(Critique volontairement refaite) Un des péplums mythologiques les plus « méconnus » des années 2010 pour une esthétique visuelle digne de « 300 » avec quand même une qualité photo et numérique nettement supérieur. C’est d’ailleurs ce qui en fait sa grande particularité.
Là où les fonds verts se distinguaient très nettement pour l’un, ils sont bien plus discrets ici et les transitions avec le réel sont impeccables. Des décors, costumes et accessoires à la hauteur du genre et du récits ou quelques libertés ont été prises évidement. Un casting ayant révélé Henry Cavill (« Les Médicis », « Man of steel », « Batman vs Superman », « The Witcher »...) puis « confirmer » Freida Pinto (« Slumdog Millionnaire », « La planète des singes les origines »…), faisant d’eux un duo aussi inattendu qu’unique. Un récit simple et captivant à la fois ou pour la première fois depuis 1962, les Titans (ou version bien revisitée) sont de nouveau au ventre du récit. Ici il est clair que leur représentation est d’une très grosse simplicité, certes leur visuel les montre brûler ou « moisis » par leur enfermement et leur force n’est pas l’égale des dieux. Déjà au début il est question de différencier les dieux des Titans, divinités pour les uns, immortels pour les autres, soyons honnête c’est quelque peu tirer. Nos dieux justement s’offre plus qu’un relooking, une vraie jeunesse et une splendeur encore jamais vu dans une aventure antique. Isabel Lucas en Athéna, Luke Evans en Zeus, Kellan Lutzen en Poséidon ou encore Daniel Sharman en Arès, tous ont leur place et leur relation avec le maître est des plus tendu sur bien des points (éléments éternellement inchangé). Plus jeune et « rock » que leurs confrères du « Choc des Titans » mais ma préférence évidente pour ces derniers restera à jamais intacte. Mickey Rourke enfin ("Iron-Man 2"...) possède clairement le rôle le plus sadique et dynamite enfin ce que ses lointain prédécesseurs n’ont concrètement jamais vraiment réussis à accomplir avec les années, faire du tyran, du roi brutal et conquérant par la force, une brute épaisse sans morale et bien virulente. Les précédents n’étaient obsédés que par les femmes esclaves, lui par les visions et un pouvoir dépassant l’entendement. Un final sanglant (là aussi signe marquant du film) aux combats parfaitement menés et une morale du temps entre nos divinités très respectée. Le Mont tartare au lieu d’un souterrain bien connu (plutôt dommage) et des titans justement sous évaluer et plutôt mal représenter.
S’il est clairement compliquer de comprendre la fin et son avenir, ce qu’il faut retenir de cette épopée reste le visuel très lisse mais impeccable, un jeu convainquant et une bonne place pour le divin, à condition comme toujours, de faire bon usage du pouvoir lui étant associer.