A défaut d'être totalement personnel ou surexcitant, « Sous surveillance » est un beau concentré de ce qu'est et sera toujours Robert Redford. Un homme engagé, intelligent et cédant parfois un peu à la facilité pour nous émouvoir. On ne lui en tient pas trop rigueur, le film se regardant avec suffisamment de plaisir et d'intérêt pour rester fréquentable. Oui, la réalisation est classique, la fin consensuelle et l'œuvre manque à plusieurs reprises d'intensité, tout ce petit monde n'étant plus de la première jeunesse. Reste que le beau Robert propose une belle réflexion sur l'engagement, sa définition et jusqu'où sommes-nous prêts à aller en son nom. Peut-on mal agir au nom d'une cause juste ? Les réponses sont parfois subtiles, parfois moins. On a droit également à quelques vraies belles scènes, notamment ce passionnant face-à-face entre Shia LaBeouf et Susan Sarandon, qui en dit d'ailleurs peut-être plus sur cette même question de l'engagement que tout le reste de l'œuvre. Enfin, l'imposant (et excellent) casting est pour une fois bien équilibré, chaque personnage ayant son importance dans le récit. Pas transcendant donc, des lourdeurs, mais un thriller avec du fond et du cœur à revendre : c'est déjà pas mal.
Redford tombe petit à petit dans une retraite amère... Après "La conspiration" (2010) très bon mais passé inaperçu et "Lions et agneaux" (2007) très mauvais et gros bide la star nous revient devant et derrière la caméra dans un thriller politique dans lequel on sent bien que Redford veut renouer avec ses chefs d'oeuvre des seventies comme "Les trois jours du Condor" (1975) ou "Les hommes du présidents" (1976)... Adapté d'un roman de Neil Gordon (2003) l'acteur-réalisateur a réuni un casting impressionnant, jusqu'aux seconds rôles avec Stanley Tucci, Susan Sarandon, Julie Christie, Terrence Howard, Richard Jenkins, Chris Cooper, Nick Nolte, Anna Kendrick... Tous déjà nommés aux Oscars ! Il est dommage que ce soit pour un film aussi mineur... La première chose qui frappe c'est le côté ringard kitsh du costume du "héros" journaliste interprété par Shia LeBoeuf, une tenue de journaliste hyper cliché genre frippe+mal rasé+lunette à grosse monture, anachonique... Ensuite on suit l'intrigue sans réel enthousiasme car jamais Redford n'emballe son film, scénario classique et mise en scène académique. Le suspense est inepte (on sait d'avance que Redford se la joue "Fugitif") et les enjeux peu attaryant. Ajoutons à cela quelques incohérences comme l'âge de l'étudiante (devrait approcher la quarantaine logiquement) et surtout le rôle et l'importance du personnage de Sharon Solarz (Susan Sarandon) est incompréhensible ; quel est son vrai rôle lors du braquage ? Pourquoi semble-t-elle aiguiller le journaliste pour au final rester dans l'ombre du récit ? A la fin est-elle coupable ou pas ?... Bref un scénario à la fois trop ouvert sur la trame générale et trop fermé sur des questions essentielles. Extrêmement linéaire il est encore heureux que les acteurs soient excellents et que le fond de l'histoire reste intéressante. Redford n'est pas manchot et signe un film honnête mais sans génie. Il est peut être temps de s'avouer que s'il est un grand acteur il reste un réalisateur plutôt moyen.
Le dernier film réalisé par Robert Redford vu en salle était Lions et agneaux et je n'en gardais pas un bon souvenir. Je suis donc allé voir ce nouvel opus surtout attiré par le casting étincelant (Susan Sarandon, Nick Nolte, Richard Jenkins, Julie Christie, Stanley Tucci, Chris Cooper, Anna Kendrick, Brit Marling...). Sans dire que cela a été l'euphorie, je dois reconnaître que...
Très bon film ! Comme d’habitude Robert Redford nous a livré un film avec un scénario riche, une qualité photographique parfaite et des bons acteurs. Le scénario est riche en rebondissement et on se demande où le film va en venir, le suspens est bien lancé. J’aime beaucoup la tenacité du journaliste en comparaison du FBI dans ce film. A voir absolument !
