec cette critique...
L'un des plus célèbres films de Dario Argento mais pourtant pas le meilleur tant sans faux. Le scénario est plutot banal et la terreur ne se fait que très rarement présente, notamment du fait par rapport au fait que les meurtres sont montrés de manière presque quelconque, et que ce n'est quelques gouttes de sang qui vont changer la donne. Seul la fin peut provoquer quelques frissons, provoqués par une ou deux scènes plutot bien faites. D'un point de vue mise en scène, c'est plutot intéressant, bien que certains effets soient tout de même un peu appuyés parfois, notamment avec le contraste des couleurs. A noter enfin une solide interprétation, à l'image de l'inconnu mais pourtant plutot talentueux James Franciscus, et l'un des grand seconds rôles américains Karl Malden. Même si Le chat à neuf queues n'est pas ce que l'on peut appeler une réussite, il remplit tout juste son but initial : nous divertir.
Le Chat à neuf queues est un très bon Giallo réalisé par Dario Argento (son second long métrage) qui fait partie de la trilogie animalière composée également de l'Oiseau au plumage de cristal et de Quatre mouches de velours gris... Ou on trouve une distribution Internationale qui se compose de James Franciscus qui joue Carlo Giordani le journaliste qui enquête sur la mort d'un généticien... Karl Malden (excellent) qui joue Franco Arno un aveugle assez ambigu... la très jolie actrice Francaise Catherine Spaak... l'acteur Allemand Horst Frank (Les Tontons Flingueurs) qui joue le Dr. Braun.... l'actrice Italienne Rada Rassimov qu'on a put voir dans Le Bon, la Brute et le Truand où elle interprète une prostituée frappée par Sentenza (joué par Lee Van Cleef) et Aldo Reggiani un acteur italien (La Femme du dimanche et Qui a tué le chat ? de Luigi Comencini) qui n'a rien a voir avec Serge Reggiani le comédien et un chanteur français d'origine italienne... Et (pour la seconde fois) le grand Ennio Morricone a la musique...A noter que les mains du tueur sont celles de Dario Argento et qu'un chat à neuf queues est un instrument de torture - un fouet - composé d'un manche de bois de 30 à 40 cm de long auquel sont fixées neuf cordes ou lanières de cuir d'une longueur qui varie de 40 à 60 cm dont chaque extrémité mobile se termine par un nœud... Un très bon Giallo (peut être pas le meilleur) mais superieur a beaucoup d'autres (voir les derniers films du cinéaste)... a voir (tout de même) absolument.
Une intrigue avec neuf pistes possibles comme un chat à neuf queues (fouet…). Encore une fois Argento dont c’est le deuxième film donne un titre rébus à son thriller. On retrouve une certaine analogie avec le premier opus, l’apport d’une pointure américaine de premier plan (Karl Malden) en sus. Quant au lieu de l’action, nous sommes immergés à nouveau dans le même climat impersonnel qui nous situe en Italie mais sans aucun repère précis. La musique d’Ennio Morricone est au rendez-vous, alternant un ton primesautier dans les scènes entre l’ancien journaliste aveugle et sa jeune nièce avec des ambiances à la Bernard Hermann (compositeur favori d'Hitchock) dans les scènes de meurtres et de suspense. L’enquête est plus traditionnelle et l’intrigue plus construite que dans « L’oiseau au plumage de cristal ». spoiler: Les crimes se passent dans la communauté scientifique autour d’un chantage lié à des travaux sur le fameux chromosome supplémentaire des criminels. Ce chromosome aurait été détecté lors d’un test sur l’équipe des scientifiques entourant un célèbre professeur, entretenant lui-même une relation incestueuse avec sa fille adoptive . Argento montre avec ce deuxième opus qu’il maîtrise les règles du genre les agrémentant d’une touche baroque.
Le chat à neuf queues est le deuxième film de Dario Argento et constitue l'une des plus belles réussites de sa flamboyante filmographie. Le réalisteur mêle pour une fois un genre qu'il affectionne, le thriller avec la science-fiction sur un sujet qui est toujours d'actualité aujourd'hui parce qu'il a été relancé par un ancien ministre de l'intérieur: la prédestination criminelle, c'est-à-dire repérer les futurs criminels dès leur naissance. Le film relate autour de ce thème une intrigue rondement menée où une personne a assommé le garde de nuit et est entré dans cet institut de recherche. Argento met en scène un journaliste intègre et un aveugle anciennement journaliste interprétés respectivement par James Franciscus et Karl Malden qui effectuent leur propre enquête autour d'un premier meurtre qui les rapprochent. Le scénario est extrêmement complexe et distille de nombreuses pistes et indices, Argento comme à son habitude, brouille tous ces éléments de manière qu'il faille véritablement attendre le dénouement de l'histoire pour connaître l'identité de l'assassin et du mobile des meurtres qu'il a commis. Argento insère dans son film une ambiance angoissante qu'il arrive à intégrer en grande partie grâce à la musique terriblement envoûtante et parfois inquiétante d'Ennio Morricone. Le suspense ne cesse jamais d'opérer et oblige le spectateur à rester collé sur son siège tant l'histoire est prenante et ne souffre d'aucun temps mort. Une véritable réussite signée par le maître du thriller horrifique.
