Maintenant que la trilogie originale est terminée, lançons-nous donc dans le visionnage des trois derniers films, à savoir ceux qui m'ont le plus fait enrager ! Malgré tout, commençons doucement avec ce "Resident Evil : Afterlife 3D" qui a au moins le mérite d'être un peu plus réussi que les deux autres épisodes qui suivront. Cependant, ne vous y trompez pas, le projet est également bien raté. Certes, on peut quand même lui reconnaître quelque chose : son utilisation de la 3D. En effet, en sortant à cette période, il a suivi la grande mode instaurée par "Avatar" et s'est donc tourné en 3D. Et honnêtement, le rendu n'est pas horrible, avec beaucoup de plans jouant correctement sur la profondeur de champ ou des éléments sortants de l'écran. Mais à côté de cela, tout est à jeter. Déjà, rien qu'au niveau de son introduction, qui nous prévient juste dans quoi nous allons malheureusement embarquer. En plus d'être une sorte de conclusion au troisième film, ce qui n'a donc rien à faire ici, la scène se permet en plus de proposer les scènes d'actions les plus stupides de la saga. Très clairement plagié de "Matrix" avec ses ralentis à outrance, ses costumes moulants et ses chorégraphies improbables, le décalquage s'avère simplement ridicule. De plus, cette entrée en matière est censée nous introduire l'un des enjeux du projet : Alice perd ses pouvoirs. Cela se fait d'une manière bien ridicule, mais j'étais honnêtement prêt à l'accepter. Si cela avait permis à ce personnage d'être enfin autre chose que l'héroïne qui réussit tout sans explication, j'aurais franchement aimé l'idée. Malheureusement, ce n'est clairement pas ce que va faire ce film, celui-ci abandonnant l'idée après que la scène fut terminée. C'est simple, même sans pouvoirs, Alice reste trop forte et n'aura aucun développement de personnalité. Tout ce bazar pour cela, c'est quand même un peu abuser ! À la place, le film va simplement utiliser la méthode développée au sein des premières minutes : être un film d'action bourrin. Et cette envie, pour plein de raisons, ne fonctionne jamais. Déjà, car les effets spéciaux ne suivent pas et s'avèrent même être encore plus moches que ceux du précédent film. Les hordes de zombies semblent complètement artificielles, la faute à une 3D qui a probablement nécessité une bonne partie du budget, au détriment des VFX. Mais également, car je trouve que la mise en scène de Paul . Anderson n'aide pas. Faisant jalouser Zack Snyder, et probablement pour tirer à profit le plus possible de sa technologie 3D, il multiplie les ralentis à des degrés jamais atteints. Une idée louable sur le papier, mais qui ne fonctionne pas du tout dans les faits. Les ralentis sont juste trop nombreux et vont simplement ralentir le rythme, rendant les scènes d'actions extrêmement plates, alors que c'était l'un des derniers points positifs des deux précédents volets. En bref, rien ne va dans ce quatrième épisode. Paul . Anderson ne semble pas prêt d'arrêter de massacrer cette licence, et il va continuer de la saccager avec ces films suivants. Si vous n'avez toujours pas compris, fuyez cette saga tant qu'il est encore temps ! Pour conclure, un premier pas dans le catastrophique.