Encore un film de Redford, poussif et sans intérêt. Certains le comparent à Zodiac ? Sérieusement ? Le rythme s'essouffle très vite et traîne en longueur, avec un final du type "tout ça pour ça". Le personnage de Shia Laboeuf est caricattural comme journaliste. Redford a surtout réalisé un film pour inclure ses vieux copains et quelques jeunes acteurs.
Sous surveillance est un thriller à l'ancienne où l'histoire prévaut sur l'action. Sur un ton assez sombre et avec une trame historique, Robert Redford à la fois acteur et réalisateur,déroule l'adaptation d'un livre sur l'histoire de patriotes terroristes et leurs remords 30 ans après les faits. Le spectateur est alors mis à la place du journaliste (très bon Shia Lebeouf) dans cette quête de vérité et sur le questionnement intérieur entre bien et mal, entre nécessaire et interdit. Le réalisateur a su s'entourer de seconds rôles de grandes classes, que cela soit de jeunes interprètes pleins d'avenir mais surtout des vieux de la vieille qui se remémorent leurs jeunesses comme un adieu à leur public.
C'est décevant. C'est tout ce qu'il y a à dire. Pas en fonction des attentes placées dans le nouveau film de Robert mais plutôt après le déroulement du film. On suit avec intérêt cette histoire de vieux terroristes toujours en cavale mais rien ne décollera jamais vraiment, on fait du rase-motte tout du long et le film ne prend jamais d'ampleur. Après coup, on est donc déçu. Et puis le personnage du journaliste bouseux mais téméraire qui découvre le pot aux roses un moment ça va. D'abord ça n'existe pas ! Et ensuite c'est du déjà-vu 600 fois. Du coup ça m'a énervé. Mais décidément Redford réalisateur a bien du mal avec le rythme de ses films, il est indolent et en vitesse de croisière. Ca manque de punch !
Film solide dans son ensemble. Un casting solide et convaincant. Un scénario sans surprise mais réussi. Une réalisation qui permet de rester dans le film même si cela manque de rythme par moment.
Sous surveillance alterne une enquête journaleuse et l'objectif du protagoniste fugitif, qui entretient tout le long un propos un poil caricatural (le reporter objectif à tout prix à la recherche de la vérité, l'ancien factieux qui pardonne les crimes de ses anciens compères) avant un dénouement malheureusement un peu trop sage et convenu. Cependant, Sous surveillance reste pétri de bonnes intentions, et propose finalement un genre de film relativement rare de par son sujet principal. Par ailleurs, le casting troisième âge (Susan Sarandon, Chris Cooper, Richard Jenkins, Nick Nolte) fait passer la pilule bien plus agréablement que l'on pouvait y penser ...
En dehors du choix de casting aux petits oignons, Redford nous réalise un film dont l'histoire se suffit à elle même. Passionné voire spécialisé désormais dans l'œuvre politique, Robert Redford nous prouve que les points de vue restent la base de toute imagination. Renouant encore avec le souvenir douloureux de la guerre, l'histoire aime à nous passionner sans en faire trop, avec délicatesse.
Après Lions et Agneaux et le méconnu La Conspiration (sorti directement en vidéo chez nous), la star des années 70-80 Robert Redford nous revient une nouvelle fois, occupant le poste d’acteur et de réalisateur. Si ce cher Gatsby (l’ayant interprété avant DiCaprio dans le film éponyme) savait émouvoir (avec notamment Et au milieu coule une rivière et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux) tout en montrant son amour pour la nature, le bonhomme semble vouloir revenir à l’époque des Hommes du Président. Celle du thriller politique. Un retour qui ne s’est pas fait en fanfare avec Lions et Agneaux, jugé par beaucoup comme soporifique. Sous surveillance se présente-il sous de meilleurs augures ?
Et bien, sur le papier, oui ! Enfin, plutôt sur l’affiche. Car ce qui met aussitôt l’eau à la bouche, c’est la composition de son casting hors normes ! Où ce cher Redford semble mélanger les anciens collègues (lui-même, Susan Sarandon, Julie Christie, Nick Nolte, Chris Cooper, Brendan Gleeson, Richard Jenkins…) et ceux de la nouvelle génération (Shia LaBeouf, Anna Kendrick, Terrence Howard…). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’acteur/réalisateur ne s’est pas entouré de branquignoles. Tous, sans exception, joue comme il se doit (et ce même si certains en sont vraiment réduits à des personnages secondaires peu imposants) ! Si cela n’est pas surprend de la part de certains, il est étonnant de voir à quel point les jeunots de cette bande se montre bluffant. Un constat qui s’adresse surtout à ce cher LaBeouf, bien loin des Transformers, Indiana Jones 4 ou Guerre des Stevens. Le comédien interprétant ce journaliste culoté avec conviction.