En toute sincérité, je trouve que ce film est le meilleur du grand Argento. Son sens du suspens est ici à son zénith, c'est habilement mis en scène avec une galerie de personnages vraiment intéressants. On retrouve un côté ludique, qui donne au spectateur beaucoup de plaisir à suivre le film. De plus le réalisateur ne tombe jamais dans la facilité ou les effets gratuits. Argento est toujours sur le bon ton est dans le bon rythme, il une sensation d'équilibre parfait qui ressort de ce film vraiment impressionnante. Et tout ça sublimé par une magnifique bande originale signée Ennio Morricone.
Un super giallo , pleins de qualités scéniques et scénaristiques , il sait nous surprendre et faire douter le spectateur par une intrigue puissante , de + les personnages ne sont pas simplistes et plutôt intéressants . La fin est peut-être un peu trop rapide néanmoins , dommage . Mais c'est l'un des meilleurs d'Argento avec "ténèbres" et bien sur "les frissons de l'angoisse"
Dario Argento, le maître du Giallo a eu une vie avant Suspiria, sa trilogie animalière : L'Oiseau au plumage de cristal, Le Chat à neuf queues, Quatre Mouches de velours gris. C’est le second qui m'intéresse aujourd’hui. Nous sommes en pleine période des Western Spaghettis et ça s'entend, la musique fait penser à Il était une fois dans l'Ouest et c'est normal car Argento en était un des scénaristes et Ennio Morricone a fait la musique.
On y retrouve un film noir dans l’Italie des années 70 et le mélange de décors anciens avec l’architecture moderne des immeubles des années 70 est assez fascinante avec la décoration de l’époque forme un cocktail assez agréable à l’oeil. Les tons sont orange et marron, pas pastels pour un sous. L'espace (grâce au béton et aux pylônes porteurs de Le Corbusiers) et la lumière propres à l’architecture de cette époque sont fascinants et un brin effrayants. C’est sidéral, vide et glacial. Quand le plastique flashy des objets des années 70 se mélange avec les vieilles pierres et les grands volumes, ça donne quelque chose de très fort. Je ne l’ai pas trouvé en italien ce qui est dommage.
Le film nous fait suivre une histoire de meurtre dans un laboratoire de génétique. C’est des trois, le plus conventionnel je trouve, mais aussi le plus réussi (avec l’Oiseau au plumage de Cristal). Le premier personnage du trio d'enquêteur est un journaliste (dont le personnage inspirera peut-être Sydney Pollack pour à Robert Redford dans les Trois Jours du Condor en 1975). Un aveugle et sa petite-fille qui sont un choix assez intéressant, surtout l’aveugle, joyeux et parfois inquiétant.
En y pensant, nous sommes vraiment dans un thriller paranoïaque typique de l’époque mais avec des éléments “Argentoïques” (pour ne pas dire argentiques, rapport à la photographie présente dans le film) comme le surnaturel, l’érotisation, un sentiment de mal à l’aise qui s’installe. Mais tout ça est plus lisse, plus anglo-saxon. Une très très bonne découverte malgré tout !
Réalisateur culte marginalisé par la cinéphilie, maître de l’horreur, intransigeant et intègre, Dario Argento poursuit sa route malgré le mépris de la critique et l’indifférence de la production cinématographique formatée. Expérimentant dans chacun de ses films pour le meilleur et pour le pire, revenons sur ce qui a introduit Argento dans le panthéon des maîtres…
Critique disponible dans son intégralité : http://cestquoilecinema.fr/critique-le-chat-a-neuf-queues-1971-enquete-labyrinthique-sur-les-debuts-dun-dario-argento-inspire/
D'une facture plus proche du thriller U.S que d'un véritable Giallo du fait sans doute de sa distribution très internationale, le second film de David Argenton n'en reste pas moins intéressant. Il ne marquera pas les esprits comme le feront "l'oiseau au plumage de cristal" "Suspiria" et d'autres encore mais demeure un excellent film ou l'on ne s'ennuie pas du début à la fin.Comparé à ce que le réalisateur a tourné ces derniers temps il est fortement recommandé de le voir.