Des images léchées, mais froide, et ce n'est pas dû qu'à la neige. Scénario de court métrage, pourquoi pas ! Pour un long métrage de près de deux heures, ça patine dans la choucroute. Contemplatif, méditatif, pourquoi pas ! Mais là, par moment, on se demande si le cadreur et le chef op ne se seraient pas endormis sur la caméra ! Suspension du temps, pourquoi pas ! Mais là il y a des moments où il es carrément figé, englué ! Tout un tas de scènes anecdotiques qui n'apportent. rien à 'histoire. Qui est le personnage du début, le père d'Eli, son tuteur son esclave ? Pourquoi l'avoir voulu aussi nul au point de ne pas être capable d'assumer le besoin vital de sa protégée ? Quel en est le sens, la portée symbolique, à part forcer la gamine à se débrouiller par elle même ? D'aucun, parlant de ce film, le citent comme un renouvellement épuré du genre ! Personnellement je trouve les hémoglobino-maquillages d'Eli too much et ridicules, on dirait du Polok ! Et puis, apparemment papa et maman vampire ne lui ont pas appris à s'essuyer la bouche après avoir fini de manger. Ça va, on a compris, pas la peine d'en rajouter. Une simple petite goûte au coin des lèvres, subrepticement effacée du pousse, aurait été largement suffisant à la sobriété sans tomber dans le démonstratif. Ce n'est pas parce qu'on est un vampire qu'on doit manger comme un porc. On est à la fois au pays des frimas immaculés, d'Ikea, de la sobriété un peu rigide des suédois et dans la pornographie visuelle du démonstratif gore, alors que le suggestif subtil aurait été lui une véritable rupture avec le cliché. Quant à la fin ça se termine en une queue de poisson aussi grande que celle d'une baleine.