Un mauvais divertissement, d'une platitude indiscutable. Si seulement ce dernier avait été léger... Le problème, c'est que l'on atteint pas le cinquième d'une gaudriole avec ce vaudeville indigeste. Le personnage principal se prend laborieusement ses gros sabots dans le tapis, joue les piètres inventeurs du miracle débilement délébile, claque les portes avec insistance... Ca brasse, ça brasse et ça rebrasse de l'air afin d'alimenter 90 minutes de pellicule négative. Il ne manque plus que l'amant dans le placard pour clôturer le tout. Fais-moi Plaisir ! n'a rien d'ennuyeux ( quelques rares moments éveillent même timidement nos zygomatiques ), il est simplement assez affligeant de ridicule, affreusement mal joué et beaucoup trop appuyé dans son registre. Côté forme, c'est terriblement faible : Emmanuel Mouret fait preuve d'autant d'inspiration qu'un peintre en bâtiment. La mise en scène, proprement paresseuse, ne laisse jamais entrevoir ne serait-ce qu'un soupçon d'originalité. Heureusement que le ridicule ne tue pas... Lourd. Et je pèse mes mots.
un humour un peu spécial, des gags éculés, pas trop rigolos, pourtant on se laisse entrainer dans cette petite satyre du couple, et puis la beauté des deux actrices sauve un peu l'ensemble.
Je n'y peux rien c'est comme ça je ne peux pas voir un seul film d'Emmanuel Mouret. Son univers, ses dialogues sont complètement soporiphiques (en tous cas c'est mon opinion).
Une petite fantaisie, légèrement acidulée et pourtant délicate, à déguster sans plus attendre, surtout avec la Fête du Cinéma. Comme dans une pièce de théâtre de Feydeau, tout n'est qu'un concours de circonstances et tel est pris qui croyait prendre! Des situations plus burlesques les unes que les autres qui ne réussissent pas à rendre E. Mouret ridicule mais au contraire encore plus sexy et attirant aux yeux des principales intéressées : remarquable Judith Godrèche, artiste un peu allumée en fille du Président, intéressante Frédérique Bel qui se veut plus libertine que nécessaire pour conserver son ami, et enfin le rôle de la soubrette, toujours si important au théâtre, interprété par Déborah François. Un joli trio de comédiennes pour une "Party" à la française avec en prime J. Weber et D. Brillant.
S'il maîtrise moins le burlesque (certains gags sont très prévisibles et font inévitablement penser à Blake Edwards), Emmanuel Mouret signe à nouveau une jolie fable drôle et agréable, illuminée par la présence de Frédérique Bell et de Déborah François.
Emmanuel Mouret est un cinéaste à part, qui atteint une véritable originalité en empruntant à tout le monde. Son dernier film évoque tour à tour Tati pour l’humour décalé, Sellers et Blake Edwards pour le burlesque des situations, Woody Allen pour l’autodérision, Feydau pour le jeu vaudevillesque, et Rohmer pour la direction d’acteurs. Il est parvenu à réunir un casting excellent où brillent particulièrement Frédérique Bel en femme naïve et touchante, et Deborah François en soubrette au parfum mozartien. Depuis “Changement d’adresse” Mouret a resserré son écriture et parvient presque à donner une unité de ton à sa comédie patchwork. Il nous laisse plein d’espoir pour l’avenir.
Un film digne des pire comédies des années 1980... c'est surtout triste, vu la situation politique actuelle, de situer l'action (ou la pas action) du film dans ce milieu-là sans en tirer aucune conclusion, ni portrait acidulé quelquonque. Bancal.
Cette fable qui a des petits accents à la Rohmer matinés de Woody Allen et même parfois Buster Keaton est vraiment rejouissante. Ca change nettement des comedies actuelles, on passe un vrai bon moment. Lunaire...
Mais quel film niais ! Faites vous plaisir, boycottez le! Les dialogues sont absolument stupides, niais, ridicules, pathétiques,... Les personnages sont aussi épais qu'une feuille de cigarette...
Le générique et la musique donnent le ton : ce sera comme une comédie de moeurs des années 70. Tout le style Mouret est là, des dialogues verbeux complètement décalés ou créant le décalage par eux-mêmes, des femmes dans tous les coins et des baisers très vite accordés. Petite surprise du chef : du comique de situation : la maladresse du personnage de Mouret renvoie automatiquement à la fois à Mr. Bean, Jacques Tati, ainsi qu'au numéro de Peter Sellers dans "La party". Si l'on se laisse d'abord volontiers prendre au jeu, on finit cependant par décrocher assez rapidement. Et on n'est pas aidé par une comédienne des plus médiocres, en la personne de Judith Godrèche. Belle oui, mais ça ne va pas plus loin.Déborah François et Frédérique Bel ont bien plus d'atouts à faire valoir.