Second point positif de Sous Surveillance : son scénario de base. Si le film n’a rien de vraiment original, il se développe néanmoins sous la forme d’une enquête. Celle où un ancien activiste du groupe Weather Underground (dont les militants usaient de la violence pour boycotter la guerre du Viêt Nam) voit son passé se dévoiler au public et fuit les autorités, un journaliste téméraire collé aux basques. Du coup, les raisons et les actions de ce papy révolutionnaire nous sont dévoilées petit à petit. Comme si nous suivions cette enquête et apprenions chaque détail en même temps que le personnage de Shepard (LaBeouf). De ce fait, Sous surveillance se présente tel un bon petit thriller qui se laisse suivre et qui tient plutôt en haleine… du moins durant sa première partie.
Et c’est là que le film commence à souffrir de défauts qui lui sont fatal. À commencer par la tournure que prend le scénario. S’il est intéressant de voir le passé du personnage se dévoiler au fur et à mesure que l’enquête avance, il est fort dommage que l’ensemble parte dans une traque qui semble n’avoir aucune fin et qui manque cruellement de panache. Notamment à cause d’une certaines répétitivité des rencontres auxquelles nous assistons (Sloan/Redford cherchant une personne et lui demandant de l’aide avant d’en rechercher une autre). Monotonie devient rapidement le mot clé de ce scénario, encombré de quelques dialogues qui deviennent vite pompeux et qui plombent le rythme du film.
Le rythme du film… Mauvais terme, étant donné que Sous surveillance n’a pas de rythme. En allant voir ce film, on se doute bien que ce n’est pas un blockbuster d’action auquel nous allons assister. Mais rien n’empêchait Redford d’instaurait du panache à l’ensemble. Une énergie qui aurait rendu cette enquête bien plus haletante de bout en bout. Et qui justement aurait donné du rythme ! Malheureusement, Redford se fait vieux… Tellement vieux que sa nostalgie des années 70-80 parasite son long-métrage. Une mise en scène bien trop mollassonne, Redford qui semble renier son message « anti-politique » (en faisant douter son personnage des actions passées qu’il a accompli et de la cause pour laquelle il se battait), un final…
Si l’acteur/réalisateur a travaillé convenablement son propos en adaptant ce roman de Neil Gordon, son Sous surveillance se présente comme un film d’une autre époque au lieu d’un bon thriller sortant du lot. Si ce dernier vaut le coup d’œil avec une distribution alléchante, le résultat se rapproche bien plus d’un « gentil » Expendables. Un rendez-vous de vieux acteurs qui se sont réunis à l’écran histoire de…
Un bon thriller sans prétention. Malgré la tension, il y a étonnement aucune violence ce qui est une qualité rare ces jours-ci dans les films américains.
Un très bon film qui s'appuie sur une bonne histoire avec pas mal d'éléments et de révélations (même si certaines sont un peu prévisibles) qui tiennent le spectateur en haleine, un casting assez énorme, et une excellente narration. En effet, l'histoire est très bien raconté grâce entre autres, à la mise en scène, et est très fluide. Il faut juste ne pas décrocher mais si non c'est facile à comprendre. Le casting envoie du lourd sur le papier, et en réalité tous les acteurs sont bons, à l'exception peut être de Shia Liaboeuf, qui comme à son habitude est très moyen, et qui pour ne rien arranger, incarne ici une parfaite tête à claques. Il n'en demeure pas moins que le film reste captivant de la première à la dernière seconde.
Un très bon film qui mele politique, espionnage, enquête. Redford signe une belle oeuvre et offre un beau rôle à Shia Lebeoeuf. On suit avec plaisir cet ancien activiste à la vie rangée qui est rattrapé par son passé. Traqué par le FBI et par un jeune journaliste pugnace il va tout faire pour faire éclater la vérité. A voir. A noter un beau casting (outre Redford et Lebeoeuf on retrouve avec plaisir Susan Sarandon, Julie Christie, Nick Nolte ou encore Sam Elliot). A voir.